Depuis la mi-avril, une force militaire multinationale conduite par l'Italie est à pied d'oeuvre en Albanie, un pays qui ravagé par le chaos et la guerre civile. Officiellement, ce détachement poursuit une mission humanitaire: distribution de vivres et de médicaments.
Par Jan Dumolyn
Cette force militaire va également veiller sur l'organisation des élections du 29 juin, bien que l'opposition ait annoncé son intention de boycotter ces élections taillées sur mesure, par nouvelle loi électorale, pour avantager le parti du président Berisha.
En Albanie, en Yougoslavie, au Congo ou en Somalie, les capitalistes n'envoient leur troupes que pour protéger leurs intérêts. Le prétexte "humanitaire" est un bon slogan pour faire avaler à l'opinion publique les expéditions militaires.
Les puissances occidentales, et en premier lieu l'Italie, veulent arrêter le flot de réfugiés. Mais le gouvernement italien a déclaré qu'ils voulait aussi "rétablir les institutions".
En d'autre termes, les puissances occidentales sont sur place pour mettre sur pied un gouvernement plus fidèle que le régime maffieux du président Berisha. La chance peut tourner: les favoris de l'Europe et des Etats-Unis sont depuis quelques temps le Parti socialiste (ex-communiste) du premier ministre Fino.
En fait, la pénurie alimentaire en Albanie n'est pas aussi dramatique que ne nous le présentent les médias. L'alimentation et les médicaments sont en outre détournés par la maffia.
Nous sommes opposés à toute intervention militaire. L'aide alimentaire et médicale doit être acheminée par les organisations du mouvement ouvrier.
En favorisant le retour du marché "libre" en Albanie et en supportant le régime corrompu de Berisha, les pays impérialistes sont les principaux responsables des maux endurés aujourd'hui par le peuple albanais.