Shawbridge

Shawbridge a �t� cr�� avec l�arriv�e de William Shaw et Martha Maria Matthews, qui se sont �tablis dans la r�gion en 1842. William Shaw, qui est alors � la t�te d�un groupe d�Irlandais, traverse la dense for�t du canton d�Abercrombie pour d�fricher les premiers lots de ce qui deviendra tout d�abord Mount Pleasant. En 1843, un recensement �tablit la colonie � 52 colons. En 1850, la communaut� anglo-protestante y est majoritaire et le nom de Shaw�s bridge est alors couramment utilis� au lieu de Mount Pleasant.

En 1860, le nom de Shawbridge est d�sormais officialis� en l�honneur de la famille Shaw, par Augustin-Norbert Morin (fondateur de Morin-Heights), surintendant de la colonisation. En 1861, la premi�re �cole et une �glise sont construites. En 1888, un myst�rieux feu ravage tout le village ne laissant intacte que la petite �glise. C�est probablement d� aux pri�res du r�v�rend qui, sur le porche de l��glise, prie au moment o� que les r�sidences autour de lui br�lent. Vers la fin des ann�es 1800, le pont Shaw est �rig� et permet de joindre les deux rives de la rivi�re du Nord. En 1900, une usine s�y installe et en 1901, le t�l�phone fait son apparition. C�est finalement le 27 avril 1909, que la corporation du village de Shawbridge est constitu�e civilement.

� la fin des ann�es 1800, les chemins de fer du Canadien Pacifique et du Canadien National desservent trois gares, soit deux dans Shawbridge et une dans Lesage. C�est gr�ce au train qui embarque les touristes montr�alais en direction de Lesage et Shawbridge que le petit village connait son d�ploiement, au cours des ann�es trente.

� l��poque o� seul le train permettait de monter dans le Nord, les deux gares de Shawbridge donnaient acc�s aux pentes de ski alpin du Vieux-Pr�vost et de Shawbridge, de m�me qu�� la piste de ski de fond, trac�e par Jackrabbit: la fameuse Maple Leaf trail.

Site de vill�giature

Le petit village de Shawbridge doit son d�veloppement au tourisme et au fait qu�il soit en quelque sorte le berceau du ski de fond dans les Laurentides. Apr�s le ski, on y a d�velopp� une vill�giature d��t� fort active sur un territoire o� maisons de pension et chalets priv�s se c�toyaient. D�s lors, Shawbridge est devenu un district sans �gal pour le camping � cause de ses lacs disposant de plages id�ales pour les baigneurs.

En 1920, M. Hermann Smith Johannsen, dit Jackrabbit, un surnom qui provient de son habilet� � sauter dans la neige �paisse et d�ainsi parcourir de longues distances, a commenc�, avec son �quipe, � tracer la fameuse piste de ski cross-country Maple Leaf, joignant les villages sur le parcours de la voie ferr�e entre Shawbridge et Labelle (150 km). Des exp�ditions annuelles ont attir� des mordus du ski nordique � Shawbridge, o� des membres du Montreal Ski Club ont organis� les premiers v�ritables championnats de ski, en 1927. Ensuite, le ski a attir� de plus en plus d�adeptes du Qu�bec, des �tats-Unis et m�me d�Europe, pendant que Sainte-Agathe-des-Monts et Shawbridge se disputaient le titre de la plus importante station de sports d�hiver.

Les ann�es trente marquent le d�but d�une nouvelle �re de la pratique du ski, alors qu�Alex Foster installe, dans le secteur de la mont�e Sainte-Th�r�se, du c�t� du Vieux-Pr�vost, le tout premier remonte-pente d�Am�rique du Nord. Malgr� sa croissance rapide durant les ann�es folles, Shawbridge perd ensuite la bataille du ski au profit de Sainte-Agathe-des-Monts. Le village devient alors une station touristique hivernale secondaire et se tourne plut�t vers la vill�giature d��t� pour assurer la viabilit� de son industrie touristique.

B�TIMENTS HISTORIQUES

01. GARE DU C.P. (1272, rue de la Traverse)
02. ANCIEN TAXI STAND (804, rue Shaw)
03. QUINCAILLERIE / BUREAU DE POSTE (755, rue de la Station)
04. MAIRIE / CASERNE (747, rue de la Station)
05. MAISON ANDREW-McALLISTER (740, rue de la Station)
06. �GLISE-UNIE (1264, rue Principale)
07. �DIFICE BELL-CANADA (1276, rue Principale)
08. MAISON CLEARY / CR�MERIE (1302, rue Principale)
09. 1�re MAISON WILLIAM-SHAW (1312, rue Principale)
10. OLLEY VIEW COTTAGE (1317, rue Principale)
11. MAISON GRANGE (1305, rue Principale)
12. LE PONT SHAW
13. MAISON CLEARY (1287, rue Principale)
14. CIMETI�RE DE SHAWBRIDGE (de l��glise Unie)
15. MAISON JOSEPH-SHAW (1263, rue Principale)
16. MAISON GLENBOWER (1261, rue Principale)
17. MAISON AUX 7 LUCARNES (1255, rue Principale)
18. ANCIEN PRESBYT�RE (1251, rue Principale)
19. MAISON SHAW (1250, rue Principale)
20. MAISON HAROLD-SHAW (733, rue Shaw)
21. MAISON GARDENER 1235, rue Principale
22. ANCIEN H�TEL MAPLE LEAF INN (1208, rue Principale)
23. ANCIENNE GARE DU C.N. (Lieu de la gare de Shawbridge)
24. LAURENTIAN LODGE CLUB (1162, rue Principale)
25. J.P. MIDDLETON & SONS (1196, rue Principale)
26. ANCIENNE �COLE ANGLAISE (794, rue Maple)

1 - Gare du C.P.
1272, rue de la Traverse

D�s 1892, le chemin de fer reliait Saint-J�r�me � Sainte-Agathe, en passant par Shawbridge. Le chemin de fer des Laurentides servait d�abord au ravitaillement des premiers colons, mais aussi au transport de bois vers Montr�al. En 1898, une gare a �t� construite sur un terrain de la famille Shaw, qui en a fait don au Canadian Pacific Railway � la condition qu�un membre de sa famille soit toujours � l�emploi de leur entreprise. Voil� comment Mme Georgina Shaw s�est retrouv�e premi�re femme station agent en 1907, et ce, jusqu�en 1944.

