Non à la guerre

La ville de Mazar-e-Sharif est tombée aux mains de l’Alliance du Nord avec l’aide des bombardements américains et l’encadrement de troupes d’élite US. Pendant des semaines les bombardiers US avaient raté leurs cibles. L’Alliance du Nord a maintenant un motif de pavoiser et se déclare «prête» à prendre Kaboul. Les États-Unis veulent cependant que l’Alliance patiente, le temps de mettre sur pied un régime de transition. L’impérialisme continue donc ses sinistre manoeuvres qui mettent en jeu la vie de populations.

par Nikei De Poorter

La presse relate la «joie» de la population de Mazar-e-Shariff et des femmes qui se débarrassent de leur burqa (la pièce de tissu sous laquelle elles étaient obligées de se cacher). La joie risque cependant d’être de courte durée car rien n’est réglé.

L’absence de régime transitoire rejette en effet au loin tout projet démocratique. La proposition qui se dessine est celle d’un conseil des anciens dont la composition serait exclusivement masculine et âgée. Pas un mot sur des élections, sur la liberté d’expression et sur la liberté d’association.

Dans le meilleur des cas ce sera un scénario à la bosniaque: des politiciens réactionnaires et véreux qui contrôlent étroitement, sous l’oeil bienveillant de la curatelle impérialiste, une population dans la misère et dont les minorités ne disposent d’aucun droit.

Les bévues et les erreurs s’accumulent chaque jour dans cette guerre. On dénombre en ce moment un millier de victimes civiles. Un dépôt de la Croix-Rouge a été bombardé à deux reprises. La manière dont les garde-frontières pakistanais tentent de refouler les réfugiés. La famine est imminente. On se demande d’ailleurs quel est la véritable cible des bombardements américains. Chaque bombe qui rate sa cible, chaque enfant tué ou mutilé, chaque réfugié qui tombe d’inanition montre l’hypocrisie de cette guerre.

En même temps, la guerre contre le terrorisme est le prétexte pour faire retomber sur les travailleurs le poids de la crise économique. De nouvelles mesures néolibérales rabotent encore plus notre pouvoir d’achat. Quiconque résiste est suspecté d’être un criminel potentiel.

Les principales victimes de la guerre seront les ouvriers et les paysans d’Afghanistan, ainsi que les travailleurs et les jeunes de par le monde qui seront frappés par l’offensive de la bourgeoisie. Le mouvement contre la mondialisation et celui contre la guerre ont donc intérêt à unir leurs efforts.

Qui mettra fin à la guerre? Quelle alter-native existe-t-il? Dans la cadre du capi-talisme, tout gouvernement mis sur pied en Afghanistan sera un emplâtre sur une jambe de bois car il ne sera pas en mesure de répondre aux aspirations de la population.

L’unique garantie de pouvoir assurer l’avenir est de lutter ensemble contre le système qui produit la misère, les guerres, les attentats terroristes, les crises économiques périodiques. La seule alternative est de lutter pour le socialisme!

Manifestez avec nous le 14 décembre, contre la guerre et contre le capitalisme qui génère la misère et provoque les guerres. Participez à la conférence mise sur pied à l’échelle internationale par Résistance internationale! Rejoignez les rangs de Résistance internationale et du Mouvement pour une Alternative socialiste!

Hosted by www.Geocities.ws

1