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La famille St-Onge
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La famille St-Onge est l'une des plus anciennes familles de la municipalit� de Saint-Hippolyte. L'anc�tre, Isidore, arriv� au milieu du XIXe si�cle, a laiss� une nombreuse descendance, mais seules deux familles r�sident encore � Saint-Hippolyte, celle de Yves St-Onge et celle de son cousin, Gilles. Leurs enfants forment la sixi�me g�n�ration de descendants. Pour en savoir davantage sur cette famille de souche, Le Sentier a rencontr� Yves et Gilles St-Onge, ainsi que leurs cousins, Denis, qui a dress� la g�n�alogie de la famille, et Monique, qui retrace pour nous les origines du patronyme familial. D'o� vient ce nom de famille? Lorsque vous �criviez, enfant, la litanie des saints, avez-vous d�j� invoqu� saint Onge ? S�rement pas, car aucun saint ne porte ce nom. Saintonge, explique Monique, �tait une ancienne province de France d'o� venaient nos anc�tres. Le premier arrive au Qu�bec en 1665 et se nomme Vincent Boissoneau dit Saintonge C'est un soldat du R�giment de Carignan. Trois g�n�rations plus tard, un cur� vit peut-�tre plus de saintet� dans Saintonge que dans Boissoneau et inversa les noms qui devinrent Saintonge dit Boissoneau. On pr�sume ensuite que lors de la conqu�te, en entendant le nom Saintonge, les anglophones ont conclu qu'il s'agissait d'un nom du m�me genre que St-Louis, St-Pierre ou St-Michel et en ont automatiquement chang� l'orthographe. C'est pourquoi tous les descendants de Vincent Boissoneau se nomment aujourd'hui St-Onge. Monique, quant � elle, s'est fait conna�tre comme chanteuse sous le nom de Saintonge. Les St-Onge de Saint-Hippolyte Selon Denis St-Onge,
l'anc�tre de la famille, Isidore (1821-1916) originaire de St-Hermas,
s'installe � Saint-Hippolyte en 1845. Sa femme,
Julie Desjardins, et leur fils, Fran�ois-Xavier,
l'accompagnent. Il a achet� des Lachance une terre sur
laquelle il exploitera une ferme toute sa vie.
Aujourd'hui, le IGA et le centre commercial occupent
l'emplacement de la ferme d'autrefois. ![]() Isidore et Julie auront douze enfants. Les St-Onge de Saint-Hippolyte descendent tous du fils a�n�, Fran�ois-Xavier (1845-1917), qui �pousa D�lima D�sormeaux dit Delorme le 21 juillet 1869. De cette union naissent trois gar�ons, Paul Napol�on, Honor� et Isa�e, et six filles. Honor� meurt la naissance. Paul Napol�on �pouse, en 1897, Azilda Forget qui lui donne cinq filles et deux gar�ons dont un seul survivra, Napol�on, le p�re de Monique Saintonge. Paul Napol�on � d�m�nage Saint-J�r�me o� il exerce le m�tier de ma�on. La ferme d'Isa�e St-Onge En 1911, Isa�e St-Onge (1879-1961) �pouse Bernadette Boivin. En 1925, il ach�te un terrain � c�t� de la ferme de ses parents et se construit une maison. Il sera, lui aussi cultivateur. La famille compte deux filles, Marguerite et Isabelle, et cinq gar�ons : Marcel, G�rard (le p�re de Denis), L�opold (le p�re de Yves), Rolland (le p�re de (Lilies) et Gaston. J'avais 12 ans lorsque mon grand-p�re Isaie est mort, � l'�ge de 82 ans, raconte Yves St-Onge, C'�tait un grand bonhomme, bien gentil. Mon p�re travaillait avec lui sur la ferme, il faisait aussi du bois. Il trouvait que ma grand-m�re �tait bien s�v�re, un vrai g�n�ral de l'arm�e. Quand elle disait �j'ai besoin de tous autres, j'ai besoin de faucheux aujourd'hui�, ses fr�res et lui arrivaient aussit�t. Dans ce temps-l�, mon grand-p�re allait � Saint-J�r�me � pied, pour acheter de la farine, du sucre et d'autres produits. Il faisait partie des colons du temps qui a bien connu le cur� Labelle. Lorsque j'�tais enfant, le boulevard des Hauteurs �tait en terre, il n'y avait pas d'�lectricit� dans la maison. On se chauffait au po�le � bois, on s'�clairait � la lampe � l'huile et on tirait l'eau � la pompe. Je me souviens d'avoir p�ch� de la truite avec mon p�re dans le ruisseau, l� o� se trouve aujourd'hui le IGA. La salaison St-Onge Avant de devenir boucher, l'un des fils d'Isa�e