13 de Clabecq
Où en est le procès de Nivelles?
Le procès des travailleurs de Clabecq a commencé le 26 novembre 1998. Pour tous ceux qui ne suivent pas l'affaire de près, il est de rappeler les principaux éléments. D'Orazio et ses camarades sont traînés en justice par l'état fédéral, la Région wallonne et la gendarmerie pour des faits (certains sont imaginaires) liés à la lutte contre la fermeture des Forges de Clabecq. Sur base d'une loi anti-ouvrière de 1886, Robert D'Orazio et Silvio Marra sont accusés de pratiquement toutes les préventions.
Le procès est toujours en cours et aucun jugement n'a été prononcé sur le fond. C'est important à rappeler car beaucoup de gens pensent que les 13 de Clabecq ont déjà été condamnés. S'ils vont aujourd'hui en appel en cours de procès, c'est pour contester la manière partiale dont les juges mènent le procès: aucun juge d'instruction n'a été désigné et la gendarmerie (qui est aussi partie civile) a instruit le dossier; les juges de Nivelles imposent un huis-clos permanent; les témoins appelés par la défense sont enfermés isolément avant de témoigner (de façon à éviter de pouvoir communiquer entre-eux) mais les gendarmes qui témoignent pour la partie civile continuent à aller et venir dans le palais de justice et peuvent communiquer entre eux par walkie-talkie ou GSM; le président du tribunal a menacé de faire arrêter un avocat de la défense en pleine audience! Ce ne sont que quelques exemples. De plus, les prévenus ont découvert il y a peu d'une des juges est l'épouse d'un membre du parquet qui est intervenu dans le dossier (ce qui est tout-à-fait interdit).
Comme le procès n'est pas équitable, 5 prévenus demandent donc que les juges soient remplacés, ce qui aurait pour conséquence de devoir recommencer le procès depuis le début. Normalement, la Cour d'Appel de Bruxelles devait se prononcer dans les 5 jours, mais cela dure depuis novembre. Lundi 13 décembre, la Cour d'Appel a siégé pour la première fois: une centaine de gendarmes avaient été mobilisés pour surveiller la trentaine de camarades venus soutenir D'Orazio et ses camarades. Prochaine séance de la Cour d'Appel de Bruxelles, lundi 3 janvier 2000 à 9h - chambre n
° 4, local A.31 - (on ne peut pas se tromper, la BSR a fléché le parcours dans le Palais de Justice).Correspondant
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Un millier à Nivelles le 25/11
Un millier de manifestants se sont retrouvés devant le palais de justice de Nivelles le jeudi 25 novembre après-midi pour réclamer l'arrêt du procès. En plein milieu de la semaine, sans congés syndicaux, ce n'était pas une petite affaire de réunir tant de monde. Comme l'a souligné au micro André Beauvois, secrétaire général de la CGSP de Liège: "Il faut saluer tous les militants présents malgré les pressions de l'appareil syndical". Parmi la foule, on reconnaissait notamment: Jacques Yerna (ancien secrétaire général de la FGTB Liège), Paul Lootens (Centrale générale FGTB), Jean-Marie Piersotte (CSC Employés), plusieurs secrétaires du SETCa Bruxelles, des délégués de la chimie anversoise, de Cockerill (Liège), de la CGSP-ALR de Bruxelles.
La délégation FGTB de BP-Amoco/Etyl (Feluy) a récolté 146.000F de soutien auprès des travailleurs de l'entreprise afin de couvrir une partie des frais du procès. Victor Martin et Jean Mercie, secrétaires régionaux de la CGSP-Gazelco, ont lancé une pétition exigeant l'arrêt du procès de Nivelles, la suppression de l'article 66 #4 du code pénal et la réintégration des délégués licenciés. Fin novembre, plus de 250 délégués et avaient déjà signé cet appel.
Parmi les organisations politiques présentes, on notait notamment une délégation de nos camarades de l'Alternative socialiste Voran (En Avant), venus d'Aix-la-Chapelle. La presse quotidienne (La Libre Belgique, Le Soir, Le Matin) n'ont pas consacré la moindre ligne à cette manifestation. La presse syndicale non plus d'ailleurs.
Pour soutenir les inculpés:
- Calendrier de soutien avec des photos de la lutte de Clabecq: 250F
- Autocollant "Halte au procès de Clabecq": 50F
- CD de Lorent Wanson: 200F
A commander chez Marie-Jeanne Vanderbecken, 27 rue de Fierlant, 190 Bruxelles, O2/537.46.35