LESAGE


Le Village de Lesage est officiellement form� le 1er janvier 1948, mais une population francophone y habitait d�j� depuis le si�cle pr�c�dent. Le premier arrivant, au XVIIIe  si�cle, aurait �t� Andr� Lesage, un m�decin mont� par la rivi�re du Nord sur des lots octroy�s par le programme de colonisation du cur� Antoine Labelle. Ses deux fils Jules et Honor�, qui se sont ensuite partag� les lots ont, entre autres, fait don de terrains qui ont permis le passage des voies ferr�es du Canadien Pacifique et du Canadien National.

Le premier conseil municipal �tait form� par Henri Renaud, premier maire, et les conseillers Ad�lard Hotte, L�opold Lesage, T�lesphore Macchab�e, Alexis Raymond, Jean-Baptiste Saint-Pierre et Rom�o Monette. Son secr�taire-tr�sorier a �t� Oscar Beaus�jour jusqu�en 1960. Les premi�res rues municipalis�es � partir de 1950 portaient alors des noms qui n�ont pas �t� conserv�s, mais qui refl�taient l�importance des Lesage : rue Saint-Honor�, rue Saint-Jules, rue Saint-Jude...

C�est d�ailleurs cette reconnaissance officielle des rues et des chemins, ainsi que leur entretien, qui ont souvent accapar� les diverses s�ances du conseil.

Apr�s le t�l�phone d�j� arriv� au d�but du si�cle, la Municipalit� de Lesage a accept�, en 1923, que la Laurentian Hydro Electric, ensuite devenue Gatineau Power, fournisse l��lectricit� dans la r�gion. Passant de maison en maison pour en proposer le branchement au r�seau, ses vendeurs offraient un fer � repasser, un grille-pain ou l�installation gratuite d�une lampe au-dessus de l��vier de la cuisine. Comme les visites se faisaient aupr�s des �pouses pendant la journ�e, l�offre de service �tait g�n�ralement accept�e.

L�autre pr�occupation majeure du conseil a �t� d�assurer un service d�aqueduc, que fournissaient auparavant les propri�taires des maisons vendues ou lou�es : Euclide Lesage, Ald�ric Sigouin et Raymond Rainville; r�seaux tous achet�s au moment o� la Municipalit� les a �tendus jusqu�au lac �cho.

� partir de 1964, les noms des rues ont �t� identifi�s et chaque maison a d� afficher son num�ro de porte. En 1972, sur l�emplacement de l�ancienne gare du Canadien Pacifique, d�molie cette ann�e-l�, les fr�res Florian et Ernest B�langer ont ouvert un march� aux puces � 75 vendeurs, qui a rapidement obtenu une r�putation r�gionale et n�a �t� diminu� en surface que r�cemment.

Mais auparavant, c�est d�une �ventuelle fusion avec les deux autres villages dont il a �t� question dans les discussions. Or, contrairement au village voisin de Shawbridge, surtout anglophone � l�exception des grands terrains de la ferme Clark, le Village de Lesage �tait habit� par des francophones, l� o� se trouve aujourd�hui la Place Lesage, et de ceux de la famille Harding, en face, c�t� ouest de l�actuelle 117. Au moment des discussions sur la fusion, la rivalit� s�incarnait avec vigueur dans les positions oppos�es des maires Henri Renaud, de Lesage, d�all�geance Bleue, et d�Albert Duval, de Shawbridge, Rouge.

�cartel�s entre des comt�s f�d�raux diff�rents et li�s � trois commissions scolaires diff�rentes, les villages n�en sollicitaient pas moins le gouvernement lib�ral pour des besoins similaires. Ce dernier leur a alors offert d�octroyer les subventions n�cessaires si les trois municipalit�s fusionnaient avec celle de Sainte-Anne-des-Lacs, laquelle s�est rapidement d�sist�e. Apr�s un int�rim assur� par Roger Landry, c�est Roger Pag� qui a �t� �lu maire et qui a men� les n�gociations.

Le nom de Shawbridge a d�abord �t� conserv� pendant un an, mais apr�s des d�bats houleux et un r�f�rendum, c�est le nom de Pr�vost qui a remport� par quelques voix. Cette fois autoris�e, la fusion a attir� une subvention gouvernementale de 0,90$ par habitant. Les commissions scolaires ont �t� int�gr�es � la Commission scolaire de Saint-J�r�me, puis dans l�actuelle Commission scolaire de la Rivi�re-du-Nord. L�h�tel de ville et son service d�incendie central ont ensuite �t� localis�s dans le quartier Lesage.

Liste des b�timents du circuit

1. H�TEL LESAGE (980, rue Principale)
2. MAISON ROGER-PAG� (867-869, rue Hotte)
3. MAISON JACQUES-HOTTE (880, rue Hotte)
4. MAISON LECAVALIER-JOHNSON (905-908, chemin du Lac-�cho)
5. GARE DE LESAGE (939, chemin du Lac-�cho)
6. H�TEL DE VILLE (2870, boulevard du Cur�-Labelle)
7. MAISON CLAUDE-HOTTE (941, rue Principale)
8. MAISON TAILLON (967, rue Principale)
9. MAISON �MILE-CONTANT (971, rue Principale)
10. MAISON EUCLIDE-LESAGE (977, rue Principale)
11. CHALET LESAGE (821, rue Brunette)
12. MAISON MARCEL-BRUNETTE (820, rue Brunette)
13. MAISON JOS-MARCHAND (989, rue Principale)
14. CIMETI�RE DE LA PAROISSE SAINT-FRAN�OIS-XAVIER (rue Principale)
15. MAISON VENNE (997-999, rue Principale)
16. MAISON ISA�E-BROSSEAU (1001-1003, rue Principale)
17. ANCIENNE �COLE (1007-1009, rue Principale)
18. SHAWBRIDGE LUMBER (1021-1025, Principale)
19. MAISON HENRI-RENAUD (1028-1030, rue Principale)
20. MAISON LANTHIER-ROBITAILLE (1035, rue Principale)
21. ROUTE NATIONALE (rue Principale)
22. �GLISE SAINT-FRAN�OIS-XAVIER (994, rue Principale)

1 - H�tel Lesage
980, rue Principale

Construit par un Latour en 1896, le b�timent de l�h�tel Lesage a �t� modifi� depuis. G�r� d�abord par un d�nomm� Tanguay, le premier b�ti sans �tage �tait accompagn� d�une �curie pour les chevaux des clients. On y trouvait un bar et une taverne o�, d�apr�s Patrice Lesage, on jouait de fortes sommes aux cartes. On n�y servait pas de repas, mais on pouvait y manger des �ufs dans le vinaigre et des langues de porc.

Ras� par le feu, puis reconstruit, l�h�tel a ensuite �t� achet� par Dominique Chartier, puis vers 1960, par Stanley Antiroski, qui �tait aussi propri�taire de l�h�tel Mont Cassin de Shawbridge. � cette �poque, l�h�tel Lesage disposait d�un rez-de-chauss�e avec taverne et foyer, d�une cuisine et d�une salle � manger ; l�appartement o� vivait le propri�taire �tait � l�arri�re, c�t� nord; et � l�est, une salle de spectacle pouvait accueillir pr�s de 500 personnes. En 1976, l�h�tel a �t� vendu � Carlo Carcese et Claude Ouellette.

