Jean-René DUFORT

En 1987, après des études au Cégep de Saint-Jérôme, Jean-René Dufort s’inscrit à l’Université de Sherbrooke, d’où il sort, trois ans plus tard, avec un baccalauréat en biochimie en main. Il perfectionne ensuite sa formation en décrochant un certificat en chimie analytique et un certificat en pédagogie de l’Université de Montréal.

À sa sortie de l’université, celui qui pensait devenir professeur au cégep devient plutôt chef d’un laboratoire d’analyse environnementale, avant de passer au laboratoire d’une compagnie pharmaceutique.

Désenchanté par la recherche appliquée, il commence peu à peu, dans ses temps libres, à collaborer à l’Agence Science-Presse et aux revues de vulgarisation scientifique Québec Science et Les petits débrouillards. En plus de signer plusieurs articles scientifiques, il publie, chez Les débrouillards, deux mini-romans destinés aux jeunes et intitulés La planète des fous et Le grand Zougalou. Il se fait également connaître à titre de porte-parole de l’Association des sceptiques du Québec.

Jean-René Dufort s’éloigne progressivement du milieu scientifique en collaborant au magazine Protégez-vous, où, après plusieurs articles sur des questions de consommation, il se fait remarquer en infiltrant l’entreprise de prédictions astrologiques de Jojo Savard. Publié en octobre 1996, l’article Comment devenir un parfait petit médium fait beaucoup de bruit. Dufort fait également parler de lui en tentant, toujours pour le compte de Protégez-vous, de mettre fin à ses jours en absorbant une dose phénoménale de produits homéopathiques.

Parallèlement à sa collaboration à Protégez-vous, Jean-René présente des chroniques sur la consommation aux émissions Bon Matin et Bonjour chez vous, diffusées à la télévision de Radio-Canada. Il rencontre également Marc Labrèche en collaborant à l’émission qu’il anime sur les ondes de CKMF.

En 1997, tandis que Radio-Canada lui offre de se joindre à l’équipe d’Enjeux, il préfère suivre Marc Labrèche à TQS où il participe, jusqu’en 2000, à la populaire émission La fin du monde est à 7 heures.

En 1999, il présente la série documentaire 2000 ans de bogues, à TQS, et apporte sa collaboration à l’émission Y’é trop de bonne heure, animée par Normand Brathwaite sur les ondes de CKOI. En 2005, l’affaire Dufort-Saint-Gelais le force à abandonner son poste de co-animateur. De 2006 à 2007, il anime sa propre émission, Du jus et Dufort, toujours à CKOI.

Au cours de l’automne 2000, Jean-René revient à Radio-Canada pour participer à la couverture des Jeux Olympiques de Sidney. Il répétera l’expérience en 2004, à Athènes. La même année, on lui confie l’animation et la réalisation d’une toute nouvelle émission : Infoman. En plus de ses émissions hebdomadaires, Infoman présente, depuis 2001, une revue humoristique de l’année. Ces émissions remportent de nombreux prix Gémeaux et Olivier. En 2008, Infoman a présenté sa 200e émission.

En 2005, Jean-René co-anime, avec Pierre Brassard et Marie-Soleil Michon, l’émission En attendant Ben Laden. En 2006, il répète l’expérience avec Pierre Brassard et Chantal Lamarre.

En 2003, Jean-René remporte le prix « Sceptique de l’année », remis par l’Association des sceptiques du Québec, pour son reportage sur le prétendu clonage d’un humain par les Raëliens. Il prépare actuellement La machine à sous, un documentaire sur Loto-Québec, scénarisé par François Avard.

par Serge Comeau, Planete.ca
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