Paroles
Jardinfernal J�ai peur, il fait noir Mes id�es baignent dans le d�sespoir D�un jour trouver la cl� de mon bonheur O� se cache-t-elle ? Je me sens seul au fond du bois Aucune feuille, c�est la fin du mois Novembre, tu m��coeures, tu fais faner toutes mes fleurs Des araign�es foncent sur moi il y en a des milliers Elles me regardent comme si elles voulaient me bouffer Allez-vous-en, foutez le camp, loin d�ici Une libellule m�a vu en train de paniquer Elle m�a emmen� avec elle on a vol� Au-dessus du jardinfernal Tout va bien, la vie est belle Les fleurs ont tu� la mauvaise herbe Dans son jardin, Mademoiselle N�a plus besoin de rien � perdre C�est quoi le bien, c�est quoi le mal Qui est le juge de cette question fatale Arr�tons d�arracher la haine et la laideur Laissons aller les fleurs Des enfants jouent au flic dans le parc Le brigand se fait voir � vos marques Vite, cours, sauve-toi, la police est apr�s toi Ne pense qu�� une chose rire et courir Oublie qu�un jour tu vas s�rement pourrir L�ignorance c�est le bonheur J'ai oubli� Je me souviens de rien pantoute J�ai m�me oubli� ma nationalit� O� est pass� notre fiert� ? Notre franc parler se fait angliciser On a rendu notre tablier On a l�air d�un troupeau de brebis �gar�es Mauvais berger, mouton mal aim� Mieux vaut �tre seul que mal accompagn� Je me souviens de rien, fais-je de l�amn�sie ? Suis-je un Am�ricain n� en Californie ? Pays � vendre, qui veut le prendre ? Bonus en plus 8 millions de pieds-tendres Colonis�s, assimil�s Venez ils se laissent m�me marcher sur les pieds Gens du pays, o� �tes-vous ? Donnez signe de vie et r�veillez-vous Gens du pays, ce n�est plus notre tour De nous laisser manger par les vautours Le grand rocque Que chacun prenne sa place sur le grand �chiquier Les blancs commencent � jouer, rien n�a vraiment chang� Ils se croient sup�rieurs et ils en sont tr�s fiers M�me dans le dictionnaire le noir c�est l�absence de lumi�re La guerre est un jeu, un immense jeu d��checs Les pr�sidents s�amusent � jouer � ce petit jeu de soci�t� La terre est un jeu, un immense jeu d��checs Dans chaque pays il y a une arm�e Pr�te � tout faire sauter Les pions sont les premiers app�ts pour l�ennemi affam� Ils avancent fi�rement pour d�miner les champs de bl� Les fous sont pr�ts � tout pour mourir dans l�honneur Et chaque tour peut s�attendre � vivre dans l�horreur La reine sur sa couleur nous montre qu�elle n�a pas peur Elle r�ussit tous ses coups, quel pouvoir s�ducteur Les rois sont prot�g�s de tous bords, tous c�t�s Par une arm�e de pantins si bien manipul�s Fabule Elle hante encore mes pens�es Impossible de se concentrer Comment faire pour arr�ter De me laisser ensorceler Par une telle hypnotis�e Maintenant elle est encr�e En plein milieu de ma m�moire, Y a-t-il de l�espoir ? Elle me hante quand j�y pense Elle m�enchante quand elle danse Elle d�ambule et je fabule Je suis un funambule Et chaque fois que je la vois Tout s�effondre autour de moi Mon c�ur se bat pour tout lui dire Mais j�imagine le pire Alors je renonce, et je me d�gonfle, Elle n�a rien vu, inaper�u Elle nage dans mes pens�es Une sir�ne dans l�eau glac�e J�ai manqu� mon bateau alors qu�il m�attendait, quel con je suis rest� ici Trop tard maintenant il flotte loin sur l�oc�an d�un autre c�ur d�j� conquis Buenas noches Vendredi soir dans la cit� Pr�s de m�re-m�diterran�e Je dois marcher pour y arriver Pour arriver � arr�ter Il est deux heures et il fait noir Une pute m�arr�te sur le trottoir Et elle voudrait bien me sucer Le peu d�argent que j�ai pour manger Je continue � avancer J�ai des ampoules plein les pieds J�ai l�air du touriste �tranger Ai-je l�air de les d�ranger ? Je cherche une place pour accoster Les h�tels sont tous condamn�s Trop pleins, trop chers ou bien trop loin Tant pis je trouverai bien un coin La nuit quand la mer est calme Sur la plage noire Les pr�dateurs sortent de l�eau Et vous invitent � boire Mais attention aux requins, Ils ont tr�s, tr�s, tr�s, tr�s faim le soir Buenas noches sinorita Bienvenida Barcelona Pris au pi�ge par la na�vet� De ne point �tre attaqu� Je m�endors en toute confiance Sur la plage douce et ber�ante Trop tard je suis ensorcel� Par le son des vagues enchant�es Tellement je n�ai rien entendu T�moin dis-moi ce que tu as vu Le lendemain matin mesquin Sur une �le presque habit�e Dans une maison abandonn�e Disparaissait mon beau voilier Je ris tellement il y n�y a rien � faire Je ris, je suis au paradis Quel magnifique lever de soleil, Bienvenue au pays des merveilles Le blas� Mais qu�est-ce que je fous encore ici ? Enracin� dans la routine Emmerdante de la vie Machinale que je rumine Je ne veux pas �tre un arbre prisonnier qu�on m�assassine Qui pousse sa vie � se faire chier sur les racines Si j�ai