En 1917, devant l�importance que prend le train, une section servant de d�p�t de marchandises aurait �t� ajout�e. Depuis cette �poque, l��difice est d�une longueur de 87 pieds et d�une largeur de 16 pieds, construit avec du bois provenant de l�Ouest canadien.

Dans ses ann�es glorieuses, le P�tit Train du Nord transportait des dizaines de milliers de passagers chaque ann�e, principalement des vacanciers venus skier, se baigner ou simplement respirer l�air pur laurentidien. � l��poque, les voyageurs se rendaient � la gare sur un long trottoir recouvert, qui les tenait � l�abri des intemp�ries.

Durant plusieurs ann�es, le chef de gare et sa famille y log�rent dans l�attique jusqu�� sa fermeture et abandon en 1972. Malgr� la prise en main des services par Via Rail en 1978, le service Montr�al/Mont-Laurier a �t� abandonn� de mani�re d�finitive en 1981.

En 1987, un regroupement de citoyens souhaitant la pr�servation de la gare a entrepris sa restauration afin qu�elle puisse retrouver sa vocation de lieu public et reprendre du service en accueillant, entre autres, les promeneurs du parc lin�aire. Aujourd�hui, elle re�oit les skieurs en hiver; et en �t�, les adeptes de v�lo, les passants et les randonneurs du parc lin�aire le P�tit Train du Nord. Elle est �galement le site de nombreuses activit�s culturelles et communautaires.

2 - Ancien taxi stand
804, rue Shaw

� l��poque, ce terrain �tait un poste de taxi. La propri�t� �tait alors utilis�e autant par les usagers que par les chauffeurs de taxi. Une tour, qui n�existe plus, situ�e � l�arri�re du b�timent, permettait aux gens d�attendre confortablement leur taxi.

Il est int�ressant de noter que Mme Minnie Urichuck, une citoyenne de Shawbridge, a �t� la premi�re femme chauffeur de taxi � Montr�al. Durant la Seconde Guerre mondiale, les hommes appel�s � servir leur pays ont d�laiss� leur travail, ce qui a cr�� une p�nurie de chauffeurs de taxi. C�est � la lecture de cette information dans le journal que Minnie, qui avait d�sesp�r�ment besoin d�un travail, offrit ses services aupr�s de la compagnie Diamond, qui c�da finalement devant son insistance. Une femme... au volant d�un taxi, c��tait du jamais vu!

Encore aujourd�hui, la maison conserve son aspect patrimonial unique. De petite dimension, elle correspond quand m�me au style cottage vernaculaire d�Am�rique. Avec sa v�randa sous le pignon de la fa�ade. Les maisons de ce type, � deux versants de toit, �taient souvent construites d�apr�s des plans fournis par catalogues provenant des �tat-Unis.

3 - Quincaillerie/bureau de poste
(755, rue de la Station)

� l��poque, ce b�timent qui n�avait qu�un seul niveau, �tait la quincaillerie g�r�e par MM. Henri Blondin et Louis-Conrad Bastien (plombier de m�tier). En plus de la quincaillerie, cet �tablissement partageait son espace avec un magasin d�alimentation ainsi qu�avec le bureau de poste du village.

Il semble que lors de la constitution du village de Shawbridge en 1909, un des aspects soulev�s par les demandeurs �tait que les diff�rents b�timents et services offerts sur le territoire, notamment le bureau de poste, avaient d�j� toutes les caract�ristiques d�un v�ritable village. Cependant, ils �taient r�partis sur les territoires de trois municipalit�s diff�rentes, lesquelles ne sont malencontreusement pas nomm�es. Or, cette situation particuli�re causait �videmment une certaine confusion qui occasionnait plusieurs inconv�nients aux propri�taires.

En cons�quence, une demande a �t� d�pos�e avec une p�tition pour faire �riger ce territoire en municipalit�. Cette demande fut accueillie favorablement et, le 27 avril 1909, La corporation du village de Shawbridge fut constitu�e sur le consentement du Conseil l�gislatif et de l�Assembl�e l�gislative de Qu�bec.

Plus tard, un �tage sera ajout� au b�timent, le couvrant d�un toit en pavillon, et en 2003, il sera finalement transform� en logements qui serviront d�habitations � loyer modique (HLM).

En 2010, une plaque comm�morative a �t� install�e sur le b�timent en m�moire de monsieur Bastien (1915-2010) � titre de b�tisseur de la Ville de Pr�vost.

4 - Mairie / caserne
747, rue de la Station

Durant les ann�es quarante et cinquante, � l�arri�re du terrain, se trouvaient deux b�timents aux vocations tr�s importantes pour un village. L�un �tait l��cole anglaise qui accueillait tous les enfants du secteur de Shawbridge. Durant les ann�es soixante, ce m�me b�timent, qui poss�dait �galement des salles de r�union, servait aussi � la tenue des assembl�es du conseil municipal.

L�autre b�timent, construit vers 1950, �tait la caserne de pompiers qui desservait le secteur. En cas d�incendie, les pompiers �taient toujours pr�ts � intervenir gr�ce � un syst�me tr�s simple, mais efficace : une pompe install�e sur une remorque qui pouvait se brancher � n�importe quelle source d�eau! Malheureusement, ces deux b�timents ont �t� d�molis en raison du d�veloppement du secteur et de l�augmentation de la population.

Vers les ann�es soixante-dix, le b�timent actuel a �t� construit � l�avant du terrain afin de regrouper tous les employ�s de la municipalit� au m�me endroit. Dans la partie droite de l��difice, l�h�tel de ville occupait le rez-de-chauss�e et partageait son espace avec la biblioth�que municipale au sous-sol. Du c�t� gauche de l��difice, se trouvait la nouvelle caserne de pompiers qui �tait �quip�e d�un camion neuf. Finalement, � l��tage, se trouvait la salle du conseil o� se tenaient les assembl�es municipales.

Apr�s le d�m�nagement de la mairie et de la caserne de pompiers sur le boulevard du Cur�-Labelle en 1985, le b�timent � mur pignon en fa�ade a �t� modifi� et converti, en 2003, en habitations � loyer modique (HLM).