Italien de naissance, Carcese raconte qu�il a pris possession de l�h�tel Lesage un Vendredi saint et que pour f�ter avec lui, un ami est ce jour-l� venu lui acheter une consommation, qu�il ne pouvait pas lui vendre � cause de l�interdit religieux. L�autre insistait, alors Carcese a accept� un billet de deux dollars, qu�il a �pingl� au mur. Devenu l�unique propri�taire en 1985, il a g�r� le bar-salon et la salle o� de nombreux spectacles ont �t� pr�sent�s avec des artistes tr�s connus comme Ti-Blanc Richard ou Bobby Hachey; mais aussi les Classels, Boule Noire ou la pi�ce de th��tre Waiter. Le vendredi, la soir�e Rigolade accueillait des humoristes comme Nono Deslauriers ou Rom�o P�russe, ou offrait un Bingo sp�cial. En 1992, Carcese a ferm� le bar-salon et a transform� tout l�espace en �difice � logements, tel qu�on le voit aujourd�hui.

2 - Maison Roger-Pag�
867-869, rue Hotte

Maire de Lesage de 1960 � 1971, puis maire du Pr�vost fusionn�, de 1973 � 1976, Roger Pag�, dont ce fut la maison, a �t� au c�ur de la transformation des trois anciens villages en une seule ville. En plus de cette implication sociale, il est aussi apparu comme l�entrepreneur type de son �poque. N� pendant les ann�es 40, fils de Rosianne Desjardins et de Wilbrod Pag�, il a commenc� par aider son p�re sur la mont�e Sainte-Th�r�se au domaine familial �voqu� dans le parcours patrimonial du Vieux-Pr�vost. Il a poursuivi l�apprentissage des m�tiers du chauffage � l�huile chez G�rard Th�roux, de Saint-J�r�me, et a lanc� son affaire sous son propre nom en 1961, avec son �pouse Micheline Paquette. �quip� d�abord d�un seul camion de livraison, il a profit� de la popularit� du peu co�teux chauffage � l�huile pour assurer l�installation de syst�mes domestiques, de leur entretien et de leur approvisionnement. Avec l�aide de son p�re, pendant un certain temps, il arrivait � am�nager un syst�me de fournaise � l�huile et de conduites � air chaud en deux jours, au lieu de sept � huit jours que prenaient alors ses concurrents. Compar� au chauffage au bois, plus dangereux, laissant de la suie aux murs et qui n�arrivait pas � assurer une chaleur �gale dans les maisons, l�usage de l�huile qui devenait courant, lui a permis d�augmenter ses �quipements et son personnel. Trois de ses quatre enfants, Claude, Manon et Sylvie font d�ailleurs partie de l��quipe de l�actuel P�trole Pag�.

3 - Maison Jacques-Hotte
880, rue Hotte

Construite en 1930, cette maison de style nord-am�ricain, a �t� la propri�t� de Jacques Hotte et de Suzanne Normandeau. Augment�e d�une lucarne transversale � l��tage, elle prolonge en fa�ade son b�ti principal d�un corps de v�randa abondamment fenestr� en petits carreaux � la fran�aise.

N� dans la maison familiale du 1026, rue Principale, et ing�nieur de formation, Jacques Hotte est devenu gestionnaire de la Shawbridge Lumber avec son fr�re Georges, comptable, apr�s le d�c�s de leur p�re Ad�lard.

Son implication dans la Municipalit� de Lesage l�a vu en devenir secr�taire-tr�sorier de 1960 � 1962, puis conseiller de 1966 � 1970. Entre l�exercice de ces deux fonctions, il a �t� appel� � �tre le ma�tre de c�r�monie de l�inauguration de l�actuel h�tel de ville, en 1966.

Fils de cultivateur, son p�re Ad�lard Hotte (1884-1976) l�a quitt� � l��ge de 15 ans pour aller travailler quelques ann�es � Sainte-Agathe, dans une manufacture de portes et fen�tres. Logeant en pension, il y a fait la connaissance de Victoria Giroux, qui y travaillait et qu�il a �pous�e pendant la crise des ann�es 20. Il a d� ensuite s�exiler au Manitoba quelques mois sans elle alors qu�elle �tait enceinte, mais d�o� il est vite revenu pour travailler dans un moulin � scie, alors situ� dans le Vieux-Pr�vost. Il y a perfectionn� sa connaissance des m�tiers du bois, puis a �t� engag� � l�usine Latour et Fr�re, qu�il a pu acheter plus tard avec Henri Renaud en 1940, pour la rebaptiser Shawbridge Lumber. Il en est devenu l�unique propri�taire et a �t� �lu au conseil municipal, o� il a si�g� de 1948 � 1950, pendant que sa famille s�agrandissait de quatre gar�ons: Ren�, devenu p�re Monfortain, Georges, Claude et Jacques; et de trois filles : �velyne, Lucille et Pauline.

4 - Maison Lecavalier-Johnson
905-908, chemin du Lac-�cho

Cette maison a �t� construite vers 1947, par Isa�e Brosseau, dont la maison est inscrite au pr�sent circuit. C�est cependant la femme d�un �diteur montr�alais arriv�e fortun�e � Lesage, Mme Laura Lecavalier, qui aurait �t� la premi�re � l�habiter. Vendue ensuite � un joueur de tennis d�nomm� Boyle, la maison est pass�e en 1978 � la famille de Gilles Johnson, un camionneur parti de Laval, o� il travaillait � la livraison d�huile � chauffage et qui avait transport� du mat�riel sur le site de l�Exposition universelle de Montr�al. Il a r�nov� la maison en refaisant le toit en t�le, en y laissant la girouette qu�on observe encore aujourd�hui, et a construit un garage o� son �pouse H�l�ne Goulet fabriquait bo�tes � pain, chaises, tables, commodes et m�me des vaisseliers.

Apr�s y avoir lanc� un commerce d�antiquit�s, Johnson a vendu sa maison en 1996 et a ouvert un nouveau magasin sur la 117, avec ses fils Fran�ois et Andr�, et sa fille Lynda, sous le nom des Trouvailles d��laine. Nouveaux propri�taires, Claude Laflamme et Jos�e Corbeil, respectivement dentiste et optom�triste en ont alors refait la toiture en bardeaux et ont transform� la maison en centre de services de sant�, avant qu�elle soit revendue en 2007 � ceux qui g�rent le centre aujourd�hui et dont font partie Sylvain Beaudry et l�optom�triste, Christine Larivi�re.

Riche d�une architecture d�allure Queen Ann pour sa rotonde en pierre ins�r�e en fa�ade et s��levant du rez-de-chauss�e, cette demeure pr�sente autrement un b�ti principal d�inspiration fran�aise, parce que sans galerie ni toit prolong�. On remarquera son abondante fenestration, entre autres, et les esses en fer, probablement sortis de la forge de Jos Marchand, lesquels servent � renforcer les murs de pierre, probablement ma�onn�s par des Blondin.

