Droits des femmes
Le sexisme: un des fondements du capitalisme

Avec les diff�rentes lois sur les droits des femmes (IVG, contraception, parit�, �galit� au travail, reconnaissance du viol et du harc�lement sexuel�.) on pourrait penser que la lutte pour les droits des femmes n'est plus � l'ordre du jour.

Cependant, malgr� des avanc�es non n�gligeables la plupart des mesures prises et sont encore insuffisantes pour permettre une r�elle �galit� entre les hommes et les femmes. Aujourd'hui pour le m�me emploi, une femme est pay�e 30 � 40% de moins qu'un homme. Les femmes repr�sentent 70% des pauvres du monde et 60% des illettr�s. Elles produisent 2/3 des richesses et ne re�oivent en contre partie que 1/10�me du revenu mondial. Dans les pays en voie de d�veloppement la situation est bien pire: excision dans certains pays, pas d'acc�s � la contraception, violences, guerres, illettrisme�Alors que les politiques �conomiques et sociales des gouvernements lib�raux et sociaux d�mocrates se valent ; les droits d�mocratiques constituent l'�l�ment utilis� par les partis soit disant de gauche pour avoir l'air progressiste et faire passer des lois anti-sociales (attaques sur les services publics, flexibilit�, licenciements). Parfois ils reprennent m�me des revendications du mouvement f�ministe et ouvrier pour les retourner contre les travailleurs et travailleuses. En Belgique, le patronat recommande l'installation de cr�ches dans les entreprises pour mieux exploiter les femmes, et non pour leur faciliter la vie. En France, sous pr�texte d'�galit� au travail, le travail de nuit pour les femmes est � nouveau autoris�.

Dans la soci�t� capitaliste les femmes sont victimes d'un oppression sp�cifique. A son origine la division de la soci�t� en classes, que renforce le capitalisme, dont la base est la cellule familiale. Le r�le de la femme a �t� limit� � la sph�re familiale (reproduction,�ducation des enfants, travaux m�nagers�) et l'on justifie les bas salaires des femmes par le fait que leur travail � l'ext�rieur du foyer est secondaire. C'est ainsi que la majorit� des femmes sont confront�es � une double journ�e de travail. Tant que la soci�t� sera divis�e en classes, les relations humaines ne seront bas�es que sur l'exploitation et la domination (des travailleurs par les patrons, des pauvres par les riches, des femmes par les hommes...). Comme cette division de la soci�t� est inh�rente au capitalisme les femmes doivent se battre comme travailleuses contre l'exploitation capitaliste et aussi d�fendre leurs droits en tant que femmes contre la domination masculine institu�e par le capitalisme. Ainsi, on assiste � une f�minisation de la pauvret� dans le monde entier. Ce sont aussi les travailleuses qui sont les premi�res victimes des fameux plans de restructuration. Enfin, elles sont aussi les plus nombreuses � subir la pr�carisation des conditions de travail (temps partiel impos�, flexibilit�...). Si les femmes sont les premi�res victimes de l'exploitation capitaliste de la soci�t�, c'est que la soci�t� capitaliste ne leur reconna�t pas un statut �gal � celui des hommes dans la mesure o� leur " utilit� " premi�re est de reproduire la force de travail.

La domination masculine de la soci�t� est aussi une explication du nombre de viols et de violences perp�tr�es � l'encontre des femmes (50.000 viols par an en France) le plus souvent par leur conjoint ou par un sup�rieur hi�rarchique. Si l'on constate une multiplication des plaintes pour viol, il semble toujours aussi difficile de les faire aboutir. Combien de femmes victimes de viol se sont vue r�torquer au commissariat de police, qu'elles n'avaient qu'� s'habiller autrement et qu'elles l'avaient bien cherch� (alors que des recherches ont prouv� que le viol �tait une question de volont� de domination). Cela n'est pas seulement du � un manque de formation des policiers , mais est en lien direct avec le r�le des femmes dans la soci�t� capitaliste, et les rapports humains engendr�s par la division en classes de la soci�t�.

On retrouve ce r�le de soumission aux d�sirs masculins dans les publicit�s mais aussi dans une certaine forme de pornographie, ce qui a de graves cons�quences sur la construction de la sexualit� particuli�rement chez les jeunes et qui serait � l'origine de certains viols collectifs dans les cit�s. Les multinationales cosm�tiques et l'industrie du sexe (films, sites Internet�.) sont des march�s en pleine expansion qui v�hiculent une id�ologie fond�e sur la supr�matie masculine. Si la classe dominante v�hicule une certaine morale de par ses institutions, elle ne se prive pas d'exploiter les femmes dans le monde entier, d'attaquer leurs acquis et de faire d'�normes profits sur leur dos, sans s'encombrer d'aucune morale.

Les avanc�es conquises par les femmes (principalement dans les pays dits d�velopp�s) ne l'ont �t� que de longues luttes. Ce sont des femmes qui ont lanc� le coup d'envoi de la r�volution Russe de 1917 en manifestant pour demander du pain. Lors de la commune de Paris, la barricade de Pigalle tenue par des femmes a �t� l'une de celle qui a dur� le plus longtemps. Ce n'est qu'en combattant le capitalisme que les femmes pourront se lib�rer de la double oppression qu'elles subissent dans la soci�t� capitaliste : celui engendr� par le mod�le bourgeois de la famille comme institution sociale, et celui de travailleur exploit�.

Dans une soci�t� socialiste, les ressources de la soci�t� seraient rassembl�es dans une �conomie planifi�e, ce qui permettrait de d�gager des ressources pour la prise en charge collective des t�ches m�nag�res et de l'�ducation des enfants (qui ne reposerait plus sur les seules femmes). Une telle organisation de la soci�t� favoriserait les services utiles � tous comme la sant� et faciliterait l'acc�s � des soins de qualit� et peu co�teux (contraception, IVG, maternit�.). L'�tablissement d'un revenu d�cent pour tous �viterait � de nombreuses femmes d'�tre d�pendantes d'un homme et permettrait d'�tablir des relations plus �galitaires qui ne seraient plus fond�es sur des consid�rations �conomiques ou de pouvoir. Enfin, le socialisme ce n'est pas seulement un syst�me �conomique plus juste, c'est aussi l'abolition des privil�ges, qui entra�ne d'autres relations humaines bas�es sur un engagement mutuel libre, loin des hi�rarchies et des relations d'oppression et de pouvoir. Le travail ne sera pas r�mun�r� en fonction de consid�rations marchandes ou hi�rarchique. Hommes et femmes pourront s'accomplir dans des r�les positifs en lien avec la soci�t� toute enti�re, laissant ainsi la possibilit� � chacun de s'�panouir dans les relations qu'il aura choisi, sans pression ext�rieure.

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