5 - Maison Andrew-McAllister
(740, rue de la Station)

Cette maison d��t� fut construite par M. Andrew McAllister, bien connu � Shawbridge. En effet, la famille McAllister �tait l�une des familles fondatrices de Shawbridge. Elle �tait propri�taire de terres qui s��tendaient de la ferme Shaw jusqu�� Lesage. D�ailleurs, une partie des terres que la famille d�tenait est devenue le Shawbridge Golf and Country Club.

Lors de son arriv�e au Canada, le p�re d�Andrew, �tait vendeur pour une compagnie �cossaise. Il s�est install� � Montr�al gr�ce au succ�s de son imprimerie, situ�e tout pr�s de la cath�drale Notre-Dame. Andrew, quant � lui, �tait mari� � une femme pr�nomm�e Martha. Ils ont eu plusieurs enfants, dont une fille du m�me nom (Martha, 2e  du nom). C�est donc en diligence que b�b� Martha, dans les bras de sa m�re, est arriv�e de Montr�al � Shawbridge.

La famille McAllister �tait active au sein de l��glise-Unie. Au fil des ans, elle a donn�, en h�ritage patrimonial, un orgue qui est toujours en fonction � l��glise ainsi qu�un vitrail qui repr�sente le Bon Berger du 23e psaume. Ce vitrail a �t� fait par la compagnie Lubbers Studio � Montr�al.

La magnifique maison McAllister est facilement reconnaissable aujourd�hui, car elle n�a rien perdu de son cachet d�autrefois. De type maison ancestrale, avec toit � deux versants perc� de lucarnes et couvert de t�le � baguettes, tr�s bien conserv�e, elle semble seulement avoir un peu recul�e ou, selon la comparaison des photos, c�est la rue Principale qui pourrait avoir �t� relocalis�e pour faire place � la r�sidence voisine, situ�e au 1270.

6 - �glise-Unie
1264, rue Principale

L��glise m�thodiste, maintenant affili�e � l��glise-Unie du Canada, tr�ne depuis longtemps au carrefour de toutes les influences s�exer�ant dans la municipalit�. Construite en 1861 sur les lieux de la toute premi�re �glise en bois rond, �rig�e dans les ann�es 1850, la nouvelle �glise, jadis au c�ur du village anglophone de Shawbridge, se situe � la crois�e de deux rues importantes. La rue Principale, qui la relie au pont Shaw, et la rue de la Station, qui m�ne � la gare, o� arrivaient les voyageurs, les colis et les nouvelles. Le b�timent a �t� construit de pi�ces de bois taill�es � la main qui, plus tard, furent recouvertes d�un lambris � clin, commun�ment appel� d�clin anglais.

La pi�ce principale, qui a toujours servi de lieu de culte, peut accueillir une centaine de fid�les pour l�office du dimanche, le Sunday school, les mariages et les fun�railles. On raconte que pour des raisons inconnues, le clocher de l��glise serait tomb� pour se fracasser au sol, ce qui explique pourquoi le clocher d�aujourd�hui est si diff�rent. De plus, ce b�timent a aussi servi comme premi�re �cole anglophone de Shawbridge. En 1989, elle fut agrandie pour y ajouter une salle communautaire servant pour les rencontres.

Cette �glise, toujours active, t�moigne bien de la force et de la vigueur de la communaut� anglo-saxonne de Shawbridge. Apr�s la fusion des �glises m�thodiste, presbyt�rienne et congr�gationaliste, la communaut� la rebaptise en 1925 l��glise-Unie de Shawbridge, qui a f�t� ses 150 ans d�histoire en 2011. Pour l�occasion, elle a enfoui dans le sol une capsule du temps, qui ne sera d�terr�e que dans 100 ans!

7 - �difice Bell-Canada
1276, rue Principale

En 1901, la ligne t�l�phonique de Shawbridge a reli� celle de Saint-J�r�me � Sainte-Agathe-des-Monts. M. Lorne S. Bell fut le premier g�rant de ce service t�l�phonique, et c�est lui qui �tablissait les communications, en semaine, de 6h � 21h; et le dimanche, de 9h30 � 10h et de 17h30 � 18h.

Dans l�ann�e qui suivit, le r�seau de Shawbridge a �t� inscrit � l�annuaire r�gional. Le premier abonn� au t�l�phone fut monseigneur G. W. Matthews du Boy�s Home, maintenant connu sous le nom de Batshaw.

Le premier b�timent de Bell, � Shawbridge, �tait situ� au 1290, rue Principale, mais, celui-ci a �t� compl�tement d�truit. L��difice actuel a, quant � lui, �t� construit vers 1946 sur un terrain achet� en 1944, imm�diatement apr�s la fin de la Deuxi�me Grande guerre. En r�alit�, il s�agissait d�un bunker dissimul� pour lui �viter d��tre identifi� comme objectif militaire. Construit en b�ton arm�, il peut r�sister aux bombardements et aux tremblements de terre. Il y a encore quelques ann�es, les lignes t�l�phoniques reliant la base de radars du lac Saint-Denis au complexe d�alerte de NORAD passaient par le centre de commutation qui s�y trouve. Le b�timent est compos� d�un sous-sol divis� en quatre pi�ces et d�un rez-de-chauss�e d�une seule pi�ce. L�attique est un rajout esth�tique d�allure traditionnelle qu�b�coise pour harmoniser l�immeuble avec l�architecture environnante.

� l��poque des t�l�phones � manivelle ou � magn�to, les op�ratrices de fiches � cordon y ont achemin� des appels jusqu�en 1956. Elles ont ensuite �t� remplac�es par la technologie plus moderne des t�l�phones � cadran. Puis, par des ordinateurs et des fibres optiques qui transmettent les appels pour les abonn�s de l��change t�l�phonique 224 ou, comme on le disait jadis, Capital 4, � Pr�vost, Sainte-Anne-des-Lacs et Saint-Hippolyte.

8 - Maison Cleary / cr�merie
(1302, rue Principale)

M. Adolphus Cleary fut le premier propri�taire de cette maison. Il exploitait alors une cr�merie qui produisait du beurre ainsi que du lait. Il effectuait la livraison de ses produits laitiers � l�aide d�un vieux camion Reo. Son fr�re, Henri Cleary �tait son fid�le collaborateur. On raconte qu�un des fromages produit par le Shawbridge Dairy, le butter churn, aurait remport� un prix � la foire mondiale de Chicago de 1893!

