22 décembre 2004

La décision a été à ce point surprenante que certains médias trop téméraires se sont fait littéralement déculotter.
Jusqu'à midi, une dépêche anonyme sur le site Web de Radio-Canada annonçait en primeur que le comité organisateur avait renoncé à tenir le championnat du monde des sports aquatiques à Montréal en juillet prochain. On ajoutait aussi que « la compétition internationale serait cédée à la Californie ».
La source radio-canadienne était à ce point solide qu'on prévoyait même que l'annonce du transfert aura lieu après la réunion du conseil d'administration ».
En milieu d'après-midi cependant, virement de cap à 180 degrés pour statuer que « Montréal 2005 veut gagner du temps ».
Deuxième délai in extremis
On venait d'apprendre qu'un deuxième délai in extremis était accordé depuis que le comité organisateur a fait parvenir aux trois paliers de gouvernement, fin novembre, ses demandes d'une nouvelle injection de fonds de 12,2 M$ ainsi que d'une garantie de prêt de 6 M$.
Sans ces engagements majeurs supplémentaires, on allait devoir contempler l'annulation pure et simple de la plus grosse manifestation sportive à se dérouler à Montréal depuis les Jeux olympiques de 1976.
La première date butoir avait été fixée tu 13 décembre.
À la demande du ministre québécois Jean-Marc Fournier, elle a été repoussée au 21 décembre afin de permettre à un cabinet de consultants professionnels d'analyser la situation financière de Montréal 2005 et de faire rapport (voir autre texte).
Positions gouvernementales
L'étude du document a conforté les gouvernements dans leurs positions respectives qui allaient de :
- « Ne plus verser aucun appui financier additionnel » pour le fédéral.
- « Etre prêt à allonger un million supplémentaire » pour Montréal.
- « Imposer trois conditions devant préalablement être remplies avant de poursuivre les discussions » dans le cas de Québec.
Devant ces réponses de ses partenaires gouvernementaux, le conseil d'administration de Montréal 2005 s'est donné près d'un mois supplémentaire pour tenter de remettre le projet sur des rails solides.
« Ce délai est une bonne nouvelle », a indiqué Stéphane Gosselin, attaché de presse du ministre Jean-Marc Fournier.
Stephen Owen, ministre d'État au sport amateur, abondait dans le même sens.
«Nous sommes contents de cette nouvelle chance accordée à un événement que nous voulons voir réussir », a-t-il déclaré. À la veille de Noël, une très légère brise d'optimisme souffle sur Montrêal 2005. Cependant, les obstacles sont loin d'être disparus...

page mise en ligne le 22 décembre 2004 par SVP

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