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Rubrique nécrologique
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BIOGRAPHIE
C'est sous le ciel de l'Annonciation dans les "Pays-d'En-Haut" que le docteur Paul Cartier naquit et passa son enfance, coin de pays où son père fut médecin de campagne pendant plus de 60 ans. Après son cours classique au Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal, il entreprend son cours de médecine à l'Université de Montréal pendant la Deuxième Guerre mondiale. Après un internat à l'Hôtel-Dieu de Montréal, il débute son Fellowship qui le conduit à St Louis, Cleveland et Paris. Il revient alors à l'Hôtel-Dieu de Montréal et dès son arrivée, secondé par son épouse, docteur Thérèse Deschênes-Cartier, anesthésiste, il met en pratique ce qu'il a appris. Il réalise la première commissurotomie mitrale de l'Hôtel-Dieu de Montréal en 1953 et, peu après, introduit l'opération de Vineberg qui consiste à implanter l'artère mammaire interne dans le myocarde pour améliorer la circulation coronarienne. Il pratique même en 1958 une endartériectomie coronarienne "à coeur battant" toujours dans le but d'améliorer la circulation myocardique. Il participe avec le docteur Paul Stanley au développement de la chirurgie cardiaque pédiatrique à l'hôpital Ste-Justine dans les années 58-59. Par la suite, il oriente son champ d'action vers la chirurgie vasculaire périphérique. Dès mai 1959, il fut le premier à développer le concept du pontage in situ permettant, en détruisant les valves grâce à des instruments de son invention, de garder la saphène en place sans la renverser. Il fut également le premier à procéder à des pontages extra-anatomiques, soit fémoro-fémoral en juin 1959 et axillo-fémoral en octobre 1961. Pendant plus de 45 ans de pratique chirurgicale, il a inspiré plusieurs générations de chirurgiens par sa disponibilité, son ardeur au travail, mais avant tout par son désir constant d'être à l'avant-garde dans son domaine, ce qui lui a valu une reconnaissance non seulement de ses pairs, mais aussi une reconnaissance internationale. En mai 2000, il est nommé par Lucien Bouchard, alors premier ministre du Québec, officier de l'Ordre national du Québec. Finalement, par son exemple, il a inspiré trois de ses quatre fils à suivre ses traces en chirurgie cardio-vasculaire, son deuxième fils ayant opté pour le génie civil. |
Hommage au Dr Côme Cartier
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Paul CartierOfficier (2000)
Il fonde un service de chirurgie cardiaque pédiatrique à l'Hôpital Sainte-Justine. Il procède à la chirurgie des coarctations de l'aorte, et des canaux artériels, de même qu'à la correction des malformations cardiaques. Plusieurs de ces opérations sont des premières au Québec et au Canada. En chirurgie cardiaque adulte, le docteur Cartier a introduit, à l'Hôtel-Dieu, la commissurotomie mitrale fermée qu'il pratiqua plus de 600 fois. Enfin, la discipline de chirurgie vasculaire périphérique dominera sa carrière et deviendra sa grande passion. Paul Cartier s'interroge très tôt sur la pathologie vasculaire et ses traitements, tant médicaux que chirurgicaux. Observateur, habile technicien, travailleur infatigable, il est rapidement devenu un pionnier et un chef de file en chirurgie vasculaire, non seulement à l'échelle locale, mais également à l'échelle nationale et internationale. On lui doit l'introduction de l'homogreffe humaine pour des greffes de l'aorte, suivie par l'utilisation des greffes synthétiques en nylon, en dracon et en téflon. Le docteur Cartier a réalisé plusieurs premières mondiales en chirurgie vasculaire. En 1959, il exécute le premier pontage croisé fémoro-fémoral et commence également les greffes veineuses in situ; en 1951, il fait le premier pontage axillo-fémoral; enfin, en 1962, il entreprend l'endartériectomie carotidienne sans shunt. Dans son volume A History of Vascular Surgery, l'éditeur américain Steven G. Friedman souligne, avec texte et photos, le rôle que le docteur Cartier a joué dans le domaine de la chirurgie vasculaire. Son nom s'ajoute donc à ceux des grands pionniers de cette spécialité, de ses débuts à nos jours. Durant sa carrière, le docteur Cartier a formé un grand nombre de résidents qui pratiquent maintenant un peu partout aux quatre coins du globe. Sa réputation qui a dépassé nos frontières lui aura permis de côtoyer et de connaître les grands noms de la chirurgie vasculaire, tels les docteurs De Bakey, Crawford, Strandness, Dubost, etc., et ce, tant au Canada qu'aux États-Unis ou en Europe. Le docteur Cartier a publié de nombreux articles qui ont été largement cités dans des revues médicales prestigieuses. |