MAS/LSP à l’offensive!

Construisons ensemble le Mouvement pour une Alternative Socialiste

Jonas, 18 ans, étudiant en première année à l’École sociale supérieure à Gand:
“J’ai rencontré Résistance Internationale lors d’une diffusion de tract à notre école. Il y avait un appel pour une première réunion à Eeklo. J’ai toujours été contre le capitalisme. Ce qu’ils veulent faire dans l’enseignement avec la déclaration de Bologne - une privatisation de l’enseignement - suffit pour moi. Une semaine avant de rencontrer Résistance Internationale j’avais rejoins officiellement Agalev, mais je voulais faire marche arrière. Agalev prétend s’occuper beaucoup du social, mais dans la pratique on ne voit rien du tout. Leur programme n’est pas assez social. Ils pensent qu’ils peuvent changer le système de l’intérieur, mais je n’y crois plus."

Comme Jonas, des dizaines de jeunes ont rejoint Résistance Internationale ou le MAS-LSP au cours des dernières semaines. La raison principale est qu’ils sont de plus en plus critiques sur le capitalisme. Cela n’a rien d’étonnant: le système est en crise et ne peut plus garantir la prospérité à une partie importante de la population. Surtout chez les jeunes, on ressent cela de façon aiguë. Voici quelques réactions de nouveaux membres qui expliquent pourquoi ils nous ont rejoint.


Sven, étudiant de première année en psychologie à la KUL (Louvain):
“ Avant que je rejoigne Militant, j’étais actif à Blokbuster à Aartselaar. Je dis-cutais beaucoup sur les raisons du suc-cès électoral du Vlaams Blok. Cela m’a pris du temps avant d’être d’accord avec les idées de Militant. J’avais vrai-ment peur d’un parti classiquement marxiste, tel que je me l’imaginais. Après l’expérience avec le stalinisme, j’étais très méfiant vis-à-vis de tout cela. Mais de plus en plus j’ai le sentiment d’avoir trouvé un parti dans lequel je peux m’engager. Surtout les idées du socialisme que je trouve très fortes. Qui ne veut pas une société dans laquelle tout le monde a les mêmes chances et les mêmes droits et dans laquelle ce ne sont pas ceux qui ont beaucoup d’argent qui ont tous les droits? “

Nathalie, lycéenne à Malines:
“A la manifestation du Premier Mai à Malines j’ai rencontré Blokbuster et je leur ai donné mes coordonnées. C’est à travers Blokbuster que j’ai rencontré Militant. Immédiatement je trouvais cette organisation très intéressante car elle me permettait de comprendre comment des idées racistes croissent dans la so-ciété. A Malines il y a vraiment un mur entre les Immigrés et les Belges. Ils ne se parlent pas entre eux. Je ne peux vraiment pas accepter cela. Militant m’a fait comprendre que le racisme est un des conséquences du capitalisme. Le capitalisme, ses multinationales et ses banques déterminent trop la vie des gens.”

Filip, 16 ans, lycéen dans l’enseignement artistique à Anvers:
“Contrairement à d’autres organisa-tions, Militant consacre beaucoup d’at-tention à la formation. Chaque semaine nous discutons un thème actuel et nous arrivons à une analyse alternative sur des événements. Tout le monde peut participer à ces discussions, car le but est de se former. Nous entrons en discussion avec les gens dans la rue et de cette manière nous testons nos idées dans la pratique. Avant que je ne devienne membre j’avais déjà une analyse identique des causes du fossé entre riches et pauvres, mais je n’étais pas organisé. Il est impossible de changer la société si on n’est pas organisé.”


Nouveau nom, nouveau secrétariat, nouveaux membres. Une opération de renouvellement? Non, seulement une adaptation à la situation politique mondiale qui a changé.

Pendant des années les marxistes étaient les seuls à faire la critique du système capitaliste. "Plan de carrière", "initiative privée", "jouer en bourse",... étaient des concepts à la mode. Ceux qui ne participaient pas à ce jeu, étaient regardé d’un oeil compatissant. Les pauvres étaient considérés comme responsables de leur pauvreté.

