Louvain
Mobilisation de masse contre les fascistes
Le 11 mars, jour de la manifestation des fascistes du NSV (organisation étudiante du Vlaams Blok), Louvain était à nouveau en état de siège. Des centaines de gendarmes et de policiers quadrilla ient la ville. Les antifascistes étaient dix fois plus nombreux que les manifestants du NSV.
Au cours des semaines précédentes, un Collectif contre le Fascisme avait préparé la riposte. Militant et Blokbuster en étaient partie prenante. Chaque jour, nous avons diffusé des tracts dan s les restos universitaires, à la sortie des cours et aux portes des écoles secondaires tout récoltant des signatures de protestation contre la manif fasciste.
Le soir de la manifestation, les antifascistes étaient 1.500, les fascistes 150! Mais les porte-parole du Collectif ont hélas été rapidement arrêtés, ce qui a privé de direction la co ntre-manifestation antifasciste. De fait, il était très difficile de couper le parcours du cortège du NSV protégé par les gendarmes à cheval. Nous avons cependant pu approcher plusieurs fois de très pr&egra ve;s les fascistes dont la marche était sans cesse interrompue alors que les forces de l'ordre nous refoulaient. A la dislocation, les fascistes n'ont plus eu qu'à remonter dans leurs bus, toujours sous la protection des gendarmes. Ils &eacu te;taient cette année beaucoup moins nombreux qu'il y a 3 ans et les antifascistes nettement plus mobilisés qu'en 1996. Cela promet pour les années à venir! Une raison de plus pour nous rejoindre.
Témoignage
Arrêté à la sortie de l'autoroute
Danny De Moor témoigne: "Nous avions quitté Gand en voiture. A Louvain, nous avons été bloqués par 3 blindés, 3 combis et une trentaine de gendarmes sur la bretelle d'autoroute.
Il ne s'agissait officiellement que d'un simple contrôle d'identité, mais nous avons été les seuls à devoir exhiber nos papiers et à devoir descendre. Ils avaient manifestement des listes de num& eacute;ro d'immatriculation de voiture. Nous avons dit qu'on allait prendre un verre à Louvain. Ils nous ont avoué plus tard qu'ils avaient été renseignés par la BSR de Gand. Ils ont ajouté qu'ils arrêtaient tous les "meneurs" afin de désorganiser la contre-manifestation. Ils nous ensuite embarqués - menottes aux poings - à la gendarmerie où nous avons été photographiés. Nous avons été interrog&e acute;s et on nous a signifié que nous aurions troublé l'ordre public en participant à la contre-manifestation. Mais nous ne sommes jamais arrivés à cette contre-manifestation. Et comment peut-on troubler l'ordre public en étant simplement assis dans une voiture? Entre-temps, le NSV manifestait sous la protection de la cavalerie."