La manifestation du 21 juillet forte de 300.000 participants et la répression de l’Etat italien à Gênes sont, l’un et l’autre, des moments décissifs pour l’opposition internationale croissante à la mondialisation capitaliste. Pour l’Italie cela symbolise le début d'une nouvelle radicalisation. Ceci en dépit de l'élection de mai du gouvernement de droite de Berlusconi. En effet c'est déjà clair pour beaucoup d'ouvriers Italiens et la jeunesse que le gouvernement de Berlusconi et ses alliés « post-fascistes » est un "fouet contre-révolutionnaire" qui les incite à l’action, comme pendant son premier gouvernement en 1994.
La combinaison entre l’expérience des attaques par gouvernement du parti de centre-gauche - "Olivier" - contre les conditions de vie et la victoire aux élection de la droite, signifie pour beaucoup d'ouvriers que désormais ils sentent qu’ils doivent agir eux-mêmes pour gagner des améliorations. Déjà cinq jours après les élections de mai, les ouvriers métallurgistes ont effectué une grève d’une demi-journée sur salaires. Le 6 juillet, 300.000 métallurgistes étaient de nouveau en grève et effectuaient des manifestations regroupant par exemple 60.000 personnes à Milan, 50.000 à Turin et Bologne.
Politiquement cette radicalisation a été mise en exergue dans un sondage publiée dans le Wall Street Journal avant le sommet G8 : il a montré que 25% des Italien étaient en désaccord avec le mouvement contre la mondialisation capitaliste contre 56% en accord avec les protestations organisées tout en condamnant la violence, alors que 16% croyaient que celle-ci serait justifiée à Gênes.
Durant les manifestations, ce sont des agents provocateurs de l’Etat qui ont provoqués la violence. Cela a rappelé à beaucoup les répressions passées et le terrorisme, ce qui eut pour effet immédiat de créer une forte opposition. Le premier mardi après les violences à Gênes, il y eût des manifestations de protestation dans beaucoup de villes Italiennes : à Bologne, Rome et Milan de plus de 50,000 personnes y participèrent, 30,000 à Florence et 15,000 à Gênes. Malheureusement aucune action de masse supplémentaire n'a été organisée après celles-ci, bien qu'il y ait des discussions à propos de leurs reprises dès septembre.
Les manifestations gênoise, elles-mêmes, étaient beaucoup plus importantes que ce que les organisateurs attendaient. 50.000 personnes aprticipèrent le 19 juillet à la manifestation sur les droits des immigrés alors que les organisateurs attendaient aux alentours de 14.000 participants. Ce furent 70.000 personnes qui participèrent le 20 juillet aux différentes manifestations (dispersées dans toute la ville autour de la zone rouge. Ndt) lors du lancement du sommet du G8.
Finalement , le 21 juillet, 300.000 personnes participèrent à la manifestation, alors que les organisateurs attendaient environ 120.000 personnes. Cette manifestation était composée à 90% par des travailleurs et des jeunes italiens.
Politiquement le Rifondazione Comunista gauche réformiste (Prc) a dominé la samedi marche et il y avait un contingent énorme de l'union des ouvriers en métaux Fiom-Cgil. Même plus que sur autre 'anti-globalisation' protestations, cela a produit ensemble de grands nombres domestique aussi bien que questions internationales.
Politiquement, le parti réformiste de gauche, Refondazione Comunista a dominé la manifestation du 21 juillet. Il avait aussi un contingent énorme du syndicat de la métallurgie – FIOM-CGIL. Plus qu’à aucune autre manifestation contre la mondialisation, celle-ci posent des questions aussi bien de lutte quotidienne qu’internationale
Attaque des éléments fasciste
Le meurtre de Carlo Guiliani, le premier mort dans une manifestation italienne depuis 24 ans, renforça la manifestation du 21 juillet. La mort de Guiliani a rouvert des débats sur le rôle de l’appareil d’Etat en général en Italie, sur celui de la police, des agents provocateurs et des fascistes en particulier.
Lors d’émissions de télévisions, après le contre-sommet, des spectateurs intervinrent, par exemple sur la RAI 3 et la Telecitta de Gênes, afin de dire qu’ils avaient vu des personnes habillées en civil, parfois en noir, être diriger par la police et pour raconter comment la police n’avait rien fait pour protéger les biens privés.
