Po�sie de
Maxlam
Bienvenue � tous sur mon site de
po�sies.
27 Ao�t 2006: Ouverture du site.
13 F�vrier 2008: Compteur en bas de page.
Les * d�signes des po�mes avec sens cach�s.
Merci et bonne lecture.
Le
th� des saisons
( Lundi 14 Ao�t 2008 )
L'hiver d�s le matin est un calme ruisseau,
S'�coule en neige aux yeux des enfants,
Apporte le vent au pied des berceaux,
Et �merveillent les yeux innocents.
Le printemps est une tasse d'amertume,
Avec laquelle les gens boivent le regret,
Et les ann�es effacent nos dites coutumes,
Laissant derri�re elles de lourdes plaies.
L'�t� embrasse le coeur des amours,
Et peint des visages pleins de ga�t�s,
Il est la chaleur et il est le jour,
O� notre coeur est ensoleill�.
L'automne est l'ombre des �mes perdus,
Envahis par les feuilles aux couleurs divines,
Masquant sur le sol les anciennes rues,
Qui m�nent maintenant � d'�tranges ruines.
Le temps passe sans qu'on observe son oeil,
Pourtant on le go�te et c'est un th� am�re;
De l'eau, une tasse, de la chaleur et des feuilles,
Autant s'en portent les saisons �ph�m�res.
Ce
qui restera
( Lundi 14 Juillet 2008 )
L�gendes intactes aux souvenirs assi�g�s,
Au centre d'un lac de menhirs �nonc�s,
Perdu � des lieux d'un paysage lunaire,
D�rob� par des mirages de vip�res,
Soudoyant sans prendre garde aux avis,
Chuchotant aux oreilles les interdits,
Les doux sables et valses de dunes blanches,
O� jaugent par milliers des m�sanges,
Qui inscrirent � notre �pitaphe ces mots,
Ceux qui ne n�cessitent ni arbre ni eau,
Ont vers�s aux lacs des b�tes qui moisissent.
Ont vers�s aux terres des graines qui noircissent.
Comme la foudre
( Jeudi 15 Mai 2008 )
Tout comme la foudre
qui embrasse le ciel,
Qui s'�tend d'un oc�an � l'autre,
L'amour s'envole de ses ailes,
De mon pays jusqu'au votre.
Et comme la foudre qui tue avec aise,
Ce sentiment tendre et rose,
Fera des victimes sans cesse,
Laissant derri�res elles des larmes moroses.
Ils couleront dans l'oc�an,
Et rappelleront aux plus �g�s,
Des erreurs qu'ils furent, enfants,
Lorsqu'ils avaient tout comme la foudre voyag�s
Le coeur du boucher
( Samedi 10 Mai 2008 )
Je les vois, tout ces
moutons,
Un � un sur le trottoir,
Ces sans �me, sans ambition,
Avancer vers l'abattoir.
Suivant le rythme et la cadence,
D'une m�lodie sans instruments,
Ils travaillent dans le silence,
Pour leur retraite et leur argent.
Chacun leur tour, sans �motions,
Ils dansent comme de beaux pantins,
Tout fait de bois, sans �ducations,
Acclamant � grands nombres Arlequin.
C'est l� que les joyeux bouchers,
Chantent en coeur leur ritournelle,
Hachant les cr�nes des illettr�s,
Ils suivent le rythme des ficelles.
Sous un ciel de plombs
( Lundi 31 Mars 2008 )
Dans la maison de mes parents, la terre tremblait,
Les bombes tombaient unes � unes heurtant le sol.
Le nombre de cadavres en putr�faction s'accumulait,
Et le bruits des canons me faisait devenir folle.
Je pleurais mais personne ne venait,
Mes parents �taient partis � la guerre,
Me laissant sous une table qui tra�nait,
Et qui � la premi�re secousse �tait tomb�e par terre.
O� sont-ils ces jours ensoleill�s o� je m'amusais,
Avec des amis qui aujourd'hui ne sont plus,
Et mon enfance qui maintenant dispara�t,
Pour laisser place � une vie dans la rue.
Puis un immense �clair blanc vint atteindre mon corps,
Je le sentis br�ler, fondre et dispara�tre sans pardon,
Je ne pourrais vous dire ce qu'�tait la mort,
Sous ce ciel de sang, sous un ciel de plombs.
Le monde des mots
( Mardi 11 Mars 2008 )
Tout est calme, au monde des mots,
Ils se l�vent des tombes.
Pataugent dans les os,
Sous des arbres d'ombres.
Il y a plusieurs fa�on d'y allez,
Trancher des mots au couteau,
Ou plus simplement avalez,
Une centaines de m�dicaments � maux.
C'est la joie en ce monde,
Ils virevoltent de phrases en phrases,
S'envois des lettres � la ronde,
Avant que la prochaine soit en phase.
Pour tout ceux
( Mercredi 5 Mars 2008 )
� ceux qui ne sont plus aptes � croire,
� ceux qui sont l'ombre d'un autre,
� ceux qui s'entassent dans les catacombes,
� ceux qui perdent de vue leur raison de vivre,
� ceux qui esp�rent un monde meilleur,
� ceux qui ne veulent pas rester dans la solitude,
� ceux qui cherchent d�sesp�r�ment l'amour,
� ceux qui pleurent dans le noir,
� ceux qui prient pour la paix,
� ceux qui sentent la honte,
� ceux qui culpabilisent,
� ceux qui m�prisent leur existence,
� ceux qui ne voient plus le bout,
� ceux qui ont les larmes aux yeux,
� ceux qui n'ont pas confiance en l'homme,
� ceux qui n'ont pas de chance,
� ceux qui perdent leur temps,
� ceux qui arrivent en retard,
� ceux qui se font battre,
� ceux qui se font violer,
� ceux qui veulent � nouveau r�ver,
� ceux qui �crivent leur rancune,
� ceux qui murmurent tout bas,
� ceux qui restent sous silence,
� ceux qui crient vengeance,
� ceux qui ont perdu la voix,
� ceux qui ne font plus confiance,
� ceux qui en ont assez,
� ceux qui ne s'aiment pas,
� ceux qui sont comme vous,
� ceux qui sont comme moi;
Vous n'�tes plus seuls...
Mes
Anges cessent de m'aimer
( Mercredi 5 Mars 2008 )
Adoss� au mur de la peur,
Je n'ose dor�navant plus me retourner.
La cause de ma peine vient d'un seul facteur,
Mes Anges cessent de m'aimer.
� chaque toucher je fais faner cette fleur,
Qu'est ma g�n�rosit�, maintenant disloqu�e.
Tout comme le marbre qui est d'une froideur,
Mes Anges cessent de m'aimer.
J'accours durant la nuit, en sueur,
� l'aide d'argile pour me fa�onner.
Mais je ne ferai gu�re de monde meilleur,
Car mes Anges ont cess�s de m'aimer.
The
love can be eternal
( Mercredi 5 Mars 2008 )
My dear, My love.
Let me one more time,
Touch your lips with mine.
Because time runs out,
We lost it, we are too old.
But, Oh! My dear, my love,
Don't worry about me,
Because I'm worrying about you.
Please, my dear, my love,
Be mine one more time,
Before I become the one you hate.
Please just one more time,
Let us, simply be.
J'ai besoin d'ailes
( Mercredi 5 Mars 2008 )
J'ai besoin d'ailes,
Couvertes de douces pl�mes.
Pour ainsi toucher le ciel,
Et quitter mon enclume.
J'ai besoin d'ailes,
Attendrissant mes meurs.
Ceux d'un �tre cruel,
D'un simple homme menteur.
J'ai besoin d'ailes,
Tel un archange sur terre.
�tant pour son dieu trop fid�le,
Mais pour les hommes un enfer.
J'ai besoin d'ailes,
Car mon coeur les pleurs.
Elles ont br�l�s, pauvres merveilles,
Ainsi que mon aur�ole si flatteur.
J'ai besoin d'ailes,
Car ma libert� est bafou�e.
Laissant en moi des s�quelles,
Trop creuses pour �tres soign�es.
J'ai besoin d'ailes,
Un jour je les aurai.
Je pourrai � nouveau toucher le ciel,
Mais pour le moment, je ne peux qu'esp�rer.
Souhaiter, attrister et d�prim�,
Receuillir ce qui m'a �t� d�rob�.
C'est par la croix
( Mercredi 5 Mars 2008 )
C'est par la croix qu'on soul�vera des arm�s,
Pour d�truire la terre et ses habitants.
C'est par la croix qu'on d�nigrera les droits,
Ceux des hommes et des �tres vivants.
C'est par la croix qu'on chantera les louanges,
D'un Dieu si bon au dessus des autres.
C'est par la croix qu'on cr�era des sectes,
Pour les servants du mal aid�s de leurs ap�tres.
C'est par la croix qu'on clouera des corps,
Ceux des saints aupr�s des leurs.
C'est par la croix qu'on br�leras les champs,
Les r�coltes de bl�s et celles de fleurs.
C'est par la croix qu'on trahira la confiance,
Celle des �tres chers � nos cot�s.
C'est par la croix qu'on se guidera,
Vers un ravin duquel nous devrons sauter.
C'est par la croix qu'on assassinera la vie,
La disant la cr�ation du malin.
C'est par la croix qu'on banniras des villes,
Les enfants sales, jeunes et orphelins.
C'est par cette croix que nous sommes venus,
Et que nous allons un jour repartir.
C'est par cette croix que les mensonges furent,
Cr�� pour mieux nous affaiblir.
C'est par cette croix qu'un homme, un jour,
Pensa changer le monde mais en vain.
C'est par cette croix de bois maudite,
Que mon esprit fut �gar� des miens.
C'est par cette croix, cette croix.
C'est par elle que la mort fut donn�e.
C'est par cette croix, cette croix.
C'est par elle que nous seront assassin�s.
Par cette croix, cette croix.
Ma th�matique
( Mardi 19 F�vrier 2008 )
Du restaurant de ma
th�matique,
J'y paya une adition,
Pour par la suite m'y soustraire.
Je n'eu qu'une fraction du repas,
Car l'autre moiti� m'a d�go�t�,
Voyant ma r�pugne et l'exposant.
Mots
( Dimanche 17 F�vrier 2008 )
Mes amis peuvent
dispara�tre,
Ma famille se laisser pa�tre,
Mes amours peuvent me quitter,
Mais les mots eux vont rester.
Pourquoi vivre dor�navant?*
( Samedi 16 F�vrier 2008 )
Pourquoi vivre
dor�navant?
Las de ce temps sans pr�c�dent,
Aime sa conscience sans tourment,
Au del� des mots sans transcendant,
Eu bien fait de m'emplir le sang,
D'air avec toi en ce pr�sent.
