L'expansion de Mirabel limitée par Québec

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, se dit consterné par la décision du gouvernement du Québec de refuser à sa municipalité la permission d'augmenter de 400 à 600 le nombre annuel de permis de construction de maisons pour faire face à un rythme de croissance exceptionnel.

Cette hausse des demandes est attribuable en grande partie à l'arrivée d'un nombre record de nouvelles industries dans ce secteur. « La décision surprenante, indique M. Meilleur, de ne pas donner suite aux demandes de modifications du schéma d'aménagement de la municipalité régionale de comté (MRC) de Mirabel, freine injustement notre développement résidentiel. Ce refus est d'autant plus étonnant que lors d'une rencontre avec des représentants du ministère des Affaires municipales et de la Métropole, dont le ministre est André Boisclair, deux de nos trois demandes ne semblaient poser aucun problème. »

Il se dit d'autant plus étonné du refus de Québec face à sa demande que Montréal connaît actuellement une crise du logement sans précédent et que l'augmentation du nombre de permis dans sa municipalité aurait pu contribuer à soulager les ménages en faisant l'achat d'une première résidence à Mirabel, ce qui laisserait de plus des logis vacants.

L'une des raisons invoquées pour dire non à la requête des autorités municipales est la crainte que les infrastructures en place, principalement en eau potable et en traitement des eaux usées, n'aient pas la capacité de répondre aux besoins des secteurs visés par le boom résidentiel.

« Il faut savoir que le ministère de l'Environnement a lui-même autorisé la mise en place des conduites nécessaires au traitement des eaux usées des secteurs concernés et qu'il en a lui-même établi la conformité par rapport aux besoins des populations desservies », a rétorqué le maire Meilleur.

Même s'il démontre une vive colère face à la décision gouvernementale, M. Meilleur reste tout de même optimiste en se disant que le ministre André Boisclair ne peut demeurer indifférent aux demandes de Mirabel et freiner ainsi le développement résidentiel. Jeudi matin, La Presse a contacté le bureau du ministre Boisclair pour avoir sa réaction à la sortie du maire Meilleur, mais contrairement à ce qui avait été promis, personne n'a rappelé.

Pour sa part, le préfet de la municipalité régionale de comté Thérèse-de-Blainville, Yvan Deschênes, déplore la décision du gouvernement de ne pas reconnaître ce territoire comme pôle régional de développement.

Comme sa voisine (la MRC de Mirabel), Québec a refusé à cette MRC l'autorisation d'apporter les modifications demandées à son schéma d'aménagement.

« Nous sommes membres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et nous sommes d'accord de travailler à la croissance de Montréal et je crois que nous devons avoir un certain retour pour notre participation. On devrait nous aider au lieu de freiner notre développement », a ajouté M. Deschênes, également maire de Rosemère. Mirabel fait aussi partie de la CMM.

________________________
par Jean-Paul Charbonneau,
CyberPresse, Le vendredi 12 juillet 2002


Le maire de Mirabel veut être candidat de l'ADQ

 

  Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur

Tout indique que Hubert Meilleur, maire de Mirabel, sera le candidat de l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la nouvelle circonscription de Mirabel aux prochaines élections générales.

Lors d'une récente rencontre avec La Presse, M. Meilleur a souligné qu'il était régulièrement en contact avec le chef de l'ADQ, Mario Dumont, et qu'il était disposé à être candidat de cette formation qui compte quatre élus actuellement à l'Assemblée nationale.

Les deux hommes se connaissent bien puisqu'en 1994, M. Meilleur a été candidat de cette formation dans Argenteuil et il avait recueilli plus de 6 600 voix.

Représenté longtemps par Claude Ryan, Argenteuil a toujours été une circonscription rouge et son député actuel est David Whissell. Aux élections provinciales de 1998, M. Meilleur avait refusé l'investiture adéquiste voulant se consacrer à son poste de maire et préparer sa réélection pour 1999. Il a été réélu en obtenant 69,4% des voix exprimées; 6725 électeurs avaient voté pour lui, 2719 pour son adversaire.

À la suite de la refonte de la carte électorale provinciale, Argenteuil a été scindé afin de former la nouvelle circonscription de Mirabel.

M. Meilleur est un politicien très bien perçu dans sa municipalité.

Il est notamment reconnu pour son franc parler et il n'a jamais ménagé ses critiques lorsque vient le temps de s'attaquer au gouvernement du Parti québécois ou à celui de Jean Chrétien et même à des élus locaux d'autres municipalités.

Pour devenir candidat de l'ADQ, M. Meilleur n'aurait pas besoin de démissionner de son poste de maire et s'il est élu, la municipalité n'aurait pas à dépenser de l'argent pour une élection partielle.

À Mirabel, les élections municipales auront lieu en 2003 et il est presque certain que le prochain scrutin provincial se tiendra après novembre 2002. Or la loi prévoit que si un maire démissionne à moins d'un an de la date des élections prévues dans sa ville, il sera remplacé pour terminer son mandat par un conseiller de son administration.

En outre, il se pourrait fortement que l'ADQ aille chercher au sein d'un autre conseil municipal son candidat pour la circonscription de Prévost, représentée actuellement par la péquiste Lucie Papineau. Il s'agit de Martin Camirand, membre du comité exécutif de Saint-Jérôme.

____________________________
par Jean-Paul Charbonneau,
CyberPresse, le vendredi 19 juillet 2002


Mise à jour le dimanche 9 février 2003, 15 h 06 .

Le maire de Mirabel candidat de l'ADQ

.

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, est officiellement devenu, dimanche, le candidat de l'Action démocratique dans la circonscription de Mirabel.

M. Meilleur, qui est un adéquiste de la première heure, sera le porte-parole de l'ADQ en matière de Transport.

En compagnie du chef, Mario Dumont, Hubert Meilleur a dit vouloir améliorer le transport en commun pour les gens de sa région qui travaillent à Montréal. L'ADQ souhaite également compléter graduellement le réseau routier en partenariat avec le privé. Hubert Meilleur s'est aussi exprimé en faveur du privé dans notre système de santé.