L'attaque du nuit-temps sauvage, après que toutes les démonstrations fussent partout, sur la Gênes le Centre du Média de Forum Social, avec monter évidence de la détention illégale et torture de contestataires par membres clairement fascistes des services de la sécurité, a apporté tous ces questions à un nouveau ton de la fièvre. L’attaque sauvage durant la nuit, après que toutes les manifestations soient finies, au centre média du Forum social de Gênes, ainsi que la détention illégale de manifestants et les tortures qui leurs furent infligés par des membres clairement fascistes des forces de sécurité, conduisent toutes ces questions…
Beaucoup d'Italien se souviennent à la fois de l'histoire de la dictature du fasciste de Mussolini et que durant les 25 années jusqu'à 1960, 94 ouvriers ont été tués pendant des grèves ou des manifestations. Alors que le mouvement ouvrier se renforçait à la fin des années 60 et durant les années 70, les les fascistes et leurs soutiens au sein de la police commençèrent leur terroriste « stratégie de la tension », qui mena en août 1980 à l’attentat fasciste de gare de Bologne qui tua 85 personnes.
L’enquête, dite « Mains propres » (Mani Pulite), ménée au début des années 90, confirma l’existence d’un gouvernement « caché » (sotogoverno) comprenant des éléments réactionnaires venant l’appareil d’Etat – forces armées – des partis politiques et du grand Capital.
Historiquement dans l'appareil de l'état Italien il y a toujours eu des bons éléments fascistes et extrêmes. En 1992, un rapport parlementaire dans Gladio, un groupe paramilitaire secret OTAN-Reculé à l'intérieur de l'armée, a dit que c'était un 'bande armée' lequel avait aidé porter dehors les fascistes 'stratégie de tension.'
Historiquement au sein de l’Etat italien, il y a toujours eu des éléments fascistes et d’extrême-droite. En 1992, le rapport parlementaire à propos de Gladio, un groupe para-militaire secret de l’OTAN au sein des armées, affirmait que cette « bande armées » avait aidé de l’extérieur la « stratégie de la tension » des fascistes.
Durant ces années, le parti néo-fasciste MSI créé par les militants mussoliniens après la 2nde Guerre Mondiale, réçu un soutien significatif de la part de la police et de l’armée. Dès 1995, le MSI se transforma en l’officiel « post-fasciste » Alliance nationale (AN), maintenant fortement son vieux nom dans sa propagande. Il fait parti maintenant de l’alliance gouvernementale de Berlusconi : « Maison de la liberté ».
À Gênes, quelques-uns de ces éléments fascistes ont profité clairement de l'occasion du nouveau gouvernement de droite pour attaquer les manifestation et en particulier pour rompre celle de 300.000 personnes le samedi 21.
Durant le sommet du G8, Fini, le leader « post-fasciste » de l’Alliance nationale et maintenant ministre du gouvernement Berlusconi, s’est rendu soudainement à Gênes pour prendre en mains les opérations de sécurité. Ce ne fut ni par hasard ni par accident. Ni d’ailleurs le fait que certaines personnes arrêter furent forcer de saluer le portrait de Mussolini et de chanter le chant fasciste – Facetta Nera.
Défense contre Provocateurs
Le rôle clair de l’Etat italien dans l’organisation des violences à Gênes mais de nouveau en avant la question de savoir comment le mouvement anticapitaliste et ouvrier se défendent eux-mêmes contre les agents provocateurs.
En premier lieu, il doit rejeter complètement l’hypocrisie des leaders du G8. Ils dénoncent la violence uniquement lorsque cela leur convient. Comment peuvent-ils expliquer autrement qu’ils s’assoivent gentiment à la même table que Putin, qui personnellement responsable de l’ordre de raser Grozny, la capital Tchétchène ?
Mais que devrait être l’attitude du mouvement ouvrier ? La déclaration du CIO publiée après Göteborg (Non à la criminalisation des anticapitalistes ! / No Criminalisation of anti-capitalists!) montra que les « provocations de la police suédoise réussirent à mener une petite fraction des manifestants à réagir par l’attaque des bâtiments du centre de Göteborg. Tout en comprenant complètement la colère de ces manifestants, nous disons que la casse de magazins, de cafés et de restaurants n’est pas la méthode des socialistes. Cela donne des armes pour la propagande de la classe dominante, l’aidant dans ses attaques contre les militants et lui permettant d’introduire de nouvelles mesures de répression.
"Les socialistes travaillent à construire un mouvement de masse organisé qui peut prendre aux mains des capitalistes leur controle sur la propriété privée afin de la collectiviser pour satisfaire aux besoins de l’humanité, et non pour les profits des classes dominantes. C'est notre but, pas la destruction de propriété".
