20 juin 2004Le pi�tre bilan des ISM
FINA 2005, seul �v�nement d'envergure d�croch� par les ISM
Les relations entre les ISM et le monde des sports aquatiques trempent dans des eaux politiques et agit�es depuis la premi�re tentative d'obtenir le championnat du monde de ces disciplines, il y a cinq ans.
Martin Leclerc et Martin Smith
En mars 1999, la d�l�gation montr�alaise pr�sente � Hong Kong pour tenter de d�crocher l'�dition 2003 de ce championnat comprend entre autres, Francis Fox, Andr� Ouellet et Denis Coderre, ainsi que Marc Campagna, Serge Savard et son grand ami Jacques Olivier qui, � l'�poque, n'occupe aucune fonction publique, mais se trouve quand m�me au conseil d'administration des ISM.
Cette ann�e-l�, la f�d�ration internationale pr�f�re Barcelone � Montr�al, mais les ISM reviennent � la charge pour l'organisation du championnat de 2005.
Le 21 juillet 2001 � Fukuoka, les ISM gagnent leur pari en devan�ant les Californiens de Long Beach par 11 votes contre 10.
Temp�tes et vieilles connaissances
Depuis, le comit� organisateur de FINA 2005 a essuy� plusieurs temp�tes.
� l'�t� 2002, moins d'un an apr�s avoir �t� nomm� directeur g�n�ral de l'�v�nement, �ric Savard (aucun lien de parent� avec Serge) quitte l'organisation. En octobre, la pr�sidente Lyn Heward fait de m�me.
L'instabilit� � la t�te du comit� organisateur incite Mustapha Larfaoui, pr�sident de la FINA, � exp�dier une lettre � Marc Campagna pour faire part de ses � grandes inqui�tudes � (grave concerns) � ce sujet.
Le vacuum ne dure pas longtemps. Francis Fox assume la pr�sidence du comit� organisateur et recrute une vieille connaissance pour la direction g�n�rale. De 1982 � 1984, Yvon DesRochers a �t� son conseiller principal alors que Fox �tait ministre f�d�ral des Communications.
En tant que secr�taire-tr�sorier et depuis peu copr�sident du comit� organisateur, on retrouve Roger L�gar�, qui, en 1999 et 2000, a �t� conseiller de direction du pr�sident de Postes Canada, Andr� Ouellet, lui-m�me membre du conseil d'administration des ISM.
L�gar� et DesRochers se connaissent �galement pour s'�tre succ�d� comme conseiller principal au bureau du pr�sident de BCE Media, Alain Gourd, � la fin des ann�es 1990.
Le cachet politique du conseil d'administration de FINA 2005 ne s'arr�te pas l�. L'avocat �ric Simard, du cabinet Fasken Martineau Dumoulin, en est aussi membre. Simard a �t� vice-pr�sident r�gional du Parti lib�ral du Canada. Derni�rement, Simard a essuy� des critiques publiques pour son r�le jou� dans les �v�nements ayant men� au proc�s en dommages et int�r�ts tr�s m�diatis�, intent� et gagn� par Fran�ois Beaudoin, ancien pr�sident de la Banque de d�veloppement du Canada.
D�ficit et coup de t�l�phone
L'environnement de FINA 2005 est � ce point politique qu'il donne du poids � une anecdote racont�e par un des grands connaisseurs canadiens du milieu des sports aquatiques.
Apr�s avoir demand� � Yvon DesRochers si les probabilit�s d'un d�ficit l'inqui�taient, ce journaliste s'est fait r�pondre : � Je dors tr�s bien la nuit, car je n'ai qu'un coup de t�l�phone � donner et c'est Franc�s Fox qui r�pond � l'autre bout... �
Les inqui�tudes relatives � un d�ficit ne sont pas frivoles.
En f�vrier dernier, Mustapha Larfaoui, encore lui, a envoy� une lettre au ministre f�d�ral des Sports pour demander au gouvernement canadien de fournir des garanties en cas de d�ficit de l'�v�nement. Le ministre Stan Keyes a refus� d'�mettre ce qu'il consid�re comme un �ch�que en blanc � au comit� organisateur.

Indignation spectaculaire
Par ailleurs, une analyse de faisabilit� du projet d'accueil de FINA 2005, command�e par Patrimoine canadien et livr�e par le Groupe DBSF en avril 2003, s'est r�v�l�e extr�mement critique.
L'auteur Pierre Fortier et trois sp�cialistes recrut�s pour l'occasion ont conclu � des facteurs de risque � �lev�s � ou � tr�s �lev�s � dans la moiti� des 34 aspects de l'organisation de l'�v�nement.
L'indignation d'Yvon DesRochers s'est manifest�e de fa�on spectaculaire. Pas moins de 195 points d'exclamation et d'interrogation maculent sa r�ponse qui s'�tend sur neuf pages et qu'il a baptis�e � Autopsie d'une supercherie �.
Il faut dire que Fortier, l'auteur de l'analyse, a �t� vice-pr�sident des ISM, de leur fondation jusqu'� l'�t� 2000.
De l� � penser en termes de � r�glement de comptes �, il y a un pas que DesRochers franchit sans mod�ration.
� Le choix de DBSF est fort douteux au d�part, �tant donn� que Pierre Fortier... a pr�par� les budgets de la candidature d�faite de 1999. C'est aussi le m�me homme qui a �crit, apr�s la deuxi�me candidature, victorieuse cette fois, que les budgets actuels �taient valables et r�alisables pour notre �v�nement. �
Le budget pr�vu pour la tenue de FINA 2005 s'�tablit actuellement � 56 M$. Le soutien financier demand� � Ottawa et Qu�bec a litt�ralement explos�, passant de moins de 10 M$ par palier de gouvernement � 16 M$ � l'heure actuelle.
Et ce n'est pas fini... L'�quilibre du budget est bas� sur des revenus de commandites priv�es de 18 M$ et de billetterie de 8 M$.
Des objectifs extraordinairement �lev�s, selon certains sp�cialistes. Les gouvernements pourraient donc �tre sollicit�s de nouveau pour � sauver la r�putation et l'image � de la ville, de la province et du pays.
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page mise en ligne le 20 juin 2004 par SVP