Rubrique nécrologique

DESJARDINS (NÉE BOURDAGES), Laurina
1925 - 2016


À St-Sauveur, le 21 mars 2016, est décédée à l’âge de 90 ans Mme Laurina Bourdages, épouse de feu Philippe Desjardins. Elle est maintenant aux côtés de son époux et de son fils Jacques.

Elle laisse dans le deuil ses enfants : Richard, Colette et Manon, ses petits-enfants : Mélanie, Renaud et Patrick (leur mère Lysanne), Fannie, son conjoint Stéphane et Olivier, sa conjointe Marie-Michèle (leur père Pierre) et Maude (sa mère Suzanne). Elle quitte également ses arrière-petits-enfants : Maxime, Simon, Alexis et Sarah, beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces et plusieurs amis.

La famille recevra vos condoléances le vendredi 1er avril de 14h à 17h ainsi que de 19h à 22h au salon de la
Maison Trudel inc.
214, Principale
St-Sauveur
Les funérailles seront célébrées le samedi 2 avril à 14h en l’église de St-Sauveur. Veuillez noter que samedi la famille recevra vos condoléances directement à l’église à compter de 13h30.

La famille tient particulièrement à remercier tout le personnel des Résidences Desjardins pour la qualité des soins et du soutien apporté.


Laurina Bourdages Desjardins a marqué l’histoire de Saint-Sauveur

Laurina Bourdages Desjardins, une femme de cœur qui a laissé beaucoup en héritage à la municipalité de Saint-Sauveur.

La Toison d’Or, le Camp Soleil, l’Ouvroir Saint-Sauveur, ces trois organisations bien connues ont vu le jour grâce à l’implication aussi stupéfiante que méconnue de feu Laurina Bourdages Desjardins.

Également la fondatrice de la Villa du Vieux Sapin, que ses résidents aimaient appeler chez madame Desjardins, Laurina Bourdages Desjardins a sans contredit laissé sa marque dans le paysage sauverois.

«C’était toujours la première à vouloir aider tout le monde. Elle était toujours là pour démarrer les choses, les changer ou les améliorer», témoigne sa fille Colette Desjardins, présidente de la résidence de la rue Hochar.

Arrivée ici en 1943 et décédée en mars dernier, elle aura assurément participé d’une manière peu commune au développement d’œuvres encore importantes pour les citoyens aujourd’hui.

Attentive aux autres

Peu connaissent la genèse derrière le très fréquenté Ouvroir Saint-Sauveur. Tout a commencé par le malheur d’une famille qui s’est retrouvée à la rue à la suite d’un incendie.

«Maman voulait venir en aide à cette famille dans le besoin. Se faisant, elle a réalisé que de nombreuses autres familles auraient besoin d’un coup de main», relate Colette Desjardins.

Aidée de son amie Georgette Boyer, de sa sœur Christine Lamoureux et de Raoul Lupin, ils ont mis sur pied la St-Vincent de Paul de Saint-Sauveur, maintenant Ouvroir Saint-Sauveur, qui aide toujours les plus démunis.

Les enfants à cœur

Elle-même mère de trois enfants, Laurina remarque rapidement qu’il n’y a pas beaucoup d’activités pour eux durant le congé scolaire estival. Il n’en faut pas plus pour qu’elle démarre un autre projet.

Avec messieurs Latremouille et Charrette, elle fonde l’Organisation des Terrains de Jeux, qui se trouve être l’ancêtre du désormais incontournable Camp Soleil.

«Ce qu’elle aimait le plus, c’était faire profiter les gens de ses idées. Elle était toujours contente de voir ça. Elle n’a jamais arrêté, je dirais même qu’elle a fini par prendre sa retraite, mais pas pour se reposer, pour en faire plus!», souligne Colette Desjardins.

Une vie d’implication soutenue

Pour Laurina, la vie ne s’arrêtait pas à la retraite. Bien avant sa propre retraite, elle avait l’habitude d’inviter les aînés du village à participer aux multiples activités qu’elle organisait à l’époque à sa résidence de personnes âgées.

Ce groupe de copains est rapidement devenu le cœur du Club d’Âge D’Or de Saint-Sauveur, qui s’est transformé en l’organisme La Toison d’Or, toujours en action de nos jours.

Très inspirée par sa mère, dont le sens des responsabilités et l’attention aux autres est admiré de ceux qui l’ont connue, Colette Desjardins est toujours flattée lorsqu’elle et sa sœur se font dire qu’elles sont comme leur mère.

«Nous avons reçu une carte récemment à la suite du décès. Ça nous fait toujours grand plaisir de constater l’effet qu’elle a eu sur tant de gens». Elle conclut en souhaitant que les pionniers d’ici soient davantage connus afin que l’on puisse en préserver la mémoire.
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Geneviève Lamothe
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Publié le 27 avril 2016