Autour de 1930, la propri�t� fut vendue � un Norv�gien, monsieur Christiansen, qui �tait contracteur. Quelques ann�es plus tard, Mme Gladys Symington acheta cette maison. Puis, elle fut abandonn�e durant de nombreuses ann�es. Un nouveau propri�taire du nom de Brian Natter a pris soin de la propri�t� et l�a compl�tement r�nov�e depuis.

Apparent� � la maison traditionnelle qu�b�coise par son toit de forte pente et sa lucarne, son charme est renforc� par sa galerie lat�rale soutenue sous son auvent par des piliers aux angles d�cor�s d�aisseliers.

9 - 1�re maison William-Shaw
(1312, rue Principale)

Selon certains, cette maison �tait la premi�re maison construite par William Shaw, dans les ann�es 1880. � cette �poque, elle a �galement servi de lieu de culte pour les pratiquants de l��glise m�thodiste. En effet, alors que M. Shaw en �tait le propri�taire, il tenait lui-m�me des services religieux, allant m�me jusqu�� exposer des morts dans son propre salon. Ce serait lors de fun�railles qu�une bougie allum�e serait tomb�e et aurait caus� un incendie qui ravagea la demeure, en 1898. Apr�s ce feu, la maison fut rapidement reb�tie.

Autre fait surprenant, au d�but du si�cle, une source d�eau coulait abondamment au sous-sol permettant ainsi aux propri�taires et voisins d�y puiser leur eau potable pour la plus grande joie de tous.

Au cours des ann�es 30, elle a �t� � nouveau la proie des flammes; cette fois, c�est la v�randa occupant le devant de la maison qui br�la. Depuis cet �v�nement, le 1312, rue Principale a l�apparence qu�on lui conna�tra jusqu�en 2008, c�est-�-dire sans v�randa.

Par la suite, elle a �t� vendue � M. Louis G�rard, cultivateur, provenant de la Suisse. De 1935 � 1950, cette maison a appartenu � M. Fernand Saint-Aubin, propri�taire de l�h�tel Mont Cassin, devenu le B-52. La maison a subi des r�novations majeures en 1930, ainsi qu�en 1980. Outre ses fondations en pierres, larges de trois pieds, on retrouve encore aujourd�hui les vestiges d�un vieux four au sous-sol.

En 2008, la maison a �t� � nouveau r�nov�e, mais en harmonie avec son style original. Un garage double attenant et une grande terrasse en cour arri�re ont �t� construits pour faire valoir la propri�t�. Un nouveau rev�tement de briques rouges a remplac� le blanc d�origine du b�timent. Le choix de rev�tir l�ext�rieur de ces ajouts en bois pr�serve l�authenticit� du b�timent principal et lui garde toute sa chaleur.

10 - Olley View cottage
(1317, rue Principale)

Il est difficile de d�terminer exactement en quelle ann�e fut construite cette maison, mais il semble que celle-ci date du d�but des ann�es 1900. La cha�ne de possession semble indiquer que le Olley View cottage fut, jusqu�en 1952, la propri�t� de l��glise-Unie du Canada. Elle en fit un lieu de culte pour les nombreux fid�les du village de Shawbridge.

Un r�v�rend l�aurait m�me habit� durant une certaine p�riode. On raconte qu�une section � l�arri�re du b�timent (maintenant le garage) servait d��curie pour ses chevaux. Vers 1932, une rallonge, faite enti�rement de bois, aurait �t� ajout�e afin de rattacher la maison � l��curie. En 1952, l��glise a vendu la maison � M. Vincent Thornburn qui, c�dant � la demande du r�v�rend Sydney Rowe, la revendit � celui-ci en 1953.

Avec son mur � pignon en fa�ade et la pente tr�s accentu�e de son toit, ce b�timent compte six pi�ces, soit trois sur chacun des deux planchers de l��difice.

Son style architectural de tradition classique anglaise du XIXe si�cle se retrouve d�ailleurs un peu partout au Qu�bec. Son parement de brique a �t� pos� en rang double, selon les normes de la Nouvelle-Angleterre, pour assurer sa solidit�. Les briques rouges provenaient de l�ancienne manufacture de briques de Shawbridge. Il est � noter qu�en plus de fournir le village, les briques qui y �taient fabriqu�es ont �galement servi � construire des maisons aux �tats-Unis, particuli�rement dans la r�gion de Boston, de m�me qu�� Shawbridge, le Strathcona cottage, au 1277 de la m�me rue, et quelques autres maisons � Lesage.

� l��tage, les pi�ces sont mansard�es et suivent le toit en pente qui se juxtapose � celui de la grande galerie d��t�.

11 - Maison grange
(1305, rue Principale)

Malheureusement, les informations concernant cette r�sidence se font tr�s rares. Selon les rumeurs, cette maison �tait initialement une grange, construite vers 1913. Ancienne propri�t� de Monsieur Vincent Gruber, elle a �t� magnifiquement refaite et convertie en r�sidence unifamiliale, tout en conservant ind�niablement son style historique. Son aspect trapu, son terrasson � pente faible surmont� d�une autre pente plus accentu�e du toit l�apparente aux maisons mansard�es.

Il est manifeste que le b�ti principal a �t� augment� d�un appentis lat�ral et d�un auvent ouvert sur trois c�t�s en fa�ade, et d�une chemin�e lat�rale.

12 - Le pont Shaw

Le pont Shaw, dont le nom provient de William Shaw qui l�a achet� d�Augustin-Norbert Morin le 7 ao�t 1863, a �t� le premier pont de la r�gion imm�diate � relier les deux rives de la rivi�re du Nord. Les passants l�appelaient ainsi Shaw�s bridge et ce nom a ensuite servi pour identifier le village qu�il desservait : Shawbridge, reconnu par le gouvernement qu�b�cois vers les ann�es 1850, mais officialis� seulement en 1909.

Comme M. Shaw �tait le propri�taire dudit pont, il chargeait des frais de 5 cents � ceux et celles qui voulaient l�emprunter, et ce, dans un poste de p�age install� � l�entr�e du pont. Un membre de la famille Shaw raconte qu�en hiver, les gens qui ne voulaient pas payer les 5 cents se faisaient un sentier sur la rivi�re du Nord alors gel�e.