5 - Gare de Lesage
939, chemin du Lac-�cho

Aujourd�hui disparu, son b�timent rectangulaire � oriel �tait orn� de lucarnes et de quatre �pis de fa�tage qui lui donnaient fi�re allure. Compar�e � celle de Shawbridge, la gare de Lesage �tait moins allong�e d� au fait qu�elle recevait moins de passagers.

� l�instar de la gare de Shawbridge, qui a acquis une notori�t� indiscutable avec ses fortes cohortes de skieurs � l��poque des trains de neige, la gare de Lesage n�a connu cette ferveur que pendant un bref moment, lorsque la popularit� du sommet Parent �tait � son plus fort. Ce dernier �tait situ� du c�t� du Vieux-Pr�vost, presque en face de l��glise, de l�autre c�t� de la rivi�re du Nord. Les skieurs descendaient par cons�quent � la gare de Lesage, et les skis aux pieds, se rendaient � l��glise Saint-Fran�ois-Xavier pour la messe du dimanche, avant de traverser la rivi�re jusqu�au pied des pentes. On en �tait m�me venu � appeler cette pente C�te Lesage.

C�est surtout le chargement de bois et autres mat�riaux lourds qui la rendaient utile, mais elle accueillait quand m�me des voyageurs et du courrier. On peut remarquer sur la premi�re photo une cal�che tir�e par un cheval blanc. Il s�agissait du taxi Paquette. On peut aussi apercevoir Euclide Lesage, vu de dos, qui tient sous le bras son sac de malle. � l��poque, les services postaux utilisaient le chemin de fer et il fallait quelqu�un qui en assure la livraison quotidienne au bureau de poste du village, longtemps localis� au magasin g�n�ral Venne, � plus de 500 m�tres de la gare.

De nos jours, cette gare n�est plus qu�un souvenir, mais des traces existent encore sur les lieux. Tout pr�s de la piste cyclable, on peut apercevoir, plus � l�est, des b�timents encore consacr�s � l�ancienne vocation des produits du bois.

6 - H�tel de ville
2870, boulevard du Cur�-Labelle

Lanc� en 1964 sous la mairie de R�jean Lesage, le projet de construction d�un h�tel de ville � Lesage est survenu au moment o� l��valuation fonci�re du village �tait de 516 000 $ pour des charges d�emprunts d�� peine 8 000 $. Le conseil de Ville a ouvert cette ann�e-l� un bureau chez Mme Pacifique Monette, pour un loyer de 37,50 $ par mois. Un an plus tard, le 8 mars 1965, l�architecte Robert M�nard a �t� engag� pour pr�parer les plans et devis de l�h�tel de ville et d�un garage municipal, pour des honoraires non pr�cis�s. Dans le mandat, il �tait sp�cifi� que le co�t de construction des b�timents ne devait pas d�passer 35 000 $ ; et l�achat des terrains, 24 000 $. En incluant � ces sommes diverses d�penses, dont l�am�nagement du terrain et l�achat de l�ameublement, il �tait pr�vu que le projet soit r�alis� pour un maximum de 75 000 $.

Apr�s la pr�sentation et l�acception d�une esquisse pr�liminaire le 29 mars suivant, un appel de soumission a �t� �mis. Six entrepreneurs ont r�pondu � l�appel, mais c�est la proposition de Gilles Desjardins, citoyen de Lesage et plus bas soumissionnaire, qui a �t� retenue le 19 mai.

Les travaux ont pu �tre entrepris dans les jours suivants sur les terrains achet�s de Mmes Shae, Lucienne Plouffe et Paulette Contant-Giroux, fille du banquier-restaurateur Giroux de Shawbridge et femme de Germain Contant.

L�inauguration de l�h�tel de ville, construite par le sous-contracteur Jean-Claude Beaus�jour, a �t� pr�par�e pour le 10 juillet 1966 et a eu lieu en pr�sence de quelque 200 invit�s, dont le d�put� canadien L�o Cadieux. Jacques Hotte avait �t� choisi comme ma�tre de c�r�monie. Apr�s la fusion de 1973, cet h�tel de ville est devenu celui du nouveau Pr�vost.

7 - Maison Claude-Hotte
941, rue Principale

Claude Hotte a habit� cette maison apr�s avoir v�cu son enfance dans la maison familiale de son p�re Ad�lard Hotte et de sa m�re Victoria Giroux, au 1026, rue Principale. Reconnu ing�nieur en 1955, il a notamment agi comme consultant pour des projets en Afrique, puis est revenu � Lesage en 1962, et a �t� impliqu� dans la construction de l�autoroute 15. Int�ress� au milieu scolaire, il est devenu, en 1965, le premier pr�sident de la Commission scolaire r�gionale de Saint-J�r�me. Ensuite conseiller municipal de Lesage, il a assum� la fonction de maire dans le Pr�vost fusionn� de 1982 � 1990, o� il a �t� le ma�tre d��uvre de la r�alisation de l�actuel r�seau d�aqueduc municipal, incluant l�usine d��puration des eaux us�es.

Il a �galement modernis� la gestion municipale en cr�ant le poste de directeur g�n�ral et en appuyant le projet du Parc r�gional de la Rivi�re-du-Nord. Plac� face � une forte opposition, il a d�missionn� devant l�impossibilit� de doter le maire et les conseillers d�un salaire correspondant mieux � leurs activit�s croissantes.

C�est aussi sous son administration qu�une vraie biblioth�que municipale a �t� install�e dans l�ancien �difice Shaw, aujourd�hui maison � logements, et qu�a �t� r�nov�e l�ancienne �cole anglaise de la rue Maple, devenue le Centre culturel et communautaire de Pr�vost. On notera aussi que c�est lors du dernier mandat de Hotte que, malgr� des pressions contraires au projet, on a emp�ch� la d�molition de l�ancienne gare de Shawbridge, aujourd�hui r�nov�e.

Sa maison, construite en 1962 d�apr�s des plans de maisons de style Cape Cod, s�apparente � celles de tradition qu�b�coise par sa fa�ade en mur lat�ral et lucarnes en pignon � l��tage. Sa fenestration sym�trique du rez-de-chauss�e et de l��tage flanquant une porte centrale est aussi dans le ton de ce style aux toits adoptant l�angle n�cessaire � nos hivers neigeux.

8 - Maison Taillon
967, rue Principale

Cette maison au b�ti principal apparent� au sobre style nord-am�ricain a �t� augment�e en fa�ade d�une v�randa d�accueil et d�un garage attenant. Elle aurait �t� habit�e par Herm�n�gilde Taillon (1880-1971), forgeron de m�tier, et son �pouse Alexina Sigouin (1882-1964) descendus de L�Annonciation (aujourd�hui Rivi�re-Rouge) pour se rapprocher de leur fille Marie-Claire, �pouse d��mile Contant.

Ce dernier couple habitait la maison de droite, leur voisine nord (971), qui fut ensuite habit�e par la famille de leur fils Alain. Les Taillon ont laiss� peu de traces dans les archives municipales, sauf le relev� d�un pr�t de 3 000 $ octroy� � la Municipalit� dans les ann�es 60.

