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Famille René Richer
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La
famille Richer
vivait tout près de l’école de l’arrondissement no 5.
Laurent,
Marielle et Juliette Richer, qui ont dans les 70 ans,
ont accepté de
partager quelques souvenirs. Ils ont fréquenté cette
école dans
les années 1940. ![]() Des enfants provenant de grosses familles « Nous habitions en haut de la côte à Jean-Baptiste », raconte Laurent. « L’hiver, on descendait à l’école en traîne sauvage. Ici, il n’y avait que des champs et des animaux. À tous les cinq arpents, il y avait des colons avec de grosses familles. Les enfants du lac en Coeur, du lac du Pendu, du lac du Pin rouge, du chemin du mont Rolland venaient à cette école. Il y avait des Lamoureux, des Jacques, des Huot, des Légaré, des Richer, des Goyer, des Brousseau, des Foisy et bien d’autres ». « Nous étions plus de trente enfants dans la même classe », de dire Marielle. « La maîtresse était très sévère. Elle se servait d’une grosse règle pour nous réprimander. Il n’y avait pas beaucoup de congés, on était à l’école de 9 h à 16 h. Les garçons et les filles étaient séparés dans la classe et dans la cour de récréation. Lorsqu’il pleuvait, on jouait dans la shed à bois. Des fois, après l’école, la maîtresse gardait un garçon pour rentrer le bois. On récitait le mois de Marie devant la croix en avant de l’école. On marchait au catéchisme jusqu’au village pour se préparer à notre profession de foi, c’était à deux milles de l’école et ça durait toute une semaine ». L’école oui, mais le travail d’abord Laurent n’a fréquenté l’école qu’un an et demi. Son père l’a retiré de l’école pour conduire une team de chevaux au chantier : « Les familles avaient tellement besoin des enfants dans ce temps-là », dit-il. Juliette est bien d’accord et c’est pour cela qu’elle n’a pas vraiment apprécié le temps qu’elle a passé à l’école : « J’ai trouvé ça très difficile. J’ai pleuré souvent. On travaillait beaucoup à la maison, car notre mère était toujours enceinte! On n’avait pas le temps de faire nos devoirs. On ne pouvait pas non plus jouer dehors comme on l’aurait souhaité. Même la maîtresse surveillait ce que l’on faisait après l’école! » Juliette est allée à l’école jusqu’à la septième année, Marielle, jusqu’à la cinquième. « C’est mon père qui fournissait le bois de chauffage à l’école », explique Laurent. « L’eau provenait de la source à Henri Gohier. Les latrines étaient derrière l’école, deux portes pour les filles et deux portes pour les garçons. Le logement de la maîtresse était juste à côté de la salle de classe. La classe ressemblait beaucoup à la photo que vous me montrez, avec le tableau noir, le pupitre de la maîtresse sur la tribune, les rangées de bancs, etc. ». Selon lui, il n’y avait aucun bâtiment sur ce terrain avant la construction de l’école : « les colons ont fait des bis (corvées) pour construire l’école, le lot appartenait aux Goyer ». _________________________ |
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