16 mars 2004

Le ministre Keyes répond au président de la Fédération internationale

Le Canada ne comblera pas
un éventuel déficit de FINA 2005

Le gouvernement canadien n'épongera aucun déficit découlant de la tenue du championnat mondial des sports aquatiques à Montréal en juillet 2005.

Stan Keyes, ministre d'État responsable du sport, ne laisse planer aucun doute à ce sujet dans une lettre expédiée le 5 mars à Mustapha Larfaoui, président de la Fédération internationale de natation.

« Comme vous le savez, une garantie gouvernementale de couverture d'un éventuel déficit ne faisait pas partie des exigences d'une candidature pour ce championnat, fait-il remarquer. De plus, une telle garantie irait à l'encontre d'une politique canadienne établie depuis longtemps. »

En effet, la « politique concernant l'accueil de manifestations sportives internationales », affichée dans le site Internet de Patrimoine canadien, est claire comme l'eau d'une piscine chlorée...

« En aucun cas, le gouvernement fédéral n'offrira de garantie en cas de déficit. »

La lettre du ministre Keyes a été rédigée en réponse à une missive, envoyée un mois plus tôt par Larfaoui, dans laquelle ce dernier exprime semble-t-il, certaines inquiétudes face au budget de FINA 2005.

Cet événement, devant attirer plus de 2500 athlètes de 150 pays, dispose d'un budget prévisionnel où les dépenses relatives aux opérations s'élèveront à 37 millions de dollars, dont 16 millions sont assurés par une subvention du gouvernement du Canada.

Sources incertaines
Le reste, donc plus de la moitié, doit être comblé par des sources de revenus plus incertaines telles que la vente de commandites à des entreprises privées et la vente de billets au public. Cette dépendance élevée à des sources plus risquées déplaît, semble-t-il, aux instances internationales.

Le ministre souligne à Larfaoui que « le comité organisateur n'a pas mentionné un risque de déficit financier dans sa planification opérationnelle. »

De plus, note-t-il, le gouvernement canadien fait déjà amplement sa part en accordant 11 millions de plus que le montant inscrit dans les prévisions approuvées par la FINA dans le cadre de l'entente de ville hôtesse.

Par ailleurs, le ministre Keyes adresse une suggestion aux dirigeants de la fédération internationale. « La FINA pourrait peut-être revoir ses ententes de partage de revenus de commandites avec le comité organisateur, de façon à lui offrir une plus grande flexibilité dans sa recherche de sources de financement. »

En d'autres mots moins politiquement corrects, peut-être que si la FINA se montrait moins gourmande...

Les autres contributions gouvernementales à l'organisation et à la tenue de FINA 2005 prendront les formes suivantes : 3 millions d'Ottawa en coordination fédérale et services essentiels, 14,1 millions de Québec et 2,5 millions de Montréal pour les infrastructures ainsi que 500 000$ du palier municipal pour les services.

Au cours des derniers jours, le comité organisateur montréalais a présenté un rapport d'étape aux membres du Bureau de la FINA réunis dans la capitale des Émirats arabes unis.


page mise en ligne le 16 mars 2004 par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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