Rubrique nécrologique

DESCHÊNES-CARTIER Dre Thérèse 1922 - 2012

À Valleyfield, le 23 novembre 2012, à l’âge de 90 ans, est décédée la docteure Thérèse Deschênes-Cartier, épouse de feu Dr Paul Cartier, chirurgien vasculaire.

Elle laisse dans le deuil ses enfants Jean (Ginette Loranger), Raymond (Charleen Hollman), Benoît (Marie-Andrée Leduc), sa belle-fille Lyse Meloche (feu Dr Paul Cartier Jr), ses petits-enfants, Amélie, Olivier, Sébastien, Maxime, Sophie, Chloé , Andréanne, son arrière-petit-fils Paul, ses neveux et nièces et autres parents et amis.

Elle fut anesthésiste à l’Hôtel-Dieu de Montréal où elle seconda son mari pendant près de 35 ans.

La famille recevra les condoléances au salon 1111, ave Laurier Ouest Outremont, Québec (service de voiturier) le vendredi 30 novembre de 14h à 22h et le samedi 1er décembre dès 9h. Les funérailles auront lieu le samedi 1er décembre à 11h, en l’église St-Germain d’Outremont, 28, av. Vincent-d’Indy.

Parution: 2012-11-27 au 2012-11-27 dans La Presse

CARTIER, Dr Paul
1919 - 2008

Dr
                      Paul Cartier
À Valleyfield, le 26 mai 2008, à l'âge de 88 ans, est décédé le docteur Paul Cartier.

Il laisse dans le deuil son épouse le Dr Thérèse Deschênes, ses enfants Jean (Ginette Loranger), Raymond (Charleen Hollman), Benoît (Marie-Andrée Leduc), sa belle-fille Lyse Meloche (feu Dr Paul Cartier Jr), ses petits-enfants, Amélie, Olivier, Sébastien, Maxime, Sophie, Chloé, Andréanne, ses neveux et nièces et autres parents et amis.

La famille recevra les condoléances au salon :
Alfred Dallaire MEMORIA,
1111, Laurier Ouest,
Outremont
www.memoria.ca
le vendredi 30 mai de 14 à 22h et le samedi 31 mai dès 9h. Les funérailles auront lieu le samedi 31 mai à 13h, en l'église St-Viateur d'Outremont. Service de voiturier.

Parution: 2008-05-28 au 2008-05-30 dans La Presse
Journal de Montréal, mercredi 28 mai 2008


BIOGRAPHIE

C'est sous le ciel de l'Annonciation dans les "Pays-d'En-Haut" que le docteur Paul Cartier naquit et passa son enfance, coin de pays où son père fut médecin de campagne pendant plus de 60 ans. Après son cours classique au Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal, il entreprend son cours de médecine à l'Université de Montréal pendant la Deuxième Guerre mondiale. Après un internat à l'Hôtel-Dieu de Montréal, il débute son Fellowship qui le conduit à St Louis, Cleveland et Paris. Il revient alors à l'Hôtel-Dieu de Montréal et dès son arrivée, secondé par son épouse, docteur Thérèse Deschênes-Cartier, anesthésiste, il met en pratique ce qu'il a appris. Il réalise la première commissurotomie mitrale de l'Hôtel-Dieu de Montréal en 1953 et, peu après, introduit l'opération de Vineberg qui consiste à implanter l'artère mammaire interne dans le myocarde pour améliorer la circulation coronarienne. Il pratique même en 1958 une endartériectomie coronarienne "à coeur battant" toujours dans le but d'améliorer la circulation myocardique. Il participe avec le docteur Paul Stanley au développement de la chirurgie cardiaque pédiatrique à l'hôpital Ste-Justine dans les années 58-59. Par la suite, il oriente son champ d'action vers la chirurgie vasculaire périphérique. Dès mai 1959, il fut le premier à développer le concept du pontage in situ permettant, en détruisant les valves grâce à des instruments de son invention, de garder la saphène en place sans la renverser. Il fut également le premier à procéder à des pontages extra-anatomiques, soit fémoro-fémoral en juin 1959 et axillo-fémoral en octobre 1961. Pendant plus de 45 ans de pratique chirurgicale, il a inspiré plusieurs générations de chirurgiens par sa disponibilité, son ardeur au travail, mais avant tout par son désir constant d'être à l'avant-garde dans son domaine, ce qui lui a valu une reconnaissance non seulement de ses pairs, mais aussi une reconnaissance internationale. En mai 2000, il est nommé par Lucien Bouchard, alors premier ministre du Québec, officier de l'Ordre national du Québec. Finalement, par son exemple, il a inspiré trois de ses quatre fils à suivre ses traces en chirurgie cardio-vasculaire, son deuxième fils ayant opté pour le génie civil.