St-Onge, L�opold (1914-1999) transportait du bois et de la �gravelle� avec son camion. Mari� � Jacqueline Goyer, il a un fils, Yves et deux filles, Sylvie et Jocelyne. En 1953, il d�cide d'exercer un nouveau m�tier. Il avait alors plus de 40 ans et voulait changer de vie et sortir de la mis�re. Mon p�re achetait des animaux et faisait boucherie. Il entreposait la viande dans une chambre froide qui �tait situ�e l� o� se trouve aujourd'hui la pharmacie. Il faisait du porte-�-porte avec son camion � viande. Son commerce, c'�tait devenu ce camion. Il vendait aussi � l'abattoir de Saint-J�r�me. je l'aidais lorsqu'il faisait boucherie et je l'accompagnais dans sa ronde pendant les vacances. La maison de mes parents occupait l'emplacement o� se trouve aujourd'hui la clinique m�dicale. En 1976, Yves St-Onge ach�te le local qui servait de chambre froide et le transforme en salaison. Son p�re continue � travailler avec lui jusqu'� sa retraite. La salaison St-Onge sera en fonction pendant une dizaine d'ann�es. Un centre commercial � Saint-Hippolyte Puis en 1987, Yves St-Onge d�cide de construire un centre commercial de l'autre c�t� du boulevard, � l'emplacement o� se trouvait jadis la ferme de son grand-p�re. En 1992, le AXEP deviendra le IGA que l'on conna�t aujourd'hui. Tout le monde me traitait de fou. Dans la mentalit� de l'�poque, on ne croyait pas que �a marcherait, surtout avec un gars de la place. Le maire, M. Cabana, me trouvait tr�s audacieux. Moi, j'y croyais, et cela a eu un effet d'entra�nement. C'est devenu le centre des affaites. Aujourd'hui, nous avons tous les services essentiels : caisse populaire, bureau de poste, march� d'alimentation, clinique m�dicale, pharmacie,etc. Yves St-Onge est non seulement un homme d'affaires important mais aussi le maire de la municipalit�. Il se consid�re privil�gi� de vivre � Saint-Hippolyte : Un vrai paradis o� la nature a �t� pr�serv�e et o� il n'y a pas eu de d�veloppement � outrance. Il souhaiterait que les maisons se perdent dans la verdure. Gr�ce aux efforts d�ploy�s par la municipalit� pour sauvegarder les lacs et r�g�n�rer les rives, son r�ve a toutes les chances de se r�aliser Les excavations Gilles St-Onge Un seul autre fils d'Isaie St-Onge, Rolland, s'installe � Saint-IIippolyte. Il fait du camionnage, du taxi, ach�te et vend des terrains. Son fils unique, Gilles, travaille avec lui comme chauffeur. En 1963, Gilles St-Onge ach�te un premier camion, puis un bulldozer l'ann�e suivante. Il transporte du sable, travaille � la construction des routes et d�neige les chemins l'hiver. C'est ainsi que na�t l'entreprise Excavation Gilles St-Onge, qui se sp�cialisera dans l'excavation, le d�veloppement r�sidentiel et commercial, le transport, le terrassement et les fosses septiques. Mais ce n'est qu'� force de travail et de pers�v�rance que cette entreprise a pris de l'essor : Aux d�buts de la compagnie, j'avais une salle de danse au lac Connelly, que j'ai convertie ensuite en d�panneur. Puis, j'ai achet� l'ancien H�tel de S�ve, le petit Miami, que j'ai g�r� pendant une dizaine d'ann�es (1979-1989). J'ai fini par le d�molir et par vendre les terrains. Aujourd'hui Excavation Gilles St-Onge, c'est plus de 30 employ�s, une flotte de 60 v�hicules et trois entrep�ts de camions, � Pr�vost, � Sainte-Sophie et au lac Connelly. Le si�ge social vient tout juste d'am�nager au 981, boulevard des Hauteurs, dans l'ancien restaurant Le Toit vert, � l'endroit m�me o� se trouvait autrefois la maison qui appartenait � Isa�e, son grand-p�re, au moment de sa retraite. Gilles St-Onge est fier de ce qu'il a accompli. Comme deux de ses enfants, Guylaine et St�phane, travaillent avec lui et sont actionnaires depuis 1996, la rel�ve est donc assur�e. Amateur de chasse et de p�che, Gilles St-Onge peut maintenant profiter plus souvent de son chalet dans le nord des Laurentides. Avec six petits-enfants, sa lign�e est �galement assur�e. __________________________ |
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