Le Village de Lesage, tout comme ses voisins, proc�dait d�ailleurs r�guli�rement � ce genre d�emprunt aupr�s de citoyens. On a ainsi vu des Jean-Claude Beaus�jour, Damase Clavel, Solange Lauzon, Marcel Labelle et L�o Monette contribuer aux finances municipales � des taux inf�rieurs � celui des banques.

D�apr�s Serge Contant, son p�re Alain avait auparavant habit� la maison imm�diatement voisine � droite (973), sur l�emplacement o� s��tait trouv� l�ancien garage d��mile Contant. On notera dans le style de celle-ci, une variante int�ressante du vernaculaire, o� l�auvent plus court de la galerie reprend en sym�trie la pente du toit en pignon.

Plus au nord encore, se trouve encore la maison b�tie et habit�e par Euclide Lesage (977), puis propri�t� de son fils R�jean Lesage, maire de 1964 � 1966.

Derri�re cette maison avait �t� am�nag�e une piscine qu�entouraient une cl�ture et une surface asphalt�e, et � laquelle le voisinage avait acc�s pour 0,25 $ la baignade. Les enfants qui acceptaient de la nettoyer avaient ensuite droit � une baignade gratuite.

9 - Maison �mile-Contant
971, rue Principale

Construite en 1935, cette maison a d�abord �t� celle d��mile Contant et de son �pouse Claire Taillon. M�canicien de m�tier, �mile Contant a poss�d� un premier garage situ� au 973, rue Principale. Le b�timent, qui a accueilli les premi�res assembl�es du conseil et a servi de presbyt�re au cur� Papineau, a �t� augment� d�une v�randa couverte et habit�e par Alain Contant avant qu�il prenne possession de la maison de son p�re.

Plus tard, ce fut sur l�emplacement de l�actuel IGA Express, au coin de la rue du Lac-�cho et le long de la nouvelle route 11, devenue 117, qu��mile a ouvert un nouveau garage. P�re et fils ne se sont cependant pas content�s d��tre garagistes. D�s 1948, �mile a aussi �t� engag� � forfait par le village pour d�neiger les chemins l�hiver, un travail partag� avec Z�non Dagenais et G�rard Cloutier. �poux de Paulette Giroux, seule fille du banquier-restaurateur de Shawbridge, son fils Germain lui a succ�d� dans cette t�che en �tendant le territoire couvert jusqu�aux rues du Vieux-Pr�vost d�s 1950.

Trois Contant ont assum� des responsabilit�s municipales : �mile a �t� conseiller municipal de 1951 � 1957; tandis que son fils Alain a �t� maire de Lesage, de 1966 � 1970, apr�s avoir �t� conseiller municipal de 1965 � 1966. Germain et lui ont tous deux fait partie en 1966, de la liste de ceux � appeler d�urgence en cas d�incendie. Germain a �t� chef pompier de 1959 � 1966. Alain Contant a �galement d�frich� b�n�volement certaines zones du Parc de la Rivi�re-du-Nord, un espace r�cr�otouristique agrandi depuis.

Au d�c�s du patriarche, l��l�gante maison a �t� l�gu�e � son fils Alain et son �pouse Gis�le Lyrette. Elle est aujourd�hui la propri�t� de leur fille Carole et d�Alain Lamont, qui lui conservent la jeunesse de son b�ti apparent�e au vernaculaire nord-am�ricain, mais dont le toit bris� de l��tage prend une allure de mansarde.

10 - Maison Euclide-Lesage
977, rue Principale

Cette maison, qui a �t� celle d�Euclide Lesage, t�moigne de tous les premiers Lesage, dont la pr�sence a donn� son nom au village. Premier arriv�, au XVIIIe si�cle,

Andr� Lesage avait obtenu un vaste lot d�ouest en est, partant de la rivi�re. Ses deux fils, Jules et Honor�, se sont ensuite partag� le lot en obtenant chacun 18 acres (plus de 40 000 pi2), du c�t� nord et sud d�un chemin de terre qui a �t� ouvert jusqu�aux lacs de l�actuel Saint-Hippolyte avant l�arriv�e de la route 11. Tous deux cultivateurs et hommes � tout faire, Jules Lesage a vendu le terrain sur lequel l��glise a �t� b�tie; Honor� (1854-1930) a aussi �t� �leveur de moutons et cantonnier.

Dans le cours des ann�es qui ont vu se d�velopper le village et son institution officielle, Honor� et Aldina Deschambault ont eu trois gar�ons, Arthur, Achille et L�opold. Jules et Angelina Gu�nette ont eu un seul fils, Euclide, lequel, avec Yvonne Giroux, a eu deux filles, Monique et Francine. Achille et Germaine D�sormeaux ont �t� les parents de R�jean Lesage, qui a �t� policier municipal en 1959, puis maire de Lesage, de 1964 � 1966, puis du nouveau Pr�vost, de 1976 � 1980. Quant � L�opold, sa premi�re �pouse C�cile Dagenais et lui ont eu une fille, Lucie, et un seul fils, Patrice, qui a largement contribu� � fournir des informations sur le village et ses habitants.

Cultivateur et entrepreneur local, Euclide Lesage (1897-1961) livrait le lait aux maisons, offrait un service de taxi, transportait le courrier pour le bureau de poste et g�rait � partir des produits de sa ferme un march� et un restaurant d��t� situ� en face de l�h�tel. D�moli depuis, le commerce offrait, entre autres, une d�licieuse cr�me glac�e maison. Quant au propri�taire, plut�t corpulent, il impressionnait les enfants en buvant une bouteille de boisson gazeuse d�une seule traite, et exer�ait une certaine autorit�, ce qui l�a conduit � �tre nomm� contrema�tre des travaux d�hiver en 1960. Constructeur de nombreux chalets aujourd�hui situ�s rue Brunette, Euclide les approvisionnait en eau au moyen d�un aqueduc priv� qui fut lou� par la Municipalit� � partir de 1945, pour une somme de 300 $ par ann�e, jusqu�� ce qu�elle en fasse l�achat en 1954, pour un montant de 6 000 $.

� propos d�Achille Lesage, mari� � une D�sormeaux, ses ni�ces Marchand, filles d�Alice D�sormeaux se rappellent avec plaisir que son statut d�employ� au Canadien Pacifique (CP) leur permettait de voyager gratuitement par train. Diff�rente de la maison d�Euclide, de style cubique et offrant deux galeries superpos�es en fa�ade, la maison de L�opold Lesage (958, rue Principale) s�inspire davantage du style traditionnel qu�b�cois, avec son b�ti central dot� d�entr�es lat�rales faisant face � la route et sa galerie prot�g�e par une avanc�e du toit. Elle a d�ailleurs �t� rallong�e au moment de la construction de la voie du CP et de la gare, pour accueillir en pension les travailleurs du rail, puis des familles dans le besoin. Comme ses anc�tres cultivateurs, L�opold faisait aussi la livraison du lait, mais il a �galement travaill� � rendre carrossable le chemin du Lac-�cho, et a contribu� avec Raymond Paquette � abattre les arbres des lots o� Henri Renaud a �tabli son lac. Patrice Lesage raconte d�ailleurs que vers 1950, quelques jeunes de son �ge ont �t� engag�s � 0,25 $ par jour pour enlever les pierres de la route. Celui-ci a aussi �t� man�uvre (� 15 ans, alors que l��ge l�gal �tait de 19 ans) pour la construction de l��cole Notre-Dame, avant d�y entrer comme �l�ve l�automne suivant.

