Travailler ou dormir? Selon Écolo, il faut choisir!

Afin de pouvoir mieux mettre en valeur Ecolo et Agalev, Isa-belle Durant a proposé d'interdire les vols de nuit entre une et cinq heures du matin. Elle est ainsi allée à la ren-contre des revendications des riverains des aéro-ports excédés par le vacarme des vols de nuit. La réaction ne s'est pas faite attendre. La société de courrier ex-press DHL et l'exploitant de l'aéroport BIAC ont vivement protesté. Si Durant ne faisait pas marche arrière, ils ont me-nacé purement et simplement de délocaliser. Les travailleurs, par crainte de perdre leur em-ploi, ont massivement manifes-té contre la mesure projetée par Isabelle Durant. Au bout du compte, Durant a dû battre en retraite et Verhof-stadt a repris la situation en mains en mettant sur pied un groupe de travail. Les divers en-jeux seront réexaminés lors-que ce groupe de travail remet-tra ses conclusions. Gageons qu'il n'y aura pas un seul mot sur les lois du marché afin d'é-viter de mettre en danger les positions concurrentiel-les des multinationales installées en Flandre. Que faut-il attendre d'autre? Peut-on concilier l'environne-ment et l'emploi? Dans le ca-dre de l'économie de marché, il est logique que DHL se dé-fende bec et ongles et parte en guerre contre l'interdiction des vols de nuit. DHL n'a rien à faire des normes de bruit ni des con-ditions de travail. Dans la so-ciété capitaliste on ne peut conci-lier capital et travail, ni capital et environnement. Cela veut-il dire qu'il faille se mettre à genoux et accepter n'importe quoi? Pas du tout. Un choix politique écologique et social serait de dire à DHL: "Si vous partez,... vous n'em-porterez rien. Pendant des an-nées, vous accumulé les pro-fits, au détriment des tra-vail-leurs, de l'environnement et des riverains. C'est assez. Nous allons procéder à la na-tionalisation et gérer le tout en tenant compte des intérêts des êtres humains et de la nature. Nous garantissons à chacun un emploi, nous garantissons aussi un respect strict des nor-mes de bruit ainsi que de l'envi-ronnement. Nous garantissons qu'il n'y aura que des vols de jour, même si cela entraîne mo-mentanément une hausse de coûts car l'emploi et la santé sont pour nous prioritaires." Un tel discours constituerait un précédent et provoquerait un enthousiasme dépassant les frontières de notre petit pays. Nous trouverions sans aucun doute ailleurs en Europe des alliés pour une telle politique. Pensons seulement aux ou-vriers et aux employés con-traints de céder de nombreux acquis face à la logique impla-cable du marché. Avec une telle politique, il serait possible de construire un rapport de forces capables de contrer la politique néolibérale actuel-le. Les intérêts des travailleurs des entreprises concernées et des riverains ne seraient pas placés de façon antagoniste, comme c'est le cas aujourd'hui à la fois avec la straté-gie des verts et des syndi-cats. Au con-traire. Un front commun unirait les intérêts de chacun. Une vé-ritable solution pointerait à l'ho-rizon et les verts devien-draient un pôle d'attraction pour qui-conque s'oppose à la logique du profit. C'est ce que nous pensons que les verts devraient faire. C'est en tous cas ainsi que nous agirions à leur place afin de mener une politique socia-liste et écologiste qui n'est pas si utopique que certains vou-draient nous faire croire.

Hosted by www.Geocities.ws

1