Un
�lan
( Mercredi 13 F�vrier 2008 )
Quand je fabule, tu
d�ambule,
Et je m'�gare, dans ta m�moire.
Tu es cette �le, cette p�ninsule,
Qui s'�tendait, jusqu'au miroir.
Je perdais le temps, je le gavais,
Amplifiait de moi, mes �motions.
Et le perdant, je l'aggravait,
Et y �chappa, mes intentions.
Dans cette rivi�re, qui n'est la mienne,
Je pęcherai, bien plus encore.
Et dans cette peau, qui est la tienne,
J'irai pręcher, bien des remords.
L'oisillon
( Mardi 12 F�vrier 2008 )
Dans le ciel volait un
oisillon,
Ampli d'amour et d'affection,
Mais sans personne � qui le donner,
Et sans personne pour l'abriter.
Dans le pass� il fut malheureux,
En essayant de chanter � deux,
Malgr� qu'il s'en est bless�,
Il a voulu recommencer.
Il voltigeait sans prendre garde,
Aux blanches colombes qui s'attardent,
Et tomba amoureux de l'une d'elle,
La plus petite, mais la plus belle.
Ils vivaient aux branches d'un arbre,
Chantant joyeusement sur cet �rable,
Les ann�es se suives et se ressembles,
Mais ils �taient heureux ensemble.
Aucun des deux ne se promet,
Car dans l'avenir on ne sait jamais,
Si un jour l'arbre p�rira,
Et leur amour se consumera.
Mais d'ici l� ils profitent gaiement,
Du soleil et du printemps,
Mais d'ici l� ils s'assemblent,
Car en ce monde, rien n'est plus tendre.
Je
ne crois pas en Dieu*
( Mardi 12 F�vrier 2008 )
Juge; entit� noir et
croissante,
Regarde ouvertement, intens�ment.
Sans pri�re a sauver,
�ternel n�ant,
Dicte int�rieurement,
�ternel univers.
Cette agonie
( Lundi 11 F�vrier 2008 )
Je vois au-del� des
vall�es,
Une fum�e s'�leve vers le ciel.
Je la contemple asphyxier,
Une par une les hirondelles.
Avancer est une id�e assassine,
Devant se ravin de souffrance,
Telle une rose d'�pines,
Qui meurtrie en abondance.
Le caf� chaud est savoureux,
� męme s'en br�ler les l�vres.
Le temps avance et douloureux,
Il h�site � me donner des ailes.
Ignorance
( Jeudi 7 F�vrier 2008 )
Tous les jours...
Tant d'oiseaux,
Personne pour les entendre chanter.
Tous les jours...
Tant d'�toiles,
Personne pour les contempler.
Tous les jours...
Tant de condamn�s,
Personne pour les prier.
Tous les jours...
Tant de morts,
Personne pour les pleurer.
Tous les jours...
Tant de h�ros,
Personne pour les admirer.
Tous les jours...
Tant de tristesses,
Personne pour les �couter.
Tous les jours,
Tant de probl�mes,
Personne pour les r�gler.
Tous les jours,
Tant de battus,
Personne pour les aider.
La vie est courte et dur...
Et les choses les plus simples,
Sont souvent les plus belles,
La vie, elle, est courte et simple.
Une
minute avec toi
( Samedi 26 Janvier 2008 )
J'�tais assis sur un
banc, un livre � la main,
Je lisais mon futur qui ne se voulait le sien.
J'ai �cris tant de vers et j'ai fait tant de proses,
Tant de temps sans ne prendre de pause.
J'ai chant� bien des fleurs et bien des satyres,
Marchant seul sous la pluie, pour au fond, me mentir.
J'ai pens� � la vie et aux tourments de l'homme,
Mon coeur emprisonn� dans un cachot de Rome.
J'aimerais ętre assis sur un banc avec toi,
Lire le livre de ta vie pour je
ne sais combien de fois.
J'aimerais te parler, philosopher avec toi, dire de nous de jeunes Socrate,
Reconna�tre la beaut� de chacun des nuages avant qu'ils ne partent.
Avancer dans la vie comme avance une balade,
Dans la bouches d'un jeune orphelin.
Poss�der tous les mots de cette charade,
Que nous oublierons d'ici demain.
La nature est si belle et se perd dans tes yeux,
Je me demande tous les jours, suis-je heureux?
Les feuilles gisent mortes sur les branches de tes arbres,
S'�croule en larmes la s�ve des �rables.
Un jour je serai assis sur un banc, regardant je ne sais o�,
Pour oublier les tourments et le malheur autour de nous,
D'ici l� je chantonne et �coute un refrain qui me redonne foi,
Et patiente en attendant que tu m'offre une minute avec toi.
Le
jardin*
( Samedi 19 Janvier 2008 )
Pour tous les hommes
qui vivent de mis�res,
Je vous offre la moiti� d'un fleuve.
Et pour les autres qui sont plus t�m�raires,
Je vous offre la moiti� d'un jour.
Il faut de tout pour faire un monde,
Et ensemble nous ferons un jardin.
Quatre Mots*
( Dimanche 13 Janvier 2008 )
Les yeux de ma
libert�, laquelle je pourchasse,
Se retrouve maintenant seule devant la v�rit�.
Pour que la raison soit victorieuse � la fin,
Le simple pouvoir d'�tre soi-męme est n�cessaire.
Donc pourquoi l'homme est-il aussi franc,
C'est uniquement pour l'amour, la v�rit�, la force et la victoire.
Coeur Subtile*
( Mercredi 9 Janvier 2008 )
(A)Le temps plonge ses yeux,
(M)Dans un monde peu
commun.
(O)C'est pour lui que les gens,
(U)Vives sans cesse dans la peur.
(R)Je
les regardes, je les comprends.
C'est donc tout ce que vaux le temps.
La
sinistre complainte*
( Vendredi 28 D�cembre 2007 )
Sous le sinistre pont
des ombres,
Interpr�te un homme sans ami,
Non une pi�ce mais une chanson,
Intitul�e "Mais elle aussi".
Si seulement quelques passants,
Tarderait devant le simplet,
Regardant sa bouche bouger,
En s'�touffant de sa salive.
Temps Sombres
( Dimanche 23 D�cembre 2007 )
Ils sont tristes ces
temps sombres,
Ils vous laisse un visage am�re,
Dans la peine et dans la mis�re,
Ils rissent de toi lorsque tu tombe.
Ils jouent du piano d'une fa�on m�lodieuse,
Pour que tu les �coutes durant des heures,
Et par la suite ils te font verser des pleurs,
En te souriant d'une fa�on chaleureuse.
Tu les c�toies les croyants amoureux,
Sous l'emprise de leur beaut�,
Et les sert tel ta majest�,
Pour rendre leur sourire encore plus radieux.
Mais toi tu reste l� comme un arri�r�,
Sans savoir ce qu'ils ressentent vraiment,
Sans męme conna�tre le pourquoi d�cevant,
De la raison qui te pousse � les �couter.
Et ensuite tu vas rester dans le froid,
Seul, loin d'eux et dans l'ignorance,
Tu ne sauras comment combler ton existence,
Et tu demanderas � nouveau le pourquoi.
La tristesse ne sera que ton habitude,
Malgr� cela tu le refera � nouveau,
Malgr� cela ta peine enfilera son manteau,
Pour ne pas succomber � la solitude.
Le
solitaire du Styx
( Mardi 18 D�cembre 2007 )
Il s'abreuve aux yeux
des pr�cheurs,
Guidant sa barque vers l'enfer.
Tel un tableau aux sombre couleurs,
Ses mains peinturent entre ciel et terre.
� travers les flots de cadavres,
Il �re dans l'ombre d'Had�s.
Se refl�tant dans quelques fables,
Sa pr�sence s'�teind et cesse.
Fils des t�n�bres et de la nuit,
Il attend calme un rameau d'or,
Pour apporter les malautruis,
Vers la flames, aprčs la mort.
Il reste l�, main au baton,
Sans �motions, le regarde fixe.
De son nom gris, il est Charon,
Le passeur sur les eaux du Styx.
Sasori
( Dimanche 16 D�cembre 2007 )
Ses doigts dansaient
au bout desquels,
De longues ficelles �taient reli�es.
Des centaines d'ombres jonchaient le ciel,
Celles de ces pantins, tous arm�s.
Son visage n'avait pas d'�motion,
Il �tait lui-m�me une machination,
Une de ces poup�es faites de bois,
Qui agit sans męme se demander pourquoi.
Il a conquit le sable et la terre,
Plongeant milles hommes dans la misčres,
Les rivičres de sangs le laisse indiff�rent,
car ses yeux de billes en r�ve des torrents.
Son armure cachait un coeur de pierre,
Lequel �tait sa seule faiblesse,
O� seule une jeune femme aurait d�couvert,
Que cette chose n'a jamais eu de tendresse.
Deux personnes ch�res l'attendait patiemment,
Ceux dont par ses mains �taient bois rembourr�e.
Et c'est par les lames de ses deux parents,
Que son esprit fut enfin lib�r�.
Pouvoir
( Mercredi 5 D�cembre 2007 )
C'�tait durant une
douce nuit blanche,
Que l'hiver �tait parti de son gr�.
Les corbeaux eux, ornaient les minces branches,
Nous regardant, dans le but de nous accuser.
Car tous les hommes sont �gaux sur cette planche,
Vu du sol par le ver, des airs par l'�pervier.
Nous voulions voler avec des ailes d'anges,
Mais nous aurions dű d'abord apprendre � nager.
Notre soif de pouvoir �tait si �tanche,
Que jamais nous n'aurions pu la conserver.
Et puisque notre coeur �tait fait de phalanges,
Nous nous sommes inclin�s, devant cette lourde adversit�.
Il est trop tard, car ce besoin qui �tait si �trange,
�tait celui de poss�der, sans once de dignit�.
Le
gars de la rue
( Samedi 1 D�cembre 2007 )
Assis sul bord du
trottoir,
Y r'garde les voitures passer,
Un camion d'temps en temps.
Le soleil y� haut dans l'ciel,
Y doit ben ętre midi,
L'�t� y� chaud c't'ann�e.
� vingts ans t� pas s�r,
Tu veux pas jouer au ballon,
Tu sais pas o� s'tu veux allez.
To� jours t'a de nouvelles histoires,
Pis chaque fois faut t'en sortir,
Mais lui il y� capable.
Le gars de la rue sait c'qui fait,
Y'attend juste l'automne,
Pour pouvoir r'garder les feuilles tomber.
C'est simple la vie quand on y r'pense,
On patiente toujours pour la męme affaire,
Pis apr�s on r'grčte de l'avoir faite.