Ensuite, comme bien d�autres h�ritages patrimoniaux � Shawbridge, la famille Shaw a c�d� cette infrastructure au Village de Shawbridge. En 1923, le maire de Shawbridge a sign� le r�glement d�emprunt permettant la reconstruction du pont de bois par une structure en fer pour la somme de 800 $. La moiti� des co�ts �tait assum�e par le secteur de Shawbridge et l�autre moiti� par Saint-Sauveur.

Le pont Shaw, en plus d�avoir conserv� son appellation, demeure encore aujourd�hui l��l�ment architectural le plus caract�ristique de Shawbridge. Il a vu son tablier remis � neuf et sa structure m�tallique repeinte en 2011. Force est d�admettre que m�me datant du d�but du XXe  si�cle, il est d�allure r�solument moderne.

13 - Maison Cleary
(1287, rue Principale)

Construite en 1880, cette maison pi�ce sur pi�ce a longtemps �t� habit�e par M. Joseph Cleary et sa famille, qui ne comptait pas moins d�une quinzaine d�enfants. Cette propri�t� compte sept pi�ces et trois salles de bain.

Il semble que son fils William, soldat � la Premi�re Guerre mondiale, soit d�c�d� au combat. Les Cleary formaient une famille riche qui fut l�une des premi�res � s�installer � Shawbridge. Une descendante de la famille, Mme Joseph Cleary, a d�ailleurs �t� g�rante du r�seau t�l�phonique vers 1907.

Au d�but du si�cle pr�c�dent, la maison �tait situ�e directement � c�t� d�une usine de charrettes � chevaux (sleighs). Au rez-de-chauss�e, une partie de la maison servait � la fabrication des charrettes et l��tage �tait r�serv� pour la peinture. Il est � noter que le salaire d�un ouvrier n��tait alors que de quatre dollars par mois. Durant la p�riode des F�tes, le grenier �tait vid�, nettoy� et transform� en salle de r�ception pour les villageois.

Plus tard, la maison fut transform�e en bo�te � chansons La Girouette. Devenue l�Antith�que en 1972, sous la direction de l�humoriste Denise Gu�nette, ce lieu �tait fr�quent� par des vedettes, dont Robert Charlebois. Elle est redevenue aujourd�hui une r�sidence familiale.

14 - Cimeti�re de Shawbridge (de l��glise-Unie)

Ce cimeti�re, � l�usage exclusif des pratiquants de l��glise-Unie, est situ� juste devant ladite �glise. Il ne contient qu�une centaine de pierres tombales, mais pr�s de 300 corps y sont enterr�s. Les lieux se d�marquent par une all�e de tr�s beaux arbres bien align�s qui donne un cachet particulier � la marche menant au cimeti�re.

Bien entendu, sir William Shaw y est enterr� ainsi que de nombreux autres notables ayant marqu� l�histoire du secteur, de m�me que plusieurs autres membres de familles souches de nationalit� irlandaise (Selby, McAllister, Foster, Bell, Cleary, etc.). Une des premi�res personnes � y avoir �t� enterr�e fut Isaac Cleary, en 1815. La plus vieille pierre tombale encore existante, datant de 1867, est celle d�Allen Sauders.

Il est � noter qu�en 1861, la premi�re petite �cole catholique a �t� construite juste � c�t� de l�entr�e du cimeti�re de Shawbridge (la cl�ture blanche sur la photographie). Toutefois, ce b�timent n�existe plus aujourd�hui, tout comme l��cole anglaise, qui �tait localis�e derri�re l��glise Unie sur la rue de la Station.

Encore en fonction aujourd�hui, l�espace occup� par le petit cimeti�re est pratiquement satur�. Il n�est pas rare d�y d�couvrir des ossements, en creusant pour retrouver des pierres tombales enfouies.

En 2012, lors du 150e  anniversaire de l��glise-Unie, le portail du cimeti�re a �t� compl�tement refait, en respect du caract�re historique des lieux. Lors des festivit�s, le nouveau portail a �t� inaugur� et b�ni par le pasteur Fred Tees.

15 - Maison Joseph-Shaw
(1263, rue Principale)

Construite en 1900 par MM. Alex Nenderson et Lorne S. Bell, maire de Shawbridge pendant 15 ans, cette maison de ferme de sept pi�ces �tait la propri�t� de Mme Joseph Shaw. Apr�s quelques ann�es, Mme Shaw donna cette propri�t� � son fils Joseph qui, plus tard, la vendit � M. Osborn Shaw. Chose inusit�e pour l��poque, la maison est construite selon la technique d�ossature crois�e, dite Balloon frame, en poteaux de 2 pouces sur 4 pouces. Une particularit� de cette maison est que les fen�tres ont des inscriptions grav�es dans le verre avec des diamants.

La grange, qui se trouve � l�arri�re, a plus de cent ans! On raconte d�ailleurs que les pratiquants, qui se rendaient � l��glise � cheval ou en charrette, y attachaient leurs chevaux.

Au d�but du si�cle dernier, cette grande propri�t� a �t� utilis�e comme maison de pension par ses propri�taires. Plusieurs personnes importantes, reli�es � la pratique des sports d�hiver ou � l�op�ration du chemin de fer du Canadien Pacifique dans les Laurentides, y ont s�journ�.

La maison a longtemps �t� occup�e par Gordon Shaw. N� en 1914, figure l�gendaire qui a longtemps anim� Shawbridge, il est le fils d�Osborn et arri�re petit-fils de William Shaw, fondateur de Shawbridge. Gordie, de son surnom, a �t� le bedeau de l��glise-Unie et en charge du cimeti�re pendant une tr�s longue p�riode. Il est � noter qu�il s�agissait de la premi�re maison du village � avoir une toilette avec chasse d�eau. Comme l��glise-Unie n�en avait pas � cette �poque, il n��tait pas rare de voir une personne se d�filer pendant le sermon pour se rendre chez Gordie.

Curieusement, Gordie n�a jamais eu de voiture! Cependant, dans les ann�es trente, il conduisait une motocyclette BSA 250 cc. Il �tait m�me reconnu pour donner occasionnellement un lift au pasteur de l��glise-Unie jusqu�� Morin Heights.

