Procès des 13 de Clabecq:

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Tous au Palais de Justice de Bruxelles le 17 décembre!

C’est finalement le lundi 17 décembre à 9 heures que reprendra le procès des ouvriers des Forges de Clabecq. Pour la troisième fois! Les tribunaux précédents ayant été soit révoqué ou soit s’étant déclaré incompétent, le procès reprend depuis le début devant la cour d’appel de Bruxelles.

par Guy Van Sinoy

Dans ce procès, la gendarmerie est à la fois juge et partie puisque d’une part elle s’est constituée partie civile et d’autre part elle a fabriqué - en l’absence de désignation d’un juge d’instruction - un dossier truffé de faux et qui se base sur une loi antigrève votée à la fin du 19e siècle, quand les ouvriers n’avaient pas le droit de vote!

Ce procès criminalise la lutte magnifi-que menée par les travailleurs de Clabecq pour le maintien de leur usine. C’est un procès politique. Il a commencé il y a trois ans: le 28 novembre 1998! A chaque événement politique important qui permettait d’élargir la solidarité avec les travailleurs traînés en justice (cam-pagne pour les élections européennes, mobilisation contre le sommet de Laeken) le procès a été ajourné par les ju-ges. Est-ce le fait du hasard si le procès reprend le lendemain du sommet de Laeken?

Au delà de ce procès truqué, un autre problème se pose: les juges ont-ils le droit de traîner en longueur pendant des années un procès avec tout ce que cela implique pour les accusés? (difficulté extrême de retrouver un emploi dans ces conditions, frais de justice exorbitants).

Tout ce qui figure dans ce dossier tru-qué concerne des faits relatifs à un conflit social de grande envergure où Roberto D’Orazio et Silvio Marra, les principaux accusés, ont agi en tant que délégués FGTB. Aujourd’hui la FGTB ne peut déserter le terrain en refusant de les défendre.

Elle doit prendre en charge les frais de procès et mobiliser contre le procès. Elle ne peut se défiler en prétextant qu’ils ont été exclus du syndicat: ils ont appris leur exclusion par courrier et par la presse, et n’ont jamais eu la moindre occasion de se défendre devant les instances syndicales. Autrement dit: ils ont eu moins le droit à la défense au sein de leur propre syndicat que devant un tribunal bourgeois!

Les frais de procès sont énormes. Versez un soutien financier au compte n°370-1053288-52 de l’asbl Défense des Travailleurs.

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