envie de m��loigner, c�est afin de me rapprocher De la v�rit� J�ai des choix importants � faire Mais je ne veux pas aller en enfer Sauf qu�en moi un petit d�mon M�incite toujours � faire le con J�veux pas perdre mes chums J�veux pas perdre ma blonde J�veux pas perdre ma job J�veux pas perdre mon nom Mais j�veux m�en aller, me sauver m�exiler Sans avoir peur d�avoir faim Et si jamais je l�che prise Et que je pars � la d�rive Sur quelle plage vais-je accoster ? � quelle page du livre mon personnage va-t-il crever ? J�ai des amis tr�s loin d�ici Loin dans les airs, loin sur la mer Loin sur la terre est ronde Et il y a plein de monde Les argumenteurs Des id�es plein la t�te, des paroles plein la bouche Un air charismatique � en s�duire une mouche Votre jeu est depuis si longtemps planifi� Vos r�pliques sont d�j� tr�s bien argument�es Ton discours est si beau qu�il nous saoule l�ouie Tes paroles frelat�es nous enl�vent la vue Et tout le monde est berc� par cette belle symphonie Jou�e par l�orchestre des grands corrompus Ar-gu-menteur Vendeur d�aspirateurs bris�s Ar-gu-menteur G�ant parleur, N�ant faiseur Tu parles, on t��coute, on t�entend en st�r�o Tu agis et soudain, la gauche est � z�ro L� o� le cash est cach�, tu le sais, tu le sais, Comment faire pour te faire rapidement pardonner ? Mentir est un art que tu ma�trises si bien Contredire tes id�es, tu le fais encore mieux Et le pire l�-dedans c�est que personne ne voit rien Derri�re les d�cors de ce monde th��treux Histoire de peur Bienvenue dans un monde o� r�gne la m�chancet� Les amis sont une chose sur laquelle on ne peut plus compter Pour survivre sans se noyer, il faut savoir nager R�ussir � flotter pendant que d�autres vont couler Les cerveaux militaires ne pensent qu�� se faire la guerre Les requins financiers ne pensent qu�� tout d�vorer Les autres qui ne veulent qu�aimer se font encore fourrer Par ceux qui ne savent que baiser, c�est tout ce qu�on leur a enseign� Les gens sont m�chants, n�ont plus de sentiments Dieu qui est si bon et qui pr�ne l��galit� Et qui voit tout le monde de l�-haut en train de s�entretuer Si c�est toi le ma�tre incontest� de cette r�alit� Quel p�ch� avons-nous commis pour vivre dans ce merdier ? Les gens sont m�chants, ne pensent qu�� l�argent Je refuse d�y croire, tout �a n�est qu�une histoire Il n�y a pas de guerre, tous les hommes sont des fr�res Il m�a r�pondu : Croyez en moi, priez pour moi, vous serez en s�curit� Emprisonn� de toutes ces lois qui feront votre libert� Mais il faut accepter que chacun m�rite son calvaire, Le mot �mis�re� est bien �crit dans tous les dictionnaires $�curit� Qu�est ce qu�il va faire pour s�en sortir Sa passion ne veut pas l�enrichir Il est prisonnier d�y avoir goutt� La cl� de sortie serait d�arr�ter D�arr�ter de faire ce qu�il a envie Devrait-il se prostituer Non ce ne serait pas un bon m�decin Encore moins astrophysicien M. Destin a d�cid� Qu�il resterait musichien Il n�est qu�un pauvre aventurier Qui ne pense qu�� s�amuser Les cigales veulent encourager Les fourmis � bien travailler Pris au pi�ge dans sa libert� Sa folie le rend prisonnier Mais il est d�j� �vad� Quelque part se cache un pommier Rempli de billets bien roul�s Mais o� est donc ce verger Des lampes � l�huile, il en a frott�es En esp�rant voir le g�nie Ses trois v�ux �taient pr�par�s Mais Aladin les avait pris Danse sociale Mesurateurs d�intelligence, pour qui vous prenez-vous? Significateurs d�incomp�tence, allez-donc chez vous Comment pouvez-vous �tre fiers de nommer ceux qui �chouent Vos comp�titions cervicales vont bient�t nous rendre fous Mais si l�incomp�tence des uns fait voir l�intelligence des autres La barre de cette mesure n�est-elle pas plac�e un peu haute Vos r�gles �tablies nous font prendre des faux plis Vos tests de QI ne vous montrent pas chu qui Petit plancton dispara�tra, Grosse baleine mourra Tu as besoin de moi Hercules m�me si je suis minuscule Forgerons de l��ducation, pr�parez bien vos moules Faites couler l�amalgame qui nous donnera des poules En chocolat ou align�es comme dans un poulailler Qui repr�sente exactement notre communaut� Et comme une pipe bien bourr�e de tous ces pr�jug�s Tous ceux qui fument de cette pipe ont tous la m�me mentalit� Emprisonn�s, empoisonn�s et st�r�otyp�s Faisons partie de cette foule de cons-formis�s Mentez-moi J'ai mal aux yeux, je vois trop clair, mentez-moi J'ai mal au coeur, je suis bless�, mentez-moi J'ai mal � l'�me, je suis perdu, mentez-moi Je suis na�f, profitez-en, mentez-moi Et si c'est �a la v�rit�, j'aime mieux la renier Je vois, je vois, je vois, suis-je oblig� de regarder J'entends, j'entends, suis-je oblig� d'�couter Je sens, je sens, je sens, suis-je oblig� de respirer Mes sentiments me trahissent et me mentent