Rubrique nécrologique


THERIAULT, Gérard

À Saint-Jérôme, le 10 mai 2008, à l’âge de 83 ans, est décédé M. Gérard Thériault, époux de Mme Georgette Gohier.

Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Raymond, Patrice, Marc et François. Il était le père de feu Claudine, feu Daniel et feu Jocelyn.

Une cérémonie en famille a eu lieu en sa mémoire.

Desrosiers et fils
10, rue De Martigny
Saint-Jérôme


Tério Artistiques de St-Hippolyte

Une affaire de famille depuis 50 ans

Deux frères qui sont faits pour s'entendre, l'un administrateur et l'autre artiste. Voilà les composantes qui sont à l'origine de Terio artistiques. Et ça continue avec la même recette.

Parcours différents

Gérard Thériault, vétéran de la Deuxième Guerre mondiale a acquis ses connaissances administratives dans l'aviation. Élu maire de Saint-Hippolyte en 1963, il y laissa son empreinte d'administrateur avisé. De son côté, son frère cadet, Roger, étudiait à l'École des beaux-arts de Montréal et à la Washington School of Arts afin de satisfaire sa passion pour le dessin et la peinture. Il payait ses études en jouant du violon dans les réunions sociales et familiales. C'est donc de l'amalgame de ces deux talents qu' est née une entreprise bien de chez nous. Gérard Thériault avait déjà la bosse des affaires puisque, depuis 1955, il opérait une épicerie dans le secteur du lac Maillé. Fort de son expérience, et après avoir convaincu son frère Roger de partager son optimisme, il décide d'ouvrir une annexe à son commerce. On est en 1957 et Terio Signs est né. Fidèles aux traditions du temps, les frères Thériault avaient compris que, pour réussir en affaires, il fallait s'afficher en anglais.

Nouveau local

En 1961, tout en prenant le nom des Enseignes Terio qui sera remplacé quelques années plus tard par Terio Artistiques, l'atelier s'installe dans de nouveaux locaux à l'adresse actuelle adossé au lac Maillé. Pendant que Gérard s'impliquait dans les chambres de commerce de Saint-Jérôme et de Saint-Hippolyte, Roger mettait sa créativité à contribution pour innover. On forçait la création nouvelle pour rivaliser avec les ateliers de Saint-Jérôme. Bien sûr, le lettrage de camions représentait une partie importante du chiffre d'affaires. Mais, dès le départ nous avons mis l'accent sur l'illustration de produits, la décoration de magasins, la construction de modules polyvalents et même la reproduction de plan d'architecture.

L'équerre et le compas servaient de base à toute esquisse. Le bois, plus particulièrement le séquoia, était le matériau privilégie pour les enseignes. Mais de nous confier Roger, le lettrage des camions se faisait directement sur le métal avec le pinceau. On ne pouvait pas se tromper.

La relève

Depuis 1989, Marc Thériault est propriétaire de Terio Artistiques. Il est secondé par son frère François dans la poursuite de la tradition familiale. Les deux frères, fils de Gérard, nous avouent avoir été formés sur le tas par leur oncle Roger. C'est avec fierté qu'ils continuent l’œuvre de leurs aînés. Même si l'apparition des ordinateurs a transformé les méthodes de travail, Marc souligne que malgré la technologie, la création artistique prédomine toutes les réalisations en trois dimensions. Souvent le client nous présente un projet et c'est à nous de créer le produit fini.

Aujourd'hui, Terio Artistiques a une clientèle provenant autant de Montréal que des Laurentides. Cette entreprise cinquantenaire demeure présente dans notre environnement puisque périodiquement nous pouvons admirer la présentation des activités municipales sur leurs affiches. Le Sentier salue les fondateurs de cet atelier dynamique et félicite les artisans actuels à l'occasion de leur 50' anniversaire d'existence.

Terio Artistiques a laissé son empreinte au fil des ans

Depuis cinquante ans, très souvent sans le savoir, nous avons eu la signature des frères Thériault sous les yeux. La laiterie Casavant de Saint-Jérôme fut leur premier client. Pouvez-vous imaginer Roger, du haut de son échelle, dessiner la boule de crème glacée caractérisant l'entreprise ? D'autres exemples, soulignons les camions qui circulaient dans la région à l'effigie de Québec-Pain, Coca-Cola, Pepsi-Cola, Molson, Boréale, Laiterie Lowe, de Lachute. Ou encore des endroits que l'on a visités tels que l'aéroport de Mirabel (Terio Artistiques a mis deux ans pour en réaliser toute la signalisation) et le Village du Père Noël. Plus récemment, à Saint-Hippolyte, on peut admirer, entre autres, les enseignes d'Excavations Saint-Onge, de l'atelier Yvon Lanthier et de la garderie l'Arche de Pierrot.

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Par André Huneault, Le Sentier, novembre 2007