22 décembre 2004
La déclaration du ministre d'État au sport, rendue publique hier, était claire comme de l'eau de roche : « Le gouvernement du Canada a pris la décision de ne verser aucun appui financier additionnel au comité organisateur de Montréal 2005. »
Placé comme ses partenaires de Montréal et de Québec devant une demande d'investissement supplémentaire de 19 M$ en fonds publics, Stephen Owen a rappelé avoir indiqué dès mars 2004 qu'il « n'offrirait pas de garantie financière en cas de déficit ».
De plus, investir davantage que les 19 M$ déjà engagés par Ottawa (16 M$ en argent, 3 M$ en services essentiels) irait « à l'encontre de la politique fédérale concernant l'accueil de manifestations sportives internationales », écrit le ministre.
« La quote-part du fédéral ne peut excéder 35 % des revenus totaux ou 50 % des revenus provenant de sources gouvernementales, deux seuils déjà atteints », a expliqué Stephen Owen hier lors d'un entretien téléphonique avec Le Journal de Montréal.
Néanmoins, en cas d'annulation de Montréal 2005, le ministre s'est engagé à débloquer des fonds supplémentaires pour que les athlètes et entraîneurs canadiens puissent participer aux championnats du monde 2005, peu importe où ils se dérouleront.
« Nous n'en sommes pas encore rendus là, mais la situation est très sérieuse, a admis Owen. Le comité organisateur doit mettre rapidement en pratique les conditions posées par Québec. Peut-être alors l'événement pourra-t-il être sauvé.
« Montréal est une ville de classe mondiale qui ne mérite pas de perdre un championnat du monde. Néanmoins, le manque d'implication du secteur privé nous surprend tous. »
page mise en ligne le 22 décembre 2004 par SVP

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