L'expansion de Mirabel limitée par QuébecLe maire de Mirabel, Hubert Meilleur, se dit consterné par la décision du gouvernement du Québec de refuser à sa municipalité la permission d'augmenter de 400 à 600 le nombre annuel de permis de construction de maisons pour faire face à un rythme de croissance exceptionnel.
________________________ Le maire de Mirabel veut être candidat de l'ADQ
Tout indique que Hubert Meilleur, maire de Mirabel, sera le candidat de l'Action démocratique du Québec (ADQ) dans la nouvelle circonscription de Mirabel aux prochaines élections générales.
____________________________ Le maire de Mirabel candidat de l'ADQ
Les Nouvelles de Radio-Canada.ca Hubert Meilleur
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Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, se réjouit de l'arrivée d'un "promoteur dont la réputation n'est plus à faire", dit-il. La réalisation d'un tel projet pourrait ajouter des revenus de taxation de l'ordre de 6 M$ pour la municipalité. |
Le projet récréo-commercial, dont les grandes lignes seront dévoilées ce matin à Montréal au cours d'une conférence de presse, sera réalisé par Gordon Group Holdings, une firme américaine spécialisée dans les mails commerciaux à vocation récréative et qui a à son actif, entre autres, The Forum Shops at Caesars Place, à Las Vegas, et The Pier, à Atlantic City.
Lac Mirabel sera construit sur un terrain de 10 millions de pieds carrés, au nord du terrain de golf Les Quatre Domaines, à proximité de l'autoroute des Laurentides, et le promoteur a prévu creuser un lac pour permettre la tenue d'activités aquatiques.
« Le promoteur qui a soumis le projet est sérieux et sa réputation n'est plus à faire. Ça fera tourner notre économie et ça constituera une nouvelle source de taxation pour la municipalité », a confié hier soir au Journal de Montréal le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, qui rentrait d'une mission économique de quatre jours en France.
Il estime que les revenus en taxation foncière pourraient atteindre jusqu'à 6 M$ par année.
« C'est un montant substantiel, compte tenu que nous percevons actuellement 40 M$ en taxes foncières », calcule le maire de Mirabel, qui dit a voir eu des rencontres avec le promoteur l'hiver dernier.
Le mail commercial Lac Mirabel sera, dit-on, de calibre international. À terme, il devrait créer « plus de 3 200 emplois », en plus de générer des ventes brutes de « plusieurs centaines de millions de dollars ».
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par Yvon Laprade, Le Journal de Montréal, mercredi 15 septembre 2004
Ce projet a été dévoilé mercredi par le promoteur américain Gordon Group, une firme spécialisée dans les centres commerciaux à vocation récréative et qui compte notamment à son actif, The Forum Shops at Caesars Place à Las Vegas.
Centre éducatif et de divertissement
Lac Mirabel sera situé en bordure de l'autoroute des Laurentides, dans le secteur Saint-Janvier, sur un terrain qui compte une superficie de plus de 1,3 millions de mètres carrés. Il comprendra un centre commercial qui accueillera une petite marina, des restaurants, ainsi que des commerçants dans les secteurs suivants : mode, ameublement, quincaillerie, articles de bureau, sports nautiques et automobile.
Il y aura également l'aménagement d'un parc d'attractions Kidtropolis et d'un lac artificiel qui permettra la tenue d'activités aquatiques. S'ajoute à ce projet, la réalisation du plus grand aquarium recouvert au Canada.
« L'aquarium accueillera plus de 20 000 espèces animales », de préciser Ruben Stahl, partenaire de Gordon Group qui a identifié les terrains disponibles à Mirabel comme l'une des plus belles occasions d'investissement immobilier en Amérique du Nord.
À terme en 2007
Les travaux devraient débuter au printemps 2005 pour l'ouverture prévue en 2007.
Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, estime que ce projet est plus que bienvenu : « Le projet représente une valeur supplémentaire en taxation foncière de 6 M$ par année et saura profiter à l'ensemble de la population ».
« Les plans et devis finaux devraient être déposés prochainement aux membres du conseil municipal pour approbation », de conclure le maire.
Trois conseillers se dissocient du maire Hubert Meilleur
La prochaine année risque d'être fertile en rebondissements politiques à Mirabel, où le leadership du maire Hubert Meilleur
est plus que jamais remis en question.
Pourtant élu avec toute son équipe l'an dernier, M. Meilleur s'était départi de son conseiller Jacques Laurin, il y a quelque mois, alléguant que celui-ci s'était placé en conflit d'intérêt. M. Laurin siège depuis comme indépendant.
Trois autres élus viennent de quitter à leur tour la formation du maire: Gérard Thérien, Silfred Savoie et Margo Laurin.
En vue de l'élection de novembre 2005, ces trois conseillers s'étaient visiblement fait montrer la sortie par Hubert Meilleur, celui-ci admettant qu'il était nécessaire de renouveler son équipe en vue d'un prochain mandat.
Les trois exclus, auxquels se joindrait l'autre indépendant Jacques Laurin, s'apprêteraient à annoncer la formation d'une nouvelle équipe municipale. « Il y aura du nouveau au début de décembre », s'est contenté de dire Mme Laurin, tout en confirmant la présence d'un nouveau candidat à la mairie.
Et Denis Lauzon ?
Mme Laurin précise qu'il ne s'agira pas de Denis Lauzon, chef du Parti Mirabel, défait l'an dernier mais toujours en campagne pour déloger le maire Meilleur. Assisterait-on malgré cela à un regroupement des forces d'opposition à Mirabel ? Mme Laurin a préféré ne pas en dire plus.
M. Lauzon se trouvant en Afrique, nous n'avons pu le joindre à ce sujet. Mme Savoie et M. Thérien n'ont pu être joints non plus.
Soulignons qu'un autre conseiller, Réal Castonguay, a déjà annoncé qu'il ne sera pas candidat l'an prochain, après 14 ans au conseil, ce qui libère un autre siège au sein de l'équipe Meilleur.
Le maire a commenté ces derniers développements comme l'expression de la démocratie. « Je n'ai pas de problème avec ça », a-t-il dit. M. Meilleur estime toutefois prématuré de parler d'élection à un an du scrutin.
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Par Henri Prévost, L'Écho du Nord, St-Jérôme, 18
novembre 2004
« Un gouvernement qui nous dit que nous n'avons pas les moyens d'avoir un aéroport international, c'est un gouvernement qui nous passe le message que nous sommes petits... Dans un tel cas, les jeunes doivent comprendre que l'aéroport international est à Toronto et que c'est ailleurs qu'au Québec que ça se passe dorénavant... » analyse M. Hubert Meilleur.
Le ciel de Mirabel s'est assombri à nouveau le 31 octobre 2004 quand le dernier vol de passagers a quitté l'aéroport. Ce dernier départ devenait en quelques sorte le dernier acte de la triste saga qui dure depuis plusieurs années alors que les dirigeants de l'Aéroport de Montréal (ADM) ont décidé de transférer les vols internationaux de Mirabel à l'Aéroport de Dorval (devenu l'Aéroport Pierre-Elliot-Trudeau).
Des pertes importantes
Pendant toutes ces années, le maire de Mirabel a été de toutes les tribunes et toutes les batailles. Les derniers événements n'ont certes pas contribué à faire diminuer la rancoeur qu'il entretient depuis longtemps face à ces décisions injustifiées.
« Les choses ne sont pas terminées... » note Hubert Meilleur. « Il faut que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral posent des gestes pour réparer certaines choses. Le premier geste serait de retourner les terres aux expropriés pour qu'ils puissent les cultiver. Il faut aussi que le Gouvernement fédéral s'excuse auprès des expropriés. Développement économique Canada doit aussi compenser les expropriés pour tout ce qu'ils ont perdu dans ce dossier ».
Mais, aux yeux du premier magistrat mirabellois, il n'y a pas uniquement les expropriés qui sortent grands perdants. La Ville de Mirabel perd beaucoup, mais ses voisines tout autant sinon plus...
« Quand le dernier vol quitte Mirabel, c'est aussi 1 200 emplois de perdus. Bien entendu, il y a des gens de Mirabel dans le lot, mais encore davantage de la MRC de la Rivière-du-Nord et la MRC d'Argenteuil. À part de cela, 1 200 travailleurs de moins à Mirabel, c'est des retombés économiques de moins dans la région, puisque les gens iront consommer ailleurs. Pour un travailleur qui était habitué à dépenser une quinzaine de dollars d'essence par semaine pour aller travailler et qui devra maintenant investir une cinquantaine de dollars par semaine, c'est autant d'argent de moins qu'il ne pourra pas mettre dans l'achat local » évalue le maire Meilleur.
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par Mychel Lapointe, Revue Chez Nous, Supplément Journal Le Nord, mercredi 17
novembre 2004
« Je pense bien que dire A Mirabel la vie est belle, c'est plus qu'un slogan. C'est vraiment la réalité... » note le maire Hubert Meilleur.
S'il en est un qui peut parler avec aisance et assurance de l'évolution de Mirabel au cours des dernières années, c'est bien son
premier magistrat.
« Quand j'ai été élu maire en 1987, Mirabel comptait 15 000 habitants. On est rendu à 34 000 aujourd'hui. La richesse foncière était de 680 millions $ en 87, elle est maintenant de 2 227 milliards $. Pour en être arrivé là, c'est sans aucun doute parce que les gens ont crû que nous pouvions réaliser de grandes choses » souligne le principal intéressé.
Un développement accéléré
A bien des égards, Mirabel est entre autres reconnu comme un lieu de verdure et de grands espaces. On lui concède de plus en plus un rôle de premier plan au Québec sur le plan industriel (notamment le long de l'autoroute 15), mais il se fait également beaucoup de développement domiciliaire à Mirabel. Les chiffres sont là pour le prouver.
« Bien entendu, il y a le dossier de l'aéroport qui n'est pas réjouissant. D'un autre côté, Mirabel est une ville qui progresse bien actuellement. On a enregistré depuis le début de l'année un total de 1 000 permis de construction et l'ajout de 600 nouveaux logements pour une évaluation de quelques 80 millions $. Sur le plan industriel et commercial, nous avons connu de meilleurs années. Mais depuis le début de 2004, il s'est émis pour l'équivalent de 22 millions $ en permis. On continue à progresser. On ne fait pas nécessairement beaucoup de bruit, mais on avance. C'est ça qui est important... » note M. Meilleur.
Et le maire d'ajouter que « nous avons investi 1,6 millions depuis le début de l'année dans nos parcs. Ce fut le cas notamment au Domaine vert sud et Domaine vert nord ainsi que dans Mirabel en haut. Il faut ajouter à cela 4 millions $ d'investissements dans nos routes et 10 millions $ en infrastructures nouvelles pour répondre à la demande de développement domiciliaire. Somme toute, c'est pas mal pour une seule année. Finalement, quand on parle de développer le Québec, Mirabel est un bon partenaire pour le Gouvernement du Québec... »
Une population jeune
Par ailleurs, avec un taux de taxe avantageux si on compare avec l'ensemble du Québec, Mirabel comble bien, considère Hubert Meilleur, les attentes d'une population dont la moyenne d'âge n'est pas tellement élevée.
« La ville se développe bien et je demeure persuadé que les gens sont heureux à Mirabel. Notre mission, au conseil municipal est de continuer à offrir à nos concitoyens les meilleurs services à moindre coût et je crois bien que nous y réussissons très bien. Avec une population dont la moyenne d'âge est d'entre 35 et 38 ans, il faut faire en sorte d'axer nos actions sur les jeunes familles. Ce que les gens recherchent chez nous. C'est un environnement de détente où il est possible de concilier facilement travail et famille. C'est ce que nous leur offrons avec différents types de développement qui répondent à leurs aspirations... »
Pas de concurrence
Quant à savoir si Hubert Meilleur croit que Mirabel est en compétition avec ses voisines, il n'en n'est rien à ses yeux.
« Personnellement, je suis fort heureux de ce qui se passe à Saint-Jérôme depuis quelques années. Tout le monde, finalement, profite du développement actuel qui se fait à Saint-Jérôme. De toute façon, quant à moi, il n'y a pas de concurrence dans le monde municipal. On doit plutôt parler de développement économique d'une grande région où chacun fait ce qu'il a à faire avec les outils dont il dispose... »
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Revue Chez Nous, Supplément Journal Le Nord, mercredi 17 novembre 2004
Le départ d'Air Transat de l'aéroport de Mirabel, ainsi que la fermeture des hangars devenus vacants, feront perdre entre 1,2 et 1,5 million de dollars en revenus de taxes à la municipalités de Mirabel, selon le maire de l'endroit, Hubert Meilleur.
La municipalité a reçu hier un avis administratif du ministère fédéral des Travaux publics et des Services gouvernementaux, affirmant que "des modifications de valeurs importantes sur certains immeubles vacants et fermés" sont attendues avec la publication d'un nouveau rôle d'évaluation 2005-2007.
« Il serait donc opportun de tenir compte de ce contexte lors de la préparation de votre budget pour l'année 2005 », prévient le ministère fédéral, sans toutefois donner plus de précisions sur l'ampleur des "modifications de valeurs" attendues, pour fins de taxation.
Le maire Meilleur estime que cette perte de valeur des bâtiments aéroportuaires pourrait atteindre entre 50 et 60 millions, ce qui se traduirait par une perte nette de 1,2 à 1,5 million pour cette municipalité de 30 000 habitants.
Selon lui, la municipalité a touché cette année près de 3,5 millions en revenus de taxes de la part du fédéral. Les révisions foncières pourraient donc réduire ces montants de 35 % à 40 % dès l'année prochaine, « ce qui entraînera immanquablement des hausses de taxes pour nos citoyens », prévient M. Meilleur.
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par Bruno Bisson, La Presse, samedi 27 novembre 2004
« Les citoyens de Mirabel sont pris en otages à cause des folies d'ADM. Et c'est pas vrai que je vais augmenter les taxes de 10 ¢ du 100 $ d'évaluation à cause de leur abus de pouvoir. C'est fou raide !»
Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, repart en guerre contre ADM bien malgré lui. Après avoir perdu la bataille pour la survie de l'aéroport-passagers, il voit le gouvernement dévaluer l'aéroport de moitié. « C'est juste pour faire épargner de l'argent à Aéroport de Montréal (ADM), accuse le maire.
Selon une évaluation faite par le ministère des Travaux publics en collaboration avec ADM, l'aéroport et ses bâtiments ont été dévalués de moitié : ils passent de 193 à 100 millions.
ADM y trouve son compte parce qu'elle réduit ses taxes à verser au gouvernement, qui réduit d'autant ses versements à Mirabel.
« Pour une municipalité, les en-lieux de taxes passent de 4 à 2 millions par an. Sur un budget de 42 millions, l'impact est énorme. On n'arrivera pas », peste M. Meilleur.
Il n'entend pas croiser les bras. Il conteste cette décision unilatérale du gouvernement au tribunal national d'appel.
C'est d'autant plus offusquant, rage-t-il, qu'il a toujours négocié de gré à gré avec le Fédéral et « sans égorger personne ».
Pour justifier ses dires, il compare les revenus que 4 millions qu'il percevait jusqu'à maintenant de l'aéroport de 6 000 acres aux 18 millions donnés à Dorval pour l'aéroport de 2,8 acres.
Avenir extraordinaire
« Le ministre Jean Lapierre a dit récemment qu'il y avait un avenir extraordinaire pour Mirabel. Voilà que le gouvernement coupe la valeur du site de moitié. Pourtant, les terrains industriels sont évalués à 80 000 $ l'hectare alors que les terrains de l'aéroport ne valent, pour le gouvernement, que 9 000 $ l'hectare. »
Selon les évaluateurs de Mirabel, les terrains et bâtiments de l'aéroport vaudraient au bas mot 300 millions.
En plus de porter la cause au tribunal national d'appel, M. Meilleur va demander à rencontrer le premier ministre Paul Martin.
« Il a dit que les Mirabellois avaient subi assez de préjudices avec Mirabel. On va voir ce qu'il en pense maintenant. Ce n'est pas parce que tu vides ta maison qu'elle perd sa valeur. Pourquoi ce serait vrai pour le fédéral ?», demande le maire de Mirabel.
Le fédéral et ADM décident seuls de la valeur de Mirabel
Le gouvernement fédéral et Aéroports de Montréal (ADM) ont décidé eux-mêmes, avec leurs experts, de réduire de moitié la valeur de Mirabel.
C'est ce qu'ont convenu le porte-parole de Travaux publics Canada, Jean-Yves Roy, et le directeur régional du centre d'expertises et de gestion de locaux du ministère, Michel Béland, en convenant que la municipalité n'a qu'à contester la décision si elle ne l'approuve pas.
MM. Roy et Béland n'ont pu justifier autrement la baisse de moitié de la valeur de Mirabel qu'en se référant à des règles d'évaluation d'experts, sans toutefois pouvoir les nommer.
ADM cherche par tous le moyens à réduire ses frais fixes et ses taxes, en prétextant depuis un an payer plus cher en taxes, toutes proportions gardées, que l'aéroport de Toronto.
Mirabel perd ainsi la moitié de la valeur (de 193 à 100 millions) même si elle n'a perdu que l'activité de ses passagers - qui était pourtant limitée à un million de personnes - et si l'activité industrielle y est florissante.
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Par Jean-Maurice Duddin, Le Journal de Montréal, mercredi 22 décembre 2004
«C'est nous, les citoyens de Mirabel, qui payons les folies d'ADM pendant que les citoyens de Dorval commencent à comprendre qu'est-ce que ça veut dire des vols de nuit. Tant pis pour eux !»
Le maire de Mirabel, Hubert Meilleur, fulmine. Il a reçu hier un avis du gouvernement fédéral confirmant que ADM ne paiera que la moitié de ses taxes en 2005.
« Pour aider Aéroports de Montréal (ADM), le gouvernement fédéral a décidé unilatéralement de couper de moitié la valeur de l'aéroport de Mirabel pour réduire dans la même proportion les taxes d'ADM », rage le maire de Mirabel.
Fier batailleur, il n'entend pas se laisser manger la laine sur le dos : « Le gouvernement fédéral a réduit de moitié, à 100 millions, la valeur de l'aéroport. Pourtant, en 1976, Mirabel avait été construit au coût de 160 millions. Depuis, ADM a toujours entretenu Mirabel, fait construire un hangar pour Air Transat, le Château Mirabel et une tour à bureaux de 8 étages. Et ça vaut moins aujourd'hui ? Un terrain payé 20 000 $ il y a 10 ans vaut 45 000 $ aujourd'hui. Ce que fait le fédéral, c'est un non-sens. »
Une réplique
Le maire prépare toute une réplique au fédéral.
« Nous avons embauché deux firmes d'experts indépendants pour évaluer Mirabel. Ils payaient des taxes jusqu'à maintenant sur 190 millions de valeur. Ils vont avoir une surprise. Ça vaut autour de 250 millions selon les premières estimations », prévient M. Meilleur.
Ce dernier n'a d'ailleurs pas l'intention d'augmenter les taxes de 13 ¢ du 100 $ d'évaluation pour ses citoyens pour équilibrer son budget de 42 millions à cause de la perte de 2 millions venant d'ADM.
« On va plutôt faire pression du côté politique. J'attends une rencontre avec le premier ministre Paul Martin depuis décembre. Je comprends qu'il est occupé mais en une rencontre, seulement 15 minutes, on va régler ça », assure le maire.
Aucune compassion
M. Meilleur n'a par ailleurs aucune compassion pour son vis-à-vis de Dorval, Peter Yeomans, qui a fait adopter à l'unanimité une résolution exigeant d'ADM que soit limités à leur plus simple expression les vols d'exception, la nuit, entre minuit et sept heures, à Montréal-Trudeau.
« Ils ont couru après. Et ils vont voir que ça ne se calmera pas, sinon les compagnies aériennes vont aller ailleurs. Ce n'est pas nous qui allons les plaindre, c'est nous qui nous sommes fait voler !»
Le maire n'est pas surpris non plus, de la pire période de smog survenue à Montréal il y a a deux semaines.
« Avec 600 mouvements d'avion par jour, ils vont en avoir du smog. Dire qu'avant ils avaient un aéroport en plein air !»
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par Jean Maurice Duddin, Le Journal de Montréal, mardi 15 février 2005
- Hubert Meilleur
Foi du maire de Mirabel, Hubert Meilleur, le boom de la construction que connaît actuellement l'arrondissement de Saint-Canut ne sera pas affecté par les menaces d'ADM de payer seulement 50 pour cent de ses taxes municipales en 2005.
Le premier magistrat de la cité a multiplié ces derniers jours les démarches auprès des autorités fédérales, afin que le manque à gagner possible de 2 M$ ne se traduise pas par une hausse de 13 sous du 100 $ d'évaluation.
« On négociera avec le lieutenant de Paul Martin au Québec, Jean Lapierre. Travaux publics Canada, qui chapeaute ADM (Aéroports de Montréal), a utilisé sa force discrétionnaire pur réduire unilatéralement la valeur de l'aéroport à 100 millions. Des experts indépendants disent au contraire qu'avec les infrastructures bâties sur place, la valeur se situe maintenant à 250 millions. Jamais les taxes des citoyens ne doubleront à Mirabel tant que je serai à la mairie », a martelé celui qui retournera en élection en novembre.
Au Québec, si la valeur d'un complexe fait l'objet d'un litige, il y a moyen d'aller en appel auprès du tribunal de révision des taxes. Pas au fédéral.
« Les fonctionnaires de Travaux publics endossent aveuglément les suggestions d'ADM. Ce sont les citoyens qui financent ADM. Le Fédéral a trop d'amis à protéger chez Air Canada, à Montréal !»
« Rappelez-vous que cette firme a été la première à déserter l'aéroport. À mon sens, Mirabel, c'est un scandale des commandites en plus gros. Va-t-il falloir que nous négligions nos infrastructures, en espérant que les tuyaux ne cèdent pas ? On se trouvera pas l'argent pour l'entretient dans les arbres !», a fustigé Meilleur.
Un conseiller inquiet
Pour sa part, l'échevin du secteur de Saint-Canut, Guy Lorrain, croit que le Fédéral n'abandonnera pas Mirabel une fois pour toutes.
« Nos nombreuses mises en chantiers se vendent bien et les gens n'ont pas trop peur... pour l'instant. Mais si le bas taux de 78 sous le 100 $ d'évaluation devait passer à 1,50 $ ou à 2 $, les gens iront acheter ailleurs. Pourquoi ADM paierait-elle en taxe 9 000 $ pour un arpent de terre et un particulier 90 000 ?»
M. Lorrain avoue que l'aéroport, tout comme Bombardier et d'autres compagnies, ont contribué au développement municipal.
« C'est certain que plus d'asphalte, des bibliothèques, des casernes de pompiers et des parcs ont été construits avec les taxes du passé. Mais il faut que le gouvernement trouve un juste milieu par rapport aux propositions dérisoires d'ADM »
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Journal Le Nord, mercredi 23 février 2005
Police de Mirabel :
une affaire d'abus de confiance à l'origine de l'enquête sur le chef et son adjoint ?
Une affaire d'abus de confiance serait à l'origine de l'enquête en cours sur le directeur de police de Mirabel et son adjoint, dont L'Écho faisait état en primeur la semaine dernière.

Les autorités n'ont toujours rien confirmé à ce sujet mais des médias nationaux y sont allés de certaines hypothèses qui, bizarrement, ne concordent pas toutes.
Alors que Radio-Canada évoquait un «système d'espionnage» des policiers par «caméras cachées» et l'utilisation par une tierce personne de carburant réservé aux véhicules de police, le Journal de Montréal parlait d'une forme de favoritisme à l'égard d'une entreprise de système de sécurité, dont se serait rendus coupables les deux haut gradés.
Interrogé à ce sujet, le maire Hubert Meilleur s'est dit étonné des révélations des médias. Concernant l'utilisation frauduleuse de carburant, M. Meilleur a noté que la ville ne possède pas de pompes à essence et que l'approvisionnement auprès de son fournisseur fait l'objet d'un contrôle serré.
Des initiatives de la ville
Dans le cas de la surveillance par caméras, le maire a démenti qu'il s'agit de caméras «cachées» et a précisé que c'est l'administration municipale qui avait mandaté le chef Bernard Bousseau d'en faire l'installation, «pour la protection des policiers eux-mêmes», assure-t-il.
Quant au dossier des systèmes de sécurité, c'est également la ville qui, de concert avec la direction de la police, avait pris l'initiative de déterminer la meilleure proposition pour certains commerçants victimes de nombreux vols ou de fausses alarmes. Ce projet n'a toutefois jamais abouti, car il s'avérait difficile à mettre en place, note M. Meilleur.
Dans ce contexte, le maire continue de croire que l'enquête en cours sur le chef Bousseau et son adjoint Daniel Dufault pourra difficilement mener à des accusations. «A moins qu'il y ait autre chose qu'on ne sait pas», ajoute-t-il, prudent.Rappelons qu'en attendant la fin de l'enquête, menée par des policiers de Longueuil à la demande du ministère de la Sécurité publique, Daniel Dufault a été assigné à des tâches administratives, à son domicile.
Quant à Bernard Bousseau, qui devait revenir de vacances lundi dernier, la ville lui a aussi demandé de rester à la maison «pour ne pas créer de tensions inutiles», affirme le maire Meilleur, tout en rappelant que la ville est tenue de continuer à payer leur salaire.
Cette affaire éclate quelques mois après la fin d'un long conflit de travail entre Mirabel et ses policiers.
Par Henri Prévost, L'Écho du Nord, mercredi 21 avril 2005
| Recherche par Paul Meilleur, de Ste-Adèle QC Mise à jour le 22 avril 2005, par Paul Meilleur de Ste-Adèle QC Retour à la Généalogie des MEILLEUR |