Vlaams Blok - FPÖ :


Kif kif bourricot!


Récemment, Jörg Haider, dirigeant du parti fasciste autrichien FPÖ, déclarait publiquement qu’il n’exis–tait pas de contacts entre son parti et le Vlaams Blok. Nous avons enquêté à ce propos et nous avons mis en lumière ce qui suit.

  • Chaque année, l’organisation "Arbeitsgemeinschaft für Politik" (AFP - Communauté de Travail pour la Politique) organise une pseudo "Académie politique". On trouve parmi les orateurs toute la direction de l’extrême droite autrichienne: des dirigeants du FPÖ et des éléments "plus radicaux". En 1988, un des orateurs était Robert Verbelen, ancien responsable de la SS-Flandre et condamné à mort en Belgique pour ses activités pendant la Deuxième Guerre mondiale. Verbelen a fui vers l’Autriche en 1945. Il n’était pas le seul orateur belge à cette réunion de 1988: le parlementaire du Vlaams Blok Francis Van Den Eynde a pris la parole sur le thème de la "Pensée européenne et le Mouvement flamand". Quelques années plus tard, on a trouvé des armes au secrétariat de l’AFP... mais cela n’a pas pour autant mis fin aux contacts entre le Vlaams Blok et l’AFP. En 1996, Doorzicht (une publication mensuelle de Kosmos, le centre de "documentation" du Vlaams Blok spécialisé dans l’investigation sur les mieux progressistes), a reproduit un article d’une brochure de l’AFP: un article consacré au Camp international d’été de 1994 de Jeunes Contre le Racisme en Europe (JRE). L’article affirmait que notre camp était un camp para–militaire où l’on apprenait des techniques de combat!

  • En 1985 et en 1990, Jörg Haider a pris la parole lors de réunions de l’Ulrichsgemeinschaft, une organisation d’anciens collaborateurs qui organise chaque année un "discours de fête" pour les criminels nazis. Haider y a loué "le sacrifice des soldats allemands qui ont apporté la liberté à l’Europe de Ouest". Le contact belge de l’organisation "Ulrichtsgemeinschaft" est l’organisation St-Maartensfonds, un groupe d’anciens combattants du Front de l’Est. En 1978, on trouvait d’ailleurs des membres du St-Maartensfonds parmi les fondateurs du Vlaams Blok.

  • Et pour ceux qui douteraient encore des accointances entre Vlaams Blok et FPÖ voici encore un exemple. Bert Erikkson et la famille Spinnewijn figurent parmi la vieille garde du Vlaams Blok. Ils ont d’ailleurs été condamnés en tant que responsable de la milice aujourd’hui dissoute VMO (Vlaams Militanten Orde). Un de leurs amis autrichien, Gotfried Küssel a été condamné il y a quelques années pour ses activités nazies. En 1993, Küssel était encore candidat sur les listes du FPÖ à Payerbach, un petit village autrichien.

    Haider peut prétendre ne pas avoir de contacts avec le Vlaams Blok. Son passé personnel et celui de beaucoup d’autres dirigeants du FPÖ montrent que la direction de ce parti a une tradition fasciste, tradition qu’il faut bien sûr adapter aux conditions actuelles afin de se donner un visage respectable "anti establishment" et continuer à croître sur le plan électoral. Pour l’instant, ni le Blok ni le FPÖ ne peuvent d’ailleurs aller plus loin.

    Ces traits communs entre Vlaams Blok et FPÖ ne sont pas le fruit du hasard: c’est une stratégie consciente sur laquelle les deux partis sont d’accord.

    Geert Cool

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