Hommage au Dr Côme Cartier

Les descendants du Docteur Côme Cartier se sont réunis le 30 août pour une journée en son honneur.
C’est au chalet estival du Dr Cartier, sur les bords du Lac Nominingue, qu’étaient réunis toutes ces personnes fières d’être présentes pour rendre hommage à cet homme significatif pour la région de Rivière-Rouge. Une rencontre voulue pour souligner deux grands événements.
La première, le Centenaire de l’Annonciation, ville dont le Dr Côme Cartier fut le premier maire en 1908.
Nouvelle édition
Le deuxième événement souligné était le lancement de la seconde édition de ses mémoires ayant pour titre Sous le ciel de l’Annonciation. Une réédition attendue depuis l’été dernier déjà. En effet, durant la saison estivale 2007, le Dr Benoît Cartier, petit-fils du Dr Côme, avait promis cette réédition à Louise L’Escadre, auteure de la pièce de théâtre C’est arrivé ici.

D’autant plus que c’est le père de Benoît Cartier, le Dr Paul Cartier, qui avait produit la première édition de cette autobiographie en 1965. Dans cette édition, Benoît Cartier a ajouté un chapitre en l’honneur de son père décédé le 26 mai dernier à l’âge de 88 ans. Et puis, comme le mentionna le Dr Benoît Cartier lors de cette soirée : « Ceci signe la fin d’une époque, mais le début d’une nouvelle aventure qui j’en suis sûr sera des plus merveilleuses... »

Émile Godin
[email protected]
L'Information du Nord, Rivière-Rouge, 12 septembre 2008

Paul Cartier

Officier (2000)

Paul CartierNé en 1919 à l'Annonciation, comté de Labelle, Paul Cartier fait ses études classiques au Collège Jean-De Brébeuf. Sa carrière s'étend sur un demi-siècle de l'histoire de l'Hôtel-Dieu de Montréal. Après son cours de médecine, le docteur Cartier devient résident à l'Hôtel-Dieu de 1947 à 1951. Par la suite, il poursuit sa formation en chirurgie cardiovasculaire à Saint-Louis, aux États-Unis, avec le docteur Graham, puis à Cleveland avec le docteur Beck. En 1953, il se rend à Paris pour y travailler avec les docteurs Dubost et Servelle, de même qu'à Londres, pour y travailler avec le docteur Brock.

Il fonde un service de chirurgie cardiaque pédiatrique à l'Hôpital Sainte-Justine. Il procède à la chirurgie des coarctations de l'aorte, et des canaux artériels, de même qu'à la correction des malformations cardiaques. Plusieurs de ces opérations sont des premières au Québec et au Canada. En chirurgie cardiaque adulte, le docteur Cartier a introduit, à l'Hôtel-Dieu, la commissurotomie mitrale fermée qu'il pratiqua plus de 600 fois. Enfin, la discipline de chirurgie vasculaire périphérique dominera sa carrière et deviendra sa grande passion. Paul Cartier s'interroge très tôt sur la pathologie vasculaire et ses traitements, tant médicaux que chirurgicaux. Observateur, habile technicien, travailleur infatigable, il est rapidement devenu un pionnier et un chef de file en chirurgie vasculaire, non seulement à l'échelle locale, mais également à l'échelle nationale et internationale. On lui doit l'introduction de l'homogreffe humaine pour des greffes de l'aorte, suivie par l'utilisation des greffes synthétiques en nylon, en dracon et en téflon. Le docteur Cartier a réalisé plusieurs premières mondiales en chirurgie vasculaire. En 1959, il exécute le premier pontage croisé fémoro-fémoral et commence également les greffes veineuses in situ; en 1951, il fait le premier pontage axillo-fémoral; enfin, en 1962, il entreprend l'endartériectomie carotidienne sans shunt.

Dans son volume A History of Vascular Surgery, l'éditeur américain Steven G. Friedman souligne, avec texte et photos, le rôle que le docteur Cartier a joué dans le domaine de la chirurgie vasculaire. Son nom s'ajoute donc à ceux des grands pionniers de cette spécialité, de ses débuts à nos jours.

Durant sa carrière, le docteur Cartier a formé un grand nombre de résidents qui pratiquent maintenant un peu partout aux quatre coins du globe. Sa réputation qui a dépassé nos frontières lui aura permis de côtoyer et de connaître les grands noms de la chirurgie vasculaire, tels les docteurs De Bakey, Crawford, Strandness, Dubost, etc., et ce, tant au Canada qu'aux États-Unis ou en Europe.

Le docteur Cartier a publié de nombreux articles qui ont été largement cités dans des revues médicales prestigieuses.