Harcèlement policier à Uccle 1
Le cannabis comme alibi
En février dernier, une vague de répression contre la consommation de drogue douce s'est abattue pendant deux semaines sur les élèves de l'athénée royal d'Uccle 1.
Combis de police et de gendarmerie stationnant en permanence devant l'école, gendarmes en civil déambulant parmi les lycéens à la sortie des cours,. Jeunes interpellés, plaqués au mur et fouillés par des policiers en civil. Gendarmes fouillant de fond en comble l'habitacle d'une voiture! Bref, un gigantesque show fait par des policiers qui doivent sans doute regarder trop de feuilletons américains à la télé.
Une atmosphère de tension et de harcèlement a hanté les alentours de l'athénée pendant ces semaines. Les dénonciations d'une taupe au sein de l'école auraient déclenché cette vague d'in timidation policière. Mais Uccle - qui est plutôt situé dans les "beaux" quartiers - n'est pas un cas isolé. Dans d'autres communes plus pauvres, la police effectue des descentes avec des chiens.
Pourtant, la prohibition du cannabis ne diminue en rien sa consommation. Elle suscite un trafic qui hausse artificiellement les prix et pousse certains jeunes à la délinquance. Elle est un prétexte rêvé pour renfor cer le contrôle policier sur les jeunes. A l'inverse, la légalisation du cannabis permettrait de casser le trafic et de réduire les occasions de faire des conneries.
Un lycéen d'Uccle 1