"Nouveaux" partis?

PNP, Parti blanc, Vivant,...

Le père d'An Marchal a décidé de se lancer dans l'arène politique et de créer le Parti pour un nouvelle Politique (PNP). Une décision qui a sème la panique chez tous les politiciens. D'après un sondage du Laatste Nieuws, le Vlaams Blok perdrait 18,2% de ses électeurs et Agalev 16,1%! Le PNP risque de capter les voix furtives que Verhofstadt (VLD), Van Peel (CVP), De Batselier (SP) et Anciaux (Volksunie) essaient de récupérer en tentant "d'élargir" leur parti par un ravalement de façade. Les partis traditionnels perdraient de 5.7% à 8.4% au profit du PNP qui totaliserait ainsi 9.4% des suffrages.

C'est pourquoi les politiciens se sont empressés de mettre en garde Paul Marchal. Van Peel, président du CVP déclare: "Nous sommes confrontés une nouvelle fois avec le énième nouveau mouvement civil. Si on leur demande quel est leur programme ils crient nouveau, nouveau, nouveau; blanc, blanc, blanc. Mais pour le reste, ils ne proposent rien.". Van Peel évite de répondre à la question de savoir pourquoi tant de gens pensent qu'il faut un nouveau parti pour défendre les plus faibles, pour lutter contre la corruption, pour défendre l'enseignement, pour lutter contre le racisme et le nationalisme.

Ce qui est effectivement nouveau, c'est que malgré son programme embryonnaire, Marchal répond à toute une série d'aspirations réelles de larges couches de la population qui étaient dans la rue le jour de la Marche Blanche et qui estiment que le système "est pourri jusqu'à la moelle".

Après plus d'un an de "nouvelle culture politique" rien n'a changé, au contraire! Un patron peut frauder 100 millions par mois alors qu'on ne trouve pas d'argent pour les allocations familiales, les cantines scolaires, le transport des élèves...

Le fait que les partis censés défendre les plus démunis (le PS et le SP) mènent exactement la politique inverse désoriente les travailleurs et freine le processus de mûrissement politique.

Dans les années 70, certains ont d'abord voté pour Agalev. D'autres ont ensuite voté pour des candidats de dérision (Van Rossem). Certains ont même voté Vlaams Blok par "protestation".

Depuis la Marche Blanche, plusieurs initiatives pour un nouveau parti ont vu le jour. Aucune n'a pris un point de vue anticapitaliste. Vivant, le parti du patron Duchâtelet, est même méchamment à droite.

Plusieurs individus douteux font partie de l'équipe de Marchal.

Vanheeswijck, l'ancien directeur du lycée de Genk, entretiendrait depuis des années des liens avec le Vlaams Blok. Dès que le PNP aura une certaine influence politique, il s'y produira des clivages sur la politique à suivre. Si cela tourne en une nouvelle édition du CVP, on peut encore s'estimer heureux. Le PNP provoquera une désillusion chez ses supporters. Mais cette expérience est nécessaire sur le chemin pour comprendre que seul un parti des travailleurs avec un programme anticapitaliste peut répondre aux aspirations. Tout initiative allant dans cette direction pourra compter sur notre soutien.



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