Pendant ces années Militant, qui s’appelle depuis peu Mou-vement pour une Alternative Socialiste / Linkse Socialistische Partij (MAS-LSP) s’est construit comme adversaire résolu du racisme et en particulier du Vlaams Blok. Nous avons organisé une Marche des Jeunes contre le Racisme et pour l’Em-ploi, mené des actions contre les mesures d’austérité dans l’enseignement. En Flandre, la presse a beaucoup parlé de no-tre campagne contre la privati-sation du ramassage des déchets ménagers et contre l’obligation pour les habitants d’acheter des sacs poubelles coûteux. En 1999, nous avons fait nos premiers pas sur le terrain électoral.

Entre-temps Militant a été à la base de la construction d’une organisation étudiante de gauche combative - ALS - qui est maintenant une force significative à Gand. ALS a prit à son tour l’initiative de mettre sur pied un syndicat de lycéens à Courtrai et à Alost.

Sur le plan syndical nos mili-tants sont impliqués depuis des années dans un soutien sans faille à la lutte des travailleurs de Clabecq: d’abord contre la fermeture des Forges, ensuite dans la campagne du MRS con-tre le procès.

Bref, à contre-courant, Mili-tant a pu non seulement se maintenir, mais en même temps construire la base d’un petit parti. Ce n’a été possible qu’à partir d’une analyse correcte des perspectives économiques et politiques combinée à une grande souplesse dans notre manière de travailler.

Aujourd’hui la situation ob-jective est en train de tourner rapidement. La domination idéologique de la bourgeoisie est lentement rongée par la méfiance et l’incrédulité. Les dirigeants promettaient que l’Europe apporterait la prospérité. Aujourd’hui il faut déchan-ter: la sécurité sociale est mise à sac, l’enseignement est sou-mis aux critères de rentabilité, les entreprises publiques sont bradées au privé, l’extension de la flexibilité au travail a pour conséquences que la Belgique est devenue le premier pays où les gens au travail prennent des médica-ments. Et tout cela alors que l’économie mon-diale était en croissance. Il est clair pour de plus en plus de gens que les bénéfices ont été faits au détriment de la santé de millions de travailleurs.

Les manifestations lors du sommet de Seattle en 1999 ont montré un tournant important dans la radicalisation des jeu-nes et des travailleurs. A Gênes on est allé un pas plus loin. La lutte contre l’exploitation des pays néocoloniaux par les multi-nationales s’est combiné avec le début d’une lutte contre la po-litique néolibérale des gouver-nements européens.

Les réactions contre la guer-re et contre les conflits militai-res montrent le début d’un nouveau mouvement pour la paix sur le plan international. En octobre il y aura des mani-festations contre les repré-sailles militaires des Etats-Unis. Des milliers, voire des millions de personnes prendront part aux protestations.

Faire le lien entre la lutte con-tre l’exploitation du tiers-monde, la politique néolibérale dans les pays capitalistes avancés et la guerre en général n’est qu’une des nombreuses tâches des marxistes aujourd’hui. Une autre tâche sera la construction d’une instrument politique per-mettant la construction d’un contre-pouvoir à l’échelle mon-diale.

C’est la tâche que le MAS/LSP se fixe, avec la campagne Résistance Internationale, d’être présent de façon pointue dans les diverses actions de protestation contre les États-Unis.

Au cours de ces différentes activités, nous sommes entrés en contact avec des centaines de jeunes et de travailleurs. Le MAS-LSP n’est pas encore une organisation de masse. Ce que nous faisons, pourrait être organisé avec mille fois plus de poids par des organisations ouvrières de masse. Elles ne le feront toutefois pas car elles n’ont pas de programme de lutte pour rassembler les travailleurs et la jeunesse.

Nous appelons tous ceux qui veulent changer le monde à nous rejoindre pour lutter ensemble contre l’exploitation et la guerre, sur le plan programmatique et dans l’action. C’est un parti de lutte pour le socialisme, antistalinien, qui veut tirer les leçons du passé pour rendre la lutte d’aujourd’hui plus efficace. De nouvelles sections locales viennent d’être créées à Malines, à Turnhout et bientôt peut-être à Geel. Pour nous contacter, voir nos coor–données en page 12.

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