Pollution noire

 

Le Vlaams Blok ment

 

Le Vlaams Blok a diffusé en décembre dernier à Bruxelles une brochure bilingue de 24 pages en quadrichromie à 400.000 exemplaires. Cela vaut la peine de démonter quelques-uns des mensonges de ces fascistes en cravate.

L'ordre et la loi (p.2)

"En premier lieu nous veillerons à ce que les Lois soient appliquées, que l'Ordre et le Droit soient respectés" déclare sans rire Frank Vanhecke, le Führer du Blok. Quelle loi et quel ordre? La loi de la jungle et l'ordre nazi? Comme Jeroen Mol et ses nervis à Bruges qui barbouillaient les façades des progressistes, en répandant la terreur à coups de poing, de pied et de grenade?

Le Blok prétend défendre la police. Mais à Anvers lors d'un récent rassemblement fasciste, un policier dont la tête ne revenait aux gros bras du Blok s'est méchamment fait abîmer le portrait.

Demol était membre d'une association qui n'a jamais été interdite (p.9).

Faux. Le Front de la Jeunesse a été dissout en tant que milice privée en 1985 pour de nombreuses violences (dont un meurtre!) commises à l'époque où Demol fréquentait l'État-major du FJ.

Pour plus de démocratie et une presse véritablement libre (p.17)

Le Vlaams Blok est tellement attaché à une presse libre qu'il a invité à Anvers l'adjoint au maire de la municipalité française de Vitrolles contrôlée par le Front national. Cet adjoint est sans doute venu expliquer aux fascistes anversois comment des quotidiens tels que Libération, Le Monde ou L'Humanité étaient désormais interdits dans les bibliothèques publiques de Vitrolles.

Les chômeurs restent dans le froid (p.18).

Le Blok reproche à l’ORBEM, le service de placement des chômeurs, d'être incapable d'aider ceux-ci à trouver un emploi. L'ORBEM peut orienter les recherches des chômeurs, mais n'est pas en mesure de créer des emplois supplémentaires. Les 32 heures sans perte de salaire et avec embauche compensatoire permettraient de créer des centaines de milliers d'emploi, mais les patrons refusent. Avez-vous déjà entendu le Blok dénoncer la rapacité des patrons ou revendiquer la diminution du temps de travail?

 

100.000 clandestins à Bruxelles (p.20).

A partir de l'affirmation d'une journaliste du Soir qui estime que 100.000 personnes travaillent au noir à Bruxelles (ce qui est encore à vérifier), le Vlaams Blok tente de faire avaler qu'il s'agit là de travailleurs immigrés clandestins. Tout le monde sait pourtant que le travail au noir est largement répandu... y compris chez les travailleurs belges. Nous sommes contre le travail au noir car contrairement aux apparences, les travailleurs au noir s ont surexploités (pas de réglementation du travail, pas de sécurité sociale, pas de couverture en an cas d'accident,...) Mais une fois de plus, il est remarquable que le Blok ne s'en prenne qu'aux travailleurs et ne pipe pas mot à propos des patrons qui emploient de la main-d'oeuvre au noir.

L'ordre moral (p.24).

Le Blok, qui s’émeut tant des atteintes à la vie "privée" de Johan Demol (son passé au Front de la Jeunesse), n’hésite pas à jeter en pâture à l’opinion publique Elio di "Rupette" que le Blok présente comme "un camarade inculpé". Elio di Rupo a été lavé par une commission d'enquête après avoir été victime d'une machination policière. Il n'en va pas de même pour Xavier Buisseret, dirigeant du Blok, non seulement "inculpé" mais condamné pour débauche de mineure.

Avant de se vanter de vouloir faire "le grand nettoyage", le Blok devrait d'abord nettoyer ses propres écuries. Une fois de plus, le Blok a laissé passer une excellente occasion de se taire dans toutes les langues.

Demol rempile pour 4 mois

Alors que sa période de suspension par le ministre de l’Intérieur touchait à sa fin, le commissaire Demol vient d’être suspendu pour quatre mois par Duriau, le bourgmestre de Schaerbeek. On ne peut que s’en réjouir. Mais l’affaire n’est pas terminée. D'autant plus que Demol va maintenant devoir s'expliquer devant la justice pour les pratiques illégales menées par certains de ses services de polices, notamment des écoutes téléphoniques illégales...

Ce qui dérange Duriau, de Donnea et consorts, ce ne sont pas les penchants fascistes invétérés du commissaire de police de Schaerbeek, mais le fait que le Vlaams Blok puisse présenter comme une victoire le maintien de Demol à son poste. Vande Lanotte, pour le moment, se contente d’observer. Il est vrai que cet "antifasciste" de salon ne se présente pas aux élections à Bruxelles.



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