Claude Meilleur est père d'un enfant handicapé aujourd'hui âgé de 25 ans. Détenteur d'une maîtrise en councelling psychologique, il se retrouve aujourd'hui prestataire de l'Aide sociale afin de mieux prendre soin de son fils.
Claude Meilleur exige des soins pour son fils depuis huit ans. Il est même d'avis que le gouvernement devrait le subventionner pour qu'il s'occupe de son fils.
Mathieu Meilleur a vécu avec son père jusqu'à l'âge de 17 ans. Après plusieurs diagnostiques au cours de sa vie, dont l'autisme, on apprenait, alors qu'il avait 14 ans, qu'il était atteint du syndrome de La Tourette associé à une déficience légère, ce qui l'amenait à être agressif. Grâce à une implication importante de son père, Mathieu a pu aller à l'école jusqu'à l'âge de 16 ans. « J'ai eu à le placer à ses 17 ans parce que j'étais trop épuisé », confie son père, Claude Meilleur.
Alors placé au Centre Lisette-Dupras à Montréal, Mathieu y restera durant près de huit années. « Il était placé en compagnie de cas lourds, et on lui donnait une médication de cas lourds », souligne le père. Le jeune homme fut par la suite placé dans une famille d'accueil à Saint-Hippolyte. Mais selon son père, Mathieu n'était jamais à une place pour lui, et son cas s'est mis à dégénérer. « À ce moment, je me suis rendu compte qu'il était dans une détresse incroyable », ajoute M. Meilleur.
Abandonne son emploiEn septembre dernier, Claude Meilleur décide de quitter son emploi, et un salaire de 65 000 $ par année, dans le but de s'occuper de son fils. « J'ai tout vendu et j'ai décidé de m'installer à L'Annonciation dans le but d'obtenir de l'aide de l'hôpital », affirme le père qui reçoit maintenant des prestations de l'Aide sociale. « J'ai réussi à sevrer mon fils de 60 % de ses médicaments, et il était devenu beaucoup moins agressif. C'était lourd comme tâche, mais ça allait plutôt bien », admet-il.
Mais une autre tuile tomba sur la tête de Claude Meilleur en mars dernier alors qu'il était admis d'urgence à l'hôpital pour un infarctus. « J'ai alors tenté de m'occuper de mon fils par téléphone. Mais deux jours plus tard on a été dans l'obligation de le faire entrer au 1er étage de l'hôpital », observe M. Meilleur. Côté médication, c'est le retour à la case départ pour le jeune homme.
Mais après plusieurs interventions auprès de la direction de l'hôpital, M. Meilleur obtient de nouvelles conditions de vie pour son fils. « Avec mon niveau d'éducation et mes connaissances, je suis en mesure de me défendre. Mais pour certaines personnes, c'est pratiquement impossible d'obtenir quoi que ce soit du système et du gouvernement. Il ne faut jamais accepter un "non" », observe-t-il. « Je vais peut-être mourir bientôt, et je veux travailler fort pour que mon fils soit entre bonnes mains », ajoute-t-il.
« Je suis par ailleurs prêt à supporter les gens qui sont aux prises avec une situation comme la mienne. Il est normal que nous voulions que notre enfant soit le mieux traité possible, et qu'ils reçoivent une médication adéquate qui leur permette de fonctionner », précise M. Meilleur. Il est possible de communiquer avec Claude Meilleur au 275-7187. Mais il est aussi important de tenir compte de la santé fragile du père qui attend d'ailleurs l'arrivée de son autre fils pour venir l'épauler.
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par
Martin Després, L'Information du Nord, L'Annonciation, mardi, le 10
juin 2003
| Recherche par Paul Meilleur, de Ste-Adèle QC Mise à jour le 10 juin 2003 par Paul Meilleur, de Ste-Adèle QC Retour à la Généalogie |