À Gênes la provocation a atteint un nouveau niveau. Depuis le début l’Etat italien à chercher à intimider les contestataires et à diminuer le mouvement ouvrier.
Dès le tout début de la manifestation pour les droits des immigrés la police eut une attitude provocatrice en chargeant leur fusils lance-lacrymogène.
Mais au-delà de cela, il est clair que des agents directs et indirects de l’Etat ont agi pour assurer que les violences se développeraient durant les deux jours.
A Gêne des agents provocateurs de la police et des fascistes furent capable de pousser une fraction des plus en colère et des plus opprimés dans une violence nihiliste de destruction de la propiété, contre la police mais aussi de façon plus significative contre les autres manifestants, en particulier avec les Cobas (militants et organisations de bases des syndicats italiens) le vendredi.
Durant le samedi, il y eut beaucoup d’exemple de cortèges ouvriers qui expulsèrent de la manifestation ceux qui commençaient à lancer des pierres, à détruire des vitrines de magazins. Mais certains cortèges n’étaient pas organisés pour se défendre eux-mêmes ni contre la police ni contre les agents provocateurs.
Les raisons politiques de la réussite de la tactique de l’Etat à l’encontre de la mobilisation sont à rechercher principalement, particulièrement en ce qui concerne les manifestations du vendredi, dans l’absence d’objectifs clairs autant en ce qui concerne ce qui avait lieu à Gênes que en ce qui concerne la suite à donner au mouvement après le sommet du G8
Le fait que ni les organisateurs ni les leaders du PRC ont donné une stratégie sur les suites de la manifestation du samedi a indubitalement mener une couche en colère de la jeunesse à chercher une revanche à la mort de Carlo Guiliani : l’objectif principal devint alors pour eux le combat contre la police et la destruction de la propriété.
Cela a provoqué une crise au sein du mouvement antimondialiste. Depuis Gênes, ATTAC internationalement n’a toujours pas publier de déclarations, et son bulletin hebdomadaire – Sable dans les rouages – n’a pas été produit. Plus encore qu’après Göteborg, la violence de Gênes sert aux éléments les plus « modérés » et pro-capitalistes au sein du mouvement contre la mondialisation à le mener dans une stratégie de négociation et de coopération avec les partie du grand capital et les gouvernements.
Les fuites de Berlusconi
Dès le début l’Etat italien a agi afin d’intimider les manifestants et le mouvement ouvrier italien. En premier lieu, les agents directs ou indirects de l’Etat italien ont agi afin d’assurer que des violences auraient lieu à Gênes. Mais le résultat qu’ils obtinrent ne fut pas exactement celui qu’ils avaient espérer. Les violences à Gênes ont d’avantage polariser la société italienne et appronfondi ma méfiance envers le gouvernement.
Tout d’abord, le gouvernement Berlusconi a écarté les plaintes à propos des arrestations et les conditions de détentions illégales qui eurent lieu contre les manifestants interpellés, et il a imposer une interdiction de territoire de 5 ans à des individus qui n’ont pas été jugés.
Ceci est clairement apparu avec l’attaque du GSF média Center et les arrestations et conditions de détentions illégales dans lesquelles furent maintenus les prisonniers à Gênes illustrèrent clairement le caractère du gouvernement Berlusconi. Ce dernier tenta un pas de côté pour se dégager et continua de défendre le raid en affirmant qu’ « il n’y avait aucun moyen de distinguer les deux groupes » (manifestants violents des pacifistes, ndt.)
Mais face à l’évidence de la brutalité policière et aux arrestations illégales, le gouvernement Berlusconi a muté trois commandants de la police, tout en continuant leur campagne de criminalisation et d’intimidation de l’opposition et tout continuant de reprocher la violence aux étrangers
Les fausses promesses de Berlusconi
Mais la campagne de propagande « contre la violence » ne sera pas capable de sauver le gouvernement Berluconi face aux contradictions entre ses promesses électorales et le développement du ralentissement de l’économie.
La coalition de Berlusconi – « la Maison des libertés »- a gagné les élection de mai dernier grâce aux promesses populistes de réduction des impôts, de création de 1,5 millions de nouveaux emplois, d’augmentation des pensions et de nouveaux projets d’infrastructures. Mais il a dû calmer immédiatement les espoirs populaire, tout en se dépêchant de réduire les impôts pour les entreprises.