Les Nouvelles de Radio-Canada.ca


Hubert Meilleur
défendra les dossiers de transport pour l'ADQ

Le grand défenseur de l'aéroport de Mirabel, le maire Hubert Meilleur, aura la chance de continuer son combat dans les prochains mois. Lui qui sera le candidat de l'Action démocratique du Québec dans la circonscription de Mirabel est devenu hier le porte-parole du parti sur les questions de transport.

« Je suis à l'origine un camionneur. À la Ville, j'ai eu souvent à gérer des dossiers reliés aux autoroutes. Je crois fermement qu'il est grand temps d'améliorer notre réseau d'autoroutes pour permettre aux gens de se rendre au travail sans perdre un temps fou », plaidait hier, lors d'une entretien téléphonique, le maire de Mirabel depuis 1987.

M. Meilleur croit que dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, il deviendra crucial d'améliorer l'accès aux zones industrielles par la voie des autoroutes; mais aussi par celle du transport en commun.

Dans le dossier de la gestion des aéroports, il aimerait voir l'État et les citoyens avoir leur mot à dire. Selon lui, la société à but non lucratif Aéroports de Montréal (ADM) se comporte en corporation privée.

« C'est incroyable. Depuis que c'est une société à but non lucratif qui gère, ils construisent des aéroports en marbre et imposent des coûts élevés aux transporteurs qui préfèrent dorénavant passer par Toronto. Il faut revoir tout ça et impliquer les élus et les citoyens fans le procédé », tonne l'homme qui a fait des pieds et des mains pour garder l'aéroport de Mirabel ouvert.

Mario Dumont a profité de l'assemblée d'investiture de M. Meilleur hier matin pour le nommer porte-parole de l'ADQ en matière de transport.

Le maire de Mirabel rejoint ainsi les autres porte-parole déjà nommés par le chef de l'ADQ, dont l'ex-maire de Montréal, Pierre Bourque (développement économique), le professeur universitaire Guy Laforest (éducation) et l'ex-bloquiste Pierre  Brien (développement régional).

_____________________
par Laura-Julie Perreault, La Presse, lundi 10 février 2003


Taxes et services équilibrés pour les Mirabellois

À la tête de la ville de Mirabel depuis seize ans, le maire Hubert Meilleur et son équipe ont convié les médias à un point de presse vendredi dernier en vue des élections qui auront lieu le 2 novembre prochain.

Pour cette ville dont la population a doublé en seize ans, passant de 16 000 à 32 000 habitants, l'équipe Meilleur souhaite continuer à offrir plus de services, principalement au niveau des écoles, des parcs, des loisirs et des centres récréatifs pour les jeunes. «Nous avons près de 500 familles qui viennent s'établir à Mirabel chaque année. La moyenne d'âge dans certains secteurs est de 38 ans. Nous devons penser à leur offrir des cours de patin artistique et du hockey, entre autres», fait remarquer le maire. Ce dernier veut aussi inciter la Commission scolaire à construire une école secondaire à Mirabel alors qu'il n'y en a aucune pour les 1500 à 1800 jeunes de ce niveau. Une piscine serait intégrée à cette école.

Le clan Meilleur entend aussi réglementer l'affichage sur la route 117 dans le secteur Saint-Janvier entre autres. «Les gens se plaignent avec raison de trop d'affiches commerciales délabrées», estime M. Meilleur. Par ailleurs, ce dernier veut geler les taxes jusqu'en 2005, année où se tiendront d'autres élections conformément à la loi provinciale.

Le train est aussi attendu à Mirabel mais le maire ne prévoit pas la construction de la gare avant qu'une annonce officielle de l'AMT (Agence métropolitaine des Transports) soit faite. «Moi j'ai toujours dit que je ne ferais pas de promesse tant que la pelle mécanique ne serait pas sur le terrain», a-t-il fait savoir. La construction de la gare inquiète d'ailleurs certains résidants dont les maisons seraient situées à une vingtaine de mètres de celle-ci. Le plan Meilleur prévoit l'emplacement de la gare au nord de la rue Victor dans le secteur Saint-Janvier.

L'équipe Lauzon vise l'environnement

L'équipe de Denis Lauzon propose de son côté des choix écologiques pour les résidants de Mirabel. «Récupérer et recycler, c'est penser à l'avenir. Il est temps d'adopter une attitude proactive pour la protection de l'environnement de concert avec les individus, les organismes locaux et le milieu rural», a-t-il fait savoir. L'équipe Denis Lauzon est composée de Mmes Dominique Angers, Louise Blais, Yolande Desjardins et de MM Jean Bouchard, Yves Charbonneau, Francis Di Tullio, André Jetté et François A. Vermette.

____________________
par Nathalie Nolin, L'Écho du Nord, St-Jérôme,
jeudi le 23 octobre 2003


Mecachrome à Mirabel : c'est presque fait

La société française Mecachrome aurait finalement décidé de donner le feu vert à son projet d'environ 40 M$ pour la construction d'une usine de pièces aéronautiques à Mirabel.

Si l'entreprise elle-même refusait hier de confirmer quoi que ce soit, le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, était quant à lui beaucoup plus affirmatif. L'entreprise aurait selon lui déjà réservé un espace d'environ 86 000 pieds carrés à proximité de l'aéroport.

Chez Mecachrome à Montréal, la responsable des communications, Sofie St-Laurent, n'a pas nié, affirmant que l'usine de Mirabel « était toujours dans les projets », et que Mecachrome n'avait pas d'annonce à faire « pour le moment ».

Tout en refusant de confirmer la prise d'une décision, Mme St-Laurent a fourni hier un échéancier plutôt rapproché. « Nous voudrions que les travaux débutent à la mi-avril », a-t-elle indiqué.

Selon le maire Meilleur, l'usine pourrait amorcer ses activités dès la fermeture de l'aéroport aux passagers, en novembre prochain.

Annoncé en 2002

Originalement annoncé à l'été 2002 au Salon aéronautique de Farnborough, en Grande-Bretagne, ce projet d'investissement devrait être d'environ 40 à 45 M$. Un peu plus de 70 postes devaient être créés.

Mecachrome avait annoncé en janvier dernier, à l'occasion du Forum économique mondial de Davos, qu'elle installait le siège social d'un nouveau holding, Mecachrome International, à Montréal. L'objectif était d'en faire un tremplin vers le marché nord-américain de l'aéronautique.

_____________________
par Jean-François Codère et Sara Champagne, Journal de Montréal, jeudi 15 mars 2004


Mirabel perdra 5 000 emplois

Avec le départ d'Air Transat, en novembre prochain, la région aura perdu 5 000 emplois directs et indirects en raison du transfert des vols de Mirabel à Dorval. Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, est outré. Il déplore le peu d'intérêt des gouvernements face à la situation et leur demande ce qu'ils comptent faire pour palier ce manque.

Dans une lettre envoyée aux premiers ministres fédéral et provincial, Hubert Meilleur questionne les élus sur ce « qu'ils entendent faire afin que la région de Mirabel, si fortement affectée par l'insouciance des décideurs précédents, puisse connaître la prospérité tant promise ». « Ils n'ont bien sûr pas les mais liées par les décisions prises par leurs prédécesseurs, convient-il. Il s'agit plutôt de savoir si le gouvernement a le souci de respecter le développement en région ».

Hubert Meilleur considère que le « gaspillage de fonds publics » relié à la triste histoire de l'aéroport de Mirabel est de beaucoup supérieur au scandale des commandites. « On pousse des hauts cris devant les fonds publics engloutis dans le programme, mais on reste muet devant toutes ces pertes d'emplois et tout l'argent investi depuis des années dans un aéroport qui aura tout d'un aéroport fantôme du point de vue des vols de passagers », observe-t-il.

Selon le maire, la première phase de transfert amorcée en 1997, a entraîné la perte de 3 000 emplois directs et indirects. Le départ d'Air Transat en supprimera 1 250 de plus dont 161 seront définitivement perdus. Des 214 entreprises opérant sur le site aéroportuaire, seulement 27 resteront en place afin d'assurer la gestion du site et l'accueil des aéronefs. Hubert Meilleur trouve consternant que plus de mille personnes soient appelées à « engorger davantage le réseau routier montréalais soir et matin pour se rendre à leur nouveau poste de travail ».

_____________________
par Valérie Simard, Accès Laurentides, 2 avril 2004


Hubert Meilleur s'inquiète de l'avenir de Mirabel

La triste histoire de l'aéroport de Mirabel, vous connaissez? Celle qui raconte la perte de quelque 5 000 emplois, d'un aéroport sans passagers, de 10 000 expropriés et qui inquiète le maire de la ville, Hubert Meilleur. Cette histoire est des plus désolantes pour le premier citoyen de Mirabel, Hubert Meilleur, qui craint sérieusement pour l'avenir de la région de Mirabel. « Dès 1997, avec la première phase de transfert, on a amputé à la région quelque 3 000 emplois directs et indirects. Avec le départ d'Air Transat, en novembre, il faudra ajouter à ce nombre près de 1 250 autres emplois supprimés dont 161 qui seront définitivement perdus », rappelle M. Meilleur, soulignant qu'il ne faut également pas oublier les 10 000 expropriés qui ont sacrifié leur terre pour les besoins aéroportuaires futurs.

Lettre aux premiers ministres

Cette semaine, M. Meilleur a d'ailleurs manifesté sa tristesse quant à la tournure des événements et ses inquiétudes, par le biais d'une lettre, à plusieurs représentants politiques dont le premier ministre du Canada, Paul Martin, et le premier ministre du Québec, Jean Charest. Dans cette lettre, il déplore entre autres le peu d'intérêt manifesté par les gouvernements supérieurs face à la perte pour la région de Mirabel des 5 000 emplois entraînés, ces dernières années, par le transfert des vols de passagers à Dorval. Il demande aux nouveaux décideurs et gestionnaires des biens publics de faire savoir ce qu'ils entendent faire pour que Mirabel puisse connaître la prospérité tant promise au moment de la construction de l'aéroport de Mirabel, avec son lot de promesses d'avenir et d'expansion.

Un scandale

Hubert Meilleur considère, par ailleurs, que le gaspillage de fonds publics relié à la triste histoire de Mirabel, ces dernières années, est supérieur au scandale des commandites dont on fait état depuis quelques semaines.

« On pousse des hauts cris devant les fonds publics dans le programme des commandites, mais on reste muet devant toutes ces pertes d'emplois et tout l'argent investi dans un aéroport qui aura tout d'un aéroport fantôme du point de vue des vols de passagers dès le départ d'Air Transat en novembre », clame-t-il.

___________________
par Mélanie Dubé, Le Mirabel sur Internet, 3 avril 2004



Deux policiers suspendus à Mirabel

Le climat continue à se détériorer
la Ville réclame 550 000 $ au syndicat

(H.P. Y.B.) L’affrontement entre la Ville de Mirabel et ses policiers syndiqués se poursuit avec la suspension de deux agents survenue la semaine dernière.

 M. Hubert Meilleur, maire de ville Mirabel

Le maire Hubert Meilleur en rajoute dans le conflit qui oppose Mirabel à ses policiers.

Les patrouilleurs Mario Gratton et Gino Berardelli écopent de suspensions de trois jours, sans salaire, rétroactivement au 30, 31 juillet et 1er août. Selon le président de la Fraternité, Robert Desharnais, les policiers se seraient rapportés malades et ont été immédiatement suspendus.

Sur les 45 policiers permanents au Service de police de Mirabel, 14 sont présentement en congé de maladie signe d’un climat de travail extrêmement tendu.

Tolérance zéro

Rappelons que le conseil municipal a adopté, en juillet, une résolution informant sa population que la "tolérance zéro" s’appliquera dorénavant en matière de vitesse sur les routes, particulièrement dans les zones de 30 et 50 km/heure.

Les élus disent ainsi répondre aux nombreuses plaintes de citoyens concernant la recrudescence des infractions aux règlement de circulation. Une surveillance particulière sera aussi portée au respect des arrêts obligatoires.

Cette décision survient dans le contexte des relations tendues entre Mirabel et ses policiers dont le contrat de travail est échu depuis plus de deux ans. On sait que l’administration municipale a récemment déploré le manque de rigueur des patrouilleurs.

Petit groupe d’insatisfaits ?

Le maire Hubert Meilleur ne cache d’ailleurs pas sa "déception" face aux policiers qui, selon lui, négligent leurs tâches professionnelles pour suivre les directives de leur fraternité syndicale.

Selon lui, l’exécutif syndical, qui serait contrôlé par d’anciens policiers de Sainte-Sophie aujourd’hui intégrés à la force mirabelloise, ne représenterait qu’un petit groupe d’insatisfaits. « La grande majorité de nos agents sont malheureux de la situation », croit M. Meilleur, convaincu que c’est à contrecoeur qu’ils se plient à la stratégie syndicale.

Tant par leur laxisme au niveau de la sécurité routière qu’en portant des jeans au lieu de leur uniforme, les policiers ne respectent par leur "serment d’office", estime le maire, dont la Ville entend en saisir les autorités compétentes. Déjà, on le sait, la Ville a déposé des réclamations de plus de d’un demi-million $ à la Fraternité, devant le Tribunal du travail.

Nouveaux cadres

En parallèle, Mirabel vient de donner plus de pouvoir à son état-major, désormais formé de cinq policiers cadres plutôt que trois.

Deux capitaines viennent de s’ajouter au directeur, à son adjoint et au responsable des enquêtes. Il s’agit de Pierre Roy et de Richard Fréchette.

Avec l’entrée en fonction de ces nouveaux venus, les sergents jusqu’ici affectés à du travail de bureau et « qui avaient de la difficulté à diriger leurs collègues syndiqués » selon le maire, retourneront sur la route.

Les policiers de Mirabel sont sans contrat de travail depuis trois ans.

____________________

L’Écho du Nord, le mercredi 11 août 2004


Un promoteur américain veut investir 350 M$ à Mirabel

Un promoteur américain prévoit dépenser 350 M$ sur trois ans, à Mirabel, pour la réalisation du projet récréo-commercial baptisé Lac Mirabel comportant un lac, de l'hébergement et des attractions.

A défaut d'attirer les voyageurs  dans son aéroport fantôme - vu le transfert permanent des vols vers Dorval prévu pour l'automne -, Mirabel souhaite ainsi devenir un centre du divertissement qui alliera le magasinage et les activités... aquatiques.

 M. Hubert Meilleur, maire de ville Mirabel

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, se réjouit de l'arrivée d'un "promoteur dont la réputation n'est plus à faire", dit-il. La réalisation d'un tel projet pourrait ajouter des revenus de taxation de l'ordre de 6 M$ pour la municipalité.

Le projet récréo-commercial, dont les grandes lignes seront dévoilées ce matin à Montréal au cours d'une conférence de presse, sera réalisé par Gordon Group Holdings, une firme américaine spécialisée dans les mails commerciaux à vocation récréative et qui a à son actif, entre autres, The Forum Shops at Caesars Place, à Las Vegas, et The Pier, à Atlantic City.

Lac Mirabel sera construit sur un terrain de 10 millions de pieds carrés, au nord du terrain de golf Les Quatre Domaines, à proximité de l'autoroute des Laurentides, et le promoteur a prévu creuser un lac pour permettre la tenue d'activités aquatiques.

« Le promoteur qui a soumis le projet est sérieux et sa réputation n'est plus à faire. Ça fera tourner notre économie et ça constituera une nouvelle source de taxation pour la municipalité », a confié hier soir au Journal de Montréal le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, qui rentrait d'une mission économique de quatre jours en France.

Les taxes foncières

Il estime que les revenus en taxation foncière pourraient atteindre jusqu'à 6 M$ par année.

« C'est un montant substantiel, compte tenu que nous percevons actuellement 40 M$ en taxes foncières », calcule le maire de Mirabel, qui dit a voir eu des rencontres avec le promoteur l'hiver dernier.

Le mail commercial Lac Mirabel sera, dit-on, de calibre international. À terme, il devrait créer « plus de 3 200 emplois », en plus de générer des ventes brutes de « plusieurs centaines de millions de dollars ».

______________________
par Yvon Laprade, Le Journal de Montréal, mercredi 15 septembre 2004


Un projet récréotouristique de 350 M$ sera créé à Mirabel

Par Mélanie Dubé

 
Un projet récréotouristique, baptisé Lac Mirabel, sera réalisé à Mirabel. Il s'agit d'un investissement de 350 M$ qui permettra la création de quelque 3200 emplois.

Ce projet a été dévoilé mercredi par le promoteur américain Gordon Group, une firme spécialisée dans les centres commerciaux à vocation récréative et qui compte notamment à son actif, The Forum Shops at Caesars Place à Las Vegas.

Centre éducatif et de divertissement

Lac Mirabel sera situé en bordure de l'autoroute des Laurentides, dans le secteur Saint-Janvier, sur un terrain qui compte une superficie de plus de 1,3 millions de mètres carrés. Il comprendra un centre commercial qui accueillera une petite marina, des restaurants, ainsi que des commerçants dans les secteurs suivants : mode, ameublement, quincaillerie, articles de bureau, sports nautiques et automobile.

Il y aura également l'aménagement d'un parc d'attractions Kidtropolis et d'un lac artificiel qui permettra la tenue d'activités aquatiques. S'ajoute à ce projet, la réalisation du plus grand aquarium recouvert au Canada.

« L'aquarium accueillera plus de 20 000 espèces animales », de préciser Ruben Stahl, partenaire de Gordon Group qui a identifié les terrains disponibles à Mirabel comme l'une des plus belles occasions d'investissement immobilier en Amérique du Nord.

À terme en 2007

Les travaux devraient débuter au printemps 2005 pour l'ouverture prévue en 2007.
Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, estime que ce projet est plus que bienvenu : « Le projet représente une valeur supplémentaire en taxation foncière de 6 M$ par année et saura profiter à l'ensemble de la population ».

« Les plans et devis finaux devraient être déposés prochainement aux membres du conseil municipal pour approbation », de conclure le maire.

Le Mirabel, édition Internet, St-Jérôme, 18 septembre 2004


Trois conseillers se dissocient du maire Hubert Meilleur
Nouvelle équipe politique municipale à Mirabel?

<p>
M. Hubert Meilleur, maire de la ville de Mirabel.
La prochaine année risque d'être fertile en rebondissements politiques à Mirabel, où le leadership du maire Hubert Meilleur est plus que jamais remis en question.

Pourtant élu avec toute son équipe l'an dernier, M. Meilleur s'était départi de son conseiller Jacques Laurin, il y a quelque mois, alléguant que celui-ci s'était placé en conflit d'intérêt. M. Laurin siège depuis comme indépendant.

Trois autres élus viennent de quitter à leur tour la formation du maire: Gérard Thérien, Silfred Savoie et Margo Laurin.

En vue de l'élection de novembre 2005, ces trois conseillers s'étaient visiblement fait montrer la sortie par Hubert Meilleur, celui-ci admettant qu'il était nécessaire de renouveler son équipe en vue d'un prochain mandat.
Les trois exclus, auxquels se joindrait l'autre indépendant Jacques Laurin, s'apprêteraient à annoncer la formation d'une nouvelle équipe municipale. « Il y aura du nouveau au début de décembre », s'est contenté de dire Mme Laurin, tout en confirmant la présence d'un nouveau candidat à la mairie.

Et Denis Lauzon ?

Mme Laurin précise qu'il ne s'agira pas de Denis Lauzon, chef du Parti Mirabel, défait l'an dernier mais toujours en campagne pour déloger le maire Meilleur. Assisterait-on malgré cela à un regroupement des forces d'opposition à Mirabel ? Mme Laurin a préféré ne pas en dire plus.

M. Lauzon se trouvant en Afrique, nous n'avons pu le joindre à ce sujet. Mme Savoie et M. Thérien n'ont pu être joints non plus.

Soulignons qu'un autre conseiller, Réal Castonguay, a déjà annoncé qu'il ne sera pas candidat l'an prochain, après 14 ans au conseil, ce qui libère un autre siège au sein de l'équipe Meilleur.

Le maire a commenté ces derniers développements comme l'expression de la démocratie. « Je n'ai pas de problème avec ça », a-t-il dit. M. Meilleur estime toutefois prématuré de parler d'élection à un an du scrutin.

______________________
Par
Henri Prévost, L'Écho du Nord, St-Jérôme, 18 novembre 2004


Aéroport : Hubert Meilleur réclame davantage...

« Un gouvernement qui nous dit que nous n'avons pas les moyens d'avoir un aéroport international, c'est un gouvernement qui nous passe le message que nous sommes petits... Dans un tel cas, les jeunes doivent comprendre que l'aéroport international est à Toronto et que c'est ailleurs qu'au Québec que ça se passe dorénavant... » analyse M. Hubert Meilleur.

Le ciel de Mirabel s'est assombri à nouveau le 31 octobre 2004 quand le dernier vol de passagers a quitté l'aéroport. Ce dernier départ devenait en quelques sorte le dernier acte de la triste saga qui dure depuis plusieurs années alors que les dirigeants de l'Aéroport de Montréal (ADM) ont décidé de transférer les vols internationaux de Mirabel à l'Aéroport de Dorval (devenu l'Aéroport Pierre-Elliot-Trudeau).

Des pertes importantes

Pendant toutes ces années, le maire de Mirabel a été de toutes les tribunes et toutes les batailles. Les derniers événements n'ont certes pas contribué à faire diminuer la rancoeur qu'il entretient depuis longtemps face à ces décisions injustifiées.

« Les choses ne sont pas terminées... » note Hubert Meilleur. « Il faut que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral posent des gestes pour réparer certaines choses. Le premier geste serait de retourner les terres aux expropriés pour qu'ils puissent les cultiver. Il faut aussi que le Gouvernement fédéral s'excuse auprès des expropriés. Développement économique Canada doit aussi compenser les expropriés pour tout ce qu'ils ont perdu dans ce dossier ».

Mais, aux yeux du premier magistrat mirabellois, il n'y a pas uniquement les expropriés qui sortent grands perdants. La Ville de Mirabel perd beaucoup, mais ses voisines tout autant sinon plus...

« Quand le dernier vol quitte Mirabel, c'est aussi 1 200 emplois de perdus. Bien entendu, il y a des gens de Mirabel dans le lot, mais encore davantage de la MRC de la Rivière-du-Nord et la MRC d'Argenteuil. À part de cela, 1 200 travailleurs de moins à Mirabel, c'est des retombés économiques de moins dans la région, puisque les gens iront consommer ailleurs. Pour un travailleur qui était habitué à dépenser une quinzaine de dollars d'essence par semaine pour aller travailler et qui devra maintenant investir une cinquantaine de dollars par semaine, c'est autant d'argent de moins qu'il ne pourra pas mettre dans l'achat local » évalue le maire Meilleur.

____________________________
par Mychel Lapointe, Revue Chez Nous, Supplément Journal Le Nord, mercredi 17 novembre 2004


Mirabel progresse bien actuellement (Hubert Meilleur)

« Je pense bien que dire A Mirabel la vie est belle, c'est plus qu'un slogan. C'est vraiment la réalité... » note le maire Hubert Meilleur.

S'il en est un qui peut parler avec aisance et assurance de l'évolution de Mirabel au cours des dernières années, c'est bien son maire de Mirabel, Hubert Meilleurpremier magistrat.

« Quand j'ai été élu maire en 1987, Mirabel comptait 15 000 habitants. On est rendu à 34 000 aujourd'hui. La richesse foncière était de 680 millions $ en 87, elle est maintenant de 2 227 milliards $. Pour en être arrivé là, c'est sans aucun doute parce que les gens ont crû que nous pouvions réaliser de grandes choses » souligne le principal intéressé.

Un développement accéléré

A bien des égards, Mirabel est entre autres reconnu comme un lieu de verdure et de grands espaces. On lui concède de plus en plus un rôle de premier plan au Québec sur le plan industriel (notamment le long de l'autoroute 15), mais il se fait également beaucoup de développement domiciliaire à Mirabel. Les chiffres sont là pour le prouver.

« Bien entendu, il y a le dossier de l'aéroport qui n'est pas réjouissant. D'un autre côté, Mirabel est une ville qui progresse bien actuellement. On a enregistré depuis le début de l'année un total de 1 000 permis de construction et l'ajout de 600 nouveaux logements pour une évaluation de quelques 80 millions $. Sur le plan industriel et commercial, nous avons connu de meilleurs années. Mais depuis le début de 2004, il s'est émis pour l'équivalent de 22 millions $ en permis. On continue à progresser. On ne fait pas nécessairement beaucoup de bruit, mais on avance. C'est ça qui est important... » note M. Meilleur.

Et le maire d'ajouter que « nous avons investi 1,6 millions depuis le début de l'année dans nos parcs. Ce fut le cas notamment au Domaine vert sud et Domaine vert nord ainsi que dans Mirabel en haut. Il faut ajouter à cela 4 millions $ d'investissements dans nos routes et 10 millions $ en infrastructures nouvelles pour répondre à la demande de développement domiciliaire. Somme toute, c'est pas mal pour une seule année. Finalement, quand on parle de développer le Québec, Mirabel est un bon partenaire pour le Gouvernement du Québec... »

Une population jeune

Par ailleurs, avec un taux de taxe avantageux si on compare avec l'ensemble du Québec, Mirabel comble bien, considère Hubert Meilleur, les attentes d'une population dont la moyenne d'âge n'est pas tellement élevée.

« La ville se développe bien et je demeure persuadé que les gens sont heureux à Mirabel. Notre mission, au conseil municipal est de continuer à offrir à nos concitoyens les meilleurs services à moindre coût et je crois bien que nous y réussissons très bien. Avec une population dont la moyenne d'âge est d'entre 35 et 38 ans, il faut faire en sorte d'axer nos actions sur les jeunes familles. Ce que les gens recherchent chez nous. C'est un environnement de détente où il est possible de concilier facilement travail et famille. C'est ce que nous leur offrons avec différents types de développement qui répondent à leurs aspirations... »

Pas de concurrence

Quant à savoir si Hubert Meilleur croit que Mirabel est en compétition avec ses voisines, il n'en n'est rien à ses yeux.

« Personnellement, je suis fort heureux de ce qui se passe à Saint-Jérôme depuis quelques années. Tout le monde, finalement, profite du développement actuel qui se fait à Saint-Jérôme. De toute façon, quant à moi, il n'y a pas de concurrence dans le monde municipal. On doit plutôt parler de développement économique d'une grande région où chacun fait ce qu'il a à faire avec les outils dont il dispose... »

_________________________
Revue Chez Nous, Supplément Journal Le Nord, mercredi 17 novembre 2004


Des Pertes pour Mirabel

Le départ d'Air Transat de l'aéroport de Mirabel, ainsi que la fermeture des hangars devenus vacants, feront perdre entre 1,2 et 1,5 million de dollars en revenus de taxes à la municipalités de Mirabel, selon le maire de l'endroit, Hubert Meilleur.

La municipalité a reçu hier un avis administratif du ministère fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux, affirmant que "des modifications de valeurs importantes sur certains immeubles vacants et fermés" sont attendues avec la publication d'un nouveau rôle d'évaluation 2005-2007.

« Il serait donc opportun de tenir compte de ce contexte lors de la préparation de votre budget pour l'année 2005 », prévient le ministère fédéral, sans toutefois donner plus de précisions sur l'ampleur des "modifications de valeurs" attendues, pour fins de taxation.

Le maire Meilleur estime que cette perte de valeur des bâtiments aéroportuaires pourrait atteindre entre 50 et 60 millions, ce qui se traduirait par une perte nette de 1,2 à 1,5 million pour cette municipalité de 30 000 habitants.

Selon lui, la municipalité a touché cette année près de 3,5 millions en revenus de taxes de la part du fédéral. Les révisions foncières pourraient donc réduire ces montants de 35 % à 40 % dès l'année prochaine, « ce qui entraînera immanquablement des hausses de taxes pour nos citoyens », prévient M. Meilleur.

_________________________
par Bruno Bisson, La Presse, samedi 27 novembre 2004


L'aéroport de Mirabel dévalué unilatéralement de 193 à 100 millions

Le maire Meilleur en furie

« Les citoyens de Mirabel sont pris en otages à cause des folies d'ADM. Et c'est pas vrai que je vais augmenter les taxes de 10 ¢ du 100 $ d'évaluation à cause de leur abus de pouvoir. C'est fou raide !»

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, repart en guerre contre ADM bien malgré lui. Après avoir perdu la bataille pour la survie de l'aéroport-passagers, il voit le gouvernement dévaluer l'aéroport de moitié. « C'est juste pour faire épargner de l'argent à Aéroport de Montréal (ADM), accuse le maire.

Selon une évaluation faite par le ministère des Travaux publics en collaboration avec ADM, l'aéroport et ses bâtiments ont été dévalués de moitié : ils passent de 193 à 100 millions.

ADM y trouve son compte parce qu'elle réduit ses taxes à verser au gouvernement, qui réduit d'autant ses versements à Mirabel.

« Pour une municipalité, les en-lieux de taxes passent de 4 à 2 millions par an. Sur un budget de 42 millions, l'impact est énorme. On n'arrivera pas », peste M. Meilleur.

Il n'entend pas croiser les bras. Il conteste cette décision unilatérale du gouvernement au tribunal national d'appel.

C'est d'autant plus offusquant, rage-t-il, qu'il a toujours négocié de gré à gré avec le Fédéral et « sans égorger personne ».

Pour justifier ses dires, il compare les revenus que 4 millions qu'il percevait jusqu'à maintenant de l'aéroport de 6 000 acres aux 18 millions donnés à Dorval pour l'aéroport de 2,8 acres.

Avenir extraordinaire

« Le ministre Jean Lapierre a dit récemment qu'il y avait un avenir extraordinaire pour Mirabel. Voilà que le gouvernement coupe la valeur du site de moitié. Pourtant, les terrains industriels sont évalués à 80 000 $ l'hectare alors que les terrains de l'aéroport ne valent, pour le gouvernement, que 9 000 $ l'hectare. »

Selon les évaluateurs de Mirabel, les terrains et bâtiments de l'aéroport vaudraient au bas mot 300 millions.

En plus de porter la cause au tribunal national d'appel, M. Meilleur va demander à rencontrer le premier ministre Paul Martin.

« Il a dit que les Mirabellois avaient subi assez de préjudices avec Mirabel. On va voir ce qu'il en pense maintenant. Ce n'est pas parce que tu vides ta maison qu'elle perd sa valeur. Pourquoi ce serait vrai pour le fédéral ?», demande le maire de Mirabel.

Le fédéral et ADM décident seuls de la valeur de Mirabel

Le gouvernement fédéral et Aéroports de Montréal (ADM) ont décidé eux-mêmes, avec leurs experts, de réduire de moitié la valeur de Mirabel.

C'est ce qu'ont convenu le porte-parole de Travaux publics Canada, Jean-Yves Roy, et le directeur régional du centre d'expertises et de gestion de locaux du ministère, Michel Béland, en convenant que la municipalité n'a qu'à contester la décision si elle ne l'approuve pas.

MM. Roy et Béland n'ont pu justifier autrement la baisse de moitié de la valeur de Mirabel qu'en se référant à des règles d'évaluation d'experts, sans toutefois pouvoir les nommer.

ADM cherche par tous le moyens à réduire ses frais fixes et ses taxes, en prétextant depuis un an payer plus cher en taxes, toutes proportions gardées, que l'aéroport de Toronto.

Mirabel perd ainsi la moitié de la valeur (de 193 à 100 millions) même si elle n'a perdu que l'activité de ses passagers - qui était pourtant limitée à un million de personnes - et si l'activité industrielle y est florissante.

______________________________
Par Jean-Maurice Duddin, Le Journal de Montréal, mercredi 22 décembre 2004


Le fédéral coupe les taxes d'ADM à Mirabel

«C'est nous, les citoyens de Mirabel, qui payons les folies d'ADM pendant que les citoyens de Dorval commencent à comprendre qu'est-ce que ça veut dire des vols de nuit. Tant pis pour eux !»

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, fulmine. Il a reçu hier un avis du gouvernement fédéral confirmant que ADM ne paiera que la moitié de ses taxes en 2005.

« Pour aider Aéroports de Montréal (ADM), le gouvernement fédéral a décidé unilatéralement de couper de moitié la valeur de l'aéroport de Mirabel pour réduire dans la même proportion les taxes d'ADM », rage le maire de Mirabel.

Fier batailleur, il n'entend pas se laisser manger la laine sur le dos : « Le gouvernement fédéral a réduit de moitié, à 100 millions, la valeur de l'aéroport. Pourtant, en 1976, Mirabel avait été construit au coût de 160 millions. Depuis, ADM a toujours entretenu Mirabel, fait construire un hangar pour Air Transat, le Château Mirabel et une tour à bureaux de 8 étages. Et ça vaut moins aujourd'hui ? Un terrain payé 20 000 $ il y a 10 ans vaut 45 000 $ aujourd'hui. Ce que fait le fédéral, c'est un non-sens. »

Une réplique

Le maire prépare toute une réplique au fédéral.

« Nous avons embauché deux firmes d'experts indépendants pour évaluer Mirabel. Ils payaient des taxes jusqu'à maintenant sur 190 millions de valeur. Ils vont avoir une surprise. Ça vaut autour de 250 millions selon les premières estimations », prévient M. Meilleur.

Ce dernier n'a d'ailleurs pas l'intention d'augmenter les taxes de 13 ¢ du 100 $ d'évaluation pour ses citoyens pour équilibrer son budget de 42 millions à cause de la perte de 2 millions venant d'ADM.

« On va plutôt faire pression du côté politique. J'attends une rencontre avec le premier ministre Paul Martin depuis décembre. Je comprends qu'il est occupé mais en une rencontre, seulement 15 minutes, on va régler ça », assure le maire.

Aucune compassion

M. Meilleur n'a par ailleurs aucune compassion pour son vis-à-vis de Dorval, Peter Yeomans, qui a fait adopter à l'unanimité une résolution exigeant d'ADM que soit limités à leur plus simple expression les vols d'exception, la nuit, entre minuit et sept heures, à Montréal-Trudeau.

« Ils ont couru après. Et ils vont voir que ça ne se calmera pas,  sinon les compagnies aériennes vont aller ailleurs. Ce n'est pas nous qui allons les plaindre, c'est nous qui nous sommes fait voler !»

Le maire n'est pas surpris non plus, de la pire période de smog survenue à Montréal il  y a a deux semaines.

« Avec 600 mouvements d'avion par jour, ils vont en avoir du smog. Dire qu'avant ils avaient un aéroport en plein air !»

_____________________
par Jean Maurice Duddin, Le Journal de Montréal, mardi 15 février 2005

 


« Mirabel, c'est un scandale des commandites en plus gros »

- Hubert Meilleur

Foi du maire de Mirabel, Hubert Meilleur, le boom de la construction que connaît actuellement l'arrondissement de Saint-Canut ne sera pas affecté par les menaces d'ADM de payer seulement 50 pour cent de ses taxes municipales en 2005.

 M. Hubert Meilleur, maire de ville Mirabel

Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, en a plein les bras avec le taux d'évaluation de l'aéroport.

Le premier magistrat de la cité a multiplié ces derniers jours les démarches auprès des autorités fédérales, afin que le manque à gagner possible de 2 M$ ne se traduise pas par une hausse de 13 sous du 100 $ d'évaluation.

« On négociera avec le lieutenant de Paul Martin au Québec, Jean Lapierre. Travaux publics Canada, qui chapeaute ADM (Aéroports de Montréal), a utilisé sa force discrétionnaire pur réduire unilatéralement la valeur de l'aéroport à 100 millions. Des experts indépendants disent au contraire qu'avec les infrastructures bâties sur place, la valeur se situe maintenant à 250 millions. Jamais les taxes des citoyens ne doubleront à Mirabel tant que je serai à la mairie  », a martelé celui qui retournera en élection en novembre.

Au Québec, si la valeur d'un complexe fait l'objet d'un litige, il y a moyen d'aller en appel auprès du tribunal de révision des taxes. Pas au fédéral.

« Les fonctionnaires de Travaux publics endossent aveuglément les suggestions d'ADM. Ce sont les citoyens qui financent ADM. Le Fédéral a trop d'amis à protéger chez Air Canada, à Montréal !»

« Rappelez-vous que cette firme a été la première à déserter l'aéroport. À mon sens, Mirabel, c'est un scandale des commandites en plus gros. Va-t-il falloir que nous négligions nos infrastructures, en espérant que les tuyaux ne cèdent pas ? On se trouvera pas l'argent pour l'entretient dans les arbres !», a fustigé Meilleur.

Un conseiller inquiet

Pour sa part, l'échevin du secteur de Saint-Canut, Guy Lorrain, croit que le Fédéral n'abandonnera pas Mirabel une fois pour toutes.

« Nos nombreuses mises en chantiers se vendent bien et les gens n'ont pas trop peur... pour l'instant. Mais si le bas taux de 78 sous le 100 $ d'évaluation devait passer à 1,50 $ ou à 2 $, les gens iront acheter ailleurs. Pourquoi ADM paierait-elle en taxe  9 000 $ pour un arpent de terre et un particulier 90 000 ?»

M. Lorrain avoue que l'aéroport, tout comme Bombardier et d'autres compagnies, ont contribué au développement municipal.

« C'est certain que plus d'asphalte, des bibliothèques, des casernes de pompiers et des parcs ont été construits avec les taxes du passé. Mais il faut que le gouvernement trouve un juste milieu par rapport aux propositions dérisoires d'ADM »

______________________________
Journal Le Nord, mercredi 23 février 2005


Police de Mirabel :
une affaire d'abus de confiance à l'origine de l'enquête sur le chef et son adjoint ?

 
Une affaire d'abus de confiance serait à l'origine de l'enquête en cours sur le directeur de police de Mirabel et son adjoint, dont L'Écho faisait état en primeur la semaine dernière.

<p>
Une affaire d'abus de confiance serait à l'origine de l'enquête en cours sur le directeur de police de Mirabel et son adjoint.

Les autorités n'ont toujours rien confirmé à ce sujet mais des médias nationaux y sont allés de certaines hypothèses qui, bizarrement, ne concordent pas toutes.

Alors que Radio-Canada évoquait un «système d'espionnage» des policiers par «caméras cachées» et l'utilisation par une tierce personne de carburant réservé aux véhicules de police, le Journal de Montréal parlait d'une forme de favoritisme à l'égard d'une entreprise de système de sécurité, dont se serait rendus coupables les deux haut gradés.

Interrogé à ce sujet, le maire Hubert Meilleur s'est dit étonné des révélations des médias. Concernant l'utilisation frauduleuse de carburant, M. Meilleur a noté que la ville ne possède pas de pompes à essence et que l'approvisionnement auprès de son fournisseur fait l'objet d'un contrôle serré.

Des initiatives de la ville

Dans le cas de la surveillance par caméras, le maire a démenti qu'il s'agit de caméras «cachées» et a précisé que c'est l'administration municipale qui avait mandaté le chef Bernard Bousseau d'en faire l'installation, «pour la protection des policiers eux-mêmes», assure-t-il.

Quant au dossier des systèmes de sécurité, c'est également la ville qui, de concert avec la direction de la police, avait pris l'initiative de déterminer la meilleure proposition pour certains commerçants victimes de nombreux vols ou de fausses alarmes. Ce projet n'a toutefois jamais abouti, car il s'avérait difficile à mettre en place, note M. Meilleur.
Dans ce contexte, le maire continue de croire que l'enquête en cours sur le chef Bousseau et son adjoint Daniel Dufault pourra difficilement mener à des accusations. «A moins qu'il y ait autre chose qu'on ne sait pas», ajoute-t-il, prudent.

Rappelons qu'en attendant la fin de l'enquête, menée par des policiers de Longueuil à la demande du ministère de la Sécurité publique, Daniel Dufault a été assigné à des tâches administratives, à son domicile.

Quant à Bernard Bousseau, qui devait revenir de vacances lundi dernier, la ville lui a aussi demandé de rester à la maison «pour ne pas créer de tensions inutiles», affirme le maire Meilleur, tout en rappelant que la ville est tenue de continuer à payer leur salaire.

Cette affaire éclate quelques mois après la fin d'un long conflit de travail entre Mirabel et ses policiers.

Par Henri Prévost, L'Écho du Nord, mercredi 21 avril 2005


 

Recherche par Paul Meilleur, de Ste-Adèle QC

Mise à jour le 22 avril 2005, par Paul Meilleur de Ste-Adèle QC

Retour à la Généalogie des MEILLEUR