Des étudiants et divers cercles étudiants de l'ULB ont décidé d'élaborer une Plateforme contre la répression des conflits sociaux afin d'amener le débat auprès des étudiants pour agir ensemble en conséquence face au danger de répression à l'égard des actuels et futurs mouvements de contestation. Voici le texte de leur premier appel.
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«1995-1996, des milliers d'étudiants et d'enseignants descendaient dans la
rue. Ils luttaient alors contre les plans d'économie touchant
l'enseignement, exigeant que celui-ci soit réellement une priorité et
combattant pour des conditions d'études décentes. Pour ce combat toujours
d'actualité, 8 ex-étudiants et un enseignant ont été traduits en
justice. Le tribunal correctionnel a été amené à porter un jugement sur
des faits qui n'ont pas lieu d'être condamnés ni jugés car ces faits
individuels ne peuvent être isolés de leur contexte, à savoir une
manifestation pacifique et qu'ils représentent en définitive des moyens
d'expression publique.
De plus ce procès répond à un processus d'intimidation et de criminalisation de tout mouvement social qui remettrait en question les choix politiques de ceux qui nous gouvernement. Font partie de ce processus, outre la répression et la surveillance policière directe, l'utilisation de plus en plus répandue du pouvoir judiciaire (procès des étudiants, de ceux de Clabecq, du Collectif sans Ticket, etc.), et la mise en place d'instruments légaux (condamnation des piquets de grève; amalgame, au travers de l'article 342, entre mouvements de contestation et organisations criminelles). A tout cela s'ajoute la connivence des médias qui n'hésitent pas à se faire complices des campagnes de dénigrement et à informer de manière unilatérale en occultant les véritables enjeux des conflits en cause et en sacrifiant ainsi leur objectivité journalistique. Nous considérons que les étudiants et les travailleurs de Clabecq en procès sont victimes d'une logique répressive qui d'une part porte atteinte à des libertés aussi fondamentales que le droit de manifester, le droit de grève et la liberté d'expression et qui d'autre part répond à une volonté de faire taire toute démarche visant à imposer de véritables alternatives face aux logiques économiques antisociales et gestionnaires.» Pour plus d'infos, n'hésitez pas à nous contacter. Sandra: 0479/495.593 (e-mail: [email protected]) Alain: 0496/786.551 (e-mail: [email protected]) |