Les réductions d’impôts pour la plupart des italiens ainsi que l’augmentation des pensions, sauf pour les personnes âgés de 75 ans et plus, ont été repoussées en 2003 au plus tôt. Il devient de plus en plus clair que la « Maison des libertés » sera incapable de tenir ses promesses électorales
Déjà avant que la récession des USA frappe l’Europe, l’économie italienne entrait en crise. Durant le deuxième trimestre de cette année, le PIB italien a reculé de 0,1%, alors durant les 6 premier mois la production industrielle à baisser de 3,1%. En outre, depuis récemment, le salaire réel des ouvriers a diminué : c’est l’une des raison de la mauvaise humeur qui se développe parmi les ouvriers.
Implicitement, la situation contient des futures tensions avec le reste de l’Union européenne (UE), en particulier à propos de l’euro et sur la politique économique. Durant le boom (économique) qui prend fin maintenant l’Italie avait un taux de croisssance bas. Ceci résultait à la fois des mesures d’austérité de l’Olivier afin de permettre à l’Italie d’entrer dans l’euro et dans ce que cette politique interdise au capitalisme de dévaluer sa monnaie afin qu’elle reste compétitive.
L’UE exige maintenant des coupe dans les dépenses au moment où le gouvernement admet que le budget de cette année pourrait atteindre 1,9% du PIB, doublant le 0,8% maximum permit par les accords d’Amsterdam sur la stabilisation de l’euro. Cependant le gouverneur de la Banque d’Italie, Tazio, affirme que le deficit serait plus poche de 2,4% du PIB. Ce qui va accentuer les pressions de l’UE pour obtenir des réductions budgétaires.
Contre cela, il est possible que Berlusconi lance une campagne nationaliste – « Italie en premier » - contre le reste de l’UE. Il est significatif que durant le G8, Berlusconi a clairement travaillé pour se positionné comme l’allié principal de Bush au sein de l’UE. Refletant cela, les citoyens américains ont été visités rapidement par les fonctionnaires de l’ambassade des Etats-Unis, droit qui fut dénié aux prisonniers des autres nationalités. Berlusconi recherchera l’appui des USA dans les conflits futurs avec les autres Etats de l’UE.
La plupart des secteurs du capitalistes Italiens ont, au moins pour le moment, soutiennent la tentative de Berlusconi d’attaquer les conditions de vie. Mais encore beaucoup n'ont pas confiance en lui et craignent qu’il utilisera son poste pour ses propres intérêts personnels. Cela a déjà commencé. Début août la Chambre d'Adjoints a voté une loi sur la décriminalisation des fausse comptabilité qui, si elle était votée par le Sénat, enlèverait efficacement deux des trois accusations auxquelles Berlusconi doit faire face. Il est possible qu'une combinaison de nouveaux scandales et le développement de l’opposition fasse chuter le gouvernement de Berlusconi.
Quel chemin en avant pour la gauche?
Maintenant en Italie un débat s’est ouvert dans la gauche et au sein du mouvement ouvrièr sur les perspectives et moyens après la défaite de l'Olivier et après Gênes.
La Gauche Démocratique (DS), la charge du vieux parti communiste qui a dominé le gouvernement de l'Olivier, a souffert un contretemps énorme en mai. Il est maintenant divisé de plus en plus dans la course vers un Congrès programmé au plus tard pour cette année. Il a trois tendances principales: Nuova Sinistra (Nouvelle Gauche) mené par le précédent premier ministre D'Alema qui veut continuer le "democratisation social" du parti; Nuovo Riformismo (Nouveau Réformisme) a mené par Veltroni, le maire de Rome récemment choisi, qui regarde les Démocrates Américains comme un modèle; et Socialismo 2000, l’aile gauche au sein du DS dirigé par le ministre du Travail du gouvernement de l’Olivier – Salvi – qui est encore influent au sein de la CGIL – la plus grosse confédération syndicale.
Dans les syndicats il y a aussi des divisions qui s'opèrent. Les chefs des deux plus petites confédérations syndicales, les Cisl et Uil, indique qu'ils sont préparés à négocier avec le gouvernement Berlusconi sur la mise en oeuvre de contrats du travail du terme fixes, pendant que le Cgil y reste opposée.
La question clé pour beaucoup d'ouvriers est l’alternative à Berlusconi ? C'était l'expérience ouvrière des cinq années de l’Olivier au pouvoir, ayant menée une politique de diminution des salaires et le plus grand programme de privatisation d'Europe qui était la raison principale pour expliquer les résultats des élections de mai. Ce n'est pas simplement assez pour demander la défaite de Berlusconi parce que l'Olivier n'est pas une alternative.