16 - Maison Glenbower
(1261, rue Principale)

Originalement construite par la famille Shaw en 1863, cette maison de ferme, connue sous la d�nomination de maison Glenbower, est au c�ur de l�histoire de Shawbridge. En raison de sa position privil�gi�e, entre l��glise m�thodiste et le cimeti�re, on ne pouvait pas passer devant cette maison sans y jeter un coup d��il ou s�y arr�ter pour faire un brin de jasette, apr�s l�office du dimanche.

B�tie sur des carr�s de bois, la maison qui compte deux niveaux comprend huit pi�ces. Son toit en t�le, perc� de deux lucarnes, est typique de la maison dite canadienne ou qu�b�coise, dont l�auvent lat�ral prot�ge ici la porte centrale, flanqu�e de fen�tres sym�triques.

On raconte qu�un certain Frank True y a �t� retrouv� mort, agenouill� dans sa chambre. Le d�vot aurait �t� surpris par la mort alors qu�il faisait sa pri�re du soir. Pas de doute qu�il soit all� directement au ciel.

17 - Maison aux 7 lucarnes
(1255, rue Principale)

Cette propri�t� au cachet unique de cottage a �t� construite en 1902 par M. George Shaw. Elle poss�de 3 niveaux, 27 pi�ces, 14 chambres, 55 fen�tres et 7 lucarnes. Ce grand nombre de lucarnes �tait peu fr�quent � l��poque, d�o� son nom de maison aux sept lucarnes, dans les ann�es 1990, alors qu�elle servait de Bed & Breakfast.

Cette architecture distinctive ainsi que la porte d�entr�e int�rieure ouvrag�e repr�sentent bien l��poque victorienne. Elle est plus pr�cis�ment issue du mouvement vernaculaire industriel : un four square am�ricain, style de b�timent �conomique, spacieux et tr�s simple � construire. Il s�agit d�un type de maison pi�ce sur pi�ce dont la conception provient des �tats-Unis. Les lucarnes, quant � elles, sont de style typiquement canadien. Cette maison cubique est compos�e de deux niveaux � pleine hauteur et d�un toit � quatre versants, formant un comble habitable.

Initialement construite pour desservir les touristes de Montr�al ou d�ailleurs, la maison offrait le g�te � ceux qui voulaient profiter des diverses activit�s de la r�gion, tant en hiver qu�en �t�. Au d�but du si�cle dernier, le troisi�me �tage servait �galement de dortoir pour les passagers du chemin de fer du Canadien National. � l�arri�re de la maison, on retrouve une immense piste de terre menant � la rivi�re et connue comme la Lovers Lane (l�all�e des amoureux), laquelle est bord�e d�arbres plus que centenaires.

� compter de 1981, et ce, jusqu�en 2005, la maison a de nouveau servi de pension. On raconte que le fr�re de M. George Shaw, M. Gordon Shaw, y a v�cu les derni�res ann�es de sa vie, apr�s en avoir pass� la plupart au 1263 de la rue Principale.

18 - Ancien presbyt�re
(1251, rue Principale)

Construite en 1861, cette maison de sept pi�ces est un exemple typique de l�architecture traditionnelle qu�b�coise de la fin du XIXe  si�cle. De construction simple, ce type de maison permettait � la fois d��conomiser les mat�riaux et l��nergie. L��tage, sous forme d�attique, permet d�ajouter des pi�ces suppl�mentaires sans pour autant augmenter la superficie � construire et � chauffer durant la saison froide.

Cette maison, situ�e entre l��glise et le cimeti�re, fut construite initialement pour les ministres du culte m�thodiste qui officiaient � l��glise en face. L�acte notari� comprend d�ailleurs un droit de passage pour se rendre directement au cimeti�re.

La r�sidence est faite de pi�ces taill�es � la main. Son ext�rieur �tait, � l�origine, recouvert de lambris � clin de style anglais, alors qu�aujourd�hui, il est en aluminium. Le b�timent aurait appartenu, � une �poque, au Boys Farm, il aurait aussi servi d��cole.

Un peu plus tard, la famille Cruchet, propri�taire d�une �picerie qui avait pignon en face du 1287, rue Principale, a habit� cette demeure. On raconte qu�un membre de leur famille aurait p�ri dans le naufrage du Titanic.

Cette maison, situ�e en plein c�ur du secteur historique de Shawbridge, constitue l�un des �l�ments importants du patrimoine de la Ville de Pr�vost.

19 - Maison Shaw
(1250, rue Principale)

En 1890, un membre de la famille Shaw aurait fait construire cette r�sidence afin de l�offrir � sa fianc�e pour l�habiter apr�s leur mariage. Cette maison en briques peintes en blanc, avec ses lucarnes-pignons et ses fen�tres en ogive, est de style n�ogothique. On la comparera au b�ti des gares de l��poque, elles aussi caract�ris�es par la pente tr�s prononc�e de leur toit. Celle-ci, d�un niveau et demi, poss�dait quatre versants, dont celui de l�avant poss�de encore aujourd�hui une lucarne-pignon compl�t�e d�un balcon � l��tage.

Vers les ann�es vingt, la maison aurait appartenu � un certain Sam Stevens. Ensuite, elle a �t� achet�e par le r�v�rend Malone dans les ann�es soixante. Ce dernier a alors entrepris plusieurs r�novations, faisant dispara�tre la partie avant de la galerie ainsi que la portion sud, pour plut�t y construire un garage, �l�ment qui est toujours pr�sent aujourd�hui. De plus, cette maison poss�de encore certaines caract�ristiques d�origine comme le plafond du couloir de l��tage, qui est form� d�ogives, l�escalier en bois tourn� ainsi que quelques moulures et rosettes.

20 - Maison Harold-Shaw
(733, rue Shaw)

Construite par M. Harold Shaw, cultivateur, vers 1906, cette immense maison de trois niveaux compte sept grandes pi�ces dans lesquelles plusieurs g�n�rations d�enfants ont �t� �lev�es.

M. Harold Shaw, que les r�cits d�crivent comme un cultivateur particuli�rement entreprenant, entreposa m�me, dit-on, le bl� produit sur sa ferme dans le salon de la maison pendant quelques ann�es de fa�on � le prot�ger du froid et de l�humidit�! Aussi, le hangar, situ� en retrait, fut habit� par une famille durant les ann�es cinquante.

