Élections municipales en Grande-Bretagne
Dave Nellist élu avec 52.7% des voix!
Le Socialist Party, la section en Grande-Bretagne du Comité pour une internationale ouvrière, a enregistré de bons résultats lors des élections municipales partielles de mai 1998. N otre camarade Dave Nellist a été élu avec 52,7% des voix dans le district électoral St-Michael's à Coventry. Ian Page, ex-conseiller communal travailliste à Lewisham (Londres Sud), et actuellement membre du Social ist Party, a recueilli 38% des suffrages. Mais en Grande-Bretagne, même avec 38% on n'est pas élu! Dans d'autres districts électoraux, les listes du Socialiste Party ont obtenu de 5 à 20% des voix.
Dave Nellist, qui dans les années 80 avait été élu parlementaire comme candidat marxiste sur la liste du Parti travailliste, est connu à Coventry et dans l'ensemble du pays comme un fervent défenseur des in térêts des travailleurs, des exclus, des jeunes. Lors de ces élections partielles, le Socialist Party a proposé une alternative de gauche tant par rapport au "Nouveau" Parti travailliste qu'aux libéraux et aux conservateu rs. La campagne a été centrée sur des revendications concrètes en rapport avec l'emploi, la vie dans les quartiers, l'école et l'université.
Les résultats engrangés montrent qu'il existe un espace pour une force socialiste radicale. C'est que l'on a constaté déjà depuis quelques années en Italie (Rifundazione Comunista), en Espagne (Izquierda Un ida) en France (Lutte ouvrière, et récemment la Ligue communiste révolutionnaire), en Irlande, en Écosse et en Grande-Bretagne (nos organisations soeurs et aussi le Socialist Labour Party d'Arthur Scargil) et, depuis les derni& egrave;res élections, aussi les Pays-Bas ou le SP (une organisation de gauche) propose une politique plus radicale que la politique libérale des sociaux-démocrates).
Le fait que nos camarades aient rencontré un succès électoral avec un programme radical montre que si on se range du côté des opprimés, on ne doit pas mettre de l'eau dans son vin pour aller aux élect ions, ce qui est en général une caractéristique des rassemblements de gauche confus. Il faut au contraire parler un langage fort et clair. Les travailleurs n'attendent que cela.
Jan Dumolyn