200 bureaux de poste fermés d'ici le 1er mai!
NON A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC!
Le 1er mai, 200 bureaux de poste vont fermer leurs portes: 110 en Flandre (21 en Brabant flamand, 50 dans les deux Flandres, 39 dans le Limbourg et la province d'Anvers) et 90 en Wallonie (62 à Charleroi et 28 à Liège). Et cett e liste n'est que provisoire! Des centaines d'autres bureaux sont sur la liste noire.
Ce ne sont pas seulement de petits bureaux qui disparaissent, mais aussi des bureaux considérés comme non rentables. Les responsables de ces bureaux ont au maximum deux ans pour "faire leurs preuves". S'ils arrivent à démontrer qu'ils disposent d'une clientèle avantageuse, leur bureau pourra même être & eacute;tendu. Sinon, la fermeture est inéluctable.
La nouvelle norme n'est donc plus d'assurer une service universel aux usagers. Tout dépend désormais de la rentabilité. Si vous habitez un quartier isolé ou délaissé et que vous ne disposez pas d'un moyen d e transport, vous n'aurez plus le droit au même service postal que d'autres qui habitent une zone plus profitable à la Poste.
La direction prétend que cela ne provoquera pas de perte d'emplois. Les travailleurs concernés "pourraient" travailler ailleurs. Un responsable syndical CGSP a déjà compté que 460 emplois directs seront perdus. Sans parler du personnel des services techniques et d'entretien, dont le contrat ne sera pas renouvel& eacute;. Selon le même responsable CGSP, l'opération ramènera un demi milliard dans les caisse de La Poste!
Beaucoup de travailleurs de La Poste sont offusqués de la manière dont ils ont appris la nouvelle: par la télévision, la radio et la presse ou par un coup de téléphone de leur délégué s yndical.
Les services assurés par les bureaux fermés devront désormais être prestés par les facteurs pendant leur tournée. Mais les facteurs ne sont pas non plus épargnés par la nouvelle convention coll ective. Les coûts salariaux devant passer de 80% à 70% du budget (donc moins de personnel), le nombre de remplaçants pour les postiers malades et en incapacité de travail diminuera. Par dessus le marché, la direction veut augmenter le volume de production de 10%. Et le rôle social du facteur dans tout cela?
Pour beaucoup de personnes, surtout pour les personnes âgées, le facteur est un ami, quelqu'un dont attend chaque jour le passage.
Ce côté humain de la Poste est en train de disparaître car les facteurs ploient sous la surcharge de travail, le stress et l'impossibilité de prendre leurs congés légaux.
La Poste voudrait que ses employés se muent en "agents commerciaux". Les guichetiers doivent acquérir un "brevet commercial" grâce auquel il devront - en plus de leur travail habituel au guichet - vendre des bons de caisse, des comptes d'épargne pension, des assurances et autres produits bancaires.
La Générale de Banque qui détient, via la Royale Belge, la moitié des actions de la Poste va investir 50 millions dans la formation des employés de poste. Au même moment, 3.500 des 14.000 employés de la Générale de Banque sont menacés de perdre leur emploi. Il est vrai que les salaires sont plus bas à La Poste dans le secteur des banques.
Cette nouvelle mesure d'austérité est une conséquence directe du projet de fusion des grandes banques belges qui se préparent à "l'Europ e unifiée de la libre concurrence".
Pour le personnel et les usagers de la Poste cela devient de plus en plus clair: le statut du personnel est démanteler, les conditions de travail empirent, le service public fout le camp.
Tous les délégués syndicaux doivent exiger de leurs représentants à la direction nationale qu'ils jettent à la poubelle cette convention et engagent la lutte pour un service garanti à toute la popula tion et de meilleures conditions de travail.
La CGSP a enfin pris ses responsabilités et appelle à une grève de 48 heures à partir du jeudi 26 mars: contre la fermeture des 200 bureaux et contre l'application de la nouvelle convention. Où restent les autres syndicats?