Les cinq années de l'Olivier au gouvernement ont montré le besoin de construire un nouveau mouvement et le PRC est dans une position clé pour faire cela.
Le PRC, fondé en 1991, a vécu sa plus grande augmentation pendant et après le premier gouvernement de Berlusconi en 1994. En revanche, quand l'Olivier est entré dans bureau dans 1996, les chefs PRC ont soutenu pendant 18 mois les attaques de ce gouvernement sur les conditions de vie. Comme le journal du PRC, Liberazione, avait pointé du doigt à ce moment là : "Nous avons voté pour des coupes budgétaires qui montent à 100,000 milliard lire (approximativement $60 milliard) ", et c'était un facteur clé dans ses résultats inférieurs durant les élections de mai.
Maintenant le PRC a une autre occasion de reconstruire son soutien (populaire, ndt), mais ses leaders paraissent être peu disposés à essayer de construire une opposition socialiste militante.
Actuellement le PRC mène une campagne, appelé « Une autre gauche est possible », sur les revendications immédiates importantes telles que l’indexation des salaires sur les prix, 35 heures de travail sans perte de salaires, des indemnités chômage, pour une augmentation des pensions, une meilleurs éducation et santé, la défense de l’environnement et « contre la mondialisation capitaliste ». Mais malgé le titre de la campagne et ses attaques contre la mondialisation capitaliste, cette campagne n’est pas faite pour discuter d’une alternative socialiste.
En effet à Gênes le matériel spécial produit à cette occasion par PRC contre la mondialisation n'a pas mentionné le capitalisme, laissez seul discutez pour une alternative socialiste. Réellement le PRC a adopté simplement le slogan du Forum social de Gênes (GSF) : "Un autre monde est possible" sans poser aussi les questions clés de quel " autre monde" nous voulons et comment est-ce que nous pouvons l'obtenir?
Maintenant les chefs PRC paraissent avoir l'intention d'essayer de construire partout en Italie des structures prenant modèle à la fois sur le Forum Social Mondial qui s’est passé à Port Alegre (Brésil) en janvier dernier et le GSF. À Gênes, le leader du PRC - Bertinotti a appelé à une « nouvelle pensée » en politique et à de « nouvelles structures de parti", sans indiquer vraiment dans quelle direction politique il pense que le parti devrait aller.
Construire le soutien général est nécessaire, mais si cela est accompagné en laissant tomber les politiques socialistes le résultat sera que ces nouveaux mouvements ne seront pas capables de créer l’ « autre monde" qu'ils désirent.
Les vieux Partis communistes en Italie et ailleurs ont raté le changement de la société parce qu'ils ont divisé tout d'abord leurs programmes d’une part en un ensemble de revendications immédiates et d’autre part le but à long terme du socialisme ; ce que les vieux partis socio-démocrates avaient fait précédemment. Alors, l'objectif du socialisme est devenu de plus en plus distant pour leurs chefs, et ils ont cherché de plus en plus à travailler au sein même du capitalisme. Cela a voulu dire que dans les temps de crise ces partis n'étaient pas capables de résoudre les problèmes qui font en face à classe ouvrière. Finalement la plupart de ces partis ont complètement été pris par les politiciens pro-capitalistes, comme ce fut le cas en Italie avec la transformation du vieux PCI en DS d'aujourd'hui.
Le PRC doit apprendre la leçon de ceci. Aujourd'hui le PRC se plait à augmenter le soutien général, mais il ne doit pas tomber dans le même piège aque les vieux PC. Il y a un danger que les Forums Sociaux qui sont établis dans différentes villes Italiennes, soit le mécanisme par lequel le PRC soit tiré vers participation aux coalitions de l'opposition électorale qui au fond ne s’oppose pas capitalisme.
Le PRC a besoin de lier ses revendications à la question du renversement du capitalisme, en expliquant que les victoires et améliorations partielles ne peuvent être que temporaire (sous le capitalisme, ndt). Ce n'est pas un refus de faire campagne pour se défendre contre les attaques le gouvernement Berlusconi ou pour ne pas lutter maintenant pour de meilleurs conditions de vie. Ni non plus, n'est-ce un refus d'alliances temporaires et combatives avec différentes forces sur des questions spécifiques.
Cette stratégie est la vraie façon de montrer que le PRC est "un autre parti", une gauche qui est sérieuse quant à la création d"un autre monde". Cela exige la construction d’un mouvement de masse anti-capitaliste qui a comme point principal sur son ordre du jour l’établissement d’un gouvernement qui cassera le pouvoir des capitalistes et qui commencera la fondation du socialisme.