1er mars 2004

Difficile, la recherche
de commanditaires majeurs

La communaut� d'affaires qu�b�coise fait montre de peu de soutien

Hasardeuse, l'organisation d'�v�nements sportifs � Montr�al ? Parlez-en aux autres promoteurs d'ici. Si la menace de d�ficit plane couramment au-dessus de leur t�te, disent- ils, c'est que les fonds publics sont plut�t maigres et les commanditaires, souvent r�fractaires.

� Le probl�me est particulier au Qu�bec : nous ne sommes pas capables d'attirer des commanditaires majeurs �, lance Yvon DesRochers, directeur g�n�ral de Montr�al 2005.

� 16 mois des Championnats mondiaux aquatiques, le comit� organisateur n'a toujours pas de partenaire principal. � On ne sait pas pourquoi, mais la communaut� d'affaires qu�b�coise, contrairement � ce qui se fait dans l'Ouest, reste insensible � nos avances, ajoute M. DesRochers. Le Grand Prix de Formule 1 du Canada et les internationaux de tennis de Montr�al vivent le m�me probl�me. �

Est-ce la petitesse du march� qui nuit aux d�marches ? � C'est surtout vrai parce qu'on doit chercher des commanditaires � l'ext�rieur du Qu�bec, r�pond Marc Campagna, pr�sident et directeur des Internationaux du sport de Montr�al. Quand des entreprises ont leur si�ge social � Toronto, elles n'ont aucun int�r�t � s'afficher � Montr�al. �

Yvon DesRochers en sait quelque chose. � Je voulais privil�gier les fournisseurs qu�b�cois. J'ai pens� offrir de l'eau embouteill�e de l'esker d'Abitibi, jusqu'� ce que j'apprenne que la compagnie exploitante s'appelle Parmalat. Comme son si�ge social se trouve � Milan, en Italie, Montr�al est un tr�s petit march� � ses yeux. �a a �chou�. C'est avant tout aux gens d'affaires qu�b�cois de bouger. �

Les gouvernements doivent, eux aussi, s'impliquer davantage, soutient pour sa part Marc Campagna. � Quand l'argent rentre � plein dans les coffres de l'�tat, on n'h�site pas � nous aider, mais quand les sous se font plus rares, nous sommes en fin de liste des priorit�s gouvernementales. �

C'est surtout en ce qui a trait aux infrastructures que le b�t blesse. � On laisse se d�grader toutes nos installations et on se demande ensuite pourquoi les athl�tes quittent le Qu�bec et qu'on a tant de mal � attirer les �v�nements internationaux. C'est illogique, avance M. DesRochers. Si nous n'avions pas obtenu l'organisation des Championnats mondiaux aquatiques, les piscines du pavillon des baigneurs de l'�le Sainte-H�l�ne seraient tomb�es en ruines ! �

Le directeur de Montr�al 2005 va plus loin: � Nous n'avons pas la fibre soci�tale assez d�velopp�e lorsqu'il s'agit de sauvegarder notre patrimoine, qu'il soit sportif ou culturel. �

Aussi, l'organisation d'�v�nements est d'autant plus co�teuse.

La solution ? � J'aimerais cr�er un fonds de prospection pour les Qu�b�cois int�ress�s � financer des �v�nements sportifs �, laisse tomber Marc Campagna.


page mise en ligne le 1er mars 2004 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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