22 décembre 2004
La demande de fonds supplémentaires de Montréal 2005 «pourrait atteindre près de 20 M$ à la fin de l'événement», ce qui pousse le gouvernement du Québec à mettre le poing sur la table avant de poursuivre toute discussion avec le comité organisateur.
Le ministre Jean-Marc Fournier fait siennes les recommandations du rapport Samson Bélair en exigeant qu'une série de mesures préalables et bien définies soient mises en place aussi rapidement que possible.
La première mesure concerne une révision de l'entente de télédiffusion selon laquelle Montréal 2005 doit payer près de 4,3 M$ à la CBC pour la réalisation de la production télévisuelle. On demande aussi de renégocier l'entente de redevances de 3,6 M$ avec la fédération internationale (FINA).
La seconde mesure se rapporte au « fonctionnement de recherche en commandites » qui n'a pas... fonctionné puisqu'il a accouché d'un « déficit anormal ».
Le comité organisateur doit « restructurer » ce secteur et « considérer la possibilité de recruter d'autres organisations spécialisées dans la mise en marché d'événements sportifs ».
Finalement, sur le plan de la gouvernance, on s'attend à un changement radical de la part du comité organisateur afin que « les communications ainsi que les mécanismes de contrôle et de transmission de l'information deviennent satisfaisants ».
Par, cette mesure, on vise directement le directeur général Yvon DesRochers, absent au cours des derniers jours pour cause de vacances de Noël, qui a récemment traité certains de ses partenaires gouvernementaux de « miteux » dans une entrevue publiée dans un quotidien montréalais.
« C'est clair que le directeur général de Montréal 2005 a constitué un élément de difficulté, reconnaît Stéphane Gosselin. Au delà du personnage, il y a un événement dont personne ne souhaite l'annulation. »
Aucun dirigeant de Montréal 2005 n'a rappelé Le Journal de Montréal pour expliquer le délai supplémentaire, mais « cette décision signifie que le conseil d'administration adhère aux remarques que nous avons faites et veut essayer de les mettre en pratique », a soutenu Stéphane Gosselin.
« Dans un monde idéal, le championnat du monde des sports aquatiques se tiendrait sans contribution gouvernementale supplémentaire, a-t-il poursuivi. Pour l'instant, on est content car l'événement est toujours en vie. »
Un million de plus de Montréal
Par ailleurs, à Montréal, le maire Gérald Treniblay s'est dit prêt à « tout faire » pour maintenir la présentation du championnat du monde des sports aquatiques.
Lors d'un point de presse hier, il a assuré que la Ville était prête à ajouter 1 M$ dans la cagnotte de Montréal 2005, mais qu'il s'en remettait à la décision que vont prendre les gouvernements supérieurs.
Le maire Tremblay a souligné qu'il en va de la crédibilité de Montréal dans cette affaire et que l'organisation du championnat est donc très souhaitable.
| Ce qu'ils ont dit |
« Le comité organisateur doit mettre rapidement en pratique les conditions posées par Québec », le ministre fédéral d'État au sport amateur Stephen Owen.
« FINA 2005 place les autorités gouvernementales dans une situation critique et délicate et les oblige à faire des choix difficiles...» la firme comptable Samson Bétair Deloitte & Touche
« Dans un monde idéal, Montréal 2005 se tiendrait sans contribution gouvernementale supplémentaire » a ajouté Stéphane Gosselin.
page mise en ligne le 22 décembre 2004 par SVP

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