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Message de Premier Mai du Comité pour une Internationale ouvrière |
Le Comité pour une Internationale ouvrière (CIO), organisation internationale représentée dans 35 pays sur tous les continents, adresse à tous les travailleurs un message de combat à l'occasion de ce Premier Mai 1999. La nécessité de lutter contre le chômage croissant et les conditions de vie qui s'aggravent, ainsi que la nécessité de pour mettre fin au cauchemar qui se déroule actuellement dans les Balkans, sont les thèmes les plus importants de ce Premier Mai.
Arrêtez cette barbarie sans fin!
Premier Mai - jour de lutte, de solidarité et de socialisme
En 1893, l'Internationale socialiste (la Deuxième Internationale) a insisté pour que le Premier Mai - qui était déjà un jour international de lutte de la classe ouvrière depuis 1889 - devait servir comme moyen pour «montrer la volonté résolue de la classe ouvrière pour renverser la société de classes et ouvrir la voie à la paix pour toute l'humanité, la paix inter nationale». En d'autres termes, le Premier Mai devait être plus qu'une manifestation annuelle ou seulement un jour férié.
L'attitude de la direction actuelle du mouvement ouvrier n'a plus rien à voir avec les traditions les pionniers du socialisme. La plupart des dirigeants ont rompu avec la vieille tradition de lutte et d'internationalisme, juste au moment la nécessité pour la classe ouvrière de s'organiser internationalement n'a jamais été aussi indispensable.
Arrêtons la guerre de l'Otan en Europe
En 1999, les sociaux-démocrates tels que Blair en Grande-Bretagne, Schröder en Allemagne et Jospin en France ont donné leur aval pour tuer des gens dans la Yougoslavie de Milosevic. L'intervention de l'Otan a provoqué le plus gigantesque exode de réfugiés en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. La guerre de l'Otan dans les Balkans a aggravé les tensions nationales et ethniques dans la région. Les bombes et les missiles sont une gifle à toutes les tentatives qui ont été faites pour construire des organisations ouvrières indépendantes en ex-Yougoslavie. Ces armes meurtrières font le jeu des gouvernements bourgeois chauvins et nationalistes.
Dans beaucoup de pays, principalement en Europe, la guerre a provoqué une vague de protestations. Le CIO participe à ces manifestations contre la guerre. A Rostock (Allemagne),par exemple nous avons pris l'initiative des protestations contre la guerre. Joe Higgins, député du Socialist Party au parlement irlandais, membre du CIO, a immédiatement lu une déclaration de protestation au parlement.
Le soutien apporté par les dirigeants sociaux-démocrates à la guerre des Balkans montrent le caractère complètement capitaliste de ces partis. Des nouveaux partis socialistes de masse doivent être construits en s'appuyant sur les meilleures traditions du passé et avec un programme pour un avenir socialiste.
La crise inévitable du capitalisme, ensemble avec les expériences des années 90, provoquera un état d'esprit anticapitaliste et des luttes importantes, ce qui mettra plus concrètement à l'ordre du jour la nécessité de nouveaux partis de travailleurs. Le CIO et ses sections lutteront pour construire des partis ouvriers révolutionnaires et une nouvelle Internationale.
Une barbarie sans fin
La situation actuelle est en contradiction totale avec les promesses des classes dirigeantes lorsque Bush, président des Etats-Unis à l'époque, proclamait en 1991 l'avènement d'un nouvel ordre mondial. Ce nouvel ordre mondial devait mener au progrès, à la prospérité et à la paix. Mais le marché prétendument "libre" a signifié une misère sans fin pour les masses op primées, ce qui a provoqué des explosions sociales et des luttes de masse partout dans le monde.
Des grèves générale ont paralysé des pays tels que le Zimbabwe, l'Équateur et Israël, tandis que la Corée du Sud se préparait à la grève générale en avril. A la fin de 1998 et au début de cette année, la Grèce a été ébranlée par un immense mouvement étudiant combatif. Le début de la révolution en Indonésie a entraîn&eacu te; il y a un an la chute d'une des plus vieilles dictatures du monde.
Pour l'unité des travailleurs! Pour le socialisme international!
Le monde ne manque pas de ressources, mais jamais dans l'histoire le contrôle de ces ressources n'a été entre les mains d'un si petit groupe de possédants qu'aujourd'hui. Le gouffre entre riches et pauvres n'a jamais été aussi profond. Les 225 personnes le plus riches du monde possèdent ensemble une fortune de plus de 1.000 milliards de dollars: l'équivalent du revenu annuel des 2 milliards et demi de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale!
L'an dernier, Bill Gates, le magnat le plus riche du monde a empoché près de 4 millions et demi de dollars à l'heure! Sa fortune personnelle s'élève à 92 milliards de dollars. Selon l'ONU, moins de la moitié de cette fortune permettrait de dispenser à chacun dans le monde un enseignement fondamental, des soins de santé élémentaires, des soins d'accouchement pour les femmes, une alimentation saine et de l'eau potable.
Le capitalisme est un système reposant sur la production de marchandises pour le profit, donc sur l'exploitation. La seule manière de surmonter la crise actuelle est une lutte décisive afin de renverser le capitalisme et la domination des grands propriétaires fonciers. La tâche de la révolution socialiste sera de nationaliser les grands monopoles, les banques et les institutions financières et - à partir de là - de commencer à mettre sur pied un plan démocratique pour la production et la distribution des richesses sur le plan national.
Une économie planifiée, gérée et contrôlée par des assemblées démocratiquement élues permettra de mettre les forces productives en harmonie avec la nature et avec l'environnement. Il n'y a qu'une organisation socialiste de la production et la distribution des richesses qui puisse garantir à toute l'humanité un niveau de vie décent et qui puisse mettre fin à toutes les formes d'oppression et de violence.
Rejoignez le Comité pour une Internationale ouvrière et participez à la construction d'une nouvelle Internationale des travailleurs!
Le Comité pour une Internationale ouvrière
16 avril 1999