11 - Chalet Lesage
821, rue Brunette

Cette maison est l�un des anciens chalets construits et approvisionn�s en eau par Euclide Lesage. Celui-ci date de 1940, et son architecture correspond au style vernaculaire nord-am�ricain, avec sa courte avanc�e de toit sous le pignon et ses nombreuses ouvertures en fa�ade. Le balcon orn� d�une �toile � cinq branches l�associe, sans qu�on en ait trouv� l�explication, � quelques b�timents du Vieux-Pr�vost, porteurs d�une semblable �toile.

Trois autres demeures avoisinantes sont de la m�me provenance, et parfois d�un style diff�rent. Par exemple, celle du 819 s�apparente davantage au style traditionnel qu�b�cois par sa porte et ses fen�tres plac�es sur le c�t� lat�ral; alors qu�avec celle du 815, on revient � un vernaculaire prenant cette fois la taille d�un cottage, avec son �tage au fronton ouvert d�un �il-de-b�uf et l�ajout d�une entr�e sur le c�t�. Quant � celle du 813, le style hybride offre les ouvertures lat�rales de la tradition qu�b�coise, mais aussi l��tage du vernaculaire.

Des ann�es 20 aux ann�es 60, ces diverses maisons �taient lou�es aux touristes venus passer leurs vacances sur les bords de la rivi�re du Nord ou faire du ski sur les pentes du Vieux-Pr�vost. Elles ont ensuite �t� progressivement transform�es en maisons unifamiliales quand la pollution a mis fin aux baignades et que la construction de l�autoroute 15 a bloqu� l�acc�s aux pentes.

R�nov�es, elles n�en t�moignent pas moins de l�importance qu�a occup� le tourisme dans le village et de la part qu�y a pris Euclide Lesage, dont la maison du 977, rue Principale, �tait situ�e � l�entr�e de ce petit domaine.

12 - Maison Marcel-Brunette
820, rue Brunette

Cette maison a �t� habit�e par Marcel Brunette (mari� � une Lucille d�une autre famille de Brunette). Bedeau de l��glise Saint-Fran�ois-Xavier apr�s Jos Marchand, sa notori�t� a permis que la rue soit baptis�e de son patronyme, selon l�habitude de d�signer un chemin d�apr�s une personnalit� du lieu.

La maisonnette disposait alors d�un simple grenier en guise d��l�vation. D�apr�s Mireille Marchand, fille de Jos (989, rue Principale), Brunette y projetait, en priv� pour des enfants, des films en anglais du d�but du XXe si�cle : cowboys et personnages du burlesque amusaient les quelques invit�s qui, � cause de leur jeune �ge, ne pouvaient aller dans la salle de cin�ma Hammerman du Vieux-Pr�vost.

Aujourd�hui imposante, d�veloppant en cottage le style vernaculaire, elle a �t� construite en 1936 par Raoul Desormeaux en un b�ti plus humble, d�un seul rez-de-chauss�e, sans les galeries lat�rales. � la mani�re de beaucoup de maisons qu�b�coises, elle avait une entr�e en fa�ade et une autre � l�arri�re.

Ce sont les propri�taires actuels, Ghislain Patry et Joanne Gauthier, qui lui ont donn� son lustre actuel en respectant une sym�trie enjoliv�e par les aisseliers en fleur de lys de la galerie et les fen�tres � petits carreaux, � la fran�aise.

13 - Maison Jos-Marchand
989, rue Principale

Habit�e par Jos Marchand et sa famille, cette maison �tait accompagn�e � l�arri�re d�une forge, o� il fabriquait des pi�ces de carrosserie, r�parait des roues de charrettes, ferrait des chevaux et produisait du fer forg�. Le b�ti principal de sa forge est encore en place, mais � l��poque, avant qu�elle soit d�truite par un incendie, une avanc�e vers la route dot�e d�une haute et large porte permettait d�y faire entrer les chevaux. En plus de son m�tier, Jos Marchand agissait en tant que bedeau, vendait des po�les Lislet, a �t� constable du village de 1948 � 1958 et, � l��poque du cur� L�onard, veillait � ce que les touristes portent des v�tements convenables.

Jos (1904-1981) fut le premier � se marier dans la nouvelle �glise, en 1927. Lui et son �pouse ont eu plusieurs enfants. Parmi leurs quatre filles qui ont travaill� dans le milieu hospitalier, Ghislaine a �t� longtemps en charge de la salle d�op�ration � l�H�pital de Saint-J�r�me. Parmi leurs cinq gar�ons, les jumeaux Denis et Pierre ont tenu un atelier d��lectronique de 1967 � 1987, � divers endroits, dont un sur l�emplacement actuel de la p�pini�re Jardissimo. Ils fournissaient le mat�riel sonore des r�unions du conseil municipal, et pendant les ann�es 60, diffusaient en voiture avec haut-parleurs des messages d�int�r�t public dans les rues.

Leur fille Mireille raconte que Jos poss�dait une moto avec side-car. Elle explique un peu le mariage de ses parents par le fait que Jos �tait ouvrier � l�usine Latour et Fr�re et prenait pension chez les D�sormeaux, o� il a rencontr� sa future �pouse, Alice.

Cette maison de forme cubique � quatre courtes avanc�es de toit a �t� construite en 1930. Elle r�p�te � l��tage l�emplacement des ouvertures du rez-de-chauss�e couvert par un auvent que ne poss�dent pas les maisons d�esprit fran�ais ou de tradition qu�b�coise.

14 - Cimeti�re de la paroisse Saint-Fran�ois-Xavier
rue Principale

La vieille chapelle datant de 1909 a �t� d�molie le 4 novembre 1926, c�dant la place � la nouvelle �glise de la paroisse Saint-Fran�ois-Xavier de Lesage. La premi�re messe dans la nouvelle �glise n�a eu lieu que le 28 ao�t 1927, mais, curieusement, la premi�re s�pulture a eu lieu le 16 juin 1926. Alfred Lesage est conduit � son dernier repos dans un petit cimeti�re localis� en face de l��glise. Son entr�e tr�s discr�te est situ�e � l�arri�re du 993, rue Principale.

Bien que ce cimeti�re soit passablement exigu, pas moins de 118 monuments fun�raires t�moignent de la pr�sence de plusieurs familles souches de la r�gion, soit les Lesage, Brosseau, Dagenais, Marchand, Renaud, Blondin, Chapleau, Morin, Contant, Beaus�jour, Lachance et Lamoureux. Ce lieu �tant d�all�geance catholique traditionnelle, c�est sans surprise que l�on note la pr�pond�rance de noms � consonance fran�aise qui occupent plus de 90 % du territoire. Il faut toutefois y ajouter les Soetermans, Clerk, Kuhr, Doherty ou Doorselaere.

