Nouvelles installations de J.L. Brissette
� Dans ma t�te, c��tait la fin de J.L. Brissette� �
- Sylvain Labelle
 
Le nouveau centre de J.L. Brissette est spacieux. Il doit r�pondre aux exigences d�un volume de distribution d�passant les 1,6 million de caisses de 24 bouteilles annuellement.

L�Information du Nord a rencontr� Sylvain Labelle, propri�taire, pr�sident et directeur g�n�ral de J.L. Brissette, qui nous a racont� son cheminement.

�g� de 51 ans et avec ses 6�2 et 290 lb (1m88, 132 kg), M. Labelle est un homme au physique imposant. Il dirige une entreprise qui, on le sait, a emm�nag� le 26 avril dans un tout nouveau b�timent du parc d�affaires des B�tisseurs, incidemment d�velopp� par les firmes Eug�ne Monette, Syscomax et, bien s�r, J.L. Brissette.

Son sourire engageant et son regard per�ant sont ceux d�un homme fier d��tre � la t�te d�une �quipe engag�e et d�une entreprise de distribution de 174 produits � des breuvages exclusivement � cr��e en 1911 par son grand-p�re, Jean-Louis Brissette. Ses traits de caract�re, il dit les tenir de sa famille, mais aussi du patriarche d�c�d� en 1954 et dont il avoue avoir h�rit� la fibre d�entrepreneur, et, s�rement, le temp�rament explosif.

Globalement, J.L. Brissette procure un emploi permanent � 85 travailleurs, dont une trentaine � Sainte-Agathe. Son volume de distribution est impressionnant : 1,6 million de caisses de 24 bouteilles annuellement.

C�est sans myst�re si Sylvain Labelle conna�t si bien la compagnie. � l�exemple de son p�re et gendre du fondateur, Jean-Pierre Labelle, qui a d�abord �t� camionneur avant d�atteindre la vice-pr�sidence de l�entreprise, Sylvain y a fait ses d�buts au bas de l��chelle : � En 1980, j��tais trop jeune � 13 ans pour travailler dans l�entrep�t (alors sur la rue Brissette). Je passais le balai t�t le matin, avant l�arriv�e des employ�s� Plus tard, apr�s une formation de frigoriste certifi�, j�ai travaill� en climatisation et r�frig�ration dans une entreprise � Montr�al qui offrait un taux horaire tr�s avantageux.

Mais je devais me taper matin et soir le trajet Sainte-Agathe/Montr�al sans compter les embouteillages du boulevard D�carie ou du centre-ville. �

UNE TUILE SUR LA T�TE!

En 1989-90, il accepte la proposition de Claude Liboiron, le comptable devenu depuis 1967 directeur de J.L. Brissette, qui lui offrait un poste de technicien dans l�entreprise familiale. Dix ans plus tard, en 1998, apr�s avoir pratiqu� 56 m�tiers dans la compagnie, il en devient le directeur g�n�ral. En avril 2008, Sylvain rach�te l�entreprise de sa famille � � la juste valeur marchande �, insiste-t-il.

Neuf mois passent et le 24 janvier 2009, une tuile � et quelle tuile! � lui tombe sur la t�te : Coca Cola restructure son r�seau de distribution partout en Am�rique du Nord.

Personne n�avait pr�venu le jeune propri�taire que le contrat � perp�tuel � sign� 98 ans plus t�t entre son grand-p�re et Coca Cola ne serait plus� perp�tuel. Il viendrait � �ch�ance � la fin de l�ann�e en cours. � Dans ma t�te, c��tait la fin de J.L. Brissette� �, soupire M. Labelle. � Mes cheveux blancs, c�est de l� qu�ils viennent. �



Pourtant, soutenu pendant cette p�riode noire par la Caisse populaire Desjardins et un fonds de rel�ve de 100 000$ sans int�r�ts pendant sept ans du CLD de Sainte-Ad�le, le soleil r�appara�t trois mois plus tard. Coca Cola lui offre de reprendre la distribution dans la r�gion de Joliette, Sainte-Agathe et, peu apr�s, l�Abitibi. � En l�espace d�un mois, � compter du 24 avril 2010, notre chiffre d�affaires est pass� de 3,4 millions$ � 18 millions$ �, note-t-il un large sourire aux l�vres.

M. Labelle est reconnaissant de l�incroyable appui de sa famille et l��quipe qui l�entoure, ajoutant � je me suis dit qu�il y a plein de monde � en haut � qui me donnent un coup de main parce qu�ils se disent: il faut qu�il r�ussisse, que �a se continue, que �a se perp�tue. � M�me petit-fils du fondateur de la compagnie, Sylvain Labelle n�a profit� d�aucun passe-droit dans son cheminement. Il a d�but� au bas de l��chelle, poussant un balai devant lui.
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REN�-PIERRE BEAUDRY
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L'Information du Nord, Sainte-Agathe-des-Monts, 16 mai 2018