Budget: Verhofstadt nous propose des cacahuètes

Ceux des TEC ont montré la voie:

LUTTER!


Verhofstadt a attendu que les élections communales soient passées pour faire sa communication sur le budget, et les médias présentent celui-ci comme quelque chose d’assez équilibré. Un peu comme si chacun allait pouvoir en profiter.

Chacun? Celui dont le revenu annuel dé–passe 2.000.000F empochera une baisse d’impôts de 100.000F par an. Celui qui vit du minimex devra se contenter de 500F en plus par mois: ce qui portera le minimum vital à 22.500F par mois. Essayez un peu de vous débrouiller avec cela! Il paraît que ce gouvernement est un arc-en-ciel, mais on dirait qu’il y a beaucoup de bleu dans cet arc-en-ciel là. De plus en plus de gens vont commencer à compren–dre que les verts et le PS sont au gouver–nement pour faire passer des mesures impopulaires.

Beaucoup de travailleurs et d’alloca–taires sociaux se sentent floués car ils espéraient recueillir quelque peu les fruits de la croissance. La concentra–tion syndicale du 3 octobre l’a montré: les directions interprofessionnelles nationales FGTB et CSC espéraient rassembler 10.000 militants. Il y en au eu 30.000, avec un fort contingent venu de Wallonie.

«Merci d’être venus!» ont pratiquement dé–claré les bonzes syndicaux, sans fixer de calendrier de mobilisation. Ils doivent sans doute se rappeler que la grève générale contre le Plan global a commencé par un rassemblement national de la FGTB où l'on prévoyait 25.000 travailleurs et où il en est venu le triple. Après avoir remercié leurs «troupes» (sic), Michel Nollet (FGTB) et Luc Cortebeeck (CSC) sont allés s’asseoir à la table de concertation de Verhofstadt. Mais attention! Pas question de remettre en cause la norme salariale, ni d’exiger le rétablissement de l’index. Ils acceptent de discuter de la hausse du pouvoir d’achat sans augmentation de salaire réel.

Quel contraste avec la manière de négocier de l’UPTR, ce syndicat de petits patrons routiers! Pour eux, ils n’était pas question d’évacuer les carrefours bloqués avant la fin de la négociation.

Nollet et Cortebeeck préfèrent renvoyer leurs militants au boulot avant d’aller prendre le café chez Verhofstadt! Heureusement, tous les travailleurs ne l’entendent pas de cette oreille. Les conducteurs des TEC ont montré la voie en partant en grève spontanée pour une augmentation de 10.000F par mois. Un moment débordés, leurs res–ponsables syndicaux ont couru derriè–re le mouvement pour le rattraper.

10.000F par mois, cela permettrait de rattraper tout ce qu’on nous a volé depuis 10 ans, et ce serait justifié pour tous les travailleurs et allocataires sociaux.

La seule façon d’arracher quelque chose, c’est de passer à l’action. Ne nous laissons pas endormir par les belles paroles du gouvernement arc-en-ciel.

Ils font des promesses pour 2004, mais d’ici là rien ne dit que ce gouvernement sera encore debout et surtout rien ne garantit que la conjoncture économique n'aura pas empiré. Autrement dit: les premiers seront effectivement servis. Pour les autres, il faudra attendre.

A bon entendeur, salut! 1

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