Rubrique nécrologique |
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Denise Florant Dufresne ou
l’art de laisser des traces
Difficile de résumer en
quelques mots le parcours et les réalisations de cette
femme remarquable. Denise Florant naît à Mont-Laurier le
17 décembre 1928 du mariage de Léopold Florant, futur
maire de Mont-Laurier, et de Cécile Latreille. Elle
travaille très tôt au cinéma fondé par son père, le
Théâtre Laurier (aujourd’hui le Cinéma Laurier) et
ensuite à son épicerie puis à sa cordonnerie. En 1943,
elle commence à travailler pour le magasin Mayrand et,
plus tard, à la mercerie Paul Campbell. En 1950, elle
obtient son diplôme de l’École d’arts ménagers d’Upton.
___________________Elle épouse François Dufresne le 14 octobre 1950, avec qui elle aura sept enfants. En affaires de 1951 à 1961, elle ouvre le magasin Chez Denise. D’abord installé sur le boulevard Paquette, ce magasin déménage dans les locaux occupés aujourd’hui par la fleuriste Adora. Il s’agissait alors également de la résidence familiale. Son implication sociale commencera à la paroisse Notre-Dame-de-Fourvière (1960-1975). Par la suite, elle sera un membre élu du comité de parents de la polyvalente Saint-Joseph (1967-1970). C’est grâce à son initiative que les élèves de la polyvalente auront la chance de visiter Expo 67. Membre de l’AFÉAS de Mont-Laurier et de la région des Hautes-Laurentides (1967-2013), elle dira que cet organisme a joué un rôle majeur dans sa formation de citoyenne engagée. Elle poursuivra ses engagements à la paroisse Cœur-Immaculé-de-Marie (1975-2013). À la suite de son expérience comme responsable du recensement pour la région Pontiac-Gatineau-Labelle en 1971 et 1981, elle fera profiter de son expertise les deux paroisses lauriermontoises en y implantant une nouvelle formule de recensement paroissial. On la verra également au Comité de parents des scouts et guides de Mont-Laurier (cofondatrice) (1972-1974), au mouvement des Cursillo (1971-1981) et elle sera membre de l’exécutif de l’association libérale de Labelle (1990-1994). Tout au long de sa vie, elle s’est impliquée dans différentes instances. Parallèlement à ses autres activités, elle est devenue membre de la Société historique de la Région de Mont-Laurier au moment de sa fondation. Cet organisme est aujourd’hui désigné sous le nom de Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides (SHGHL). C’est à la suite d’un appel de Mme Cécile Reid Brisebois, présidente, qu’elle devient bénévole et commence à effectuer des travaux d’identification de photos dans les locaux de l’organisme. Par la suite, elle s’engage au conseil d’administration et elle en deviendra la trésorière, puis la présidente; elle passera ainsi près de deux décennies au CA. Parallèlement à son travail au CA, elle produira et animera le circuit du chemin Chapleau, parcours historique sur les pas des pionniers de notre région. Ce circuit est toujours en activité. Son implication à la Société dépasse le cadre social et deviendra le moteur principal de ses activités. Sans négliger ses autres engagements, elle y consacrera la majorité de son temps. C’est d’ailleurs sous sa gouverne que cet organisme obtiendra le statut de service d’archives privées agréé de Bibliothèques et Archives nationales du Québec. Une fois cet objectif atteint, elle redeviendra membre actif de l’organisation et laissera place à d’autres au CA. Elle s’est impliquée dans plusieurs organisations durant son existence, mais la Société d’histoire et de généalogie a tenu une place prépondérante dans son cœur et, de ce fait, gardera longtemps les traces de son passage. Par France Dufresne avec l'aide de Bernadette, Marie, Isabelle, Andrée et Sylvain Dufresne. Le Courant, 14 et 28 août 2019 |