22 décembre 2004

Championnats du monde de sports aquatiques

Les championnats du monde de sports aquatiques luttent pour leur survie, mais ça n'a pas empêché le premier vice-président et directeur général de Montréal 2005, Yvon DesRochers, de partir en vacances à l'extérieur du pays il y a trois jours.
M. DesRochers a participé par téléphone à la réunion de mardi du conseil d'administration de Montréal 2005, mais il brillait par son absence lors de la conférence de presse tenue en fin de journée.
À la tête de l'organisation depuis octobre 2002, M. DesRochers s'est fait rabrouer par le coprésident du conseil, Dick Pound, après que celui eut pris connaissance la semaine dernière de propos tenus dans La Presse par le directeur général, qui avait juré que les « miteux » de Québec ne viendraient pas lui « faire le discours de la transparence ».
« Je lui ai laissé un message pour lui dire qu'il lançait le mauvais signal, a dit M. Pound en entrevue, mardi. Nous devons collaborer avec tous ceux qui veulent nous aider à assurer la survie de cet événement. Même s'ils nous demandent de l'information qu'ils ont déjà. »
Avocat âgé d'une soixantaine d'années, M. DesRochers a passé une bonne partie de sa carrière dans l'administration publique. Il a dirigé le programme arts et culture des Jeux olympiques de Montréal et a été conseiller principal de Francis Fox entre 1981 et 1984, à l'époque où M. Fox, jusqu'à récemment secrétaire général du cabinet du premier ministre Paul Martin, détenait le portefeuille des Communications dans le gouvernement Trudeau.
Il n'a pas fait l'unanimité, loin de là, quand il a dirigé le Centre national des arts d'Ottawa, entre 1988 et 1994. Il a ensuite été un membre important de l'équipe qui a ressuscité le théâtre Corona, dans le quartier Saint-Henri, à la fin des années 90. Ce théâtre a profité de subventions totalisant 840 000 $ dans le cadre du programme de commandites, entre 1998 et 2000.
Plusieurs sources gravitant autour de l'organisation de Montréal 2005 ont critiqué en entrevue avec La Presse le style de gestion de M. DesRochers, décrit comme un homme cassant et autoritaire. Le roulement de personnel au sein de cette petite organisation pour laquelle travaillent une douzaine de personnes est élevé, souligne-t-on, fait qui ne serait pas étranger aux relations difficiles avec M. DesRochers.
Selon M. Pound, M. DesRochers avait planifié ses vacances avant de savoir que le conseil d'administration, qui devait à l'origine décider du sort des championnats le 13 décembre, reporterait son verdict à mardi. « Je lui ai dit : Tout ça peut être vrai, mais les gens auront beaucoup de difficulté à comprendre que tu ne sois pas ici dans une journée comme celle-ci », indique M. Pound.
page mise en ligne le 22 décembre 2004 par SVP

Consultez
notre ENCYCLOPÉDIE sportive