Stop aux privatisations!

Du 9 au 13 novembre se tiendra le sommet de l’OMC (Organisation mondiale du Commerce) au Qatar afin de discuter de la libéralisation du commerce mondial. En 1999 on a essayé de privatiser les services au niveau mondial dans le cadre de l’Accord général sur le Commerce et les Services (AGCS). 30.000 militants (jeunes et travailleurs) à Seattle ont empêché par une action non violente que les grands dirigeants politiques mettent les services publics à la disposition des investisseurs privés.

En Argentine, l’Etat est pieds et poings liés face au FMI (Fonds monétaire international) et à la Banque mondiale. Le FMI y impose l’assainissement de tout le secteur public. Par exemple, la pen-sion des travailleurs des services publics est réduite de 12%, dans l’enseignement il y a des économies à tous les niveaux. La population proteste massivement avec des grèves générales et des bloc-cages de route.

En Europe occidentale également, des secteurs publics entiers sont sacrifiés aux intérêts du capital. Les compagnies nationales de téléphone, qui ont été mises sur pied avec des fonds publics, ont été les premières à être privatisées. Dans plusieurs pays, cela a provoqué des dizaines de milliers de licenciements.

Dans les transports en commun les parties rentables ont été séparées du reste de l’entreprise et ont été bradées pour une bouchée de pain aux investis-seurs privés. En Grande-Bretagne, la chasse aux profits a confié l’exploitation des chemins de fer nationaux à Railtrack, une entreprise privée. 21% du personnel d’entretien a été licencié. La sécurité, les conditions de travail du personnel et les services aux usagers sont passés au se-cond rang. Depuis les accidents de train de Paddington (31 morts) et de Hatfield, 76% des Britanniques veulent la renatio-nalisation des chemins de fer.

Aucun secteur public n’est épargné par l’application de la logique du profit maximum. En Italie, la privatisation des mu-sées d’Etat est envisagée par le gouvernement Berlusconi! En Belgique, le Bel-gian Post Group lance le système "early post". En payant quelques milliers de francs par mois, l’usager privilégié est assuré d’être servi avant les usagers "normaux".

Depuis la signature de la déclaration de Bologne, le rythme de la privatisation de l’enseignement supérieur est passé à la vitesse supérieure. L’enseignement universitaire est sommé de se préparer, sans qu’on se soucie de l’avis des étudiants et du personnel, à affronter la concurrence des universités élitistes américaines.

On nous prépare un enseignement supérieur dualisé, à savoir un enseignement diversifié et de qualité pour l’élite et un enseignement de seconde catégorie pour la masse des jeunes qui devront êtres prêts pour le marché du travail en 3 ans. La formation continue du travailleur hautement qualifié sera assurée par le système de "Long Life Learning": ce sont des firmes privées qui développent des logiciels "éducatifs" adaptés aux besoin immédiats des grandes entreprises.

Les élèves, les étudiants et les travail-leurs ont le même intérêt: la défense des services publics contre le bradage orga-nisé par le gouvernement! Résistance internationale veut mobiliser les travail-leurs et les jeunes dans une lutte commune pour la défense des emplois et des conditions de travail de tous les travailleurs.

Stef Salien

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