Et ca se voit, ca s�entend aussi. Des groupes, des orchestres, des particuliers dans leur chambres jouent de la musique : du jazz, du rock, de la musique africaine, turque et, bien sur de la techno.
On se croit au Tour de France. La route se ratr�cit, les spectateurs sont plus pr�s, plus pr�sents, plus bruyants, c�est tr�s fort, on est encourag�s comme des champions. Ca donne envie de pleurer parfois et surtout de continuer et d�en refaire un !
J�oublie mes quelques douleurs aux genoux, aux cuisses, j�essaie d�oublier la raclette que mon estomac a du mal � oublier et je continue d�acc�l�rer. Sur le cot� beaucoup de coureurs sont devenus marcheurs. Les ravitaillements sont plus laborieux et lents mais toujours aussi salvateurs.
Chaque borne kilom�trique qui passe est une douleur en moins et un encoragement en plus. Je crois voir le chiffre 38, mais c�est 37 qui apparait. Dur... C�est long, difficile. Le chiffre 40 se fait attendre. Voir les centaines de participants marcher, d�courag�s et trop fatigu�s pour repartir en courant m�encourage encore plus.
13H00 : L�arriv�e se rapproche. Nous sommes dans le Ku�damm (les Champs-Elyss�s de Berlin), belle avenue, d�autant plus belle que se sont les 2 derniers kilom�tres. Je sprinte et d�passe des dizaines de participants et apercois le mot Ziel (Arriv�e). Le public est nombreux meme apr�s 4 heures d�attente. Je franchi la ligne d�arriv�e tr�s content et beaucoup moins fatigu� que mes 3 marathons pr�c�dants ; normal j�ai mis 1 heure de plus.
Dans la foule, les organisateurs ne voient pas que je n�ai pas de dossard et me donne une m�daille. Apr�s tout, ne l�ai je pas m�rit�e aussi ? Quoiqu�il en soit ma satisfaction personnelle est plus importante.
Record du monde pour la japonaise
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