� la fin des ann�es 70, le vieux cimeti�re a atteint son point de saturation. Il est enclav� dans un secteur o� des domiciles l�entourent de toutes parts; de plus, un coin du cimeti�re est occup� par un important affleurement rocheux qui rend impossible le creusage du sol. Puisqu�aucun terrain n��tait disponible dans les environs de l��glise, un deuxi�me cimeti�re a alors d� �tre �tabli en bordure de la route 117, en face de la rue Richer, devenant voisin de ce qui �tait jadis le golf.

Un t�moin qui a connu l��poque o� le creusage se faisait � la pelle � bras raconte que lors d�une inhumation durant un printemps particuli�rement pluvieux, un cercueil enterr� la veille est remont� durant la nuit et est ressorti � la surface, ce qui a cr�� un certain embarras pour la famille, le cur� et le fossoyeur.

15 - Maison Venne
997-999, rue Principale

D�apr�s Patrice Lesage, fils de L�opold, cette maison, construite en 1910, a d�abord �t� habit�e par Ald�ric Renaud. Il l�aurait ensuite lou�e � un certain E.A. Proulx et � sa famille qui y ont ouvert, de 1915 aux ann�es 20, un premier magasin g�n�ral.

Jusqu�en 1950, ce fut le magasin Venne et Fr�re, auquel s�est ajout� un service de poste, qui variait d�emplacement selon l�all�geance politique des individus. Ceux qui ont ensuite pris la rel�ve �taient des Paradis, apparent�s � l�animateur radio et chanteur G�rard Paradis. Ce dernier agr�mentait le d�ner des familles qu�b�coises en faisant partie, dans les ann�es 60 et 70, avec Estelle Caron et Jean-Maurice Bailly, de l��quipe des Joyeux Troubadours : une �mission phare de la SRC, qui aura tenu l�antenne de 1941 � 1977. On y trouvait alors �picerie, viande, mat�riaux courants et v�tements, tout comme les a offerts ensuite un d�nomm� Duclos, en reprenant le commerce. Vers 1950, ce fut cette fois encore un individu venu d�ailleurs, un Desrochers, qui a pris la rel�ve, avant que l�endroit redevienne ensuite une maison familiale au moment de l�arriv�e des grandes �piceries r�gionales. On remarquera que cette maison cubique fait �cho � quelques autres du m�me style (971, 989 et 1001-1003, rue Principale). Elle y ajoute une deuxi�me galerie couverte � l��tage et on en notera les chambranles aux dessus arrondis, la brique supportant les piliers de la galerie de m�me que les corniches � courtes consoles ouvrag�es.

16 - Maison Isa�e-Brosseau
1001-1003, rue Principale

Cette maison, d�abord d�un seul logement, fut celle d�Isa�e Brosseau, fils de Ferdinand Brosseau, qui a �pous� D�licia Lecours. C�est l� qu�ont �t� �lev�s les onze enfants de la famille, dont deux filles, Aurore et Marguerite, qui sont devenues aide-m�nag�res dans des familles � l�aise de Ville de Saint-Laurent. Hors du commun, Brosseau a �t� vite reconnu comme un excellent menuisier-charpentier. Le visiteur pourra d�ailleurs constater son habilet�,

par exemple, devant la maison Lecavalier-Johnson du pr�sent parcours. D�autres maisons du village ont �t� b�ties par lui, mais il a aussi travaill� � la Shawbridge Lumber comme �b�niste expert, o� il a m�me fabriqu� certains de ses outils.

Tr�s curieux de nature, on raconte qu�il lisait le journal La Presse, d�un bout � l�autre. Tourn� vers l�avenir, il n�a pas h�sit� d�s 1926, � se procurer une motocyclette avec side-car pour ses d�placements.

Sa connaissance des enjeux de son �poque l�a aussi amen� � devenir pr�sident de la Commission scolaire de Lesage. Il s�est d�vou� � la construction de la nouvelle �cole de huit classes pour remplacer les trois anciennes �coles devenues v�tustes, et ce, malgr� l�opposition du maire Duval de Shawbridge, qui trouvait l�entreprise trop co�teuse et qui a port� l�affaire devant les tribunaux.

De forme cubique, comme celle du 989, rue Principale, sa maison construite en 1920 offre de courtes avanc�es de toit sur tous ses c�t�s. Typique de cette forme architecturale apparue au Qu�bec au d�but du si�cle dernier, son plan carr� r�p�te � l��tage les ouvertures du rez-de-chauss�e o� un auvent se prolonge � gauche et une galerie donne acc�s � un escalier menant � l��tage. On remarquera le chambranle en brique au-dessus de la porte et des fen�tres, jadis retrouv� sur la fa�ade de l��difice de l�usine Latour et Fr�re, avant qu�elle devienne la Shawbridge Lumber.

17 - Ancienne �cole
1007-1009, rue Principale

Long b�timent sans �tage, cette ancienne �cole recevait les enfants des environs dans deux sections s�parant ceux du primaire et ceux du secondaire.

Elle a remplac� une premi�re �cole en briques, dont il ne reste aucune trace, qui �tait situ�e en face de l��glise. Dans celle-ci, datant de 1900, ce sont des institutrices qui s�occupaient des plus jeunes, de la premi�re � la sixi�me ann�e; et des instituteurs, de la huiti�me � la douzi�me. Chacune des sections �tait �quip�e d�un po�le � bois, et les enseignants y avaient un appartement priv�. Un hangar situ� derri�re l��cole fournissait le bois de chauffage. Mireille Marchand raconte que dans les ann�es 40, les �l�ves du secondaire ont d� se rendre � Shawbridge dans l��difice Shaw pour poursuivre leurs �tudes. Il leur arrivait �videmment d�avoir alors � marcher la distance, mais Euclide Lesage ou les gestionnaires de la ferme Clark les reconduisaient � l�occasion en
faisant leur livraison de lait.

En 1957, cette �cole n�1, o� se rendaient 53 enfants, n��tait cependant pas la seule du village, puisque l��cole n� 3, appel�e Saint-Fran�ois-Xavier, situ�e le long de la route 11, accueillait 17 �l�ves, et l��cole n� 4 �tait alors fr�quent�e par 32 �l�ves.

Cette derni�re �tait connue sous le nom d��cole du Trou. Elle regroupait les enfants des environs du lac �cho. Ce b�timent existe toujours, mais a �t� transform� en maison unifamiliale, au 1232, chemin du Lac-�cho.

Propos�e en 1957 par la Commission scolaire de Lesage, alors pr�sid�e par Isa�e Brosseau, une nouvelle �cole de huit classes a �t� �rig�e l�ann�e suivante pr�s de l��glise pour accommoder les futurs �l�ves, et surtout les 122 pr�vus l�ann�e suivante. Appel�e �cole Notre-Dame, elle a ensuite �t� agrandie; et apr�s la fusion des trois anciennes municipalit�s, elle est devenue l��cole Val-des-Monts, d�apr�s la liste des noms propos�s pour la nouvelle Ville de Pr�vost.

18 - Shawbridge Lumber
1021-1025, rue Principale

Construit selon un plan rectangulaire caract�ristique des ateliers en briques, cet �difice a d�abord �t� celui de l�usine Latour et Fr�re, aussi connue sous le nom de Voiturier Latour. Au moment de sa construction au d�but du XXe si�cle, son emplacement �tait situ� sur le territoire de Shawbridge, avant que le territoire de Lesage en soit d�tach� en 1948. Son principal propri�taire, Honor� Latour y fabriquait attelages, traineaux et charrettes. Avec l�arriv�e de l�automobile, une pompe � essence y fut install�e.

