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Antoine I COURTEMANCHE dit
JOLICOEUR |
Élisabeth
HAGUIN |
naissance 1 aoû
1640 de Notre-Dame, Bannes, Dissay-sous-Courcillon, Sarthe, Fr,
p/m Antoine Perdriau & Magdeleine Perdriau, décès 16 jun 1671 à l'Hôtel-Dieu de
Montréal, 27 ans, (voir sa biographie à la fin de cette page).
Père : Pierre
COURTEMANCHE Mère : Marie HOUDÉ
immigration 8 jun 1659 engagé à
La Rochelle, arrivé à Montréal le 29 sep 1659,
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naissance cir
1646 de Couperay, Meaux, Brie, Seine-Marne, Fr, décès 11 avr 1718 à Montréal, 78 ans,
Père : Abraham
HAGUIN Mère : Marie
CALOGUES
(2) Marié(e) 11 aoû 1672 à Montréal, Paul DAVELUY dit LAROSE , (fils de Samuel
DAVELUY et Hélène GODEFROY). 8 enfants | Marié(e) 26 avr 1663 à Montréal, contrat de
mariage 10 ct Basset,
4 enfants :
1.1. Madeleine COURTEMANCHE, naissance 13 jan 1664 à
Montréal, décès 6 aoû 1714 à Pointe-aux-Trembles, 50 ans. Marié(e) 15 jul
1680 à Pointe-aux-Trembles, Jean ROY ,
naissance 19 mai 1661 à Montréal, (fils de Simon ROY et
Jeanne GODARD) décès 27 nov 1718 à Rivière-des-Prairies, sépulture 29. 4 enfants.
1.2. Anne COURTEMANCHE, naissance 4 mar 1666 à
Montréal, baptême 9, décès 6 aoû 1737 à Longue-Pointe, 71 ans, emploi(s) :
Sage-femme. Marié(e) 21 oct 1686 à Pointe-aux-Trembles, contrat de mariage
20 ct Maugue, Laurent II ARCHAMBAULT, naissance 29 jun
1668 à Montréal, (fils de Laurent I ARCHAMBAULT et Catherine MARCHAND)
décès 31 mar 1749 à Pointe-aux-Trembles, 80 ans. 9 enfants
1.3. Antoine II COURTEMANCHE , naissance 22 mai 1668 à
Montréal, baptême 24, décès 8 sep 1739 à Rivière-des-Prairies, 71 ans,
emploi(s) : Maître tonnelier à Montréal. Marié(e) 8 nov 1688 à Montréal,
contrat de mariage 7 ct Maugue, Marguerite VAUDRY
, naissance cir 1673 à Trois-Rivières (probable), (fille de Jacques VAUDRY
et Jeanne RENAUD). 15 enfants.
1.4. Sr Élisabeth COURTEMANCHE, naissance 13 aoû 1670 à Montréal, ordination 1695 à
Montréal, religieuse C.N.D. (soeur Ste-Claire), décès 8 sep 1748 à
Montréal, 16h00, 78 ans, funérailles 9 à la Chapelle Enfant-Jésus de
l'église Notre-Dame, Montréal. En 1695, Soeur Marie Barbier avait remplacé
Marguerite Bourgeoys comme supérieure depuis 2 ans. 1695 fut également
l'année de l'incendie de l'Hôtel-Dieu et les bras de la jeune professe
furent sans doute utiles car les patients de l'hôpital avaient été
transférés à la
Congrégation. A
cette époque, il était coutume que les filles de la Congrégation se
dispersent deux à deux pour les missions les plus éloignées telles :
Sault-Saint-Louis (Kahnawake), Pointe-aux-Trembles, Lachine, etc.
puisqu'elles suivaient les mouvements des colons à qui on octroyait des
terres à exploiter. Le réseau des petites écoles croissait au rythme de la
population et il fallait s'occuper de l'éducation des enfants : les
"missionnaires" enseignaient à lire et à écrire. En outre, elles
apprenaient aux jeunes filles la pratique des vertus chrétiennes. Ainsi on
retrouva soeur Sainte-Claire à l'une de ces missions : "Cette religieuse a
pris part aux travaux du petit couvent de la Nouvelle Lorette qui a existé
au Sault-aux-Récollets de 1696 à 1721 actuellement situé au Nord du
boulevard Gouin, à l'Est du pont
Papineau-Leblanc."
