Il n'y avait aucune barri�re et aucun contr�le, donc pas de probl�me. je pouvais ainsi me concentrer tranquillement pour essayer de passer sous la barre des 2 heures, facile...

Avant le d�part, on a eu droit � un petit cours d'a�robic histoire de ne pas se refroidir et de donner quelques coups de pieds et de coudes aux voisins et futurs adversaires.
Quand le d�part est donn� par le valeureux maire de Berlin, qui a ainsi une excuse pour ne pas courir, il faut attendre bien 3 minutes pour commencer � partir.

Les 2 premiers kilom�tres, tu trottines et ensuite il faut acc�l�rer pour d�passer le groupe des personnes dont l'objectif est de finir en moins de 5 heures, de finir dans les temps ou de finir en assez bon �tat (deux morts pendant ce marathon ; remarquez, le premier qui a fait le marathon en ai mort aussi...).

Donc une fois ce groupe d�pass�, tu as d�j� fais 10 km, il faut commencer � trouver son rythme de croisi�re en trouvant un bon groupe.

Puis tout � coup, tout le peloton se dirige du c�t� droit de la piste, tu ne sais pas pourquoi, peut-�tre ont-ils trouv� un raccourci... mais non, ce n'est que le ravitaillement, alors l� c'est la folie : tout le monde se pr�cipite sur les petits gobelets que de toute fa�on tu ne peux pas boire car en courant on bouge (par d�finition) surtout que apr�s avoir r�ussi � choper un gobelet, 8 fois sur 10 tu te fais bousculer et tu perds la moiti� de l'eau.
Tu te dis que de toute fa�on tu n'avais pas tant soif et que si tu bois pas tu vas gagner au moins 10 secondes sur ton concurrent direct.

L� t'en profites pour poser une petite acc�l�ration pour gagner encore 10 secondes et surtout pour faire le malin devant le public impressionnant et impressionn�.

Vient ensuite un deuxi�me ravitaillement, et l� c'est les bananes et les pommes, tu peux pas laisser passer �a. Apr�s tout qu'est ce que c'est 10 secondes sur 2 heures, euh 3 heures pardon; eh oui parce que arriv� vers le 28 km tu r�alises que le premier (Kenyan, par d�finition) est d�j� arriv�.

Eh l� c'est dur. A partir du 30�me kilom�tre, c'est dur, coup de fringale, et tout �a. Tu t'accroches, tu attends avec impatience les prochains ravitaillements de bananes et d'eau. tu commences aussi � avoir l'impression que les panneaux des kilom�tres sont plus espac�s qu'au d�but...

Tu t'accroches, tu t'accroches et le fait de voir tous ces concurrents qui marchent �puis�s sur le bord te motive.

Ensuite au dernier km tu donnes tout, tu acc�l�res, tu doubles pas mal de coureurs, et surtout t'es super content, et tu te dis que finalement le ping-pong et le baby-foot, c'est pas si mal comme sport...
BERLIN MARATHON 2001
Mon premier marathon fut tr�s �prouvant, surtout les 40 derniers kilom�tres...
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