Une authentique parti des travailleurs utiliserait les fonds qui disparaissent aujourd'hui dans les poches des patrons pour améliorer le bien-être social et développer les services à la population. Combiné à un programme massif de travaux publics utiles cela aura un effet immédiat sur l'emploi. L'époque où le PS et le SP tentaient de sauver les apparences par défendre de temps en temps les travailleurs et leurs familles est révolue depuis pas mal de temps. Au contraire, les dirigeants socialistes d'aujourd'hui sont devenus des locomotives des privatisations et du démantèlement des services. Dans une interview à Knack, Jacky Morael (Ecolo) explique: "Le SP (ou le PS??????) veut en même temps être vert et néolibéral. Ce n'est pas possible."
Le problème d'Ecolo est qu'il refuse de comprendre qu'aujourd'hui on ne peut être en faveur de l'économie de marché sans de aboutir à des conclusions néolibérales. Contrairement aux années fastes de la décennie 50 et 60, la bourgeoisie ne peut et ne veut pas se permettre des concessions aux travailleurs. Ecolo voudrait combiner l'écologie avec "plus d'Etat et une solidarité réelle". Cela n'est possible qu'en opérant une rupture avec le capitalisme, et cela, Ecolo ne veut pas en entendre parler.
Mais alors qu'Ecolo se donne des accents sociaux, chez Agalev, le social se réduit à une mince couche de vernis. Agalev a vu le jour lorsque des curés verts - et parmi eux de véritables prêtres - sont partis dans les campagnes évangéliser ceux qui voulaient vivre autrement. Cette volonté de "convertir" à travers le monde est bien enracinée dans les milieux catholiques flamandes. La génération actuelle d'Agalev lorgne cependant plus vers les mesures de coercition brutale: faisons payer les gens et ils vont d'eux-mêmes commencer à vivre autrement. Et qui paiera dans ce cas? Les patrons? L'Etat? Pas du tout. Pour les prêcheurs verts d'Agalev ce sont les travailleurs et les allocataires sociaux qui doivent changer finalement de mentalité.
Dans notre série d'articles sur les prochaines élections nous voulons réfuter, l'une après l'autre, les recettes de charlatan des partis qui siègent aujourd'hui au parlement. Pas seulement dans le journal, mais surtout dans les quartiers et dans les entreprises que nous allons combattre leur politique. Aujourd'hui, à Gand, nous organisons la résistance contre l'augmentation du prix des sacs poubelles votée par la majorité communale SP-VLD. Dans cette lutte comme dans bien d'autres nous aurons besoin de votre soutien. En septembre et en octobre nous mènerons une large campagne de recrutement. Nous espérons pouvoir compter sur vous.