Mais lui y'en a pas d'regrets,
Y'aime ben �a l'automne,
C'est comme �a chaque ann�es.
Les voitures passes une par une,
"Prennez un ticket" qui dirait,
Y trouve �a drole, lui.
Aucune lumi�re sua rue,
C'pas mal dangereux,
Mais ya jamais eu d'accident.
Y voudrait ben essayer juste une fois,
De s'jeter d'vant voiture au coin,
Juste pour v�rifier si ŕ arręterait.
Le gars de la rue y� pas fou,
C'est pas comme ceux d'la campagne,
Lui y'en entend des affaires.
To� jours y s'assit l�,
Pi y'attend, y'attend,
Jusqu'� c'qu'arrive l'automne.
Paix
( Mardi 27 Novembre 2007 )
Cesse de pleurer
petite fille,
Je glisserai ma main dans tes cheveux.
S�ches tes larmes, jeunes demoiselles,
Je veux voir la paix sur tes yeux.
Pourquoi es-tu si malheureuse?
Je t'entends maudire tout bas.
O� est le sourire sur tes lčvres,
Je te prendrai dans mes bras.
L'automne
( Dimanche 4 Novembre 2007 )
C'est en automne que
tombes les feuilles,
Et que se brise les coeurs sensibles.
Les jeunes amours sont faits d'�cueils,
Fragile aux yeux sans ętre tangible.
Les arbres pleurs sous la blanche neige,
Plusieurs meurs attendant le printemps.
Ces faux espoirs qui ne reste que des ręves,
Sont les bourreaux des innocents.
Cette saison est rouge comme ses feuilles,
Sanglante ŕ souhait pour les rancoeur.
Les jeunes amours sont faits d'�cueils,
Voyant la neige cacher les fleurs.
Si c'est ce monde
( Samedi 27 Octobre 2007 )
La totalit� des hommes
tues leurs frčres,
Boit le p�trole comme l'eau de mer,
Font couler le sang sur les blanches lames,
N'offrant aux enfants que d�amčres larmes.
Si c'est ce monde dans lequel je dois vivre,
C'est que mon �me est ŕ la d�rive.
La mort emporte les gens dans la souffrance,
L'eau et le pain ont maintenant un goűt rance,
C'est dans la pleine que les belles fleurs on �t�,
C'est dans la peine que leurs tiges furent coup�es.
Si c'est ce monde dans lequel je dois vivre,
C'est que mon �me est ŕ la d�rive.
Et si l'amour n'est pour les autres qu'un mot,
Dont la pr�sence ne m'apporte que des maux,
Je me demande bien pourquoi suis-je ici,
Avons-nous raison de vivre nos vies.
Si c'est ce monde dans lequel je dois vivre,
C'est que mon �me est ŕ la d�rive.
Ses limites, sa protection, sa voix et ses larmes
( Mardi 23 Octobre 2007 )
Au moment oů elle
pointa l'�p�e vers moi,
J'eut le souffle coup� mais sans plus.
Avec toute les armures qu'elle portait,
Je compris que nous n'aurions jamais d'enfants.
Lorsqu'elle se mit ŕ chanter ses louanges,
Je compris que ce chant �tait son.
Et lorsque qu'elle fit couler mon sang,
C'est de mes yeux que le torrent s'est lev�.
La mort du mendiant
( Dimanche 14 Octobre 2007 )
C'�tait une nuit de
no�l, d�un dur hiver,
Qu'�tait couch� au pied d'un r�verbčre,
Un mendiant seul, loin de sa mčre.
Il consumait son cigare, unique,
Lequel �tant si diabolique,
Qu'il le re�u en cadeau d�un h�r�tique.
Car il y avait vu quelques secondes avant,
Une ombre ail�e suivre le vent,
Lui disant pardonn� ses pęch�s d�homme blanc.
Par la suite, le triste homme �pouvant�,
N'eu plus aucune raison d'ętre horrifi�,
Car la brise lui offrit un cigare allum�.
Une fois de plus
( Samedi 13 Octobre 2007 )
Les fleurs restes dans
leur champs,
Et mon coeur entre ses mains blanches.
Elles le manipule avec douceur,
Du bout de leurs doigts ang�liques.
Je l'entend chanter ses cantiques,
Dans une langue m'�tant inconnue.
Pourtant je comprends ses paroles,
Qui me berce dans l'inconnu.
Je ne sais pas quoi faire,
Je suis dans la noirceur totale.
J'ai vraiment besoin de toi ce soir,
Pour tout recommencer ŕ jamais.
L'espoir d'un coeur faible
( Mercredi 19 Septembre 2007 )
Elle avan�ait sous la
neige et le froid,
Contemplant la beaut� de la vie.
Malgr� l'�ge elle garda foi,
Car elle marchait jour et nuit.
Elle chantait pour oublier ses souffrances,
Et son fant�me hante encore mes pens�s.
Demeurant dans les catacombes de mes transes,
C'est dans son pass� que je l'ai retrouv�.
Elle �tait si pur et limpide,
Je voyais en elle comme dans un cristal,
Goűtait ses lčvres si timides,
Et je l'ai aim� aussi bien que de mal.
Elle vivait son d�mon en corps d'ange,
Sous cette lune guidant ses pas,
Jusqu'au jour oů ma blanche,
Me tendis son coeur et ses bras.
Et puis le soleil se leva,
Laissant entrevoir un futur meilleur.
C'est ŕ ce moment que je d�cida,
Que mon avenir ne se trouvait pas ailleurs.
Relatif
( Lundi 17 Septembre 2007 )
Je trouve amusant de
voir que la vie,
Avec tout ses petits secrets hypocrites,
Peut apporter aux hommes sans soucies,
Les pires tourments et les pires mythes.
Elle pr�fčres sa pr�sence ŕ la mienne,
La puissance d'un ange contre la diabolique,
Sacrifiant mon coeur ŕ l'h�tel de mes veines,
Elle se dessine un monde fantastique.
Je remarque aussi avec humour,
Que tout ce qui est, est relatif.
Veillant sur les autres nuits et jours,
Me laissant un arričre goűt maladif.
C'est donc ainsi que j'�coutai sa musique,
Elle chantait si doucement avec all�gresse,
Ignorant mes paroles les plus path�tiques,
Dans cette erreur qu'�tait ma maladresse.
Le voile de la nuit pleure sur ma tęte,
Je marche dans l'ombre des yeux dits saints,
Et c'est dans ce męme monde que la fęte,
S'empara de mon esprit dit celle du malin.
Je remarque aussi avec tristesse,
Que tout ce qui est, est relatif.
Veillant sur le monde, cette v�rit� inceste,
Me laissant un arričre goűt maladif.
Ton enfant
( Vendredi 7 Septembre 2007 )
Un simple mot
tendre, r�el et doux,
Peut soulager le coeur malade d'un enfant.
Cadeaux, bonbons et beaux bijoux,
Ne feront jamais pardonner les bętises des mendiants.
Un simple mot tendre, r�el et doux,
Glisser ŕ une oreille, au soleil couchant,
Prouve que malgr� la d�cadence des plus fous,
J'�tais et serai ŕ jamais ton enfant.
Je te mentirais
( Lundi 3 Septembre 2007 )
Je te mentirais,
Si je disais; je ne t'aimes plus.
Je te mentirais,
Si je disais; je ne veux plus de toi.
Sous le poids de mes cha�nes,
Tu as appel� au secours,
Je t'ai tue si longtemps,
Sans te laisser de recours.
Maintenant ŕ l'air libre,
Tu me martčles de coup,
Me laissant agoniser sur le sol,
Te sauvant en peur et en criant au loup.
Je pleure attendant ton retour,
Sachant trčs bien que tu ne reviendra pas,
Hurlant ton nom ŕ la lune,
Peut-ętre se cauchemar enfin cessera.
Je sais au fond de moi que ce n'en est pas un,
Que jamais plus je verrai des yeux tendres de ta part,
Et qu'en vain je ne toucherai plus tes doux cheveux,
Si ce n'est qu'ŕ la seconde de ton d�part.
Je te mentirais,
Si je disais; laisse moi, quitte moi.
Je te mentirais,
Si je disais; je n'ai plus besoin de toi.
D�ception Soci�taire
( Mercredi 8 Aoűt 2007 )
La soci�t� se r�volte,
Contre un gouvernement dit fasciste,
Volant l'argent des r�coltes,
Dans leur propre but masochiste.
La soci�t� veut se venger,
Aprčs tant d'ann�es de pers�cutions,
Sous les ordres de gens d�rang�s,
Se nourrissant ŕ la soumission.
La seule cause de cette d�ception,
Sans besoin de g�n�ralit�,
C'est que ce gouvernement ŕ la con,
Est source des hommes et de cette męme soci�t�.
Le reflet
( Dimanche 10 Juin 2007 )
Je regarde le miroir,
Le reflet de longues ann�es,
Lourdes m�moires aux cornes d'ivoires,
Prčs des mensonges aux esprits tourment�s.
La chaleur de la fenętre se reflčte, elle aussi,
Une lueur parvient jusqu'ŕ moi,
Le regardant, soudain je dis;
Suis-je le reflet, de ce regard froid.
Cet
�chiquier
( Mercredi 30 Mai 2007 )
C��tait sur cet
�chiquier,
Que le fou hurla sa souffrance.
Les chevaux tombčrent un ŕ un,
Chassants les hommes, de simples pions.
Les tours furent prisent par les t�nčbres,
La victoire �tait in�vitable,
Car le champ de bataille de ma vie,
�tait lŕ, sur cet �chiquier.
Enfants prodiges
( Samedi 26 Mai 2007 )
Jeunes enfants, jouez
du piano,
Pour calmement, apaiser mes maux,
Et tendrement, enlacer ma peau,
Puis doucement, me chanter vos mots.
Une colčre oů l'orage se fait sombre,
Oů le sang se fait frčre de la joie,
Dont chaque lieu devient catacombe,
Et le diable, fourche en main, devient roi.
Avec la tempęte d�chirant des corps,
Apportant des larmes, aux yeux des hommes,
Jeunes enfants, jouez de vos pianos, des accords,
Pour que mon enfer se r�veille de son somme.
Une
oeuvre d'art sur un lit de roses
( Vendredi 25 Mai 2007 )
Une oeuvre d'art sur
un lit de roses;
Un corps sans vie sur une terre sans amour,
Un animal d�laiss� sous le froid,
Une chapelle d�truite, avec les sombres ann�es.
Une oeuvre d'art sur un lit de roses;
La beaut� d'une larme, celle d'un enfant,
La douleur apport�e aprčs une p�nible journ�e,
Les morts de guerres, sous le poids des armes.
Le
jeune oiseau
( Mercredi 23 Mai 2007 )
Quand j'�tais tout
petit,
J'avais un jeune oiseau.
Quelques ann�es aprčs, je vieillis,
Et mon amour pour lui, tomba en morceaux.
Je finis par ouvrir sa cage,
En or massif, dans le noir d'un puit.
Il s'envola au loin, rouge de rage,
Apportant, lourdement, mes ręves avec lui.
L'homme tournant le dos aux �motions
( Mardi 8 Mai 2007 )
Il fuit vers un nouvel
horizon,
L'homme tournant le dos aux �motions.
N'acceptant plus la tristesse et la peur,
Ajoutant ŕ ses larmes des cris de ranc?ur.
Il court toujours vers la perfection,
L'homme tournant le dos aux �motions.
L'amiti�, l'amour et la guerre,
Sottises humaines r�dig�es sur cette Terre.
Il nie la r�alit� de ses perceptions,
L'homme tournant le dos aux �motions.
Maintenant sans m�moire et sans histoire,
Ayant son indiff�rence comme seul pouvoir,
L'homme tournant le dos ŕ son savoir.
Irlandais
( Jeudi 3 Mai 2007 )
Les tables de bois en
morceaux,
La taverne est ŕ l'envers,
Bras cass�s et en lambeaux,
Plus d'alcool et plus de bičre.
Les Irlandais eux savent fęter,
Bagarres ŕ n'en plus finir,
Des danses pour virevolter,
Avec deux pieds voulant p�trir.
La couleur verte est ŕ l'honneur,
Les farfadets et les pots d'or,
Danser, danser, adieu ranc?ur,
La culture Irlandaise, un vrai tr�sor.
Dans la foręt des Oliviers
( Mardi 1 Mai 2007 )
Dans la foręt des
Oliviers,
Ma gaiet� se d�t�riore,
Elle a fait face ŕ l'avenir,
N'y voyant rien qui l'am�liore.
Concassement de pierres grises,
Semblable ŕ celles de mon coeur,
Les larmes ne suffisent plus,
Ŕ faire expulser ma rancoeur.
Je n'ai plus de sang pour vivre,
Mon amour mort tel le sommeil,
Je suis perdu et sans maison,
J'espčre un jour vivre un �veil.
Dans quel but dois-je souffrir,
Est-ce en vain comme un esclave,
La libert� n'est-elle plus bleue,
Telles les vagues prčs d'un naufrage.
C'est ma peine qui me console,
Dans cette foręt d'Oliviers,
Prčs des tourments qui m'hypnotise,
Dans cette foręt contre mon gr�.
L'existence
( Vendredi 27 Avril 2007 )
Comment r�sumer
l'existence,
Sinon celle d'une grosse potence,
Avec des mots et puis des rimes,
Lourde de fardeaux, combats d'escrimes.
Nous ne faisons qu�accumuler nos biens,
Perdant du temps, ne gagnant rien,
Pour l'�goďste fonction humaine,
Qui croit conna�tre tous les domaines.
C'est donc lŕ qu'est l'existence,
Dans cette mis�rable potence,
Avec des verbes et puis des hommes,
Form�e de tristes r�veils et de tristes sommes.
Rouge Conspiration
( Mercredi 18 Avril 2007 )
J'ai vu des roses prčs
des lilas,
Mais aucunes d'elles su m��blouir.
Le jardin de fleurs m�attrista,
Vague d'humeur; rouge qui conspire.
Dans un moment de d�solation,
Sous un saule je me mis ŕ pleurer.
C'est une rouge conspiration,
Qui su me voir, qui su m'aimer.
La
pluie tombe sur ma tęte
( Dimanche 15 Avril 2007 )
La pluie tombe sur ma
tęte,
Elle n'est pas pour autant froide.
De ces larmes je suis le ma�tre,
Malgr� ce ciel gris et maussade.
La pluie tombe sur ma tęte,
Mais ma joie elle ne tombera pas.
Tout ces nuages peuvent allez pa�trent,
Car toujours le soleil reviendra.
La pluie tombe sur ma tęte,
Suivez mon bonheur avec souplesse.
La perfection se trouve en votre ętre,
Dans votre foi et votre sagesse.
D�ch�ance
( Mercredi 28 Mars 2007 )
Allez donc vers les
flammes, oiseaux en pleurs,
D'une rose �mue pour alterner la complexit�,
Celle d'un globe compl�mentaire d'�quateurs,
Brűlant la mčche d'une grise long�vit�.
Les glaives fournissent aux bras des cha�nes,
Attachant les vies aux enfers d�jŕ souill�s,
Sans larges briques de mis�ricorde et d'haine,
�levant d'�normes cath�drales d'os concass�s.
Alt�rer les sanglots des victimes du n�ant,
Pour qui le corps n'est qu�un arbre sans feuilles,
Et corde au cou sans leurs tendres plumes de pan,
Volent l'�pitaphe de nombreux cercueils.
La tige commune enlac�e aux jambes d�charn�es,
Embrasse de ses �pines la corruption humaine,
Hymne satanique envers un divin bafou�,
Oů la cavit� les guidant ne les mčnent.
Orbe translucide oů l'avenir est lacune,
Noirs l�gumes �cras�s sous des pas,
Masqu�s par des visages de brume,
Nomm�s �glise et sa dite Sainte Foi.
Saut
( Lundi 26 Mars 2007 )
Elle marchait dans la
rue,
Une journ�e claire, mais sans plus.
On voyait en son air lunatique,
Dans sa tęte un monde fantastique.
L'eau coulait sous le pont,
Aspirant son inspiration.
Elle prit un �lan rapidement,
Puis sauta aussi pr�cipitamment,
De ce pont de pierres, immenses,
Ma pauvret�, ma pauvre conscience.
L'histoire d'un h�ro sans histoire
( Jeudi 22 Mars 2007 )
Il cueillit la fleur
prčs de l'arbre,
Lequel �tait noir aprčs tant d'ann�es,
Ironiquement aussi douces que le marbre,
Avec quoi la porte de l�amour fut scell�e.
C'est une fermeture imminente et triste,
Dont les mots firent fan�s plusieurs roses,
Masquant le visages des fidčles �p�istes,
N'affichant dor�navant plus qu'un aspect morose.
Les regards fix�s dans le vide noir et n�ant,
Esquivent les �toiles scintillantes et si belles,
Accroch�s dans le ciel par un immense g�ant,
Aux bras d'argiles convoitant le soleil.
Chacun de ses rayons fixaient la terre,
Globe d'eau et d'air constitu� de pleures,
Glissant sous les yeux et laissant un goűt amer,
Sur les joues du h�ro qui cueillit cette fleur.
Pleure Tristesse
( Vendredi 2 Mars 2007 )
�vagu�, se pleurer
dans ce brouillard,
Tortur� par peur de n'ętre qu'un froussard,
Dans la solitude, le silence se tue,
Dont les phrases sans lettres, ne purent ętre lus.
�vagu�, des mots en chemin se perdirent,
Puis les plus riches se sont mit ŕ rire,
Dans une tristesse amčre et sans soleil,
Dard empoisonn�, convulsion d'une abeille.
Les dalles de pierre se forment dans l'eau,
Au creux d'un parc, de fleur et de roseaux,
Assis sur un banc de poussičre, elle conspire,
La tristesse, se nourrissant de nos pauvres martyres.
Si vraiment son cr�ateur en est un,
Qu'il ose l'attacher aux larmes de minuit,
Pour qu'ŕ son tour elle espčre quelqu'un,
Qui voudra la lib�rer de ses cha�nes durcis.
Je
galčre sur ces eaux
( Jeudi 1 Mars 2007 )
Les nuages brumes et
puis ma tęte �clate,
Sous le poids d'une plume d'un rouge �carlate.
Les vestiges des premiers qui ont su me conduire,
Contre ceux en acier qui n'ont su ce construire.
C'est sur des squelettes et des cr�nes que je rampe,
Ceux qui posent par la lčpre un canon sur leur tempe.
Dans cette folie tout de męme d�licieuse,
J'acquiesce et instruit mes id�es judicieuses.
Les
trois �toiles
( Vendredi 16 F�vrier 2007 )
1: Le jour-nuit
Le jour sonnait ŕ mes
oreilles,
Je regardai ensuite par la fenętre.
Aucune trace lumineuse de mon soleil,
De sa pr�sence et de son ętre.
Des millions d'�toiles me regarde,
Laissant tomber sur moi une �p�e.
Sur l'une d'entre-elle mes yeux s'attardent,
Celle qui de sa lame, m'a transperc�.
Je t'en prie ma merveille,
Pardonne moi de ne pas pouvoir.
Ta personne est sans pareille,
Elle a bien fait de m'�mouvoir.
Prend moi dans tes bras,
Laisse moi pleurer mes pertes.
Je ne sais plus, r�veillez-moi,
Que je puisses calmer mes alertent.
Sur un papier ou une toile,
Je te donnerai mon amour.
Et contiendrai pour deux le mal,
Qui ne voulait voir le jour.
J'oublie le monde ext�rieur et inf�me,
Apporte moi avec toi vers ton paradis.
C'est ici-bas que je laisserai mes armes,
Pour voguer amoureux sur cette m�lodie.
Mon coeur sur un nuage de satin,
Espčre que jamais je ne me r�veillerai.
Car aussi t�t qu'arrivera le matin,
Je perdrai ŕ jamais cet amour familier.
Si cette nuit je pourrais changer le monde,
Pour par la suite effacer ma m�moire.
Ce serait sur l'�pitaphe de ma tombe,
Qu'il serait grav�: Qui a v�cu dans l'espoir.
2: Ma lune est triste
La lune pleure des
�toiles,
Argent�es et lumineuses,
Dans le ciel, cette voile,
Voie lact�e majestueuse.
Je l'accompagne de mes larmes,
Souhaitant ne pas perdre ses mots,
Car ce sont lŕ mes armes,
Contre le mal et contre mes maux.
Le violon joues ŕ nos oreilles,
R�sonnant en mon coeur tel un canon,
Mais pourquoi donc toute ses merveilles,
Sont d�jŕ en poussičre aprčs mes saisons.
La nature n'appartient dor�navant plus qu'ŕ nous,
Je te la laisse comme dernier espoir,
Si elle ne te suffit, c'est que je suis fou,
Fou d'amour pour le reflet, qui n'est que mon miroir.
3: Insomnie
Ma plume dessines sur
mon coeur,
Une belle �toile pleine d'espoir.
J'�coute la m�lodie qui se meurt,
Nostalgique du pass� sans histoire.
Refusant dor�navant de dormir,
Pour replonger dans ces ręves,
Je songe dans le noir et admire,
La lumičre qui m'a donn� fičvre.
L'insomnie �tant ma troisičme et derničre,
Du coup la conclusion d'une si jolie berceuse,
Me rappellera que les histoires que l'on aime,
Ne contiennent pas toujours des fins si heureuses.
La
nuit oů je ne croyais plus vraiment ętre
( Samedi 27 Janvier 2007 )
J'�tais assis ŕ mon
bureau,
Entreprenant une difficile lecture.
Quand soudain une arm�e de mots,
Vinrent rejoindre mon aventure.
Je voyais d�filer dans les airs,
De petites f�es roses et violettes.
Mes bibliothčques se congelčrent,
Laissant en glace mes tablettes.
Puis un lutin sortit de mon livre,
D�chirant toutes les jaunes pages.
Mal�diction, �tais-je ivre,
Ou ręvassais-je tel un vieux sage.
La suite n'�tait pas moins singuličre,
Car accroch� ŕ mon beau lustre,
Se tenait un lion sans criničre,
Sans peau, ni os, que de rouges muscles.
Je finis par me lever et m'enfui,
Sortit de mon manoir, en tremblant.
J'entendit l'horloge sonner les minuits,
Puis une lueur verte, sortie de mon sang.
Je me r�veillasse ensuite ŕ mon chevet,
Le tout n��tait qu'un petit ręve sot.
Mais c'est de sang glac� que je me levais,
Voyant prčs de moi, un livre en morceaux.
La vue
( Mardi 23 Janvier 2007 )
La verte nature se
forma,
Laissant la vue derričre elle.
Cette derničre s'enfuit et creusa,
Ŕ l'aide de son coeur et d'une pelle.
C'est dans la nuit sous les �toiles,
Que la vue pleura dans la noirceur.
M�prisant la vie et le mal,
Qui dominait sur sa noir peur.
Mais un jour la nature fut d�truite,
Et les trompettes lui chantčrent louange.
La vue vit cela et prit fuite,
Pour s'enfoncer dans le coeur d'un ange.
Ce dernier tomba de son nuage,
Et se cassa le coup sur une pierre.
Laissant comme derničre image,
Une belle vue sur la mer.
La
franchise d'un počte
( Dimanche 21 Janvier 2007 )
Je me suis dit un Dieu
n'�tant qu'un počte,
J'�crivis des mots dignes d'un prophčte,
Marquant sur la pierre des r�cits de guerres,
Voguant sur les mers, parcourant la terre.
D'esprit je fus saint mais de corps trop moisis,
J�acceptai les siens, les miens furent choisis,
Mais une flčche sans arc reste encore aiguis�e,
Au creux du c?ur de l'homme, souvent mal aim�.
L'agonie attaque mes larmes trop bleues,
Quittant mon miroir ainsi que mes yeux,
J'eu l'�me en mon creux et en ma conscience,
Celle d'une guerre, ma foi, perdue d'avance.
Je cherchai dans un volcan souvent dit �teint,
Dont mes membres, chacun, n'�taient pas divins,
Et au fond de ce dernier je creusai,
Un trou dans laquelle mon esprit s'eut terrai.
L'hirondelle
( Samedi 16 D�cembre 2006 )
Dans une douce nuit
d'hiver,
Une hirondelle gisait morte,
Sur un lit blanc de sorte,
Ŕ ne voir que ses yeux vert.
Une autre ŕ ses c�t�s tentait,
De la r�veiller mais en vain,
Car il comprit soudain,
Que jamais il ne r�ussirait.
Il resta lŕ au froid,
Hurlant la mort de son �me,
Pleurant la perte de sa femme,
Seul au c?ur de ce mois.
Une tristesse amčre lui brűlait les yeux,
Dont chaque goutte cherchait un abri,
En cette lune et cette nuit,
Bien accroch� aux ailes des cieux.
Puis le jour arriva,
Et on pouvait voir,
En l'hirondelle, le miroir,
De son aim� qui succomba.
Le
guerrier
( Jeudi 7 D�cembre 2006 )
Encercl� par l'arm�e
ennemie,
Il lčve la tęte vers les cieux,
Implorant la paix ŕ Dieu,
Avec en main une lame qui luit.
L'arm�e approche, hurlant de colčre,
Dont chaque flčches sillent ŕ ses oreilles,
Et dont chaque glaive sans pareil,
Rendra sa douleur insupportable et amčre.
Puis une seconde avant son sort,
Il s'agenouilla puis pria Dieu,
Baisant sa paume, fermant les yeux,
Jusqu'ŕ la fin, jusqu'ŕ la mort.
Joyeux No�l
( Lundi 4 D�cembre 2006 )
Le froid berce mes
ręves,
Les nuages pleurent des flocons,
C'est enfin No�l!
La chemin�e est en fičvre,
De joyeuses musiques et chansons,
C'est enfin No�l!
Le papa rouge remue les lčvres,
Offrant cadeaux et bonbons,
C'est enfin No�l!
Les enfants courent et s'�nervent,
Avec leurs cadeaux, tournent en rond,
C'est enfin No�l!
Les magasins fondent comme la neige,
L'hiver fini et nous chantons:
Ce sera No�l!
Un
soir noir
( Samedi 25 Novembre 2006 )
J'�tais assis au pied
du lit,
Mon chat ŕ mes cot�s.
Il dormait, ce mistigri,
Qu'en ŕ moi, j'�tais �veill�.
Je r�fl�chissais ŕ la vie,
Ma fenętre �tait ŕ demi ouverte.
J'avais froid et me rependis,
Bien au chaud, sous mes couvertes.
Le sac de poil dormait toujours,
Ma chandelle elle, �tait aux anges.
J'aurais donn�, � tant d'amour,
Pour en avoir une, bien plus �tanche.
Dans la noirceur, mes yeux plongčrent,
Je recherchai des doigts l'interrupteur.
Puis saisis d'une main, mon arme de guerre,
Sur laquelle je pressai, le d�tenteur.
La
fin des temps
( Jeudi 23 Novembre 2006 )
Les dalles se
brisčrent une par une sous ses pas,
Laissant maintes larmes, donc ses traces,
Coulant sur la joue de la lune, qui �tincela,
Sous la courroie en acier de son masque.
Son fardeau se refl�tait face au miroir,
Parcourant ses semblables, donc les �toiles,
Dont la peau rude cherche son rasoir,
Blanchie par l'�ge et devenue sale.
C'est elle, la fin des temps,
Crainte du lapin, donc le chasseur,
Laissant en sa brise, en son vent,
Un espoir de se r�veiller de stupeur.
Se dire encore vivant demain,
Esp�rant l'ętre le jour d'aprčs.
Et vivre d'espoirs, dans une pauvre main,
Celle de la fin des temps, donc jamais.
Mes
Anges cessent de m'aimer
( Lundi 20 Novembre 2006 )
Adoss� au mur de la
peur,
Je n'ose dor�navant plus me retourner.
La cause de ma peine vient d'un seul facteur,
Mes Anges cessent de m'aimer.
Ŕ chaque toucher je fais faner cette fleur,
Qu'est ma g�n�rosit�, maintenant disloqu�e.
Tout comme le marbre qui est d'une froideur,
Mes Anges cessent de m'aimer.
J'accours durant la nuit, en sueur,
Ŕ l'aide d'argile pour me fa�onner.
Mais je ne ferai gučre de monde meilleur,
Car mes Anges ont cess�s de m'aimer.
Sans Beethoven
( Vendredi 10 Novembre 2006 )
Son piano est en flamme,
Jouant gammes aprčs gammes.
Chaque ang�lus endiabl�s,
R�sonnent aux cloches �merveill�es.
Et ses oreilles sans �coute,
Savent que cette m�lodie les envoűtes.
Car dans son palais sans musique,
Il nous r�cite ses cantiques.
Sous formes de notes,
D'une dur�e sčche, męme morte.
Pręt ŕ danser, me demande-t-il,
Aprčs avoir accord� quelques fils.
J'accepta et m'y jeta ŕ l'eau,
Car Beethoven aimait le piano.
Et symphonie aprčs symphonie,
Il jouait de ses touches sans bruits.
Comme on joue de l'amour,
Avec le temps, avec les jours.
Sa r�p�tition d'harmonies,
S'ajoutait ŕ sa folie.
Beethoven �tait en transe,
Suivant sa propre cadence.
Jusqu'ŕ ce qu'un calme trop froid,
Vint lui lac�rer les doigts.
C'est ŕ ce moment qu'il p�rit,
Et que mes pieds furent d�truits.
Car comme il cessa d'exister,
Je ne pouvais plus danser.
Hant�e
( Jeudi 9 Novembre 2006 )
Sous la mčre du
soir,
Haut, si haut dans le ciel.
Est �rig�e une demeure si noire,
Habit�e d'autre chose, que des coquerelles.
Errant de pičce en pičce,
Oů le plancher craque sous un rien,
Il espčre, de sa messe,
Un jour retrouver son chemin.
Ses cha�nes, son fardeau,
Le retenant dans ce monde,
Tel un pauvre bedeau,
Dont l'�me est difforme.
Des larmes noient ses yeux,
Et ce �ternellement.
Car il hante ces lieux,
Ŕ jamais loin, du firmament.
Ma vie
( Mardi 7 Novembre 2006 )
La m�lodie de mes jours,
Dont les gammes sont inachev�es,
Ne chante plus les notes d'amour,
Mais pr�fčre effacer les lignes, que j'avais trac�.
Cette longue chanson,
Dont le refrain est manquant,
M�lange les lignes et couplets sans raison,
Laissant en leur centre, un grand espace blanc.
Ce počme sans fin,
Dont chaque strophes attend ses vers,
Qu'il soit rosaire ou alexandrin,
Aura ŕ jamais, un goűt trop amer.
L'unique dict�e,
Mal interpr�t�e par les �lčves,
Qui, explique en un mot mal interpr�t�,
Un simple baiser, poser sur des lčvres.
Ma vie alors est,
Ŕ chaque seconde et chaque minute,
�crite quelque part et ce ŕ jamais,
Comme on se rem�more, un air de flűte.
Le coeur est trop jeune
( Lundi 6 Novembre 2006 )
La rose, d'une odeur �ph�mčre,
Pour quoi plusieurs, remueraient ciel et terre,
Possčde ŕ elle seule un rouge si vif, �clatant,
Qu'il est impossible, de la distinguer vraiment.
Parmi le champs, aprčs la ros�e,
Les jeunes hommes et femmes vinrent la cueillir.
Ne sachant si leur besoin est charnel ou os�,
L'utilisant, maladroitement, pour se nourrir.
