Bruges 6 septembre
Oui à l'unité. Mais avec qui?

Un sommet sur le commerce extérieur se tient à Bruges le 6 septembre. La coordination locale S06, dont font notamment partie le BJTR, Agalev, le SP et la FGTB de Flandre occidentale ne voit aucun rapport entre la politique extérieure de l’Union européenne et la politique du gouvernement. La plate-forme est radicale envers les multinationales et les spéculateurs. Elle se prononce contre les privatisations forcées et met en avant des alternatives comme les subsides au développement durable, à petite échelle et biologique.

Les partis gouvernementaux comme Agalev, le SP et même le PRL de Louis Michel sont les champions de la combativité tant qu’il ne s’agit pas de la Belgique. Eddy Boutmans avait de grands projets comme secrétaire d’Etat à la coopération au développement. Malheureusement la pratique dément totalement ses bonnes dispositions. L’aide au développement est redevenue une aide conditionnelle. Verhofstadt et Michel ont démontré que leurs démarches envers le FPÖ en Autriche, leurs excuses publiques au Rwanda et leur initiative de paix au Congo n’étaient que des manoeuvres pour défendre les intérêts des entreprises belges. "Faites ce que je dis, ne dites pas ce que je fais" est leur leitmotiv.

La plate-forme S06 a cédé à la pression des partis gouvernementaux. Ces partis veulent canaliser le mouvement. Résistance internationale participe à la manifestation mais refuse donc de signer la plate-forme. Il est évident que nous adoptons une attitude plus sévère envers les partis gouvernementaux qui portent la responsabilité de la politique menée qu’envers les ONG, les groupes de jeunes et les défenseurs de l’environnement avec lesquels nous voulons entamer un débat. Nous ne sommes pas par principe contre la participation de sections du SP ou d’Agalev aux manifestations. Mais on est en droit d’exiger de ces sections qu’elles répondent à la question de savoir si elles sont d’accord avec la participation gouvernementale et avec la politique de leur parti. Il faut mener campagne contre l’hypocrisie des responsables politiques. Le prétendu fossé entre le citoyen et la politique n’est pas moins profond que la contradiction entre les pratiques politiques et les intérêts de la grande majorité de la population. Le mouvement contre la mondialisation pourrait en devenir l’expression politique. Nous devons construire l’unité avec les chômeurs, les pensionnés, les agents des services publics et les travailleurs du privé. Nous voulons l’unité avec les victimes de la mondialisation, pas avec ceux qui en sont les auteurs.

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