Église du Cœur-Immaculé-de-Marie
C’est vendu!


Le 1er juin dernier, Le Courant a rencontré les nouveaux propriétaires de l’église Cœur-Immaculé-de-Marie (CIM): Stéphane Lafleur, Mario Gosselin, ainsi que Luc, Yves et Dany Falardeau. Les cinq investisseurs étaient fiers de faire cette annonce et ont plusieurs projets concernant l’avenir du bâtiment.

Rappelons qu’en 2016, lorsque Mgr Lortie avait annoncé la fermeture de l’église, les réactions étaient très mitigées. Seize raisons avaient été évoquées par l’évêque pour motiver le choix de garder la cathédrale. Les principales étant: la reconstruction plus récente et plus moderne de la cathédrale, le fait que les deux églises soient situées à moins de deux km l’une de l’autre, l’économie de temps, d’argent et de déplacement pour le personnel de la paroisse et celui de l’évêché ainsi que la possibilité de vendre plus facilement l’église du CIM, car elle est près d’un centre d’achats, elle a un grand stationnement et elle vient avec un terrain situé à l’arrière.


Les nouveaux propriétaires de l’église Cœur-Immaculé-de-Marie: Luc Falardeau, Yves Falardeau, Dany Falardeau, Stéphane Lafleur et Mario Gosselin en compagnie de Louise Meilleur et François Constantineau du conseil de la Fabrique
(photo: Katleen Godmer – Le Courant des Hautes-Laurentides).


Ententes et discrétion

Une entente a été signé avec la paroisse en mars dernier, suite à beaucoup de négociations. Les cinq hommes sont devenus promettant-acquéreurs le 4 juin et ils s’occuperont de l’église bénévolement jusqu’en janvier 2019, lorsque le tout sera notarié et qu’ils seront officiellement propriétaires.

Dès que l’église a été mise en vente, le groupe a manifesté son intérêt, mais ce fut long car plusieurs promoteurs, qu’on ne peut nommer, avaient eux aussi de l’intérêt. «Oui, on reste discret car tout est encore à faire, les projets sont à développer et c’est encore difficile d’être précis dans nos affirmations, font-ils remarquer. On a déjà des approches pour différents projets ou événements, mais rien n’est encore confirmé, aucune décision n’a encore été prise face à ces projets temporaires.»

Plusieurs projets

«Pour ce qui est du haut, emplacement où avaient lieu les cérémonies religieuse, on a beaucoup de projets qu’on va développer. Pour le bas, ce qu’on veut que les gens de Mont-Laurier comprennent c’est que tout va continuer comme avant. Le bingo du jeudi soir va rester en place, les collectes de sang, les cliniques de vaccination, les élections aussi et la salle continuera d’être louée à divers organismes ou pour différents événements en tant salle de réunion/rassemblement ou encore pour des expositions», explique Mario Gosselin.

On confirme que toutes les ententes prises avec la paroisse seront respectées. Sur une période de deux à cinq ans, les investisseurs prévoient beaucoup de projets pour ce qui est de l’église elle-même. Surtout de beaux projets sociaux qui seront développés avec la Ville de Mont-Laurier et principalement avec l’aide de subventions gouvernementales.

Difficile de donner beaucoup de détails puisque le rêve n’en est qu’a ses débuts, mais le but ultime serait peut-être d’en arriver à mettre sur pied une maison de répit ou de fin de vie. Toutefois, un grand nombre de démarches doivent être faites et d’ici là, on adaptera l’endroit pour en faire une salle locative qui servira pour des événements à saveur sociale et communautaire.

Dès janvier prochain, on commencera à adapter l’endroit. Tous les bancs seront enlevés et seront récupérés afin de servir à la création de nouveau mobilier ainsi qu’à la décoration de la nouvelle salle. Tant que le changement de zonage ne sera pas complété avec la Ville, les travaux majeurs ne pourront pas être faits, mais la salle pourra quand même être utilisée. Le but n’est pas de faire compétition aux autres salles de la région, mais d’offrir un service de plus à la communauté.

«L’Espace Théâtre est une magnifique salle que nous-mêmes allons continuer d’utiliser, mais la région manque cruellement de salles puisque plusieurs ont fermé. La nôtre pourra servir pour des événements plus modestes, ce sera un peu comme une salle intermédiaire», précise M. Gosselin.

Pas question!

Beaucoup de projets et d’idées sont en attentes, mais une chose est claire, les cinq acquéreurs s’entendent sur le fait que l’endroit ne servira jamais à des fins purement commerciales et aucun commerce de détail ne s’établira en ce lieu. Bien conscients que le bâtiment est situé entre une garderie et une école, ils seront très sélectifs face à tout ce qui s’y fera.

De plus, comme l’expliquait Louise Meilleur, du conseil de la Fabrique, la municipalité veille aussi à ce que ce ne soit pas n’importe qui et n’importe quoi qui s’installe là. Il n’est pas question non plus de chercher du financement auprès de la Ville. Le travail qui se fait avec celle-ci reste au niveau du zonage, des permis et autres choses du genre.
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Kathleen Godmer, journaliste-pigiste,
Le Courant, mercredi 6 juin 2018