Cette immense maison � toit d�coup� en pavillon et entour�e d�une v�randa couverte sur trois faces se donne l�allure d�un manoir. Construite en bois, cette maison �tait unique dans le village avec ses trois niveaux habitables. Les ouvertures pratiqu�es dans la pi�ce du dernier �tage permettaient d�avoir une vue imprenable sur toute la r�gion, que ce soit sur les m�andres de la rivi�re ou encore sur les villages de Shawbridge, Lesage et Pr�vost.

Elle a subi des r�novations majeures au fil des ans et a �t� bien entretenue depuis.

21 - Maison Gardener
(1235, rue Principale)

Cette maison connue sous le nom de maison William-James-Gardener �tait voisine de l�ancienne Shawbridge Bakery (maintenant d�molie). Elle a �t� b�tie vers 1910-1911 sur un terrain achet� de Peter M. Jordan en ao�t 1910. James Gardener, qui �tait comptable et courtier, ainsi que sa famille entretenaient des liens d�amiti� serr�s avec la famille McAllister, qui poss�dait la maison des Lilas, situ�e tout pr�s au 1225, rue Principale.

En 1914, cette maison �tait lou�e comme r�sidence d��t�. Un peu avant les ann�es quarante, elle fut am�nag�e pour en faire une petite �picerie du coin. Par la suite, au cours des ann�es quarante � soixante, un certain Alexander la transforma de nouveau en r�sidence unifamiliale.

Son style vernaculaire nord-am�ricain � la large fen�tre sous le pignon du mur de fa�ade est agr�ment� de frises travaill�es auxquelles r�pondent les aisseliers de l�auvent. Son charme rappelle la vocation de vill�giature du secteur.

22 - Ancien h�tel Maple Leaf Inn
(1208, rue Principale)

Construit en 1936 et fait enti�rement de bois, l�h�tel Maple Leaf Inn, ensuite appel� le manoir des Monts, recevait alors beaucoup de touristes qui adoraient l�endroit, puisqu�il offrait tous les services : piscine, tennis, etc.

Durant les ann�es quarante, l�h�tel �tait renomm� pour ses panneaux de pin naturel. Tristement, ce sont ces magnifiques boiseries qui provoqueront sa perte en 1948, alors qu�un violent incendie ravagea l�h�tel, causant pour plus de 275 000 $ de dommages.

Heureusement, les 80 personnes qui y s�journaient furent �vacu�es de l�immeuble en toute s�curit�, gr�ce aux alertes des employ�s. Malheureusement, le magnifique h�tel de trois niveaux br�la compl�tement en moins de deux heures.

Le Maple Leaf Inn �tait alors la propri�t� de MM. Adalbert et Fernand Jarry, propri�taires de Jarry Automobiles, � Montr�al. Il semble que la premi�re alerte ait �t� donn�e vers 5h30 du matin par un aide-cuisinier s��tant lev� t�t pour pr�parer le d�jeuner. Alarm� par des flammes provenant de la porte de la cuisine, il r�veilla imm�diatement tous les employ�s et les clients de l�h�tel. Au moment de l�arriv�e des pompiers, il �tait d�j� trop tard, le Maple Leaf Inn n��tait plus qu�un amas de bois calcin�.

L�h�tel longeait � cette �poque l�ancienne route 11 � la hauteur de la rue Maple. En face, on pouvait apercevoir au loin le Big Hill de l�autre c�t� de la rivi�re. Aujourd�hui, il n�en reste plus que le terrain de tennis ainsi que la piscine creus�e, tous deux utilis�s comme infrastructures municipales.

23 - Ancienne gare du C.N.
(Lieu de la gare de Shawbridge)

D�s les ann�es 1890, le chemin de fer du Canadian National a fait son apparition dans le secteur de Shawbridge, sur le trac� de l�actuelle piste cyclable Le Cheminot dans le parc r�gional de la Rivi�re-du-Nord. Ce train, nomm� le Chemin de fer des Laurentides, permettait le transport du bois vers Montr�al et l�envoi de ravitaillements � l�intention des colons jusqu�� Huberdeau.

Le ski devenant une activit� de plus en plus populaire et la route n��tant pas accessible en p�riode hivernale, cette infrastructure a connu une nouvelle vocation de train de ski vers 1937. Cela a permis d�augmenter le d�veloppement de l�industrie touristique et ferroviaire, et ce, jusqu�au d�but des ann�es 1960. Apr�s la Deuxi�me Guerre mondiale, le d�ploiement du r�seau routier (surtout l�arriv�e de l�autoroute des Laurentides qui s�est rendue aux abords de Shawbridge en 1959) a supplant� le chemin de fer, qui a ainsi progressivement perdu de son attrait. Au m�me moment, le service de train a hauss� drastiquement ses prix. Les voyageurs ne voyaient alors plus d�avantage � prendre ce moyen de transport qui manquait de souplesse et qui �tait devenu beaucoup trop dispendieux. La gare a �t� par la suite d�molie, vers 1963-1964.

Selon les rumeurs du temps, il y avait tellement de sauterelles sur la voie lors de la fonte des neiges que le train se serait parfois enlis�, les rails �tant trop obstru�s par les insectes!

24 - Laurentian Lodge Club
(1162, rue Principale)

L��difice de bois, con�u comme un immense cottage anglais, ne compte pas moins de 20 pi�ces, des chambres pour la plupart qui servaient � abriter les skieurs venant s�journer dans la r�gion la fin de semaine. C�est en 1923, apr�s l�incendie du Manitou Lodge, qu�a �t� cr�� le Laurentian Lodge Club par un regroupement de skieurs anglophones de Montr�al. Ils ont alors achet� la maison de ferme de Frederick Scott, datant du milieu du XIXe  si�cle aussi connue sous le nom de Beverly Farm et l�ont transform�e en maison d�invit�s. Parmi les fondateurs du club s�lect, on retrouvait le l�gendaire Jackrabbit Johannsen, le pionnier du ski de fond (cross-country). Situ� en face de la Big Hill, ce lodge serait le plus ancien des clubs de ski avec r�sidences en Am�rique du Nord.

