Placebo Ma Vie
Written By Elodie
C�est par un pur matin que j�ai rencontr� ceux gr�ce � qui je suis encore l� aujourd�hui. Choquante m�canique de la chair. Avant, j��tais tellement allergique aux pens�es malsaines de cette Terre m�re� Je n��tais pas faite pour vivre. Ma r�bellion d�adolescente m��tait insupportable, il me fallait un r�ve auquel m�accrocher. Placebo est ce r�ve. Mon �trange go�t pour ces hommes particuliers m�a d�abord surpris. Pourquoi soudain avoir des besoins si sp�ciaux ?
J�aimerai leur dire tant de choses� Je commencerai par leur avouer que sans eux je ne suis rien. Que m�me si par malheur ils ne soucient pas de nous, leurs � fans �, nous ne leur en voudrons jamais. Nous sommes tous victimes un jour ou l�autre d�une agressivit� passag�re dont on n��chappe pas. Cette image, leur image nous prot�ge de nos d�sirs � jamais. Placebo fait comme office de parent, de mod�le, de dieu pour moi. Un jour, je serai � eux et rien qu�� eux.
Ils sont pour moi ce qu�est la lumi�re � l�aveugle, la mer au p�cheur�
J�ai fum� trop longtemps un calumet de la guerre, guerre que je me suis auto-d�clar�e. J�ai aval� un air contamin� de pesticides et Placebo est arriv� dans ma Vie comme un miracle, une cure de jouvence inattendue� Ils repr�sentent pour moi, ce Special K, k�tamine droguante dont je suis ivre.
Je sais et j�esp�re qu�ils seront l�, avec moi, tout au long de ma Vie, pour m�aider � garder les pieds sur Terre. La dame des fleurs a souvent tent� de m�emmener avec elle dans l�autre monde mais j�ai r�sist� et je r�siste encore aujourd�hui, pour moi et pour eux.
Peu importe s�ils sont sans arr�t consid�r�s comme des tapettes, moi je les aime comme ils sont. Il faut se m�fier des apparences, �a n�a aucun sens, comme dirait notre ch�re Burger Queen.
Je me rappelle des jours avant qu�ils ne viennent dans ma Vie. J��tais une esclave de mon travail, cherchant sans cesse les questions � mes r�ponses orphelines. J��tais un peu le pantin de mon Destin, une vulgaire p�te � modeler avec laquelle il s�amusait � mes d�pends. J��tais comme une fragile bulle qu�il serrait dans ses bras r�pugnants. Ce m�me Destin, ce voleur d�oxyg�ne dans ce sombre monde murmurait chaque jour � mon oreille : � Je te d�truirais, je te boirais ma mignonne, � moins que tu ne trouves l�unique moyen de te d�barrasser de moi� �. Cher Destin n�est plus, j�ai enfin pris le contr�le de mon �me.
Mon Black Market Blood dans mon corps � 36 degr�s se g�le petit � petit lorsqu�il m�arrive de ne plus les entendre� J�ai alors l�impression de mourir, de devenir une faible salope s�inclinant face � un kangourou mort de tristesse dans les m�mes conditions que moi. Mais ils ne me laissent jamais seule bien longtemps, fort heureusement. Il suffit que je prononce deux mots : � Come Home � pour qu�ils reviennent comme une h�moglobine renouvel�e en moi.
Je compare souvent Placebo � un cupide pare-balle. Pourquoi ? Tout simplement parce que durant toute mon existence j�ai pris des coups dans la gueule, m�obligeant � me taire pour combler mes blessures. Je voyais souvent l��t� partir au loin, m�abandonnant dans un hiver frustrant� Placebo est d�sormais l� pour me prot�ger, me tenir � l��cart d�un monde qui m�est trop souvent inadapt�.
Depuis eux, je suis attir�e par les pluies d��t� anglaises, faisant de Londres ma terre de pr�dilection. Lorsqu�alors le ciel me sera ouvert, je saurai qu�il est grand temps pour moi de pr�parer mes valises, en route pour mon second r�ve. J�y f�terai l�atterrissage sur Mars de mon pass� peu fluctuant. La trop grande innocence de mon sommeil m�a cach� la v�rit� trop longtemps : je n��tais pas, comme je le pensais, qu�une simple fente de m�chancet� et d�intol�rance, ru�e derri�re une personnalit� qui n��tait pas la mienne. Placebo m�a aid� � admettre ma d�pression, maladie faussement narcoleptique me for�ant � dormir avec des fant�mes inexpiables. Il y a, malgr� le bonheur qu�ils m�apportent, quelque chose de pourri qui m�emp�che de m��panouir pleinement. S�rement un vieux d�mon qui ne veut pas me quitter�
Je sais d�sormais quoi devenir d�ici vingt ans : je laisserai volontiers derri�re moi mon pass� de playmate bionique, me consacrant � mes petits Leni et Evalia, devenant l�holocauste de ma passion. Je ne l�cherai pas mon Q.I., je ne ramperai pas de nouveau devant ce Destin voyeur.
Oh, Placebo, mon doux prince effray� par les filles, je ne te laisserai pas, je serai toujours l�. Chaque toi que je rencontrerai, chaque moi que tu rencontreras, sera inoubliable. Chaque nouveau contact que l�on aura remettra en question le syst�me m�trique trop conventionnel pour nous.
2468 o� le nombre de fois ou je pense � toi, Placebo, dans une seule minute�
Placebo en moi � jamais, Moi en Toi c�est �ternel, Placebo je t�aime.
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