On note également que les Sulpiciens, dans le but de franciser les
Amérindiens, avaient déplacé de 1721 à 1736, la population du Sault à la
seigneurie du Lac des Deux-Montagnes, non loin d'Oka. A ce sujet, M.
Faillon écrit : " Parmi les Soeurs qui exercèrent leur zèle dans la
mission des Sauvages des Deux-Montagnes, on distingua surtout la Soeur
Daveluy (Courtemanche), dite Sainte-Claire". Une chose est certaine, la petite dernière de
notre ancêtre trima dur, souvent dans l'inconfort et avec
le danger éventuel d'attaques iroquoises car depuis le massacre de Lachine en août
1689, la région de Montréal vécut sous la menace continuelle.
Seul le traité de paix de 1701, fin de
la guerre avec les Iroquois, qui s'avéra durable, contribua à apaiser la
population. Elle fut la 91ième religieuse à décéder dans cette nouvelle communauté. Elle
est la tante de Soeur Marie Archambault.
BIOGRAPHIE
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Au XVIIe siècle, la plupart des immigrants français
vinrent en qualité d'engagé. Ils acceptaient de servir au Canada
pour quelques années moyennant la nourriture, le vêtement et un
salaire convenu. C'est ainsi que notre ancêtre, Antoine Courtemanche
s'engagea: " de bien et fidèlement Servir Ld Sieur Souard en lad.
Isle de Montreal pendant le temps de cinq ans entiers &
Consécutifs... Au plus tost aux frais dud " Sieur Souard quy Sera
tenu Aussy de le Nourir Aud " "Cinq années... Et Soixante cinq
Livres Aud" Courtemanche pour leurs gages de chacun desd "
Pour s'indemniser des frais du transport et de
l'équipement fourni à l'engagé, les marchands cédaient leur contrat,
qui était négociable, à un colon établi sur le bord du
Saint-Laurent, pour une somme variable suivant la qualité de
l'engagé et le besoin plus ou moins grand d'ouvriers dans la
colonie. Le salaire des engagés n'était pas élevé, mais les maîtres
les traitaient bien et les considéraient comme des membres de leur
famille. Ces engagés pouvaient retourner en France à l'expiration de
leur contrat, mais un bon nombre prolongeaient leur séjour en
Nouvelle-France et finissaient par s'y établir définitivement.
Au printemps de 1659, les marchands Nezereau,
bourgeois du navire Le Saint-André et Jacques Mousnier, aussi
marchand rochelais, passent devant le notaire Pierre Moreau,
celui-là même dont je vous ai déjà parlé précédemment, le 28 juin
1659, pour fixer les termes d'un contrat de charte-partie et
frètement. Ils venaient à peine de se procurer un ancien navire de
guerre : Le Saint-André.
Les termes du contrat du temps furent :
"En conséquence d'un écrit sous seing privé du
25 avril 1659, le marchand rochelais Jean Nezereau, bourgeois
entièrement du navire Le Saint-André, 300 tonneaux, et Jacques
Mousnier, aussi marchand rochelais, passent devant le notaire
Pierre Moreau, le 28 juin 1659, pour fixer les termes d'un contrat
de charte-partie et frètement. Nezereau loue et frète à Mousnier,
pour le voyage à Québec, le Saint-André qui est dûment étanche
avec ses garnitures de voiles, câbles, cordages, vingt pièces de
canon, poudre, mèches, cales et autres choses suivant l'inventaire
qui en a été fait entre eux et Guillaume Poulet, capitaine
institué. Il est précisé que ni le capitaine Poulet, ni aucun de
son équipage, ne peuvent faire de troc ou traite de pelleteries
avec les Sauvages."