C�est en 1927 que le Shawbridge Golf & Country Inc. est incorpor� par MM. William McAllister, Craig Blasham et le colonel Fred Ritchie. Ils form�rent alors un comit� pour l�am�nagement d�un parcours de golf, qui au d�but ne comportait que deux trous, am�nag�s � m�me les p�turages de la ferme Clark, d�o� provenaient les fameuses beans Clark. On raconte m�me que les vaches venaient souvent d�ranger les golfeurs. Le chalet servait � h�berger les membres golfeurs en �t� et les skieurs en hiver.

� compter de 1938, avec l�ouverture du centre de ski de Mont-Tremblant, Shawbridge a perdu son attrait comme destination pour les skieurs. Plusieurs membres de clubs venaient toutefois y s�journer et prendre le train pour faire des excursions � Mont-Tremblant ou ailleurs dans les Laurentides. Aujourd�hui, le Laurentian Lodge est une auberge avec salle de r�ception.

25 - J.P. Middleton & sons
(1196, rue Principale)

Cette propri�t� a �t� construite par M. Douglas Middleton vers 1910. Il y exploitait alors, avec ses fils, un entrep�t de bois simplement nomm� J.P. Middleton & Sons.

Quelques ann�es plus tard, la maison a �t� habit�e par le docteur Neilson. Par la suite, de 1935 jusqu�� environ 1950, la maison a �t� la propri�t� de M. Murray Nayers, qui �tait manufacturier de contenants pour diff�rents types de munitions utilis�es durant la Seconde Guerre mondiale.

D�allure traditionnelle, cette maison se caract�rise par les deux b�tis ajust�s en pignon, sa large fenestration et l�absence de sous-sol particuli�re � l�architecture des premi�res maisons qu�b�coises.

26 - Ancienne �cole anglaise
(794, rue Maple)

Construit dans les ann�es vingt, ce b�timent appartenait � la Commission scolaire anglaise Laurentian School Board. Il compte plus de 3 200 pieds carr�s et a �t� occup� pendant longtemps par l��cole anglaise protestante de Pr�vost.

� cette �poque, les agglom�rations de Shawbridge, Pr�vost et Lesage comptaient une importante communaut� anglophone affili�e � l��glise-Unie du Canada. Durant de nombreuses d�cennies, le b�timent servit � dispenser le savoir dans ces municipalit�s des plus florissantes.

Au d�but des ann�es quatre-vingt, alors que le b�timent �tait inutilis� et qu�il commen�ait � se d�t�riorer s�rieusement, des citoyens, sous l�inspiration de la Soci�t� du patrimoine de Pr�vost, entreprirent de le restaurer et de lui donner une vocation culturelle. Apr�s plusieurs mois de travail, le b�timent fut enfin remis en �tat et occup� par un service de garde des plus dynamiques durant de nombreuses ann�es.

Son b�ti allong� original flanqu� d�un tambour lat�ral �tait alors situ� sur un vaste terrain qui fut diminu� par la construction d�une garderie. Avant cette �poque r�cente, la F�te nationale du Qu�bec y �tait c�l�br�e sur une sc�ne d�montable r�cup�r�e un temps pour la m�me f�te, alors organis�e devant la gare de Shawbridge.

Aujourd�hui, il appartient � la Ville de Pr�vost, � titre de centre culturel et communautaire des plus vivants de la r�gion des Laurentides, accueillant plusieurs organismes de la Ville. Les lieux servent aussi de salle o� se tiennent des cours, des bingos, des conf�rences et bien d�autres activit�s.

Faubourg de la Station
Exposition permanente de photos anciennes de Pr�vost

La Ville est �galement fi�re de s��tre associ�e en 2012, � une initiative citoyenne concernant le patrimoine de Pr�vost, soit l�exposition permanente de photos historiques mettant en vedette les trois anciens villages de Shawbridge, Pr�vost et Lesage.

En effet, au Faubourg situ� � la crois�e de la rue de la Station et du boulevard du Cur�-Labelle, une exposition de plus de quarante magnifiques photos pr�sentent des sc�nes historiques garnissant chacun des commerces. Cette exposition gratuite fut organis�e par M. Hyman Weisbord avec la collaboration de MM. Benoit Gu�rin, Sheldon Segal, Guy Thibault, ainsi que Mme Marie Morin, avec la collaboration du Journal des citoyens.

Comme le sugg�re le titre de l�exposition Au pied des Laurentides, de 1906 � 1952, ce petit d�tour au Faubourg de la Station en a passionn� plus d�un. Initialement, ce projet mettait surtout l�emphase sur Shawbridge. Ainsi, on compte vingt et une photos illustrant ce secteur, mais on peut aussi en admirer onze du Vieux-Pr�vost et cinq du village de Lesage. S�ajoutent � celles-l�, sept autres photos des villages de Sainte-Anne-des-Lacs et de Piedmont, compl�tant ce superbe tableau historique.

Le succ�s de cette initiative fut instantan� et un tel engouement ne pouvait que mener � un projet � plus grande �chelle. C�est dans cet esprit que fut ensuite mis sur pied un mus�e virtuel o� les trois villages ayant �t� � l�origine de l�actuel Pr�vost sont mis en valeur, bien s�r par des photos, mais aussi par des personnages ayant �t� les acteurs de l�histoire de ces lieux. En plus de ce mus�e virtuel, deux autres circuits patrimoniaux du Vieux-Pr�vost et de Lesage ont permis r�cemment de tracer un portait patrimonial de Pr�vost.
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Circuits Patrimoniaux Shawbridge Brochure_v3B_Web.pdf
monmuseevirtuel.ca

Batshaw

En 1907 �tait fond� le Boy�s farm and Training School de Shawbridge qui avait pour but de r�adapter de jeunes gar�ons d�linquants � la vie en soci�t�. Le vaste terrain de l��cole, qui longe aujourd'hui le parc lin�aire du P�tit train du Nord � Pr�vost, comprenait des r�sidences, une chapelle, un gymnase et un h�pital. En plus de suivre des cours, les gar�ons devaient s�occuper des r�coltes ainsi que des animaux de ferme qui vivaient sur le site. � partir de 1976, l��tablissement change de nom pour � Centre de jeunesse Shawbridge � et accueille alors aussi les jeunes filles. Depuis 1992, il est int�gr� au r�seau des Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw.