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  PLATEFORME du collectif "Plus jamais ça, ni ici ni ailleurs"
 

 

PLATEFORME du collectif "Plus jamais ça, ni ici ni ailleurs"
Adopté par l'assemblée générale du Collectif du mercredi 10 octobre 2001

Le Collectif "plus jamais ça ni ici, ni ailleurs":
Exige la fermeture définitive du site chimique (AZF, Tolochimie, SNPE...) de Toulouse et sa décontamination.
Exige la mise place de mesures immédiates de protection de la population face aux risques de sur-accident, ainsi que l'information des populations.
Exige un recensement des besoins des populations sinistrées et une réponse rapide assurant leur satisfaction (logements, crèches, soutien psychologique, prise en charge directe des réparations et prise en compte des préjudices corporels et moraux...> par des réquisitions de logements en utilisant l'Ordonnance de 1945, par des réquisitions au plan national de tous moyens humains, matériels et industriels, par le maintien et le développement des équipements publics et le renforcement des équipes de travailleurs sociaux des quartiers.
Exige que TotalFinaElf paie l'intégralité des dommages, des salaires et finance un plan de reconversion et de sauvegarde de l'ensemble des emplois touchés directement ou indirectement par l'explosion.
Exige toute la vérité et la transparence sur l'état des lieux et l'ensemble des procédures notamment le démantèlement du site.
Accuse les pouvoirs publics d'avoir mis en danger la vie d'autrui en ayant
- laissé l'habitat se rapprocher du site
- autorisé l'extension des productions de Tolochimie, SNPE et AZF
- maintenu les populations dans l'ignorance avant et après.
Dénonce la responsabilité de TotalFinaElf qui fait passer les profits avant la sécurité des populations et des salariés dans la logique de la mondialisation libérale qui a déjà eu pour conséquences Seveso, Bhopal, l'Erika...
Exige le recensement des sites à risques, de production ou de stockage, et le droit de contrôle indépendant par les associations pour une information diversifiée qui permet-te aux populations riveraines d'être réellement informées de ces risques, et d'exiger des collectivités et pouvoirs publics des décisions ad hoc.
Invite population et pouvoirs publics à débattre du type de production industrielle dont nous avons besoin et de son caractère écologiquement soutenable et socialement utile.


Association des sinistrés du 21 septembre 2001

Cette association a été créée dès la première semaine qui a suivi l'explosion. Elle est le fruit d'une rencontre fortuite entre deux personnes, Isabelle Richard et Frédéric Arrou, habitants à Papus. Dès le dimanche 23 septembre, ils ont organisé une réunion avec plusieurs centaines de personnes sur le parking des Merlettes.
Depuis, plusieurs dizaines de militants y travaillent de façon totalement bénévole, en fonction de leurs possibilités. Dans ces locaux provisoires, au domicile de Frédéric Arron, ils ont accueilli, réconforté, soutenu, discuté avec des centaines de personnes et répondu à des milliers de sollicitations. Dès sa création l'association des sinistrés a choisi de participer au collectif" Plus jamais ça, ni ici, ni ailleurs "et a donc pris à son compte la plate-forme de ce collectif, composé d'associations, de syndicats, de partis politiques et d'individus. Elle essaie de renseigner et de soutenir les sinistrés dans leur parcours du combattant avec les assurances, les pouvoirs publics... Elle reçoit également des personnes blessées et les renseigne sur leurs droits avec une orientation systématique vers des avocats.
L'association des sinistrés du 21 a organisé avec succès les dépôts de plusieurs milliers de plaintes. Elle compte aujourd'hui plusieurs centaines d'adhérents. Elle a déposé une demande d'agrément auprès du ministère de la justice pour représenter ses adhérents en parti civile lors du futur procès. Ce travail autour de la partie civile sera probablement l'activité principale dans les mois qui viennent.

Stéphane Borras


Le Collectif Plus Jamais ça, ni ici, ni ailleurs a été créé au lendemain de l'explosion AZF ; le dimanche 23 septembre, par des militants du réseau associatif, syndical et politique. Il s'est très rapidement élargi aux associations et collectifs de sinistrés qui se créaient ainsi qu'à toutes les personnes qui souhaitaient se regrouper pour obtenir la fermeture définitive du site chimique de Toulouse et sa sécurisation immédiate (avec le maintien des salaires et la reconversion des emplois pour toutes les personnes concernées> d'une part et pour faire pression sur les autorités (Gouvernement, Préfecture, Conseil Municipal, Conseil Général) pour une organisation efficace des secours d'autre part.
L'ont rejoint nombre de comités de quartier de l'agglomération toulousaine ainsi que des associations de défense de l'environnement social et naturel.


Le collectif tient une permanence quotidienne, les après-midi, au local du syndicat Sud-Services publics, 1 impasse des Arenes (0562485141)
Ces coordonnées sont susceptibles de changer, se renseigner au numéro indiqué

 

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