La beaut� de la chose,
Depuis l'aube ŕ maintenant,
Anima grand nombre de coeur,
Pour par la suite, leur retirer des pleurs.
La main maniant la plume d'oie,
Tel l'amour manipulant un coeur tendre,
Gu�rie de ses mots, de ses doigts,
Męme la blessure la plus profonde.
Au fond du coeur rouge d'�motions,
La conquęte d'une nouvelle terre par le navire,
Celle des gens seuls, sans affection,
Sur le rivage, de leurs d�sirs.
Le repos m�rit�, auprčs de la rose blanche,
Un jour peut-ętre suffira.
Car pour l'instant, la r�ciprocit� change,
Cr�ant ŕ nouveau, faisant tr�pas.
Le drap noir
( Vendredi 3 Novembre 2006 )
Un jeune gar�on, dans la vingtaine dirais-je,
Marchant dans les rues accueill�tes par neiges,
Tr�bucha laissant tomber son corps, par terre,
Sur un objet de couleur or, mon�taire.
Il alla donc au march� achet� vivres,
Mais se retrouva alors, ŕ la taverne ivre,
Sans comprendre comment il �tait arriv� lŕ,
Retrouvant la męme pičce dans son bas.
�merveill� de cette chance,
Il alla se remplir la panse,
Mais encore une fois,
Son d�sir fit tr�pas.
Sans son consentement, il apparu dans la bijouterie,
Derričre le comptoir, volant des rubis,
Sorti en courrant, invisible, un revenant,
La pičce dans une poche, avec des diamants.
Chaque fois qu'il essaya de se nourrir,
C'�tait en vain donc il finit par mourir
Se donnant ŕ ces sept actes de foires,
Au cimetičre sur ses yeux pend un drap noir.
Titre Vierge
( Jeudi 2 Novembre 2006 )
Un livre vierge reflčte mes id�es,
Encore trop n�buleuses pour ętre d�voil�es,
Trop assoupies pour se r�veiller,
Aussi courtes qu'une vie menac�e.
La noirceur de mes yeux les corrompt,
Car l'aigle vol vers son destin,
�tant habill� de drap blanc se morfond,
Offrant aux oreilles un festin.
Il n'y a malheureusement plus de tendresse,
Ni de croyance en qui pri�e,
Ŕ qui offrir des messes,
Partager ses pens�es.
Aveugl� par un tel miracle,
L'avenir se croit mature mais pourtant,
Je ne trouve ni en No�l, ni en P�ques,
Une raison de festoyer tant.
Yeux cousus ŕ leurs paupičres,
Douleur si charnelle et stridente,
Aucune peur ne peut me lancer pierre,
Car ma raison est tendrement d�cadente.
Une marche ŕ la fois,
La conscience sera de retour mienne,
Aprčs jours, semaines et mois,
J'offrirai ce que je sčme.
Qu'ais-je ŕ dire des hommes?
( Mercredi 1 Novembre 2006 )
Mes miroirs d�formants,
D'un avenir d�fendu,
Buvant des �mes perdues,
Cherchant un jeune remontant,
Qu'ais-je ŕ dire des hommes?
D'un ętre si vif et pr�cis,
Telle que la lune ne peut le suivre,
Car elle s'y perd, froide comme du givre,
Voulant conna�tre un autre r�cit.
Qu'ais-je ŕ dire des hommes?
L'aurore a cherch� l'�pervier,
Le renard lui aussi mais en vain,
Car toutes ces �mes, d'un sang soudain,
Laisse en vie de plus honor�s,
Qu'ais-je ŕ dire des hommes?
Ŕ l'aide du couteau des saints,
L'avenir tranche le c?ur du dragon,
Pauvre počte, pauvre Aragon,
Volant ses mots, si incertains.
Qu'ais-je ŕ dire des hommes?
Un genou abaiss�,
Laissant place au d�sarroi,
Perdant honneur et non acclamant joie,
Pleure sa faiblesse, tendresse noy�e.
Qu'ais-je ŕ dire des hommes?
Les plus beaux dictionnaires en somme,
Rarement les nuages que l'ont nommes,
De Newton ŕ l'aide d'une simple pomme,
�crasant l'empire de C�sar, Rome.
Qu'ais-je ŕ dire de ces hommes?
Des h�ros ou miracles des march�s,
Cherchant en l'�me des d�chus,
Une raison d'exister.
Une once de peur
( Jeudi 26 Octobre 2006 )
Enferm� ŕ double tour,
L'homme craint la mort.
Car tel un oiseau, m�pris d'amour,
Il l'atteindra, et ce sans remord.
Deux bouts de terre,
Sont peines ŕ voir.
Car faire la guerre,
C'est perdre espoir.
Un ferme la bouche,
Livre en main va s'asseoir.
Cherchant en cette, fum� louche,
Une raison d'avoir, les mers noirs.
Cadeau de la France, d�but d'une devise
( Dimanche 22 Octobre 2006 )
Le bateau le plus beau des sept mers,
N'aura jamais eu un goűt si amer.
Car avec l'accord du ma�tre des sables, le roi,
Il doit transporter des esclaves perdus et sans droits.
Un homme ŕ l'apparence sereine,
Sauva leur �mes et calma leur peine.
Les prisonniers soulag�s lui donnčrent bien plus,
Ils lui �rigčrent, en son honneur, une statue.
Le livre contenant l'ensemble de ses exploits,
Ainsi que les raisons pour un homme d'avoir droit,
R�sonne aux �glises tels les clochers sur leur toits.
De sa torche, il �claire les plus faibles,
Puis de sa couronne, nourrit les plus maigres,
Sous cette effigie qu�est l'apparence d'un aigle.
Le grand sauveur, aprčs quarante jours,
Donna la paix et offrit l'amour.
Sur cette croix, rčgnera donc la foi,
Des dix lignes, des dix lois.
D'elle, je m'ennuis
( Mercredi 18 Octobre 2006 )
D'elle, je m'ennuie.
Une et deux, que dis-je trois!
Trois fois pour ce vers elle n'est pr�sente.
Cinq, possiblement six męme, effectivement.
L'histoire de ses jours, de son coeur,
Premičre et invisible, que c'est triste.
Cette lettre n'est plus, non en effet.
Dieu m'en soit t�moin, je suis d�sol�.
Je ne suis qu'un simple počte!
Loin d'ętre un homme de science,
Ni un ętre de prestige.
Donc j'�cris ceci pour me confesser.
Je m'en ennuis, de celle-ci.
Premičre qu'une bouche tend pour l'oreille.
J'y eu donn� milles fois de pleurs,
En effet, tristesse, elle est d�truite et �limin�e.
Pour toujours, depuis l'�cole jusqu'ici.
Entre ces lignes, qui ne virevolterons plus.
Ma �milie, mon amour
( Mardi 17 Octobre 2006 )
Ma �milie, mon amour,
Depuis nos plus tendres jours,
Tu as su m'enchanter,
De ton charme, ta beaut�.
Ma �milie, mon amour,
Mon existence, ton troubadour,
Veillera sur toi ŕ jamais,
Sčchent tes pleurs, soignant tes plaies.
Ma �milie, mon amour,
Ta joie de vivre, enferm�e dans cette tour,
Qu'est l'ennuis et la d�prime,
Sera lib�r�e de ma main, de mon mousquet d'escrime.
Ma �milie, mon amour,
De tes d�fauts, je suis sourd,
Car ŕ mes yeux, si �blouis,
Tu es si parfaite, mon coeur s'en meurtrie.
Ma �milie, mon amour,
Guide mes pas, fades et lourds,
Mčne les au bonheur, certes le plus pur,
Celui, qu'avec ton aide, sera le plus sűr,
D'atteindre et de vivre ŕ jamais.
J'ai confiance en toi, voici donc, ces couplets.
Sacrifice
( Vendredi 6 Octobre 2006 )
Un simple verre, du jus de raisin,
Tout le monde le voit, entre mes mains.
Tout le monde le voit, entre mes mains.
Le pourquoi, c'est ma soif sans fin.
Le pourquoi, c'est ma soif sans fin,
La mienne, la v�tre, la n�tre, elle revient.
La mienne, la v�tre, la n�tre, elle revient.
Donc, commencez, je suivrai votre chemin.
Donc, commencez, je suivrai votre chemin.
Je sais qu'il y en a peu, je vous offre le mien.
Je sais qu'il y en a peu, je vous offre le mien.
Vous vivrai, je mourrai, sans lendemain.
Libert� pour Stratovarius
( Mardi 3 Octobre 2006 )
Tous ayant le męme ciel, le męme soleil,
Je me sens libre, aussi rare qu'une merveille.
Un hymne au piano, guidant mes mots les plus sincčres,
Mettant ŕ nu mes �motions les plus chčres.
Marchant tous ŕ un rythme diff�rent,
Montrant notre libert�,
Menez moi ŕ un autre monde sans sang,
Oů la libert� nous guidera.
Il n'y a plus de raison de se cacher,
Tellement de chose ŕ voir et j'y tiens.
Aux pieds du monde, je cesse de cracher,
Ma vie n'est pas en vainc!
Marchant tous ŕ un rythme diff�rent,
Montrant notre libert�,
Menez moi ŕ un autre monde sans sang,
Oů la libert� nous guidera.
Mort amoureux
( Mardi 19 Septembre 2006 )
Ŕ l'instant oů je te vis,
Je su que de toi j'�tais �pris.
Ta beaut� ne fit qu'enflammer mon amour,
Et ta pr�sence, charmer mes jours.
J'eűt esp�rer que tu me remarque,
Ŕ ton travail ou dans le parc.
Lŕ oů je te regardais pas ŕ pas,
Vivre dans ma honte, me faisant tr�pas.
Aprčs des semaines, non lass� de toi,
La couvertures de mes larmes ne me suffisait pas.
J'eűt, comme toujours, envie de te parler,
Malheureusement, ta splendeur ne peut me calmer.
Je me dit donc que je ne pourrai te s�duire,
Que jamais mon amour pour toi ne pourra fuir.
Je d�cida de m'en prendre ŕ une corde.
Je suis mort, amoureux.
Ŕ la morgue.
Je n'aurai donc rien perdu,
Except� mes ręves suspendus.
Au moins pour toujours je t'aimerai.
Je suis mort, amoureux.
Donc pour toujours, je t'aimerai.
Inspiration disparue
( Samedi 16 Septembre 2006 )
Tel un braisier vaincu par l'oc�an,
Mes id�es s'�vaporent vers les cieux.
Je suis apte ŕ les voir, tel un paon,
D�voilant sa beaut� pour les yeux.
Dans le volcan de mes �crits pass�s,
Le magma de mon savoir se solidifie.