Lorsque le Saint-André prit la mer, le 2 juillet 1659,
notre ancêtre Antoine Courtemanche, alors âgé de 19 ans, partait à
l'aventure. Il avait en sa possession un contrat de travail de 5 ans
mais il ignorait tous les ennuis qui l'attendaient. Heureusement il
y rencontrera Marguerite Bourgeoys, Jeanne Mance et d'autres qui,
comme lui, auront à affronter les périls non seulement de la mer
mais aussi de la peste!
Mais l'arrivée à Québec, le 7 septembre 1659, de ce
vaisseau fantôme sema la peste dans le bourg. On ne débarqua que le
lendemain. Une partie de la recrue s'embarqua alors avec sœur
Marguerite Bourgeoys et firent le trajet en chaloupe sur le
Saint-Laurent, à la rame, entre Québec et Montréal, parcourant une
distance de 270 km. Ce périple dura trois autres semaines, tant les
vents contraires étaient violents.
Notre ancêtre, Antoine Courtemanche, Olivier
Charbonneau, Pierre Goyette, Simon Cardinal, Étienne Trudeau et
autres, parvinrent donc à Ville-Marie (Montréal) le 29 septembre
1659.
ANTOINE COURTEMANCHE est sans doute l'ancêtre
de toutes les familles de ce nom en Amérique. Certains le disaient
originaire de Bannes, diocèse du Mans ; d'autres, peut-être
de Chevillé, canton de Château-du-Loir. Or, au tout début de 1993,
le président du Cercle Généalogique Maine et Perche repérait dans
les registres de Bannes un acte le confirmant. Selon les Archives de
la Sarthe, Antoine fut baptisé en l'église de la commune de Bannes,
aujourd'hui rattachée à Dissay-sous-Courcillon. Né en 1640, il est
le fils de PIERRE COURTEMANCHE et MARIE HOUDÉ.
Les documents trouvés à date démontrent qu'Antoine
serait l'aîné de huit enfants incluant Urbain, Marie, Jacques,
Jeanne, Martin, Jean et Michel tel que nous l'avons décrit
précédemment. Nous y reviendrons !
Jérôme Le Royer de la Dauversière lui fait signer un
contrat notarié de 5 ans en avant midi du 8 juin 1659 devant maître
A. Demontreau, notaire royal, à La Rochelle, France. Ce dernier est
à rédiger sept ou huit contrats d'engage-ments dont ceux de Jean
Renou, Jean Martineau et Julien Belois. Il est engagé au salaire
annuel de 65 livres.
L'infatigable Jérôme Le Royer l'avait recruté, mais au
nom de M. Gabriel Souart, le premier curé de Ville-Marie. Il devait
donc être à l'emploi des Messieurs de Saint-Sulpice, de même que
trois autres engagés. Parti de La Rochelle , France, le 2 juillet
1659 avec la " Recrue 1659" ; cette recrue, la plus considérable
après celle de 1653, se composait de 109 personnes, ils atteignirent
Québec à bord du Saint-André le 7 septembre 1659 après une fort
pénible traversée; la peste s'était déclarée à bord et on avait jeté
à la mer les corps d'une dizaine de victimes. La plupart des
passagers avaient Ville-Marie pour destination. Ils devaient
renforcer la petite population du poste, toujours menacée par les
Iroquois. Ils avaient également traversé l'océan, Jeanne-Mance et
les trois premières hospitalières qui devaient prendre charge de
l'Hôtel-Dieu. Ils firent leur entrée en chaloupes à Montréal le 29
septembre 1659.
Selon les Archives de l'Hôtel-Dieu, le Rôle nous
présente " Anthoine Courtemanche " engagé en qualité de défricheur
et sous le contrôle de Monsieur Gabriel Souart. Confirmé en 1660,
toujours célibataire, il s'enrôle dans la Milice de la
Sainte-Famille, et il s'incorporera à la quatorzième escouade en
1663. Cependant...
Antoine Courtemanche, nous dit l'historien Faillon,
s'incorpora à la quatorzième escouade. Peut-être est-ce à ce moment
qu'il adopta le sobriquet de Jolicoeur que l'on attribuait souvent
aux soldats.
