Schaerbeek
En janvier de cette année, le quotidien De Morgen révélait que Johan Demol, le commissaire de police de Schaerbeek, avait été lié au Front de la Jeunesse (FJ), une milice fasciste dissoute dans les années 80. Sommé de s'expliqué, l'intéressé avait farouchement nié.
Mais en juin, l'hebdomadaire Solidaire, a publié plusieurs photocopies de documents intéressants, notamment le bulletin d'adhésion de Johan Demol au FJ! Les documents publiés permettent aussi de recouper que Demol avait des réunions suivies avec des membres de l'état-major du Front de la Jeunesse (Daniel Gilson et Francis Dossogne). A l'époque, deux membres du FJ, Jean-Marie Paul et sa compagne avaient pris la fuite au Paraguay après avoir assassiné à coups de colt 45 un consommateur maghrébin dans un café proche du quartier général du FJ. Les complices de leur fuite n'ont jamais été trouvés. Il faut dire qu'à l'époque, Demol n'était pas encore commissaire de police: il n'était que... gendarme!
Depuis sa nomination au poste de commissaire à Schaerbeek, Demol s'est illustré par ses méthodes brutales: brigade de super flics armés jusqu'aux dents, immigrés violemment maltraités, militantes progressistes qui diffusaient des tracts embarquées au commissariat pour y être déshabillées, etc.
Le scandale provoqué par les révélations de Solidaire ont entraîné la suspension de Demol. Gageons cependant les fichiers et aux dossiers qu'il a accumulés sur un grand nombre de personnalités influentes - quand il était gendarme, activiste du FJ et commissaire de police - lui permettront de s'en tirer à bon compte.
Stef Salien