Pendant un certain temps, on y trouvait aussi un bureau de qui, selon une pratique politique, variait d�emplacement selon le parti au pouvoir. Ce serait au d�but des ann�es 30 que MM.Cyr et Renaud en sont devenus propri�taires.

Auparavant, ils poss�daient une usine � bois dans le Vieux-Pr�vost appel�e Shawbridge Lumber, qui s�alimentait en �nergie � partir d�un barrage accumulant l�eau de la rivi�re. D�m�nag�e � Lesage, l�usine Shawbridge Lumber est alors pass�e aux mat�riaux de construction. Dot�e de scies circulaires et de planeurs, l�usine fonctionnait gr�ce � l��nergie d�une turbine attenante aliment�e par la vapeur obtenue en br�lant les d�chets de bois en une v�ritable autosuffisance �nerg�tique. Vers 1940, Ad�lard Hotte a achet� les parts de Cyr. Renaud agissait alors comme comptable, pendant que Hotte g�rait la production. En 1949, quand Renaud a c�d� ses parts � Hotte, ce dernier a donn� � l�entreprise sa derni�re vocation industrielle : la fabrication de mat�riaux, de portes et fen�tres et la revente de divers mat�riaux de construction.

Devenus seuls propri�taires, les fils d�Ad�lard, Georges, comptable de formation, et Jacques, ing�nieur, ont g�r� l�usine un certain temps avant de la vendre en 1962. Elle a cependant conserv�
son nom et sa vocation jusqu�en 1975. Ses locaux sont ensuite demeur�s vacants jusqu�� ce que des promoteurs en fassent l�immeuble � bureaux actuel.

19 - Maison Henri-Renaud
1028-1030, rue Principale
Inspir�e du cottage vernaculaire, cette luxueuse maison, affectueusement appel�e maison Rose, et celle qui la voisine (1026) ont �t� toutes deux li�es � Henri Renaud et sa famille. Ph�nom�ne typique de la vie de village, Joseph Renaud, le p�re d�Henri, �tait mari� � une Lesage du m�me village, fille de Jules.

Philom�ne Beauchamp et Henri Renaud ont eu une dizaine d�enfants qu�ils ont �lev�s dans la maison dont la brique originale �tait rouge. Celui-ci l�aurait achet�e avant son mariage en 1906, au moment o� les Latour voyaient leur commerce de voitures � cheval devenir d�suet. Apr�s avoir �t� boulanger et avoir livr� du pain dans le village, Renaud est devenu copropri�taire de la Shawbridge Lumber, avec Ad�lard Hotte, � qui il a c�d� ses parts en 1940. Comptable de formation, il a alors ouvert un bureau et a sillonn� la r�gion pour vendre des assurances contre le feu, � ses clients de boulangerie, peu habitu�s � payer pour une �ventualit� qui avait de fortes chances de ne pas se produire. D�apr�s sa fille Lise, c�est vers cette ann�e-l� aussi, qu�obs�d� d�s l�enfance par le projet d�am�nager son propre lac, il a achet� trois terres pr�s de Saint-Hippolyte, o� une baissi�re formait d�j� un petit lac. D�frich� cette ann�e-l�, le terrain a ensuite �t� ferm� par le barrage qui depuis, assure le niveau du lac qui porte son nom.

Apr�s Henri Renaud, premier maire de Lesage (1945-1956), Yvette, sa fille, a fait preuve de la m�me �nergie d�entrepreneuriat en devenant propri�taire, avec son mari, d�une maison o� ils ont fait boucherie pour les gens du village.

Quant � Philom�ne Beauchamp, qui aura �paul� son mari tout ce temps, sa fille Lise raconte qu�elle �tait en avance sur les id�es de son �poque en se rendant de temps � autre � Miami dans la voiture qu�elle conduisait, avec trois ou quatre amies, sans leurs conjoints, nullement pr�occup�es de l�opinion g�n�rale.

Construite pour les Latour vers 1894, cette maison conserve sa solidit� et sa chaleur gr�ce � des murs de trois rangs de briques d��paisseur, qui provenaient d�une briqueterie situ�e pr�s de la gare du Canadien National, � Shawbridge. Ses b�tisseurs auraient �t� des loyalistes, qui ont aussi adapt� un proc�d� de construction de la Nouvelle-Angleterre dans le b�ti de l�usine Latour et Fr�re. Ils ont vraisemblablement sign� aussi la construction des maisons Venne et Isa�e-Brosseau. Sur celle-ci, on remarquera les piliers de la galerie surmont�s par des aisseliers rappelant la fleur de lys, mais aussi sa large galerie couverte sur trois fa�ades.

Vendue en 1960, elle a �t� habit�e par Germain Contant jusqu�en 1984, puis revendue � quelques propri�taires successifs. Elle est devenue la propri�t� de Fran�ois Laroche en 1987, qui y a offert un service de Bed & Breakfast, avant de la c�der quelques ann�es � un couple qui a offert sa douzaine de chambres en maison de pension. De 1993 � 2005, Laroche y a ensuite repris son service d�accueil destin� � la client�le du parc lin�aire, puis l�a divis�e en deux logements, tous deux lou�s, avant de mettre r�cemment la maison en vente.

La maison voisine, au 1026, rue Principale, elle aussi de style vernaculaire, poss�de une fenestration sym�trique semblable � celle de sa voisine. En bois, elle a �t� construite par Renaud lui-m�me qui en louait le logement de gauche � une famille Th�mens; pendant qu�� droite, Ad�lard Hotte et Victoria Giroux �levaient leurs trois filles et leurs quatre gar�ons, dont Jacques et Claude, qui ont marqu� le village.

20 - Maison Lanthier-Robitaille
1035, rue Principale

D�abord constitu�e d�un b�ti de 20 pieds par 20, cette maison est probablement la plus vieille de Lesage, la seule maison ancienne � pr�senter une architecture d�inspiration traditionnelle qu�b�coise avec son toit prolong� au-dessus des ouvertures en fa�ade lat�rale. Divers �l�ments en t�moignent, dont les clous utilis�s, martel�s un � un sur une enclume de forge, les pentures et la poign�e de porte originales en fonte aux motifs floraux datant du XVIIIe si�cle. Aucun document ne le prouve, mais elle date certainement du XIXe si�cle. Vers 1850, le b�ti original a �t� prolong� au sud avec un plafond fini en couvre-joint, des madriers aplanis au rabot et un cr�pi auquel on ajoutait du poil d�animal pour en retenir le pl�tre pour qu�il ne fendille pas. Cette augmentation a peut-�tre �t� effectu�e en 1879, date affich�e comme �tant celle de la construction de la maison.

Situ�e � proximit� de son usine, la maison aurait �t� habit�e par Honor� Latour, copropri�taire avec son fr�re Gontran de la carrosserie Latour et Fr�re, devenue la Shawbridge Lumber. Une famille Demers a ensuite lou� la maison pendant plusieurs ann�es avant qu�en 1975, Roch Lanthier en fasse l�acquisition et entreprenne de la r�nover en respectant son architecture.