Laissant place ŕ une majorit�,
Celle des gens que l'ont bannis.
Sous la terre de ma connaissance,
Les vers jaloux d�vorent mes pages.
Sans leur donner un v�ritable sens,
Ni en �vincer un v�ritable espoir.
La rose de mon inspiration,
Se d�t�riore p�tale aprčs p�tale.
Fanant l'herbe et la moisson,
�tant pour ma nature, poison fatal.
Le verre de verre de ma recherche,
Tombe sur le sol, tout en morceaux.
Tel en automne, une rouge feuille sčche,
J'y d�pose une fleur, sur son tombeau.
La complainte d'un homme sans coeur
( Mardi 12 Septembre 2006 )
Je lčve la tęte bien haut, cherchant une lueur
d'espoir,
Cherchant repentir durant des heures, jusqu'ŕ ce qu'arrive le soir.
Sous les �toiles, je prie mon existence, interdite,
Jusqu'ŕ l'aurore, oů les ombres b�nies me poursuivent.
Mon coeur de pierre, ce fardeau si �loquent,
M�prisant cette terre et ces habitants.
�tant l'ętre chass�, j'ose maintenant croire,
Que jamais je ne chercherai une lueur d'espoir.
Seul, recroquevill� dans un nid d'�pines,
Je maudit l'homme, aussi bon soit-il.
Ainsi que l'humanit� sainte,
Ainsi que l'humanit� sainte.
Je ne peux que fuir,
Jamais je ne saurai r�sister.
Je ne suis qu'un homme sans coeur,
Un homme mauvais, habit� de peurs.
Au moment de me mettre ŕ mort,
Oů sera leur humanit�?
Ainsi que leur conscience si affin�e?
Au męme endroit oů je serai port�.
Pauvre homme sans coeur que je suis.
Pauvre homme sans coeur que je suis.
Impronon�able pour le moment
( Mardi 12 Septembre 2006 )
Carreaux d'encre pourpre,
Sur un tableau de bois sec,
Tel un avenir de ph�nomčne pass�,
Si strident que j'en suis calme.
Le matin męme de l'arriv�e,
J'eus pens� ŕ son d�part,
Depuis peu sa musique virevolte,
Immobile, telle une envol�e de cigognes.
Le feu est si frais,
J'en suis amoureux,
Dans l'�me du d�mon,
J'y trouve un espace.
Jamais je n'oserais y retourner,
Je me demande quelle en est son apparence,
Car si j'ai ŕ faire tomber son rideau,
Ce sera sur ce monde si normal.
Je me souviens
( Dimanche 10 Septembre 2006 )
De la beaut� des territoires,
Des foręts qui n'en finissent plus,
De l'emblčme de la fleur de lys,
Des centres villes, milieux de foires,
Des premičres maisons, des premičres rues,
De nos pčres et de nos fils.
Je me souviens.
De notre drapeau, bleu et blanc,
De nos champs de bl� au soleil,
De nos rivičres fra�ches et claires,
Des nombreux castors ainsi que leur �tant,
Des millions de fleurs, ces si belles merveilles,
De nos l�gendes, dont nous sommes si fiers.
Je me souviens.
Malheureusement, comme tous les autres,
Nous avons �volu�s, donc r�gress�s,
Devenu ignares et imb�ciles.
Dans le n�ant, par notre faute,
Pourtant si fiers de notre pass�,
Ce pourquoi, de fil en aiguille,
Je me souviendrai.
Le chasseur chass�
( Dimanche 10 Septembre 2006 )
Sous le chaste saule,
le chasseur chass� par le chevalier couronn� de caillou, court.
Sa course,
prčs de ce sűr canal chaud, fait chavirer ses enfants, sans sens.
Son courroux,
coursant son corps tel un coup de couteau,
charismatique et coriace, le suis.
Crainte ŕ ce calvaire, le chanteur coureur se dit,
coupez son cr�ne!
La cloche sonne, couch� sur la cour cuite, chaude, sans soleil.
Soudain, sans se faire sauver,
le poursuivis col�rique craint son suiveur.
De ses canines, chavirant du cheval,
le cher chercheur de chair, n'y payera pas cher.
Ivre
( Samedi 9 Septembre 2006 )
Ernest d'un soir ŕ l'autre,
Maudit la tęte des douze ap�tres,
S'en roule par terre, s'en casse les c�tes,
Mort aux problčmes, tout ceux des autres.
Il vit et vit, sans ne rien vivre,
La joie d'une vie, la vivre ivre,
Est-ce sa vie, ou bien la leur.
P�tale par p�tale, noyer une fleur.
Dans le coin sombre, sa table l'attend.
Pour ętre fęt�, buvez, toujours partant.
Taverne, caverne, mouvements involontaires.
Caractčre pr�historique, non r�volutionnaire.
Dans les �gouts, retourne, ragoűt.
De son d�goűt, en devient saoul.
Meurt de vivre, meurt �tant ivre.
Meurt dans la nuit, meurt dans sa vie.
Le chant des morts III
( Mercredi 6 Septembre 2006 )
Une nuit, de pluie, sans queue ni tęte,
Sans son, sanglant, sans pauvres ni ma�tres.
Tous morts, sans vie, plus rien n'existe.
Tous corps, sans vie, cela persiste.
Aucunes �mes restantes, que de la moisissure.
Plus rien ŕ d�truire, plus rien ŕ tuer.
S'arręte soudainement, au pied d'une s�pulture.
Il l'a regarde, puis s'�croule, car son nom, y �tait marqu�.
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
La mort n'est plus nul part dans le monde.
Elle est partie, rejoindre les immondes.
Dans un autre existence, ailleurs dans l'univers,
Enfin il a quitt�, quitt� la plančte Terre.
Le ciel et la terre se referment sur eux-męmes,
Cachant le soleil ainsi que la mer,
Tout ce que l'homme a cr�� a �t� brűl� de męme,
Ainsi que tous ce qui a �t� cr�� par notre pčre.
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
Finalement, la cr�ation recommen�a.
L'homme naquis en Terre, puis re�u vie.
La mort elle n'exista donc pas,
Ce pourquoi par la suite, le malheur suivit.
Les guerres �mergčrent de l'humanit�,
Des �tendus d'homme, les armes ŕ la main.
La mort n'�tait plus une entit�,
Elle �tait devenu l'ętre humain.
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
Le chant des morts II
( Mardi 5 Septembre 2006 )
Sur les pierres grises de l'espoir,
Les survivants implorent piti�.
Aprčs des d�cennies de gloire,
L'ętre humain est sans destin�e.
Un dernier souffle avant de rendre l'�me,
Un dernier coup d'oeil avant de rendre l'arme,
L'homme d'une longue cape vętu,
S'approche du m�cr�ant et le d�capite sans plus!
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
Animaux nocturnes se sauvant de leurs pr�dateurs,
Tel un ver de terre aux mains de l'accrocheur.
L'�goďste et fils d'homme, de son assassin,
Court et court sans y conna�tre la fin!
Mais quand il se retourne, ŕ un mčtre de lui,
Se trouve la mort, celle que tous craignent la nuit.
Il se remet ŕ courir, mais sans aucun succčs,
Ŕ son travail, encore une fois, la mort s'en remet.
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
Son lambeau noir le drape, dans la foręt nocturne,
Voilant son corps squelettiques, de la lune.
Sans sang, il n'en a point besoin,
Car c'est sa faux, qui fauche les faux, jusqu'au matin.
Son �pop�e, plus que l�gendaire,
En fait fr�mir plus d'un, peu importe la g�n�ration de cr�tins.
Qu'ils soient solitaires ou męme t�m�raires,
Il viendra, oui c'est certain, et chantonnera son refrain;
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
Le chant des morts I
( Vendredi 1 Septembre 2006 )
Marchant sur les cadavres d�compos�s,
L'ętre sans vie chante c�r�monie.
L'odeur r�pugnante en d�goűterais plus d'un,
De l'action au loin, est-ce quelqu'un.
S'approchant de la source, il fixe son regard,
Sur quelque chose de beige, quelque chose d'avare,
Et ce dernier, suppliant son juge,
�coute sa m�lodie, durant qu'il le purge.
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
Un de moins sur la terre, un de plus en enfer,
Assoiff� de victimes, d'ętre impurs et indignes,
Il avance avec une vivacit� �tonnante,
Odorant le malheur tuant męme les plantes.
Marche infernale, oui marche �ternelle,
Celui qui vie entre le sol et le ciel,
Jamais son temps ne sera arręt�,
Car il en est le cr�ateur ainsi que l'h�ritier.
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
Les malfrats ne pourront plus r�gner,
Ni tout ceux qui pour la paix on tant donn�.
Plus les secondes passent, plus l'oxygčne devient rare,
De la peur qu'il apporte aux gens, il en fait, son �tendard.
Enfin le jour se lčve, il n'a qu'un refrain aux lčvres,
Celui qu'avant chaque morts, il chante avec une telle fičvre,
Que tous les plus faibles, ainsi que tous les plus forts,
Pour toujours se rappelleront, celle qui marque leur mort.
*Le son du tonnerre traversant ma faux,
La m�lodie de mes phrases, de chacun de mes mots,
R�sonnes dans la tęte des squelettes pour toujours,
R�sonnes dans la tęte de ceux qui ne verront, plus, le jour.
La m�lodie de la joie
( Vendredi 1 Septembre 2006 )
L'animal agonisant sur la plaine humaine,
Ne voit rien au loin, ne voit pas les siens.
Le ciel sombre et nuageux, verse des larmes bleues,
Ajoutant ŕ ses souffrances, la pertes de tous ses sens.
Son existence prendra fin par la suite,
Aucune voie pour prendre la fuite,
Il reste donc lŕ, agonisant sur la plaine humaine,
S'ass�chant de tristesse et de peine.
Malgr� sa longue existence de faux,
Depuis de fortes nombreuses d�cennies.
Il quittera cette plančte d'eau,
Cet animal, cet ętre humain.
Quelle trag�die.
Quelle m�lodie.
Sonate � la lune
( Jeudi 31 Ao�t 2006 )
Grise comme pierre,
Froide comme l'hiver.
La lune veille sur la terre,
Comme sa moiti�, son h�misphčre.
Tous les jours, fort loin d'hier,
De sa plančte, en est le tiers.
Sans goutte d'eau, sans goutte de mer,
Elle nous regarde, d'un air amer.
Elle est tr�s s�che, plus que le Caire,
Mais d'�tre vide, elle en est fi�re.
Car aucun homme, ne lui donnera d'air,
Si vivant, de peau, de nerfs.
Pour toujours, elle sera une m�re,
Celle de nos coeurs, celle de n�tre �re.
