21 décembre 2004

L'avenir de « Montréal 2005 »
pourrait se décider aujourd'hui

Tous les partenaires de « Montréal 2005 » continuaient hier soir de chercher une solution à ses graves problèmes financiers, mais personne n'osait prédire l'avenir du championnat du monde des sports aquatiques.

« Nous n'avons pas encore reçu de réponse des gouvernements », a indiqué Richard Pound, à la fois président de l'Agence mondiale antidopage et coprésident de Montréal 2005.

« Nous espérons une réponse positive, car une annulation constituerait un désastre pour Montréal, le Québec et le Canada. Ce serait un échec qui nous affecterait pendant une dizaine d'années. »

Le temps presse. « Montréal 2005 » a demandé une injection de fonds supplémentaire de 12M$ de ses partenaires gouvernementaux ainsi qu'une garantie de prêt de 6M$ sans lesquels le comité organisateur pourrait devoir cesser ses opérations très rapidement.

Le conseil d'administration de « Montréal 2005 » se réunit ce matin à 10 heures. Son ordre du jour inclut un point au sujet de l'avenir de ce championnat du monde qui doit regrouper plus de 2000 athlètes au mois de juillet prochain sur l'île Sainte-Hélène.

Cette réunion cruciale devait avoir lieu le lundi 13 décembre mais a été reportée de huit jours à la demande expresse du ministre québécois, Jean-Marc Fournier.

Rapport des consultants
Ce dernier désirait bénéficier d'un délai supplémentaire pour obtenir des renseignements plus précis sur le financement en provenance du secteur privé qui devait s'élever à 16M$, mais se situerait à peine à 4M$.

À cet effet, le cabinet de services professionnels Samson Bélair/Deloitte & Touche a été mandaté pour faire une analyse rapide et devait transmettre les conclusions de son étude hier en fin d'après-midi.

« Nous allons prendre connaissance du rapport des consultants dès que nous le recevrons et nous prévoyons transmettre en matinée (aujourd'hui) une indication de nos intentions aux administrateurs de Montréal 2005 », a indiqué Stéphane Gosselin, attaché de presse du ministre Fournier.

Les trois paliers de gouvernement sont en contact et paraissent solidaires face à la position à adopter dans ce dossier.

« Nous devons trouver un juste équilibre entre les investissements nécessaires pour tenir cet événement important et nos responsabilités envers les contribuables », a expliqué Alastair Mullin, porte-parole du ministre d'État au Sport, Stephen Owen.

« Le gouvernement fédéral est déjà le partenaire le plus important avec son engagement de 19M$. Or, avec les demandes de Montréal 2005, les revenus en provenance des gouvernements s'élèveraient à 50 M$ sur un budget total de 52 M$. C'est énorme. Nous avons une décision sérieuse à prendre. »

Richard Pound est conscient de la situation difficile dans laquelle sont placés les partenaires gouvernementaux.

« Cependant, il faut prendre en considération le complexe des piscines comme un legs ainsi que les revenus générés par les touristes attirés à Montréal par le championnat du monde, dit-il. Lors de la dernière présentation de l'événement à Barcelone en 2003, les gouvernements ont été très impliqués tout comme ils l'avaient été lors des Jeux olympiques de 1992. »

Même si une décision définitive quant à l'avenir de « Montréal 2005 » n'était pas prise dès aujourd'hui, elle ne saurait tarder.

« Si nous sonnnes forcés d'annuler, il faut donner le plus grand préavis possible à la fédération internationale pour qu'elle puisse trouver une autre ville d'accueil, a souligné Pound. On ne peut se permettre d'augmenter davantage les dommages relatifs à une annulation. »


page mise en ligne le 21 décembre 2004 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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