Roch Lanthier et Ginette Robitaille qui l�habitent aujourd�hui ont d�velopp� tous deux avant la vingtaine, des talents qu�ils exercent en sculpture, c�ramique, �b�nisterie, dessin et divers m�tiers d�arts. Lanthier a, par exemple, �t� sollicit� pour fabriquer 22 blocs-guides pour les c�bles de la toile du stade olympique de Montr�al, alors que Robitaille en 1980 a cr�� une surprise en vendant toutes ses pi�ces de c�ramique lors d�une exposition au Vieux-Palais de Saint-J�r�me. Conscients de leur empreinte �cologique, ils ont aussi opt� pour un foyer en guise de chauffage; et fabriqu� en carton recycl� des cache-pots, des chapeaux et du mobilier sans produits synth�tiques.

21 - Route nationale - rue Principale

Sur la photo ancienne du village de Lesage, prise vers 1930, on peut apercevoir, en face de l��glise, les maisons Beaus�jour, Marchand, D�sormeaux et Lesage.

Construite en 1925, en bonne terre et en gravelle, c�est de cet endroit que cette portion de route s��tendait d�abord jusqu�au pont de Shawbridge, puis traversait celui-ci pour emprunter les actuelles rues Morin et Louis-Morin du Vieux-Pr�vost. Ce qu�on appelait alors la route 11 ou encore route Nationale, rejoignait ensuite la rue Beaulne tout juste au nord-ouest de l�actuel pont de la route 117. Pour r�pondre � la pr�sence accrue des v�hicules automobiles passant par les trois villages sur un parcours parfois trop �troit et souvent sinueux, les autorit�s provinciales ont opt�, en 1947, pour le d�placement de la route 11 plus � l�est des trois villages sur un trac� plus rectiligne. La route 11 a ensuite �t� rebaptis�e route 117 au d�but des ann�es 70. L�ancienne portion de route est tout simplement devenue la rue Principale actuelle. Ce d�placement de la route 11 ne fut toutefois pas sans cons�quences importantes pour des commerces qui misaient sur un flux routier assez important pour survivre. Les trois garages localis�s sur l�ancien parcours ont disparu � l�exception du garage Contant qui a d�m�nag� sur la nouvelle route 11.

Remarquez les poteaux les plus anciens peints en blanc � la base. Comme l��clairage des routes n��tait pas encore la norme et que les phares des premi�res automobiles roulant la nuit n��taient pas tr�s performants, il �tait alors coutumier partout au Qu�bec de faciliter la t�che des conducteurs en leur offrant une surface r�fl�chissante pour leur s�curit�, mais aussi pour prot�ger les maisons, localis�es souvent tr�s pr�s de la route.

22 - �glise Saint-Fran�ois-Xavier
994, rue Principale

L��glise Saint-Fran�ois-Xavier a �t� �rig�e en remplacement d�une chapelle construite en 1909, et d�molie en 1926. Ce sont des pr�tres du S�minaire de Sainte-Th�r�se qui venaient y officier.

La localisation de l��glise � Shawbridge ou � Lesage a cependant �t� l�objet, d�s 1923, de fortes discussions parmi la population � desservir. Apr�s un tel d�bat courant au Qu�bec, c�est le cur� de Saint-J�r�me Fran�ois-Xavier de la Durantaye*, qui a choisi son emplacement, sur un terrain achet� de Jules Lesage. D�s le d�but des travaux en 1926, quelques retards ont cr�� de nouvelles controverses, mais l�entrepreneur J. Th�o Levasseur, de Montr�al, a livr� en 1927 l��glise actuelle et un presbyt�re, jusque-l� localis� dans l�ancien garage d��mile Contant. D�apr�s Bertrand N�ron, longtemps marguillier, les travailleurs de cette construction recevaient 0,45 $ l�heure pour quarante heures de travail en six jours.

Une premi�re messe sera c�l�br�e le 28 ao�t de la m�me ann�e; et l��glise sera consacr�e le 30 octobre. Elle a re�u la plus grosse des deux cloches de la cath�drale de Saint-J�r�me, o� �tait inaugur� un nouveau carillon. Durant la premi�re d�cennie suivant l��rection canonique de la paroisse Saint-Fran�ois-Xavier de Lesage, on comptait 104 familles r�parties sous 64 diff�rents patronymes. De confession catholique, l��glise de Lesage desservait des paroissiens provenant de Lesage, de Shawbridge et du Vieux-Pr�vost. Le premier cur�, arriv� en 1926, fut l�abb� Hormisdas Papineau, dont les m�nag�res ont �t� successivement Marie-Ange Dagenais et sa s�ur Maria. Ma�tre-chantre � l��glise d�s 1928, Zacharie Dagenais l�est rest� jusqu�en 1956.

L�organiste principale fut l�institutrice Germaine Clavel; les premiers bedeaux, Jos Marchand, puis Marcel Brunette, ont �t� suivis de quelques autres, dont Rosaire Gr�geur, L�o Labelle et Pierre Marchand, fils de Jos.

Jusqu�en 1980, la paroisse a connu une dizaine de cur�s. C�est ainsi sous l�instigation du cur� L�o Baron (1946-1952) que 250 $ ont �t� vers�s par des citoyens pour des verri�res. En 1955, un orgue de 3 500 $ a remplac� l�harmonium, qui a �t� offert � la desserte du lac Millette. L��glise et la sacristie ont �t� repeintes en 1963; et la m�me ann�e, les trois autels offerts par M. et Mme Richard Knox, ont �t� remplac�s par ceux construits � la manufacture Shawbridge Lumber. � partir de 1986, divers travaux ont contribu� � la r�novation de l��glise, dont le creusage de la cave sous la sacristie et le sanctuaire, un travail effectu� pendant deux ans par le bedeau de l��poque Pierre Marchand, pour assurer ensuite une meilleure isolation. Apr�s le d�part du dernier cur� permanent, Gaston Hurtubise, ce furent des agents de pastorale qui assum�rent les services paroissiaux, parmi lesquels sont mentionn�s les abb�s Pierre Filion et Claude Dion, ainsi que s�ur Denise Malo et Mme Anne Ouellet.

D�apr�s le r�pertoire des mariages collig�s en 1984 par Serge Lalibert�, de 1925 � 1975, ce sont pr�s de quatre cents mariages qui ont �t� c�l�br�s, mais la diminution de la pratique religieuse a compliqu� de plus en plus les finances de la Fabrique, alors g�r�es par le marguillier Bertrand N�ron. En 2009, apr�s y avoir tenu quelques r�unions, la Ville de Pr�vost a achet� l��glise pour la somme symbolique de un dollar. Elle sert d�sormais aussi de salle de spectacles, devenant ainsi le cinqui�me b�timent communautaire municipal, avec le centre culturel, la gare, le pavillon L�on-Arcand et la biblioth�que Jean-Charles-Des-Roches.

* On notera la parent� du pr�nom du cur� de Saint-J�r�me et du choix du patronyme de la paroisse.
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