Le 2 avril 1665, le sieur de Maisonneuve,
reconnaissant sans doute le caractère très stable d'Antoine, lui
concède une terre sur la côte Saint-Martin, qui est
approximativement rue Davidson aujourd'hui, au-dessous du premier
ruisseau où notre ancêtre met six arpents en valeur ; l'actuelle rue
Iberville marquait la limite ouest d'une grande concession
appartenant aux Sulpiciens et donnant sur le fleuve ; le chemin qui
la bordait en front portait le nom de Sainte-Marie. Tout de suite à
l'est débutait la côte Saint-Martin. Selon l'historien Marcel
Trudel, la terre d'Antoine Courtemanche était la troisième, côté
Est. Sur la carte de l'historien Marcel Trudel, on note ses voisins
immédiats comme étant Claude Jodoin et Antoine Baudry à l'Est ainsi
que Jean-Baptiste Migeon de Bransac et Catherine Gauchet à
l'Ouest.
Une fois établis sur la terre, ils fondent une
famille. Élisabeth Haguin, ses filles ainsi que sa belle-fille
vivent les naissances de leurs enfants dans des conditions
semblables à ce qui se vit à cet époque. La conception des enfants
se produit surtout au printemps, en même temps que les semailles et
ce tous les 2 ans approximativement. A cette époque, deux enfants
sur cinq n'atteignent pas l'âge de 15 ans (40%) alors qu'en France
la proportion de décès est de 50%.
Habituellement l'accouchement a lieu à la maison, au
rez-de-chaussée, devant ou près d'un foyer permettant que l'on y
chauffe de l'eau dans un chaudron pendu à une crémaillère; une
chaise est à proximité de la femme en couche afin qu'elle prenne
appui lors des contractions. Un oreiller défraîchi servira sous ses
reins et ses genoux le temps venu pour la mettre plus à l'aise
lorsqu'elle s'éten-dra sur une paillasse. La présence de son homme
n'est pas autorisé, la femme ne désirant pas que celui-ci la voit en
douleur. Cet événement est strictement une affaire de femmes, qui
les rapproche entre-elles, s'entraidant d'une voisine à l'autre;
Après seulement huit années de mariage, Antoine
Courtemanche meurt prématurément à l'âge de 30 ans. Peu de temps
après le décès d'un des conjoints, le survivant ou la survivante
cherche à se remarier car il est difficile de pourvoir à sa
subsistance et à celle des enfants " dans notre cas, il y a quatre
enfants ", alors la jeune veuve d'Antoine Courtemanche convolera en
secondes noces avec Paul Daveluy dit Larose, tonnelier. À noter que
les remariages avec des plus jeunes existaient à cette époque et
n'étaient pas toujours perçus positivement.
Près d'un an plus tard, Élisabeth Haguin, jeune mère
de quatre enfants, épouse, en seconde noces, Paul Daveluy dit
Larose, fils de Samuel Daveluy et d'Hélène Godfroy le 11 août 1672 à
Montréal. Paul est tonnelier de métier et il enseigna les rudiments
de ce métier à Antoine Courtemanche, second du nom, fils unique de
feu Antoine Courtemanche et d'Élisabeth Haguin à ce moment-là.
A la demande de Paul Daveluy et de son épouse
Élisabeth Haguin, l'inventaire des biens d'Antoine (1ier ) eut lieu
le 3 juillet 1673. Six mois plus tard, le 12 février 1674, le
notaire Bénigne Basset enregistre la vente d'une terre située à la
côte Saint-Sulpice de Rivière-des-Prairies par Gilles Marin,
habitant de l'île, à Paul Daveluy, tonnelier et habitant de l'île de
Montréal. Et le 27 mai 1679, le notaire Claude Maugue enregistre la
vente d'une terre située au lieu dit Saint-Martin au premier
ruisseau de l'île de Montréal par Paul Daveluy, maître tonnelier et
Élisabeth Haguin son épouse à Jean-Baptiste Migeon de Bransac,
avocat en parlement, bailli et juge civil et criminel de l'île de
Montréal. |
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Recherche et textes par Richard Courtemanche, de
Montréal
Mise à jour le 6 avril 2008 par Paul
Meilleur, de Ste-Adèle
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