Elle veillera, contre son gr� de fer,
Sur notre paix, notre stratosph�re.
Emuc�
( Jeudi 31 Aoűt 2006 )
Puis retourne, d'oů il est venu.
Il va retrouver les siens.
Car cette fin n'est qu'un d�but.
Rendu ŕ la fin.
Est prit de folie.
De tout son nom,
Emuc�.
Męme il en pleure!
Il rie beaucoup.
Il �cume.
Dans les deux sens.
Il s'amuse.
Dans les deux sens.
Danse et fęte!
Avec ses amis.
Au fond de la mer.
Emuc�.
�ternit�
( Mercredi 30 Aoűt 2006 )
Une seconde vient de passer,
Que dis-je, une minute.
Il en est maintenant d'une heure,
Voilŕ, la journ�e est termin�e.
Le temps tourne et tourne encore,
L'aiguille en perd la tęte!
Le temps tourne et tourne encore,
Mort aux menteurs, mort aux honnętes.
Je cours, toujours, sans me retourner.
Je cours, derričre moi, rien d'anim�.
Je cours, soudain, tout est fig�.
J'arręte, et puis, j'attends glac�.
Le temps tourne et tourne encore,
L'aiguille en perd la tęte!
Le temps tourne et tourne encore,
Mort aux menteurs, mort aux honnętes.
J'entends, le temps, sec et strident.
Il m'�touffe, sans souffle, un gouffre.
J'en meurs, j'en pleurs, fini les peurs.
Termin�, meurtrier, temps limit�.
Le temps tourne et tourne encore,
L'aiguille en perd la tęte!
Le temps tourne et tourne encore,
Mort aux menteurs, mort aux honnętes.
Malgr� tout, ma vie, ma mort,
Jamais personne, non je n'ai tort,
Jamais personne, ne vivra �ternellement,
Jamais personne: malheureusement et heureusement.
Le temps tourne et tourne encore,
Mon aiguille en perd la tęte!
Le temps tourne et tourne encore,
Mort aux inf�me, mort aux pures �mes.
Minuit
( Lundi 28 Aoűt 2006 )
Minuit,
Fin de la nuit.
Minuit,
D'une journ�e fuit.
Minuit,
D�but du matin.
Minuit,
D'une nuit s'�teint.
Minuit,
Entre deux heures.
Minuit,
Celui des pleurs.
De tout mon sang,
Je te le demande:
Ne viens plus, voler le temps,
Cela me tourmente.
Tu voles nos journ�es,
Tu voles notre vie.
Alors cesse de nous hanter,
Cesse cela, Minuit.
Pour toi, mon amour, ma ch�rie!
( Lundi 28 Aoűt 2006 )
Mon amour, ma ch�rie!
Oh combien de temps j'ai perdu sans toi.
Oh combien de temps j'ai pleur� sans toi.
Oh combien de temps j'ai cherch� pour toi.
Mon amour, ma ch�rie!
Comment puis-je prouver mon amour?
Je n'ai rien...
Rien sauf mes mots.
Je les ai donc mis ici,
Dans le but que tu les vois.
Mon amour, ma ch�rie!
Je t'en prie, t'en supplie.
Aime moi pour toujours,
Car je ne peux pas m'aimer moi-męme,
J'ai d�jŕ donn� mon amour,
Je l'ai d�jŕ donn�, ŕ toi.
Mon ami Grenade
( Lundi 28 Aoűt 2006 )
Explosion de joie,
Bonheur �ternel!
Droit au coeur,
Ton nom me ravis.
D'un �clat magistral,
Tu fais craindre les hommes.
D'un bond interminable,
Tes secondes sont des bombes.
Que ce soit sur la Terre,
Que ce soit dans la mer,
Tu ouvres les portes de l'enfer,
Tu ouvres les portes de la joie.
Que ce soit sur un homme,
Que ce soit sur un animal,
Ta r�action m'impressionne,
Ta r�action m'obsčde.
Dans la bonne humeur,
Je me lasse de toi,
Je te donne ŕ un autre,
Ŕ qui tu voleras le toit.
La beaut� de la vie
( Lundi 28 Aoűt 2006 )
Un p�tale de rose,
Sur un lit de satin.
Un rayon de soleil,
Par un frisquet matin.
Une tasse de th� savoureuse,
Durant un mauvais rhume.
Une douce m�lodie,
Aux oreilles d'un enfant.
Un bonbon sucr�,
Ŕ la bouche d'un mendiant.
Une vue fantastique,
Sur un coucher de soleil.
De l'eau chaude,
Coulant entre les doigts.
Un champ de fleur,
Odorant et merveilleux.
Le son d'une voix familičre,
Celui d'une personne aim�e.
Un tendre bais�,
R�ciproque et amoureux.
Tout cela,
Dans notre monde,
Cr�� la beaut�,
Celle de la vie.
Un menteur, Dieu
( Dimanche 27 Aoűt 2006 )
Au dessus de nos tętes,
Rčgne un monde, les cieux.
Si vaste et si bleu,
Ce dernier d�daigna de nous.
Il nous a mit au monde,
Puis nous ŕ laiss� seul ici.
Ŕ la fin de notre vie,
Il dit venir nous chercher.
Ce n'est que mensonges,
Nous sommes escroqu�.
D'un monde de bonheur,
On le croit salutaire.
Il ment et puis songe,
Ŕ nous mettre en terre.
Nous lui d�dions les religions,
Oh quelle abomination!
Dans le but que les hommes fassent la guerre,
Se d�truisent et ce, sans cesse.
Depuis l'aurore il tient ŕ notre mort,
Il joue avec nous tel un simple pantin.
Aprčs avoir coup� les cordes,
Il nous les planta directement dans les mains.
Mais pourtant il se h�te de nous laisser nous d�truire,
Oh oui paresseux, il pr�fčre s'enfuir.
Alors c'est donc vrai,
Nous sommes fait ŕ son image.
Alors c'est donc vrai,
Il vie dans les nuages.
Hymne ŕ mon amour
( Dimanche 27 Aoűt 2006 )
Ton �me, blanche comme neige,
Me d�voile ton ętre ŕ nu.
Ta douceur, telle de la soie,
Me fait fabuler, la tęte dans les nues.
Le son de ta voix,
Aussi m�lodieuse qu'une fine pluie,
Perce mon coeur et mon existence,
Afin de rester en mes nuits.
Tes bras grands ouvert,
Telle la distances entre deux �toiles,
M'�merveille, me redonne vie!
�veillant ma joie et mon esprit.
Pour toujours, oh oui toujours,
Mon amour te sera destin�!
Pour toujours, oh oui toujours,
Avec ton coeur, j'espčre ętre enterr�.
Pour toujours, oh oui toujours,
Ta sagesse me sera r�compense!
Pour toujours, oh oui toujours,
Le temps sans toi, deviendra sale et rance.
Je suis riche d'une pičce
( Dimanche 27 Aoűt 2006 )
Je me promenais dans le parc,
Quand soudain, non loin de moi,
Se fit voir un scintillement.
Une pičce argent�e, au fond d'une fontaine,
Me fixait, attendant mon arriv�e.
Je me suis press� de la retrouv�e.
Je la regarda, un instant, puis la saisie.
Bien que j'�tais pauvre, j'avais le sens des affaires!
Avec son aide, je m'acheta une carotte.
Affam�, je ne la mangea pas.
Je l'�changea contre trois pommes,
Puis ces derničres contre un citron,
Et finalement, mon tout contre dix pičces.
Un an plus tard, j'�tais riche.
Je m'en souviens, je m'en souviendrai.
Car tous les jours, je marche dans les parcs,
Laissant tomber une pičce dans chaque fontaine.
La vigne et le roseau
( Dimanche 27 Aoűt 2006 )
La vigne dit au roseau :
Pourquoi pousses-tu?
Tu n'es d'aucune utilit�!
Le roseau offens� r�pondit :
Je ne suis peut-ętre pas l'�me d'un fruit,
Mais je suis joli.
La vigne dit alors :
Je suis trčs belle aussi,
Sauf que mes fruits confis,
En vin se convertissent.
Le roseau �tonn� lui demanda :
Qu'elle est l'utilit� du vin?
La vigne r�torqua;
Cr�er de la vie et de la joie!
Les hommes en boivent et deviennent heureux.
Tandis que toi, tu ne donnes rien aux hommes.
Le roseau sourie et fini par dire;
Alors n'ętre que joli ne te suffit pas,
Tu dois cr�er un liquide mortel pour l'homme?
La vigne b�gaya.
Le roseau poussa et l'enroba.
Depuis ce jour, le vin fűt rouge.
Quelque fois, la vigne tente de sortir,
Alors, au soleil, le vin devient blanc.
Dialogue de famille
( Dimanche 27 Ao�t 2006 )
Boris;
Apporte moi du vin!
Boris, le ma�tre des lieux dit.
Doris;
Cesse de me donner des ordres!
Doris, sa soeur lui r�torqua.
Boris;
Et que tu es l�che!
Futile et sans coeur!
Doris;
Glousse autant que tu veux,
Hache coupant ma libert�.
Boris;
Irritable soeur!
Juge ce que tu es et non ce que tu veux.
Karma pitoyable, tu en est d�tentrice.
Doris;
Lama parlant, cesse de me nuire.
Ma vie compte pour plus que la tienne,
Ne soit pas si dupe,
Olivier, ton p�re te le r�p�tait.
Boris;
Pourquoi me dis-tu ceci?
Qu'as-tu en tęte?
Regarde... je suis d�sol�.
Doris;
Sourire, que cela me plait!
Tu vas donc me laisser partir?
Boris;
Union avec ta libert�,
Vois-tu o� je veux en venir?
Wisconsin, mon royaume, est trop petit pour nous deux.
Xylophone oh si belle m�lodie,
Y allez, en enfer, tu iras!
Doris;
Zoo n'est que ton vrai royaume!
Boris tua Doris.
La montre et l'oc�an
( Dimanche 27 Aoűt 2006 )
Chaque seconde,
Dispara�t dans le temps,
Chaque grain de sable,
Dispara�t dans l'oc�an.
Une minute devient une heure,
Une ann�e, puis une vie,
Une rivičre devient une mer,
Et celle-ci, de la pluie.
La montre ŕ mon bras,
Me dit que le temps passe,
Tout comme l'oc�an qui au loin,
Dispara�t, tasse par tasse.
Un calendrier ou un horloge,
Ne sera toujours qu'une image,
Un sablier ou un morceau de verre,
Ne sera toujours qu'un reflet.
La montre ŕ mon bras,
Me dit que le temps passe,
L'oc�an qui au loin,
Dispara�t, tasse par tasse.
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